Critiques de Milan Kundera


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    • Livres 5.00/5
    Par Hindy, le 17/12/2010


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Qui n'a pas lu Kundera rate la plus grande expérience de sa vie

    Critique de qualité ? (17 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 05/10/2011


    La Lenteur La Lenteur de Milan Kundera

    Le narrateur – Milan Kundera lui-même – et sa femme Vera ont décidé de passer la soirée dans un château de campagne où se déroule un congrès d’entomologistes.
    Deux cents ans auparavant, c’est lieux ont été le théâtre d’un roman libertin de Vivant Denon intitulé « Point de lendemain » dans lequel un jeune gentilhomme passe une folle nuit d’amour en compagnie d’une belle Comtesse avant de s’apercevoir qu’il n’a été utilisé que pour détourner les soupçons du mari de la dame de son véritable amant ; « Madame de T avait besoin d’un paravent afin que le Marquis restât insoupçonné aux yeux du mari »…
    A l’instar du jeune chevalier du XVIIIème, divers personnages participant au congrès vivent ce soir-là des évènements particuliers qui les affectent au plus profond d’eux-mêmes. Jeune entomologiste, Vincent désire faire un coup d’éclat mais ne parvient qu’à se ridiculiser auprès de la femme qu’il souhaite séduire ; un vieux savant tchèque dissident par lâcheté, prend douloureusement conscience de l’imposture et du dérisoire de sa vie ; tandis qu’une journaliste de télévision entend de la bouche de l’homme à qui elle voue un amour fantasmé, les pires mots qu’une femme amoureuse puisse entendre.
    Alors que les personnages d’aujourd’hui ne désirent rien d’autre qu’oublier au plus vite les tristes évènements de la nuit, a contrario, le chevalier du XVIIIème cherche à prolonger la nostalgie du souvenir dans la lenteur du mouvement.

    Cette pensée de l’œuvre de Vivant Denon devient le point de départ d’une réflexion sur notre monde moderne où vitesse et oubli sont désormais les maîtres mots, à la différence du monde ancien, celui libertin, jouissif et épicurien du XVIIIème siècle, où l’homme prenait encore le temps de rêver, de séduire, d’aimer et de penser.
    « Notre époque est obsédée par le désir d’oubli et c’est afin de combler ce désir qu’elle s’adonne au démon de la vitesse »
    En partant de ce postulat, Milan Kundera inter-croise les histoires de ses personnages, fusionne les récits, ausculte les états d’âme et les réactions des uns et des autres, et entrelace les fils du temps pour tresser un singulier et surprenant ouvrage, où le fictif se fond au réel, où la réflexion philosophique se mêle au canevas de la fiction, où le roman se combine à l’essai, offrant ainsi une insolite variation sur le concept de « Lenteur », génératrice de mémoire, de beauté, d’esprit de liberté et de recherche hédoniste des sens.
    C’est le premier texte écrit par Kundera directement en français ; des phrases brèves, minimales, qui vont puiser leur force dans leur sobriété, leur mesure, la justesse concise et nette de leur argumentation.

