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Critiques de Nancy Springer


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    • Livres 5.00/5
    Par Chrisdu26, le 01/11/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    « J’ai compris à quel point un enfant pouvait porter les blessures familiales, jusqu’à celles jamais cicatrisées des générations précédentes ».

    C’est en cherchant au fond de soi que nous découvrons ce que nous sommes.

    Le plus beau des voyages n’est-il pas celui qui nous mène au plus profond de notre Être ? Parfois, il se révèle être un long et douloureux pèlerinage, un chemin de croix jonché de souvenirs heureux et malheureux. Parfois, la clé de la libération est juste là, au bout du chemin, mais c’est un parcours difficile ou seule la personne concernée peut trouver la solution. Elle se retrouve face à de douloureuses vérités. Ces révélations vont lui permettre de faire sauter les verrous, avancer, tourner la page et enfin s’épanouir. Nos fantômes, nos morts, sont souvent lourds à porter. Ils s’imposent à nous, nous dictent notre conduite, malgré nous, malgré tout.

    Léa vient de perdre son père et de cette absence vont surgir de vieilles névroses enfouies depuis bien trop longtemps. Un père médecin absent, une mère dépourvue d’amour, au cœur sec et cloîtrée dans un deuil. Sans cesse hantée par un sentiment de vide et d’abandon, Léa est comme invisible et c’est dans ce désert de sentiments qu’elle grandit, dans une détresse totale, parmi les non-dits qui mutilent. La mort de son père va l’obliger à affronter de vieux démons et réveiller les conflits intérieurs qui s’abattent sur elle. Léa est tiraillée entre la petite fille qu’elle a été et la femme qu’elle veut être. Un face à face, empreint de souvenirs, qui nous laisse le souffle court.

    J’ai refermé cet album dans les larmes car il sonne juste et vrai. Une flèche en plein cœur qui nous ramène à la perte d’un être cher et qui fait ressurgir de vieilles blessures. Secrets et non-dits empoisonnent et emprisonnent notre existence alors qu’il suffirait parfois d’un « je t’aime », trois petits mots à prononcer avant qu’il ne soit trop tard.

    Ce one-shot est ma première rencontre avec Springer et Zidrou. Une histoire magnifique, juste, poignante délicatement menée par Zidrou tandis que Springer nous offre un graphisme expressif aux tons vifs comme pour désamorcer le côté sombre qui va crescendo au fil des pages.

    Le beau voyage, en route vers le bonheur !


    Lien : http://marque-pages-buvard-post-it.blogspot.fr/2013/10/le-beau-voyage.html

    Critique de qualité ? (49 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 27/09/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    Léa est animatrice de télé dans un magazine consacré à la musique. Elle est jeune, belle et dynamique. Pourtant, ce n'était pas son jour aujourd'hui. Deux jeunes lui piquent son portable et sa tante lui annonce la mort de son papa. Elle se rend à la maison familiale, discute avec sa tata et se remémore ainsi quelques souvenirs... Les bons comme les mauvais... Sa première rencontre avec son amie Léa, le jour de son avortement, la colère de son père lorsque celui-ci avait découvert ses photos de charme, ce père médecin généraliste si souvent absent, les dessins qu'elle lui faisait et qu'il ne prenait pas le temps de regarder, la photo sur son bureau où on le voit entouré de sa maman et d'un petit garçon...

    Zidrou donne réellement du sens à la vie et à la mort, ce que l'on devine après le décès d'un proche et ce que l'on a raté à ses côtés. La mort du papa évoque ainsi de nombreux souvenirs à Léa, des souvenirs parfois agréables, parfois beaucoup moins. Zidrou nous livre un album réellement touchant, émouvant, sensible, bouleversant et singulier et distille au compte-goutte des éléments au lecteur. Avec des flashbacks si révélateurs de l'histoire et du passé de Léa, on ne peut que compatir pour cette jeune fille au caractère si affirmé et au comportement si libre. Benoît Springer met en valeur cette histoire avec des dessins réalistes, un cadrage parfait et des couleurs vivantes, délicates et harmonieuses.

    Le beau voyage... vers le passé...

    Critique de qualité ? (41 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 17/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    ♫"Enola gay, you should have stayed at home yesterday, ♫ Aha words can't describe the feeling and the way you lied"♪... Pardon, j'avais la chanson de OMD en tête...

