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Meurtres au Potager du Roy : Roman noir et gastronomique à Versailles au XVIIe siècle. de
Michèle Barrière
- A ce propos, connaissais-vous le topinambour, américain, lui aussi? Il a un petit goût d'artichaut pas désagréable du tout, ajouta Bonnefons.
- Je le connais mal. Tout comme cet étrange fruit, la tomate que certains, en Italie et en Provence, mangent en salade avec du sel, du poivre et de l'huile.
- Je n'y ai jamais goûté et je n'y tiens pas. On dit que la plante est toxique. Laissez donc ces gens s'empoisonner. Nous avons assez de bonnes verdures à mettre en salade.
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Par beeshop, le 15/12/2011
Meurtres au Potager du Roy : Roman noir et gastronomique à Versailles au XVIIe siècle. de
Michèle Barrière
Benjamin repartit vers le Potager en sifflotant. Le roi ne mourrait pas de ne pas avoir de melons à son souper. Comment Caumont pouvait-il se mettre dans un état pareil pour de si petites choses ? Ce monde n’était décidement pas le sien.
A Montpellier, il avait découvert les herbiers collectés par des botanistes ayant fait le voyage vers l’Amérique et s’était émerveillé avec un de ses camarades de l’époque, Joseph Pitton de Tournefort, passionné de botanique, de l’incroyable diversité qu’offrait la nature. Où étaient les grands horizons, les terres inconnues dont il avait tant rêvé ? Comment supporter les afféteries des gens de cour, leur goût des futilités alors que l’univers offrait les plus grandes aventures ? Il s’imagina, l’espace d’un instant, penché sur une fleur dont personne n’avait encore respiré les suaves fragrances. Il se voyait la rapporter triomphalement d’un de ces pays mystérieux de l’Insulinde ou des Mascareignes. On l’appellerait la Benjamina en son honneur et il ne tarderait pas à repartir vers d’autres explorations et d’autres succès. Comment pouvait-on préférer à de si nobles activités la préparation d’un potage, d’un ragoût fussent-ils servis à la table du plus puissant monarque d’Europe ?
Quand il avait appris que plusieurs centaines de personnes étaient affectées au service de la Bouche du Roi, il n’avait pas voulu le croire. Manger était-il l’occupation la plus importante à Versailles ? Non, lui avait répondu ingénument Ninon, préparer la guerre passe avant tout.
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Meurtres au Potager du Roy : Roman noir et gastronomique à Versailles au XVIIe siècle. de
Michèle Barrière
L'odeur lourde et musquée, chargée d'effluves de muscade, de cannelle, de poivre évoquait l'aventure, les Tropiques, les eaux troubles de fleuves immenses, la touffeur de forêts impénétrables.
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Par vavou, le 05/03/2011
Souper Mortel aux Etuves de
Michèle Barrière
Le médecin.... prit une grande inspiration et déclara:
- Vous savez que chaque être, qu'il soit homme, animal ou plante, a une nature particulière qui correspond à chacun des éléments. ... Les aliments aident à maintenir l'équilibre, à faire en sorte qu'un élément ne prennent pas le dessus.
....Il n'y a pas plus froid et sec que le bœuf . C'est une matière lourde, dense, très difficile à digérer. On peut éventuellement en faire du bouillon et laisser la viande aux domestiques.
-Vous êtes sûr? demanda Constance, j'en prépare beaucoup et mes convives ne s'en plaignent pas.
Le médecin la toisa et dit d'une voix doucereuse:
- Peut être ne sont ils pas des gens d'études ou de naissance aristocratique.
- C'est exact, répondit Constance, songeant à Marion la dentue et au petit Mathias.
- L'homme qui pense, et le roi est de ceux là, est l'être qui digère le plus mal, continua le médecin avec componction. Le cerveau pompe toute la chaleur vitale, il faut donc diminuer le travail de la digestion. L'homme de rang élevé doit se nourrir de pain de froment, de vin blanc, de blanc de poulet et des volailles.
- Ce qui signifie que les autres peuvent se nourrir comme ils l'entendent? demanda Constance.
- Certainement pas! Disons que les rustiques, les gens lourds, ceux qui effectuent des travaux pénibles peuvent tout avaler sans que cela nuise à leur santé. Leur estomac brûle mieux les aliments. Les grosses viandes leur sont familières. Ils peuvent avaler abats, tripailles, tendons, os et nerfs et boire du vin rouge. Quant aux pauvres, on peut leur donner sans souci du vin aigre, des fruits pourris et de vieux fromages....
Il faut savoir que la terre est l'élément le plus vil et que tout ce qui pousse est à rejeter pour les personnes de haut rang. Il est clair qu'oignons, ail, échalotes, navets et poireaux ne peuvent être mangé que par ceux de petite condition. Puis vient l'eau dont il faut aussi se méfier. Les baleines qui nagent à la surface de l'eau sont meilleures que les crabes qui rampent dans les profondeurs sous marines. L'air, par contre, est doté de toutes les vertus. Tout ce qui y vit est réservé aux nobles et aux oisifs. Mais n'oubliez pas que l'aigle est préférable au canard parce que l'un vole au plus haut du ciel et que l'autre patauge dans des mares.