    A travers une intrigue romanesque réduite à l’essentiel, l’écrivain tchèque pose avant tout un regard aiguisé sur notre époque contemporaine où l’homme moderne, en perdant la faculté de lenteur, a effectivement gagné en vitesse, mais a perdu dans l’éphémère de ses actions et ses pensées, la propension au bonheur et au plaisir dont la lenteur portait la marque.
    Vitesse de locomotion, de l’image, de la science, de l’amour, des manifestations du désir…Vitesse bien souvent castratrice, dépassionnée, ne servant qu’à faire oublier à l’homme moderne son insignifiance, sa faiblesse, sa lâcheté, sa risible et pathétique tentative de s’imposer aux yeux des autres et du monde.
    L’auteur ne cache pas non plus le désagrément que lui cause la constatation de l’appauvrissement politique et culturel de notre monde, une époque où le Paraître est plus important que l’Être, où les politiques ne sont que des « danseurs » prêts à toutes les fourberies pour grimper dans les sondages, une époque enfin où le pouvoir des médias, par le défilé continu d’informations sensationnalistes - une image forte chassant l’autre – réduit l’impact moral et la conscience collective de chacun d’entre nous en le dotant d’une mémoire passagère, provisoire, évanescente et corruptible car : « quand les choses se passent trop vite, personne ne peut être sûr de rien, de rien du tout, même pas de soi-même ».
    « La Lenteur »…ouvrage léger, ironique et plaisant, entre roman et essai, qui, sous ses airs de galéjade et de plaisanterie littéraire, est un texte beaucoup plus profond qu’il n’y paraît auquel ne manque ni l’humour, ni la réflexion, ni les raisonnements à méditer.
    Un éloge de la lenteur et un pamphlet contre l’ère de la vitesse à tout prix.

    Critique de qualité ? (15 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 03/12/2011


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Chassé croisé de deux couples faits d'art et de science, Téréza, photographe qui dénude,grande rêveuse freudienne, femme dévoilée et jalouse des nombreuses aventures de Tomas (tour à tour libertin et romantique) son mari chirurgien qui décortique l'autre pour en capter la substantifique moelle.
    Sabina, peintre qui crée le vide autour d'elle en se débarrassant des encombrants, Tomas, son amant, tout d'abord, puis Frantz dont la vérité bonne à dire pour lui, pèse pour elle comme une chappe entravant sa liberté.
    On nait et on n'est plus.
    "Quoi que tu veuilles, fais en sorte d'en vouloir l'éternel retour" affirmait Nietzsche.Mais tout retour est-il bon?
    En cette deuxième partie du XX° siècle Milan Kundera (auteur tchèque naturalisé français en 1980, membre de l'académie française et grand prix de la littérature française en 2001), situe l'action de son roman sur fond de régime totalitaire et de révolte contre le goulag à "la fosse septique" débordante, or, il y a des choses à liquider définitivement.
    Tel un peintre cubiste, il tourne autour d'un être et le démultiplie, il nous donne à voir toutes les facettes de l'amour et d'une relation, il étudie l'image,l'effet miroir.
    Tel un télépathe, il pénètre dans l'esprit de ses personnages, les sonde.
    Tel un psychanlyste, il analyse, décortique, remonte dans le passé et incorpore ses explications au récit (on se dirait parfois dans un cours de fac).
    J'aime le style original de Kundera et les portes ouvertes de réflexions offertes : L'amour se doit-il d'être romantique comme celui de Tereza et Tomas qui resteront unis dans la mort? Le fantasme?La fidélité,la trahison,le rôle de l'artiste dans un pays communiste, l'identité tchèque,la beauté d'une création intentionnelle ou non,la patrie,les paroles à double sens,la force et la faiblesse,l'indépendance,le moi, la folie,l'emprise,l'idéal, et ...bien d'autres encore.
    L'insoutenable légèreté de l'être est un roman passionnant lourd d'implications qui, à l'instar de l'oeuvre de Milan Kundera, évoque la fascination pour l'idylle dont le désir de paix pioche son bonheur dans une fusion sans limite.

    Critique de qualité ? (14 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 16/02/2011


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Que peut-on dire de plus par rapport aux nombreuses critiques sur ce roman ? (surement le plus connu de Kundera).
    Pour ma part, je m'attarderai sur l'analyse du titre que je trouve, paradoxalement, beau.
    L'auteur étudie dans ce livre le mythe Nietzschéen de l'éternel retour de l'homme : on ne vit qu'une fois et comme la vie ne se répète pas, on ne peut donc pas corriger ses erreurs !
    Et puisqu'elle est unique, autant la vivre dans la LEGERETE : entendu comme un manque absolu de responsabilités. D'où cela est INSOUTENABLE !