    J'ai toujours pensé que Sherlock Holmes était le meilleur détective du monde et surtout, le SEUL ! J'ignorais l'existence de sa soeur : Enola Holmes !

    Oui, Mycroft et Sherlock Holmes, le célèbre détective, ont une petite sœur et ils ont respectivement 20 et 27 ans de plus qu'elle.

    Leur père est mort quand elle avait quatre ans et Enola vivait avec sa mère dans la maison familiale, Ferndell Hall, près du village de Kineford.

    On ne peut pas dire qu'Enola et sa Mère ont eu une relation fusionnelle. Elle était même distante. C'était intentionnel car sa mère voulait secrètement l'encourager à s'habituer à vivre de façon indépendante.

    Mais voilà, maman a disparu et les frangins ont décidés de confier la petite sœur à un pensionnat, surtout Mycroft.

    Enola au pensionnat ? Non ! Enola n'est pas Martine qui obéit à Grand Frère et la voilà qui se fait la malle, au nez et à la barbe des frangins...

    Hé oui, je lis aussi des pastiches holmésiens "jeunesse" et j'avoue que je me suis bien plu à lire ce premier tome.

    Géniale idée que d'affubler Mycroft et Sherlock - plus que guindés ici - d'une très jeune sœur qui se tamponne des convenances que les jeunes femmes et jeunes filles anglaises du 19e siècle devaient respecter.

    C'est court, rythmé, drôle, ça se lit en une soirée (200 pages) et je dois dire que c'est de la lecture très agréable quand on est en vacances, les pieds dans l'eau. Les romans ne prennent pas de place dans les valises.

    J'ai apprécié Enola Holmes, ses qualités, ses défauts, son caractère indépendant,... Elle n'hésite pas à se remettre en question, ce qui rend son personnage plausible.

    Par contre, le fait qu'elle se tire de toutes les situations avec des stratagèmes élaborés, alors qu'elle n'a que 14 ans, est parfois un peu "gros".

    Mais bon, on pardonne. Et puis, c'est une Holmes, non ?

    L'avantage est que l'auteur, Nancy Springer, nous ait écrit un pastiche holmésien en créant une héroïne de toute pièce. C'est une Holmes, mais elle est à part tout en étant en même temps proche de Sherlock.

    Du coup cette incursion dans le monde de Sherlock Holmes passe bien parce qu'on a pas une "réécriture" du détective - bien qu'il fasse quelques apparitions - mais une toute autre histoire.

    Le détective n'a pas les projecteurs braqués sur lui, il est dans une semi-ombre, on le croise mais on ne reste pas longtemps avec lui.

    Sa personnalité est respectée, il est taciturne, malade de dépression et se méfie de la gente féminine....

    Comme je vous le disais, nous sommes dans un roman jeunesse mais j'en ai appris plus sur Londres et la société victorienne en lisant ce petit roman qu'en lisant Conan Doyle ! Lui ne parlait pas vraiment du poids que cette société faisait peser sur les femmes.

    Ici, je suis devenue incollable sur les releveurs de popotin, les metteurs en valeur de poitrine, sur les dangers des corsets et autres... Nous avons droit à une vision très pertinente de la condition des femmes au 19ème siècle qui n'était pas rose.

    Enola porte aussi un poids qu'elle ne comprend pas toujours : c'est l'enfant du scandale et de la honte car née tardivement (sa mère avait cinquante ans) et dans la bonne société anglaise c'était simplement inadmissible de tomber enceinte à cet âge là (jaloux qu'elle s'envoie encore en l'air à 50 piges et pas elles ??).

    Point de vue intrigue, ça ne casse pas 3 pattes à un canard (on a une étrange affaire de disparition d'un jeune vicomte de 12 ans) mais le récit est plaisant à lire et la lecture rapide. Le plus intéressant est ce fil d'Ariane qui va nous suivre dans toute la saga.

    L'écriture est simple, facile à lire, pas de style ampoulé ou pédant, un langage clair sans prise de tête (mais pas gnangan non plus).

    Les messages codés étaient bien trouvés et je plains les traducteurs car ce n'est pas toujours facile de traduire tout en respectant le sens des codes ou des noms.