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Natures mortes au Vatican : Roman noir et gastronomique en Italie à la Renaissance de
Michèle Barrière
"À quelques toises du palais Orsini, un homme tout de noir vêtu l'aborda en s'inclinant courtoisement.
- François Savoisy ? Mon maître, le cardinal de Granvelle, souhaite vous parler.
François pressa le pas.
- Je n'ai pas l'honneur de le connaître.
En ces temps où le pape s'évertuait à faire régner l'ordre moral sur Rome et où l'Inquisition avait repris du poil de la bête, toute convocation d'un prélat n'était pas à prendre à la légère.
L'homme ajouta :
- Le cardinal connaît vos talents culinaires et a des propositions à vous faire.
François s'arrêta. Voilà qui était mieux, même s'il n'avait jamais entendu parler de ce cardinal au nom à consonance française.
L'homme, voyant son hésitation, déclara :
- Il s'agit d'une conversation privée, sans lien avec les fonctions du cardinal à la cour du pape. Il ne sera question que de l'art de la cuisine et de votre savoir-faire.
L'attitude courtoise de l'homme en noir convainquit François. Il fit signe qu'il acceptait l'invitation et le suivit. Quinze minutes plus tard, ils s'arrêtaient devant un palais tout neuf du Borgo Nuovo, à deux pas du Vatican. L'entrée monumentale était ornée de caryatides soutenant un balcon aux incrustations de porphyre. Le cardinal l'attendait dans une petite pièce lambrissée de bois sombre. Les murs étaient couverts de tableaux, deux tables croulaient sous les objets précieux. Il portait une longue robe d'un bleu presque noir. Grand, très maigre, il devait avoir une cinquantaine d'années. Son teint grisâtre, ses yeux profondément enfoncés dans leurs orbites ne le signalaient en rien comme un amateur de bonne chère. Deux grandes rides verticales lui barraient le front et auguraient un caractère volontaire. François fut surpris d'entendre une voix fluette sortir de ce grand corps. Le cardinal l'invita aimablement à prendre place sur une chaise haute en face de lui et de se servir, s'il le souhaitait, de vin d'Avellino. François ne se fit pas prier. Il attendit, son verre à la main, que son hôte veuille bien lui expliquer les raisons de sa présence. Le cardinal, observant longuement son invité, ne semblait pas pressé de prendre la parole."
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Par Biname, le 15/12/2010
Meurtres à la pomme d'or de
Michèle Barrière
J'ai énormément apprécié le voyage culinaire, la découverte de nouvelles cultures, les arts, la rencontre de grands personnages de l'histoire comme Nostradamus et enfin plonger dans les éternels conflits protestants-chrétiens!
Malheureusement le côté policier n'était pas à mes yeux très utiles surtout pour en arriver à une telle conclusion.
Mais bon j'ai tout de même fort apprécié le style littéraire, et la petite touche à fin du livre: l'histoire de la tomate et surtout des recettes datant de la renaissance. Nous retiendrons d'ailleurs la fameuse "tarte de massapan" de Nostradamus.
Je plongerai volontiers dans un autre ouvrage de l'auteur en espérant que l'enquête prenne une place plus significative et mieux rodée.
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Par vavou, le 06/03/2011
Souper Mortel aux Etuves de
Michèle Barrière
Agnès rappela un des préceptes édictés pas Jehan: ne jamais mettre les épices telles quelles dans le potage, mais les broyer et les ajouter le plus tard possible, sinon elles perdent leur saveur.
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Meurtres à la pomme d'or de
Michèle Barrière
Furieux, François sortis de la chambre en claquant la porte. Qu’ils aillent tous au diable ! Félix et ses vapeurs antipapistes, Ulisse et ses baisers incendiaires, Ugo et ses airs de madone offensée. Il allait régler l’affaire une fois pour toute, retourner à Montpellier avec le poison, prendre Anicette par la main et partir au bout du monde. Tiens, en Amérique ! Voilà une bonne idée. Au moins, avec les cannibales, c’était simple. Pas d’état d’âme. Tu as bon goût, on t’aime et hop dans la marmite !
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Par crapette, le 03/01/2011
Meurtres à la pomme d'or de
Michèle Barrière
Au moins avec les cannibales c'était simple. Pas d'états d'âme. Tu as bon goût, on t'aime et hop dans la marmite.
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Par crapette, le 27/01/2012
Meurtre au café de l'Arbre-Sec de
Michèle Barrière
Je n'étais qu'un personnage secondaire sans aucun avenir. Je m'ennuyais à mourir. Un vrai piège! Il fallait que je m'en sorte à tout prix. p. 11