    A bon entendeur !

    Critique de qualité ? (14 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 24/06/2010


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Relecture surprenante. J'avais tout oublié, sinon quelques détails, amplifiés par mon souvenir. Le passage sur le kitsch (la négation de la merde) prenait 200 pages dans mon esprit, une dizaine en réalité. D'abord, la relecture a été agaçante. Que de théories... Verbeux... Bavard... Ensuite, la sauce a repris, grâce aux personnages, à leurs rapports complexes, à l'incommunicabilité qui les fait se quitter, revenir, s'aimer sans le dire, à leur originalité. Le jeu des points de vue souligne les malentendus et les communions (vraies ou fausses). Pour chacun, un drame se joue, pas le même, un petit drame léger qui est toute sa vie, faire correspondre son âme à son corps. A la fin, le bavardage, dont on comprend qu'il est badinage, séduit. On s'y attarde comme Tomas s'attache à ses maîtresses d'une nuit. On retient quelques formules frappantes ('L'homme est un parasite de la vache'), on pense comprendre un peu mieux la vie sous le système communiste, on se dit que quand même, intituler ce bouquin 'L'insoutenable légèreté de l'être', c'est peut-être abuser dans le verbeux.

    Critique de qualité ? (10 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par petitepom, le 07/02/2012


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Voila un livre simple et complet : l’histoire et l’écriture sont agréables avec une analyse des différentes situations, tout au long du récit, très détaillée ; j’ai bien aimé cette lecture.

    Deux couples sont en scène : Tomas et Téréza comme personnages principaux et Franz et Sabina sont en second plan ; Ami, conjoint, amant, tout s’enchaîne.
    Nous faisons d’abord connaissance avec Tomas, puis vient Téréza qui s’impose, suite à six hasards..

    Tout en analysant leur sentiment, l’auteur nous raconte leurs histoires, leurs rencontres, leurs passés et parfois leurs futurs. Le récit fait des sauts dans le temps au gré des personnages qui nous sont relaté.
    Tout cela peut paraître complexe mais il n’en est rien, la fluidité de l’écriture et sa richesse rend tout cela simple à lire.

    La vie à Prague dans ses années 60/70, occupée par les Russes est succinctement relaté, j’ai bien aimé la partie où on parle des problèmes que rencontre Tomas suite à une lettre qui a osé publié et qui est interprété comme une critique du régime communiste.

    Ce roman est plus que le récit d’une histoire, c’est une réflexion sur l’humain et sa complexité et c’est cette différence que j’ai aimée.

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 03/08/2011


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Une histoire empreinte d"e blessures qui se déroule en Tchécoslovaquie juste après le printemps de Prague. Thomas et Téréza sont mari et femme et essaient de vivre tant bien que mal en essayant de surpasser toutes les douleurs qu'ils ont du du endurer et que le temps a du mal à effacer...
    Une histoire bouleversante et émouvante à la fois ! A lire absolument !

    Critique de qualité ? (8 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Nepenthes, le 15/01/2012


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    J'ai commencé ce roman avec appréhension, pensant avoir entre les mains un livre plein de lourdeur philosophique. Mais dès les premières pages, j'ai été très agréablement surprise et bien contente d'avoir été détrompée. L’œuvre de Milan Kundera nous emmène, au travers de différents destins croisés, sur la route de la vie. Parsemé de petits aphorismes - parfois drôles, parfois cruels - ce roman est écrit avec une prose juste, un tantinet incisive. Il nous raconte les histoires croisées de plusieurs personnages, leurs parcours, leurs existences, leurs tourments. En faisant un petit détour historique par le Printemps de Prague, Kundera nous raconte son pays d'origine : la Tchécoslovaquie, qu'il a quitté pour la France en 1975. Ce roman est plein d'amertume, parfois grinçant. Mais il possède une vraie justesse de ton, un choix des mots pesé avec soin. Il décortique les travers de l'âme humaine, mais nous montre aussi ce qui est beau en elle. En somme, un très beau texte dont il serait dommage de se priver.