    Le roman ne manque pas d'humour aussi : lorsqu'Elona se retrouve tout près de son frère et qu'il ne la reconnaît pas... Un peu tordu mais hilarant !
    Et c'est parti pour de l'aventure dans un Londres bruyant, malodorant, puant et livré à la plèbe qui plie sous le travail...

    Grâce à son intelligence et sa bravoure, Enola promet de tenir la dragée haute à l'éminent Sherlock Holmes !

    Vivement la suite que je vais m'empresser de lire.



    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/18/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (28 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 27/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Dernier roman avec Enola Holmes et je sens déjà que mon p’tit cœur se brise. Oui, cela a beau être de la littérature jeunesse, les romans ont beau avoir quelques petits défauts, je me plais bien à suivre les pérégrinations de la petite sœur de Sherlock et Mycroft.

    Grâce à elle, j’ai appris plus sur les mœurs des habitants de Londres qu’un 56 nouvelles et 4 romans que comporte le canon holmésien. Contrairement aux récits de Conan Doyle, Nancy Sringer nous a éclairé sur la condition féminine du 19ème siècle, qui n’était guère brillante, dénonçant les violences des bas quartiers londoniens et les conditions de travail qui donneraient des sueurs froides au plus grand m’en-foutiste des syndicalistes.

    Une série instructive et distrayante. Quoi d’autre ? What’else ?

    Ce dernier tome ne m’a pas déçu : c’est palpitant et émouvant.

    Les frères Holmes auront la part belle et Mycroft va enfin comprendre que leur petite sœur est indépendante, réaliser qu’elle a toujours su tirer son plan ("se débrouiller" : belgicisme) et que le chemin qu’elle a parcouru en un an est énorme.

    Oui, la disparition de sa mère a entraîné son émancipation précoce et elle n’est plus une adolescente, mais presque une femme, point de vue mental.

    Enola exerce le métier qu’elle aime, a trouvé un sens à sa vie et affirmé ses choix en faisant preuve d’intelligence face à ses deux frangins.

    Je dois dire que j’ai passé un bon moment de lecture avec une jeune héroïne ô combien sympathique, forte mais pas infaillible non plus. Bien que le juste équilibre ne soit pas tout à fait atteint, Enola ayant quand même bénéficié des coups de pouce de l’auteur.

    Dans ce dernier tome, le secret de la mère d’Enola est enfin dévoilé – je ne dirai rien !

    Au menu, une enquête sur la disparition de l’épouse du duc espagnol, de la douceur et de la sensibilité.

    Malheureusement, c’est un point final très convaincant. Fidèle à ce que nous avons pu lire et à ce que j’avais pu penser.

    Une série bien agréable pour des lectures sans se prendre la tête, des intrigues bien faites, même si pas transcendantales.

    L’important, dans une lecture, étant aussi de passer du bon temps et il n’y a pas huit millions de façons de le faire.


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/27/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 01/11/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    Les enquêtes d'Enola Holmes, et oui ce cher Sherlock nous avait caché qu'il avait une sœur, s'adresse à un jeune public (à partir de 12 ans) et pourtant moi qui ai 12 ans multiplié par deux j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman.
    Enola est une jeune fille intelligente, mature et très attachante. Alors certes l'enquête qu'elle nous propose est sans doute un peu simple pour certains lecteurs mais moi j'ai beaucoup aimé surtout les messages codés et autres énigmes.
    L'époque, l'histoire se déroule à la fin du XIXème siècle, est vraiment très bien décrite et offre un vrai voyage dans le temps. J'ai hâte de lire la suite.

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 23/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 3 : Le mystère des pavots blancs Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 3 : Le mystère des pavots blancs de Nancy Springer

    Oui, je m’enfile l’intégrale des Enola Holmes ! Pas ma faute, mais celle du "Mois anglais" chez Titine et Lou. Je vis à l’heure anglaise durant tour le mois de juin, affalée sur une chaise longue, au soleil et buvant de la bièr.., heu, du thé, à profusion.

    C’est avec plaisir que je retrouve la petite sœur de Sherlock Holmes, qui a réussi à échapper in extremis à la surveillance de son détective de frère.

    Notre héroïne vit dans une petite chambre et elle se fait la plus discrète possible, son cabinet de "spécialiste en recherches et toutes disparitions" étant momentanément fermé. Trop dangereux !

