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Par Eric75019, le 02/08/2011
Les démons de Barton House de
Minette Walters
C'est l'histoire du vieux Chinois et du rayon mortel. La connaissez-vous ?
Un homme riche vous promet un million de livres si vous appuyez sur le déclencheur d'une machine à rayon mortel. L'inconvénient, c'est que, si vous le faites, à l'autre bout de la planète, un vieux Chinois mourra ; l'avantage, c'est que personne ne saura jamais que c'est vous qui l'avez tué. Il n'y aura qu'un perdant, la victime. Sa famille, en effet, en a plus qu'assez de s'occuper de ce vieillard et prie pour qu'il meure. D'un autre côté, quelle certitude avez-vous que la machine est capable de tuer - et de tuer un inconnu à distance ? Vous n'avez pour vous convaincre que la parole de l'homme riche.
Le choix se présente ainsi : vous vous persuadez que toute cette histoire est du flan, vous pressez sur le bouton et vous profitez en toute quiétude d'un million de livres ; vous pressez le bouton mais vous demeurez incapable de profiter du million de livres parce que vous pensez avoir un meurtre sur la conscience ; ou encore vous refusez d'appuyer sur le bouton et vous renoncez au million de livres. Que faites-vous ?
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Par Heureuse, le 01/02/2011
Cuisine sanglante de
Minette Walters
Il suffisait de la voir arriver pour en être saisi de dégoût. Elle ressemblait à un personnage de caricature, immense paquet de chair boursoufflée, d'où tête, bras et jambe dépassaient, ridiculement petits, comme des pièces rapportées. ses cheveux d'un blond sale, luisants et clairsemés collaient à son crâne et ses aisselles dessinaient des cernes brunâtres. Elle marchait avec peine, d'un pas trainant, les pieds rentrés, les jambes contraintes à l'écart par la masse des cuisses frottant l'une contre l'autre, si bien qu'elle devait lutter pour garder l'équilibre. A chacun de ses mouvements, même les plus infimes, le poids écrasant de son corps, roulant d'un côté ou de l'autre, semblait près de faire craquer les coutures de sa robe. sa physionomie aurait pu racheter le reste. mais même ses yeux, d'un bleu vif, n'échappaient pas à cet étalage de laideur, perdus dans les replis de graisse blafarde semée de petite vérole.
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Par brigetoun, le 20/05/2010
Lumière noire de
Minette Walters
Soudain elle repris conscience. Elle voyait. Entendait. Et le son de voix féminines, suaves, chaudes, caressantes, la mit en confiance. Elle leur répondit, mentalement et non tout haut, car elle continuait à s'accrocher à sa léthargie comme à une bouée de sauvetage.
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Chambre froide de
Minette Walters
- Elle vit dans l'autre aile ?
- Elle la loue. Quant à y vivre - vous avez sûrement deviné que nous partageons le gîte et le couvert. Ce qu'on appelle généralement un ménage à trois, encore que l'expression ne s'applique pas tout à fait. Le trio classique réunit des personnes des deux sexes. Nous sommes, j'en ai peur, beaucoup plus sectaires, préférant, -comment dire ? - les mystérieux attraits de notre féminité. Et puis à trois, c'est toujours plus excitant qu'à deux, vous ne croyez pas ? Mais peut-être n'avez-vous jamais essayé, sergent ?
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L'ombre du caméléon de
Minette Walters
Parfois, Acland se réveillait au milieu de la nuit, persuadé que ses plaies grouillaient de vers en train de dévorer ses chairs à nu. Enfant, il avait vu un mouton mourir terrassé par un essaim de mouches dont les larves l'avaient rongé de l'intérieur. Cette image le hantait encore, son subconscient lui disait que ses yeux étaient les portes d'accès à son cerveau, et il se réveillait en sursaut en frottant son orbite vide pour contenir les assauts fulgurants de la migraine. Mais il gardait cela pour lui de peur qu'on lui diagnostique des tendances paranoïaques.
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Les démons de Barton House de
Minette Walters
Quand vous vous battez contre des monstres, faites attention à ne pas en devenir un vous même.
Si vous regardez trop longtemps dans l'abîme, l'abîme vous rendra votre regard.
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Par rohaert, le 16/01/2013
Lame de fond de
Minette Walters
Quand on brûle la chandelle par les deux bouts, c'est que la méche diminue.
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Par nina2loin, le 13/10/2012
Lame de fond de
Minette Walters
" Qu'est-ce que tu es en train de faire ? interrogea Danny d'un ton soupçonneux en rampant pour le rejoindre. Des trucs dégueulasses ?
— Bien sûr que non. " Il donna un grand coup sur le bras du gamin. " Toi, tu n'as que ça en tête, hein ? Les trucs dégueulasses. Je te conseille de te tenir à carreau, espèce de vicelard, ou j'en parlerai à papa."
Dans l'inévitable bagarre qui s'ensuivit — une volée de coups de poing et de coups de pied dans un concert de grognements —, la paire de jumelles Zeiss échappa à l'aîné et roula bruyamment le long de la pente, provoquant sur son passage une avalanche de cailloux. Unis par la peur des réactions de leur père, les garçons cessèrent aussitôt le combat, reculèrent à plat ventre du bord de la falaise et regardèrent avec désarroi les jumelles gisant en bas.
"C 'est ta faute si elles sont cassées ! s'exclama le plus jeune. C'est toi qui les a fait tomber !"
Pour une fois, son frère ne répliqua pas. Il était obnubilé par l'immobilité persistante du corps. Envahi par un horrible pressentiment, il lui vint soudain à l'idée qu'il s'était masturbé devant un cadavre.
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Meutre à Blackness Road de
Minette Walters
Au moment où il la raccompagna à la gare, le dimanche après-midi, il était à deux doigts de l'étrangler. Elle ne voyait donc pas à quel point elle le répugnait? Il supportait moins que tout le contact du bout rugueux de ses doigts rongés contre sa peau.
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Par pradel, le 09/10/2012
Le sang du renard de
Minette Walters
Le piège, deux rangées de dents métalliques conçues pour mutiler, se referma d'un coup sec sur sa délicate patte antérieure, déchirant les chairs et brisant l'os, puissant comme la morsure d'un énorme blaireau.
Il hurla de douleur et de colère, se débattant dans la nuit béante à la recherche de son adversaire imaginaire.