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 08/12/2011


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    On m’a offert L’Insoutenable légèreté de l’être il y a quelques semaines, me vantant grandement les mérites de ce livre. Comme je suis curieuse et obéissante, je me suis vite lancée dans la lecture, pressée de me faire mon propre avis sur ce titre qui semble séduire la majorité…
    Difficile de rédiger cet avis un mois après ma lecture (il FAUT que je cesse de faire autant traîner les choses !) car mes souvenirs sont vraiment minces (pour ne pas dire inexistants… hhhmmm hhhmmm). Je sais juste que je suis sortie de ma découverte assez mitigée mais plutôt positivement intriguée puisqu’avec l’intention de relire ce titre dans quelques années, après avec « vécu » un peu plus.
    Je pense qu’il s’agit effectivement d’un titre qu’il est bon d’avoir lu au moins une fois dans sa vie (pour sa culture générale, pour se poser quelques questions ou juste si vous vous ennuyez) mais je ne suis en revanche pas persuadée qu’il mérite tous les éloges que j’ai pu entendre/lire jusque là…

    Bien incapable de vous faire un résumé construit et intelligent, il faudra vous contenter de celui trouvé au hasard d’internet. Retenez surtout que l’on suit les aventures de quatre personnages : les deux principaux - Tomas et sa femme Tereza - et deux autres qui viennent se greffer aux premiers - Sabina la maîtresse de Tomas et Franz son amant -.
    Surfant entre le roman (lorsqu’il nous fait le récit des aventures des quatre figures précédemment citées) et l’essai philosophique (lorsque le narrateur prend la parole et expose des théories générales), Kundera revient sur le thème de l’Amour perçut comme quelque chose d’obligatoirement « lourd » par certains (Tereza et Franz) ou au contraire emprunt de légèreté (Tomas et Sabina). Grâce à ses quatre personnages, l’auteur offre quatre approches différentes : Tomas le libertin profondément amoureux de Tereza, Tereza la jalouse possessive, Sabina l’artiste tenant trop à sa liberté et Franz le mari qui, ayant une aventure avec Sabina, renonce à tout pour elle…
    Si j’ai apprécié suivre l’histoire du couple principal (Tomas/Tereza) et les réflexions de Kundera sur le sujet, je n’ai en revanche, pas du tout été intéressée par les aventures du second couple (Sabina/Franz) que j’ai bien vite oubliées.

    De cette lecture, je retiens quelques réflexions et passages qui m’ont paru pertinents : par exemple lorsque le narrateur annonce que l’homme (Tomas) peut coucher avec plusieurs femmes (il est libertin) mais ne peut dormir qu’avec une seule (Tereza, l’unique femme qu’il aime) car ce qui compte c’est le sommeil partagé ; ou encore les remarques sur les hasards de la vie comparée à une partition de musique et le côté cyclique de l’existence (et non linéaire)… Quelques petites choses comme ça, intercalées entre deux chapitres de pur récit (souvent là pour illustrer les idées avancées dans les chapitres plus « philosophiques »).
    En revanche, le délire de l’auteur sur le « Kitsch » et la « Merde », je n’ai absolument rien compris et ça ne m’a pas intéressée le moins du monde… Je sais que d’autres ont adhéré à ces passages, donc ne vous fiez pas - uniquement - à mon jugement.