    Il lui faut s’inventer une nouvelle identité mais elle a un soucis : Enola est une grande dégingandée, sans atouts "majeurs" bien placés, tout en menton, bref, comme le célèbre Jean-Claude Duss, elle ne peut pas tout miser sur son physique..

    Oui, si la demoiselle a hérité d’un patrimoine génétique généreux au niveau de l’intellect, si elle a la ruse du renard et la fougue d’une jeune pouliche non débourrée, elle a une fâcheuse tendance à se déprécier physiquement.

    Mais puisqu’il lui faut une nouvelle identité, pourquoi ne pas devenir une Lady raffinée et pleine de charme ? Poupoupidou…

    Viola Everseau entre en donc en scène et c’est réussi. La top classe.

    Mais pourquoi se déguiser, au fait ? Parce que notre petite amie a une nouvelle enquête et pas des moindres.

    Il s’agit en fait de savoir ce qu’il est advenu du docteur Watson qui a disparu. Pour commencer, il faut aller chez son épouse, donc, se déguiser. Vous suivez ?

    Nouvelle identité, nouvelle enquête et une nouvelle fois déjouer les manoeuvres de Sherlock qui la cherche, jouer au chat et à la souris, tout en recherchant Watson et sa mère ! Quinze ans et déjà un boulot de malade.

    Un véritable chassé-croisé de messages codés, de filatures, de cache-cache entre notre Enola, son grand frère Mycroft, son autre frère Sherlock et la mère d’Enola. Sont fous, ces Holmes !

    Quand à Watson, il y est, chez les fous !

    Nancy Springer, l’auteur, nous offre une nouvelle plongée dans le Londres victorien bien restitué; nous parle des vêtements (on en apprend un peu plus à chaque tome); les frères Holmes sont assez fidèles aux personnages canoniques, tout en ayant été adaptés.

    Enola évolue au fil des tomes, grandit, s’émancipe; l’enquête ne cassera pas la baraque mais elle est plaisante à lire et le charme des ouvrages réside dans la somme de petits détails que nous apprenons sur l’époque, dont ceux sur les droits des femmes.

    Quels droits des femmes ? Heu, ben y’en a pas beaucoup, mais nous avons autant de droits qu’un gosse de 10 ans. Ah, 3 féministes qui me lisaient sont tombées dans les pommes et une est allée chercher ses calicots pour monter au front. Hé, on se calme, nous sommes en 1889.

    L’auteur, au travers de son personnage, dénonce les absurdités de l’époque, tel que le fait que vous ne pouviez pas laisser entrevoir un soupçon de votre cheville, mesdames ! Par contre, vos robes du soir étaient tellement décolletées qu’elles vous faisaient risquer une pneumonie. A croire que les hommes préféraient admirer la naissance de vos roploplos plutôt que vos chevilles.

    Un lecture idéale pour les plus jeunes lecteurs qui voudraient découvrir Sherlock Holmes autrement que par les écrits de Conan Doyle (le détective n’est pas trop dénaturé et son esprit de fin limier, redoutable renard, est bien présent) ou pour des lecteurs plus âgés qui voudraient en apprendre un peu plus sur l’époque, ou lire un roman sans se prendre la tête tout en passant un bon moment de lecture.

    Un très bon moment de divertissement littéraire que je viens d’avoir !

    Petit bémol : Watson a l’air de ne pas avoir trop de séquelles de son séjour chez les dingos. Pourtant, un léger traumatisme passager aurait ajouté un peu plus de réalisme à cet épisode…


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/23/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (24 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 26/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 5 : L'énigme du message perdu Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 5 : L'énigme du message perdu de Nancy Springer

    Je dépose plainte : le roman est plus court que les précédents, seulement 200 pages ! L'intrigue policière est intéressante, toujours agréable à lire et on s'attache à Enola. Je sens que je vais avoir du mal à la quitter.

    Le style d'écriture est toujours agréable, bien écrit, il y a des situations cocasses, les explications sur la société victorienne ainsi que les descriptions de Londres sont réalistes, sans oublier que nous avons le combat "beaux quartiers vs bas-fonds", les péripéties d'Enola et le chassé-croisé avec son frère Sherlock ne sont pas dénués d'humour.

    Quel chassé-croisé ? Mais enfin, vous suivez ou vous venez de prendre le train en marche ? Pour les p'tits derniers, Enola Holmes est la sœur cadette de Sherlock et Mycroft Holmes, leur mère a disparu et la petite de 15 ans a filé à l'anglaise, elle vit seule à Londres et fait tout ce qu'il faut pour ne pas tomber dans les mains de ses frères, qui souhaitent l'enfermer dans un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille.

