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Par oops, le 06/10/2011
La double vie d'Anna Song de
Minh Tran Huy
Qui peut distinguer ce qui est vrai, juste, exact, de ce qui ne l'est pas ? Il arrive que la vérité soit tissée d'impostures, que les creux aient l'importance des pleins, que les choses tues comptent autant, sinon plus, que celles qui sont dites.
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La double vie d'Anna Song de
Minh Tran Huy
Nous autres interprètes, a-t-elle fait observer dans une de ses rares interviews, que sommes-nous sino d'humbles courroies de transmission? Quand quelqu'un vous dit: "Quel merveilleux morceau!" c'est là le vrai compliment. Notre tâche consiste à donner à ressentir l'essence spirituelle de l'existence telle qu'elle s'incarne dans une harmonie ou un contrepoint. Rien ne nous appartient. Se souvenir de Bach, de Mozart, de Liszt, oui, c'est important, et même fondamental. Mais se souvenir de moi... A quoi bon? A la fin, seule la musique survivra.
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La double vie d'Anna Song de
Minh Tran Huy
Je songe à l'histoire d'un homme qui pour pénétrer à l'intérieur d'une cité étrange et miraculeuse, peuplée de licornes au pelage doré, où il sait trouver une immense bibliothèque- contenant, au lieu de livres, les enregistrements de la mémoire de milliers d'êtres, dont la sienne, autrefois perdue- se voit contraint d'abandonner la seule présence amie qui l'ait toujours suivi, son ombre. Car c'est la règle au sein de cette cité que d'y entrer entièrement neuf, en solitaire, vierge de toute trace du passé, alors même qu'on désire se retrouver et faire surgir son identité cachée au milieu de tant d'autres rangées les unes à coté des autres dans la tour hélicoïdale de la bibliothèque. Tour dont le sommet est gardé non par un cerbère ou un monstre aux mille yeux, mais par une délicate et mystérieuse jeune femme, qui bien que souriante, amicale même, n'a pas d'autre choix que de laisser vos questions sans réponse... A l'illusion de pouvoir découvrir qui il est, l'homme sacrifiera son ombre, et n'aura en retour qu'une conscience plus aigüe de l'énigme qui le ronge, et s'étend devant lui comme un désert où rien n'a survécu, à part sa conscience.
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La double vie d'Anna Song de
Minh Tran Huy
J'ai créé le mythe d'Anna Song, donné corps à mon rêve et nourri celui de beaucoup d'autres. N'est ce pas précisément ce qu'on demande à un artiste, qui doit nous entrouvrir les portes d'un monde où la banalité fleurit en vision, où la laideur se sublime en beauté, où les désillusions de l'existence se dorent au soleil de l'art et se muent en brumes légères comme un fil de soie ? Alors la réalité ne se fausse pas en mensonge : elle s'accomplit dans l'espace, étrange et merveilleux, de la fable. C'est en ce sens qu'Anna Song est et a toujours été vraie.
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La double vie d'Anna Song de
Minh Tran Huy
Le souvenir:ce qui reste à ceux qui ont le temps, qui ont le choix.
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Par Dute112, le 15/01/2009
La Princesse et le Pêcheur de
Minh Tran Huy
Quand j'étais petite, le monde était merveilleusement rassurant : je m'imaginais en Cendrillon ou en Peau d'Ane, et tenais pour acquis le triomphe des bons sur les méchants...
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La double vie d'Anna Song de
Minh Tran Huy
Egaré quelque part dans les plis du temps, il avait été pour ainsi dire effacé du monde - avalé par le silence entourant tous ceux qui, comme lui, étaient morts sans que personne sache pourquoi. Ne demeurait pas une seule trace, pas le moindre témoignage du fait qu'il avait un jour été - à part la mémoire d'une vieille dame au chignon retenu par une barrette de jade.
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Par Henrietta, le 01/04/2011
La Princesse et le Pêcheur de
Minh Tran Huy
... Quels qu'aient les malheurs, tout s'apaise. Les blessés guerissent, quand bien même ils gardent une cicatrice de vingt centimetres de long. L'herbe reverdit, le soleil séche la pluie et on balaie les ruines pour rebatir sinon un palais, du moins une chaumière.
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Par lululifat, le 10/02/2011
La Princesse et le Pêcheur de
Minh Tran Huy
Vivre, c'est se lancer dans un solo tout en apprenant à chanter ; tenir le rôle principal d'une pièce un soir de première sans avoir jamais répété ; rédiger une histoire d'une traite, sans possibilité de retour en arrière. Il n'y a pas de deuxième prise. On progresse au petit bonheur la chance, ralentit quand on devrait accélérer, s'invente des obstacles inutiles, bifurque sur un coup de tête, sans avoir aucune idée de sa destination.
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Par vlg0901, le 10/07/2011
La Princesse et le Pêcheur de
Minh Tran Huy
Dans la vie, on croise des gens précieux, qu'on voudrait garder toujours auprès de soi, mais qui, pour des raisons qui ne tiennent ni à eux, ni à nous, sont forcés de s'en aller. (...) Il m'est arrivé de chérir profondément des êtres que j'ai perdus, et c'est peut-être pour cela qu'on écrit, pour les retrouver et cheminer l'espace d'un instant, à leurs côtés. Comme si rien n'avait changé.