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Citations de Mircea Eliade (10)


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  • Par gaillard1, le 19/09/2010

    La nostalgie des origines de Mircea Eliade

    Le sacré n'implique pas la croyance en dieu, ou en des esprits, c'est l'expérience d'une réalité et la source de la conscience d'exister dans le monde.

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  • Par beverycool, le 22/07/2009

    Histoire des croyances et des idées religieuses, tome 1 : de l'age de la pierre aux mystères d'Eleusis de Mircea Eliade

    3 tomes référence sur le sujet couvert de façon exhaustive.

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  • Par Lounima, le 28/02/2010

    Mademoiselle Christina de Mircea Eliade

    "Il tendit le bras vers le parc. Il lui sembla à ce moment précis voir tant de choses terrifiantes qu'il recommença à parler plus vite, plus vite, plus précipitamment, l'haleine courte.
    La peur l'envahit, remarqua Egor. Il s'étonna de sa propre lucidité. Il était assez près de M. Nazarie, d'un homme submergé par l'effroi, et il l'observait plutôt sereinement, il pouvait même l'analyser. Il n'osait tout de même pas regarder du côté du parc. Le bras tendu, un seul instant, de M. Nazarie l'avait épouvanté bien davantage que ses paroles terrifiées. Peut-être voit-il lui aussi quelque chose là-bas, songea Egor, peut-être voit-il la même chose que Simina... Cependant, il était encore lucide; seule une très légère inquiétude fit frémir son âme.
    "Vous ne devriez pas avoir peur!" dit-il soudain, interrompant l'effusion de M. Nazarie. Arrêtez de regarder par là, vers la maison...
    M. Nazarie ne voulait pas, ou ne pouvait pas, l'écouter. Il restait les yeux fixés sur le parc. Il regardait de tout son être crispé, il attendait...
    "Et pourtant, il y a quelque chose qui vient de là-bas", dit-il.
    Egor tourna lui aussi la tête. L'ombre du parc lui parut soudain lointaine, dense. Il n'y avait rien par là. On ne voyait rien, sinon un minable scintillement vers la gauche, là où se trouvaient les maisons.
    "Personne ne vient", dit-il virilement.
    Au même moment, il entendit un hurlement qui lui glaçât le sang dans les veines." (L'Herne - p.63-64)

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  • Par antigoneCH, le 13/02/2010

    Mademoiselle Christina de Mircea Eliade

    "C'était au-delà de ses forces d'endurer ce feu pareil à nulle flamme, cette sensation de serrer dans ses mains quelque chose d'impossible à apréhender... Il sentit soudain la bouche de Christina à la recherche de la sienne. Ses lèvres étaient si ardentes qu'Egor ne perçut, au premier abord, qu'une fulgurante douleur dans tout son corps. Puis la douleur vénéneuse se coula dans son sang. Il ne pouvait plus résister. Son souffle passa dans le souffle de Christina, et ses lèvres se laissèrent happer, incendiées par sa bouche délicieuse comme une maladie inimaginable. La caresse était si sauvage que les yeux d'Egor s'embuèrent, et il sentit s'ouvrir sa voûte cranienne, ses os s'amollir ; toute sa chair tressaillit en un spasme suprême."

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  • Par Piling, le 15/01/2009 Première phrase du livre

    La nuit bengali de Mircea Eliade

    incipit :
    Il se taisait depuis quelques minutes, l'air absent, le regard perdu par la fenêtre. Je refermai le calepin et le mis dans ma poche.
    - Si vous voulez, finis-je par dire doucement, demain je viendrai une ou deux heures plus tôt. Et je vous apporterai le texte tapé.
    - Pour demain, dut-il en tournant paresseusement la tête, je faisais d'autres plans... Pourtant, reprit-il après une pause, je pense que c'est la meilleure solution...
    A ce moment-là, on frappa. Surpris, je me levai brusquement, mais la porte s'ouvrit aussitôt et je vis entrer un grand jeune homme blond, qui me parût étonnamment pâle. Il s'avança timidement, mais d'un pas néanmoins ferme.
    - Veuillez m'excuser, dit-il en se dirigeant vers le bureau. Vous êtes bien monsieur Anghel D. Pandele ? L'écrivain ?
    - Et vous-même, qui êtes-vous ? m'écriai-je.
    Comme si de rien n'était, le jeune homme s'approcha du bureau.
    - Dumitru Anghel Pandele ? L'écrivain ? répéta-t-il.
    - C'est moi, répondit Pandele avec ce sourire que je lui connaissais bien, mi-énigmatique, mi-ironique.
    Le jeune homme s'arrêta à côté de la chaise placée devant la tablette de la machine à écrire et se passa à plusieurs reprises la main sur le front.
    - Veuillez m'excuser, murmura-t-il, mais dans ce cas-là...
    Il respira profondément et reprit d'une voix plus forte, en articulant les mots lentement, solennellement :
    - Veuillez m'excuser, mais dans ce cas-là... Dans ce cas-là, vous êtes, excusez-moi de vous le dire comme ça... Vous êtes... mon père.

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  • Par Lyjazz, le 26/01/2012

    Fragments d'un journal, tome 2 : 1970-1978 de Mircea Eliade

    J'écris pour pouvoir me relire plus tard. J'écris pour me retrouver, pour me rappeler les moments inutilement perdus.

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  • Par beverycool, le 22/07/2009

    Le mythe de l'éternel retour de Mircea Eliade

    Temps historique vs temps cyclique. Très intéressant.

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  • Par Corboland78, le 26/03/2012

    La nuit bengali de Mircea Eliade

    Le dimanche, mes serviteurs partaient en train pour Shillong et ramenaient des provisions. Je dormais jusqu’à midi et me réveillais la tête lourde et la bouche pâteuse. Je restais au lit tout le jour à recopier mes notes sur mon journal. Je voulais publier plus tard un livre sur la vie réelle du blanc en Assam et je m’analysais moi-même avec le plus de précision possible. Mes jours de marasme et de neurasthénie avaient leur place auprès des jours, naturellement plus nombreux, où le pionnier se réveillait en moi plein d’orgueil et de puissance.

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  • Par Lyjazz, le 26/01/2012

    Fragments d'un journal, tome 2 : 1970-1978 de Mircea Eliade

    C'est exactement ma position envers les écrivains, savants ou philosophes que j'ai admirés, qui m'ont appris quelque chose, qui m'ont stimulé. Je ne les discute pas. J'assimile ce dont j'ai besoin, et je vais mon chemin.

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  • Par Lyjazz, le 26/01/2012

    Les Promesses de l'équinoxe : 1907-1937 (Mémoire / Mircea Eliade.) de Mircea Eliade

    Rien, absolument rien, ne saurait empêcher un esprit créateur de s'exprimer, pour autant qu'il est libre de le faire et qu'il en est conscient. Seule la privation de liberté, ou de la conscience qu'on en a, peut stériliser la création.

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