    De toute façon, je ne suis pas très bon juge lorsqu’il s’agit de textes plus « savants » car personnellement, j’aime lire pour me détendre et ne lis quasiment que des fictions. Dès qu’un texte se veut plus philosophique (et souvent pédant, il faut l’avouer), ça me gonfle et je décroche. Honte à moi d’opter ce comportement et de me contenter de lire la littérature dire de « divertissement », mais j’assume.
    Cela dit, il faut reconnaître que même si certains passages m’ont carrément ennuyée (ou m’ont paru incompréhensibles, cf quelques lignes plus haut au sujet du « Kitsch »), j’ai trouvé l’ensemble relativement abordable. La lecture demande parfois un petit effort de réflexion mais ce n’est pas non plus imbuvable, comme je pouvais le redouter ; vous pouvez y aller.
    Autre petite précision qui m’a aidée à avoir un rythme de lecture soutenu : les chapitres sont généralement excessivement courts (parfois une seule page) ce qui permet des pauses régulières, une lecture rapide et qui évite donc au lecteur de se noyer dans des réflexions philosophiques de 20 pages sans interruptions ou alinéas…

    Outre le thème de l’Amour, du Kitsch et de l’Existence, Kundera offre également, avec L’Insoutenable légèreté de l’être, une vision de la République Tchèque à un moment clef de son Histoire (aux alentours de 1968/1969), alors qu‘elle se fait envahir par la Russie. Bon, personnellement, je ne connais absolument rien à l’Histoire des pays de l’Est donc suis bien incapable de vous dire si le titre de Kundera a un quelconque intérêt de ce côté-là. A part m’apprendre que la République Tchèque a connu quelques « vagues » à ce moment-là, je ne retiens rien d’autre. Mais j’avoue que j’étais plutôt dissipée pendant cette lecture…

    Que dire de plus ? Je ne sais pas. Mon avis est déstructuré et n’apporte pas grand-chose, et je m’en excuse. Retenez simplement que certaines réflexions apportées par Kundera valent le coup et que l’ensemble est plutôt abordable pour les lecteurs qui, comme moi, n’ont pas l’habitude de lire des « essais philosophiques » (l’avantage de l’alternance des chapitres - courts -, tantôt dédiés au récit des aventures des quatre personnages principaux, tantôt dédiés aux remarques plus générales du narrateur).
    J’ai cru comprendre qu’une adaptation (avec Juliette Binoche) avait vu le jour il y a quelques années ; quelqu’un l’a vu ? Vous me la conseillez ?


    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-insoutenable-legerete-de-l-etre-d...

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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 22/02/2011


    Risibles amours Risibles amours de Milan Kundera

    Kundera dresse dans ce recueil de nouvelles, des histoires d’amours loufoques à travers une galerie de personnages qui ont une vision grave de l’amour.
    Tout le récit tourne autour du jeu de la duperie, ce qui est d'ailleurs l'origine des difficultés dans les relations humaines à cause (justement) du dysfonctionnement de la parole ou plus simplement, de problèmes de communication !

    Or, le narrateur pose un regard « désabusé » sur les personnages et le sérieux avec lequel ils abordent leurs situations pathético-comiques.
    De ce décalage, Kundera prendra comme prétexte pour jeter un regard « lucide » sur la société en y analysant les thèmes de l’identité, de l’authenticité, mais aussi et surtout, du paraître et de l’illusion (comment les faits changent de manière insaisissable en leur contraire).

    « Risibles amours » est une œuvre sur la difficulté à saisir et de comprendre et de contrôler la réalité. On peut retrouver cette même idée dans "La Plaisanterie" (1967).

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 03/07/2009


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Texte de Milan Kundera.

    Tomas aime Tereza, mais il ne cesse d'aller voir d'autres femmes. Sans trève, la jalousie ronge Teresa qui exige des preuves d'amour toujours plus grandes. Le tout dans un monde où le communisme règne en maître.

    Tout le roman est une réflexion sur l'importance, la pesanteur ou la légèreté des choses. Comment choisir entre le pesant et le léger? Faut-il, comme Parménide, préférer le second? Ou admettre, comme Nietzsche, que seul le premier a de la valeur? Le texte se lit bien. La narration semble parfois chaotique, la temporalité se délite par moment. Mais le texte résonne longtemps.