    J'ai regretté de ne pas avoir de nouvelles de maman Holmes. Rien, nada, que dalle. Maman ne répond pas aux petites annonces codées de sa fille et aucune indiscrétions ne transpire de chez les vieilles rombières : silence radio total.

    Perturbant car je pensais (et je ne dois pas être la seule à l'avoir pensé) que Nancy Springer allait, au fur et à mesure des tomes, nous ramener vers l'élément déclencheur de la série, à savoir : maman partie, provoquant l'arrivée des frangins Holmes, entrainant la fuite d'Enola, son émancipation et le début de sa carrière d'apprentie détective.

    Peut-être est-ce voulu... Une vision fugace de la fin m'étant venue à l'esprit, me faisant pencher pour... Non, je ne dirai rien ! Seul le tome 6 me dira si j'ai bien deviné.

    Point de vue intrigue, c'est un peu différent : la logeuse d'Enola, la vieille Mrs Tupper (ware ?) a reçu d'étranges menaces via un billet anonyme.

    La vioque est kidnappée et sa maison retournée de fond en comble.

    Non mais, ça va pas, non ? On s'attaque aux p'tits vieux qui n'ont même pas une épargne pension digne de ce nom ?

    Le sang d'Enola Holmes ne fait qu'un tour. Pourquoi s'en prendre à une veuve sans le sou, dont la seule richesse semble être une robe de crinoline en soie bleu de Prusse. Si encore elle avait eu des actions dans les pétrochimiques...

    Quoi ? Qu'est-ce que je viens de dire, là ? Elle possède une robe de crinoline en soie bleu de Prusse ? Hé, fashion victim, la Tupper (ware) ? Comment possède-t-elle cette super robe, elle ? Volée au Zara du coin ?

    Comme nous sommes en 1889, pas question de Googeliser le nom de la logeuse, donc, on travaille à l'ancienne et on fouille le passé de la dame.

    Enola va croiser, durant son enquête, l'ombre d'une grande dame, recroiser par la même occasion Sherlock qui passait dans le coin, avant de faire feu des deux fuseaux pour ne pas qu'il lui mette la main au collet.

    A peine plus de 200 pages, le livre ! Pas à dire, ça frétille dans tous les sens, même si l'intrigue, bien qu'agréable et distrayante à lire, ne fera jamais repousser les jambes d'un cul-de-jatte ou casser les trois pattes d'un canard.

    Oh, tiens, une lueur chez Sherlock ! Non, il ne vient pas de souscrire à la fée électricité chez Electrabel ou GDF-Suez, mais il est en train de comprendre que le bonheur de sa petite soeur n'a pas de prix, qu'il ne se bride pas comme un cheval et qu'il ne se met pas en pensionnat...

    Vivement la suite ! Oh, ce sera déjà le dernier de la série... Snif.


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/26/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (23 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 21/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair de Nancy Springer

    Dans ma critique précédente, je vous avais parlé de la petite sœur de Sherlock et Mycroft Holmes : Enola, 14 ans. Comment ça "vous ne voyez pas de qui je parle ?". Pour les retardataires, allez lire la critique du tome 1 et suivez !

    Le tome 2 m’attendait et c’est avec plaisir que j’ai ouvert cette suite des aventures d’Enola Holmes, la sœur cadette imaginaire des frères Holmes et que j’ai plongé dans cette aventure, avant de plonger dans la piscine…

    Les livres n’étant pas épais et se lisant vite, ils sont parfaitement adaptés aux vacances.

    L’auteur avait planté son décor et ses personnages dans le tome 1 "Double disparition" et je suis familiarisée avec l’univers d’Enola, jeune fille indépendante, courageuse et débrouillarde.

    Oui, la petite a de la suite dans les idées, un cerveau, et elle sait s’en servir, n’étant pas la sœur cadette de Sherlock pour rien.

    Là, elle compte bien enquêter sur la mystérieuse disparition de sa mère, tout en montant un cabinet de "Spécialiste en recherche" car son pécule n’est pas infini.

    Pas facile de mener ses enquêtes à Londres sans se faire remarquer de ses frères. Surtout que son premier client n’est autre que le docteur Watson en personne !