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par liberlibri, le 01/12/2008


    La Lenteur La Lenteur de Milan Kundera

    Lire La lenteur de Milan Kundera est un bonheur. Kundera, le grand Kundera, redonne le temps de vivre et le temps de lire. La philosophie de la lenteur, c’est celle de ce narrateur observant le monde qui l’entoure depuis un château mystérieux, le temps d’un week-end. La lenteur, c’était celle imposée à l’époque des cartes du tendre, en ce temps ancien où la conversation était un art. Différer, écouter, regarder sans agir pour démultiplier les sensations futures. Tel était le credo des dames et de leurs chevaliers. Dans le roman, trois fils, trois intrigues, sont tissés ensemble. Celle d’un chevalier et d’une mystérieuse comtesse, celle du narrateur et de son épouse, celle de plusieurs personnages du XXe siècle, pressés pour éviter de se sentir perdus. Ils courent après un hypothétique bonheur, tels les hommes sans Dieu de Pascal, à la recherche d’un improbable apaisement. Ils en deviennent vite grotesques et leur vie ressemble à une farce rabelaisienne. Car la lenteur est l’apanage de ceux dont la vie ne connaît pas la vacuité. Cela, la noble comtesse et le narrateur l’ont compris et ils offrent à la lecture un peu de leur plénitude et leur sérénité. Alors, méditez : « Le temps de lire, ça se prend ou ça se perd » (Hubert Nyssen).


    Lien : http://liber-libri.blogspot.com/2006/04/la-lecture-est-longue-la-vie-est.html

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    • Livres 4.00/5
    Par nanet, le 18/04/2011


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Ce livre est à la fois une histoire d'amour entre un couple de tchécoslovaques vivant à Prague lors des évènements de 1975, mais aussi une analyse des hommes (et des femmes), de l'amour, et de tout ce qui nous entraine dans un comportement, ou un autre. C'est doux, c'est puissant parfois, c'est troublant.

    Milan Kundera nous narre la vie de Tomas et de Tereza. Tomas, que je qualifierai de libertin, est au début de livre un chirurgien renommé, qui va peu à peu descendre dans l'échelle sociale, (jusqu'à devenir tractoriste ) puisqu'il refusera de se soumettre aux lois des communiste et surtout de renier ses propres écrits. Tereza, son épouse, sera tout à tour serveuse et photographe avant de terminer sa carrière comme gardienne de génisse... Elle sera surtout l'âme soeur de Tomas, qui même s'il la trompe copieusement, l'aime au point de renoncer à sa liberté.

    L'auteur nous raconte donc leur vie, depuis leur rencontre jusqu'à la mort d'un être qui leur est cher : leur chienne Karénine. Au travers leur vie, leurs aventures, Kundera nous dévoile des idées, des pensées. Il aborde de nombreux sujets depuis l'adultère qu'il tente d'expliquer, presque d'excuser, jusqu'à l'envie de mourir... il parle du communisme, d'Hitler, de religion, du Kitsch, rappelle l'histoire de son pays... Bref, ce livre est une mine d'informations qu'il faut cueillir au fil des pages.

    La suite sur le blog


    Lien : http://lesmotsdenanet.blogspot.com/2011/04/linsoutenable-legerete-de-letre-de...

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    • Livres 5.00/5
    Par kristov1, le 23/02/2011


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Ne pouvoir revenir sur ses choix, ne vivre qu'une vie parmi la multitude de possibilités, telle est l'insoutenable légèreté de l'être. Il est des romans que l'on devrait lire trois fois. A l'adolescence, à 40 ans, à l'aube de la mort. C'est le cas de celui-ci. Ce ne sera pas trop pour essayer d'apréhender l'insoutenable légèreté de l'être. Merci à une lectrice pour m'avoir mis sur la voie...

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par totom, le 30/03/2010


    La Valse aux adieux La Valse aux adieux de Milan Kundera

    Une pure merveille!
    Dérision féroce, humour absurde, profondeur effrayante, c'est toute une vision du monde (bien noire c'est vrai) qui est contenue dans cette histoire qui oscille entre le conte philosophique et la farce potache avec une légèreté de style et un brio extraordinaire!

    un des livres que j'ai le plus offert, que je feuillette régulièrement avec plaisir .

    ne ratez pas ce chef d'oeuvre qui se lit en deux heures!

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    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 17/12/2010


    L'Immortalité L'Immortalité de Milan Kundera

    On devrait tous lire Kundera !

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    • Livres 0.00/5
    Par farys, le 20/06/2010


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Surprenant. Une "philosophie dans le boudoir" version tchèque.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par imadbelghit, le 22/05/2010


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    Ce roman est en porte-à-faux car ses frontières avec l'essai sont indéterminées.
    Entre Tereza et Tomas se noue une une histoire d'amour vécue sous fond de printemps de Prague et d'envahissement de la Tchéquie par la Russie. Le premier chapitre nous est donné à voir selon les yeux de Tomas, l'autre est vécu et raconté par Tereza. C’est également le cas pour l'histoire de Sabina et de Franz : opposition flagrante mais intrinsèque entre la pesanteur et la légèreté. Tereza est un être de pesanteur car elle est marquée par la jalousie et la possession maladive de Tomas, un être de légèreté car frivole bien qu'il aime Tereza. Ce chassé-croisé se prolonge jusqu’à l’avant dernier chapitre où la mort tragique du chien est le signe prémonitoire d'une fin proche.
    Le livre est également une critique dissimulée de l'envahissement de son pays par les forces russes en 1968, période où les tchèques furent persécutés à cause de l'idéologie communiste. Par le biais d'une écriture hautement poétique, Milan Kundera parvient à engager une réflexion philosophique sur l’Homme, ses désirs et sa finitude.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 01/04/2009


    L'Insoutenable légèreté de l'être L'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera

    souvenir de lecture .. en suivant l'éphéméride...

    1929 naissance de Milan Kundera,

    *

    L'intrigue, qui se situe à Prague en 1968, s'articule autour de la vie des artistes et des intellectuels, dans le contexte de la Tchécoslovaquie du Printemps de Prague, puis de l'invasion du pays par l'URSS.

    L'Insoutenable légèreté de l'être traite de plusieurs thèmes, et place, au centre de tout, des personnages purement fictifs incarnant de grandes idées.

    Parmi eux, Tomas se cherche sous son double masque de libertin et d'amoureux passionné, alors que Tereza, la plus morale du livre, brigue l'amour pur, et que Sabina incarne la légèreté.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/

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    • Livres 4.00/5
    Par Axielle, le 04/05/2008


    La Lenteur La Lenteur de Milan Kundera

    Je me suis régalé

    Kundera nous invite à prendre conscience que : \"il y a un lien secret entre la lenteur et la mémoire, entre la vitesse et l'oubli\".
    Dans ce monde où tout va de plus en plus vite, on comprend bien ce que l'on y gagne mais qu'y avons nous perdu ? Pour Kundera il s'agit de la mémoire, celle qui mène à la connaissance, celle qui conduit à profiter comme il se doit du temps présent.
    Les deux histoires qu'il raconte en parallèle sont deux histoires d'amour sans lendemain, l'une lente et pleine de saveur (celle du XVIIIème siècle), l'autre dans la précipitation et le ridicule (celle de notre époque). Elles font l'éloge de la lenteur.

    C'est vrai que dans ce livre (court et facile à lire) il n'y a pas de \"guide de la pensée du lecteur\" ou de \"prise de position\". Le coté loufoque, la légèreté, le non-sérieux, c'est justement ce qui m'a plu. Il m'a laissé seul avec moi-même et son message a porté avec d'autant plus d'acuité.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)




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