    Enola, déguisée et se faisant passer pour la secrétaire du Dr Ragostin, Ivy Meshle, a eu chaud.

    Niveau fausses identités multiples, elle en ferait pâlir de jalousie certains parce qu’elle en use et en abuse, alternant les rôles comme au théâtre.

    Mieux, ayant découvert la pauvreté de Londres, elle se déguise en bonne sœur et vient en aide aux plus démunis. Or un soir, elle est victime d’un étrangleur, qui la laisse presque morte sur le trottoir.

    Oulà, et si on rajoute la disparition d’une jeune lady, on a du pain sur la planche.

    "The game is afoot !" comme le dit si bien Sherlock.

    Ce deuxième tome nous plonge très vite dans l’ambiance sombre de Londres, alternant entre les beaux quartiers et les plus sordides.

    Sans bouger du bord de la piscine ou de votre fauteuil, vous vous retrouvez dans le Londres du XIXème siècle : ses quartiers coupe-gorge, sa pauvreté, ses revendications sociales, ses suffragettes, sa misère, ses crèves la faim,…

    Outre que l’ambiance londonienne est bien recrée, avec son fog et tout ce qui fait le charme de la ville à cette époque (puanteur comprise dans le prix), il y a aussi le fait qu’on nous parle des tenues vestimentaires…

    Une fois de plus je remercie l’auteur de nous en apprendre plus sur les différents costumes de cette époque, là où d’autre ne s’en sont pas donné la peine.

    L’habit FAIT le moine parce que la façon de s’habiller définit la classe sociale à laquelle vous appartenez. Enola, tout en enquêtant ou en se déguisant, nous en apprend un peu plus sur ses fringues, sans que cela soit ennuyant.

    Bien ficelé, prenant, ce roman se lit rapidement, agréablement, sans se prendre la tête.

    Ok, si on pousse la réflexion à fond, l’intrigue policière ne casse pas trois pattes à un unijambiste, mais j’ai pris plaisir à lire les messages codés qu’Enola faisait passer dans les journaux, tentant d’avoir des nouvelles de sa maman tout en évitant de se faire repérer par Sherlock qui, tel un chien de chasse, est sur sa piste.

    Sans être transcendantales, les différentes intrigues s’imbriquent parfaitement, pas de découvertes parachutées dont on ne sait où, pas d’évènements incongrus, tout est parfaitement agencé.

    L’auteur connait son canon holmésien, s’en inspire, tout en s’en détachant. Enola n’est pas que la digne héritière du célèbre détective mais elle a un p’tit truc en plus : l’intuition féminine.

    Plaisant à lire, distrayant, le livre parfait pour les vacances ou pour un moment de calme.


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/21/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 25/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de Nancy Springer

    Tiens donc, v'là ti pas une ancienne connaissance que nous avions croisé dans le tome 2 "L'affaire Lady Alistair" : la jeune Cécily qui avait été enlevée et droguée (y'a plus d'jeunesse) ! Le monde est petit, non ?

    L'auteur, pour nous mettre directement dans le bain, a décidé de nous entraîner dans un lieu d'aisance... et elle fait bien puisqu'elle a l'ambition de nous faire découvrir le Londres tel qu'il était, avec ses bons et ses mauvais côtés. Là, je vous rassure de suite, l'auteur ne sombrera pas dans la scatologie. Quoi ? Ah, vous auriez aimé des détails... Pas de chance.

    Aux latrines, la demoiselle Cecily (et pas Cécilia) n'a pas l'air dans son assiette... Non pas qu'elle souffre de diarrhée aiguë, mais juste parce qu'elle est escortée par deux vieilles biques mal baisées, aux manières fort rêches (normal, jamais baisées, donc, elles sont fort sèches).

    De plus, la jeune fille est engoncée dans une toilette qui entrave le moindre de ses mouvements. A si elle avait connu les jean's ! Plus simple d'aller au petit coin en jean's que lorsque qu'on est empêtrée dans des jupons, des sous-jupons, des corsets, des machins et des trucs qui rendent l'opération de vidange aussi complexe que si on devait extirper une idée lumineuse du cerveau de Nabilla et Bush Jr.

    C'est son jour de chance puisqu'Enola est elle aussi dans les toilettes (les miracles de la narration) et notre pauvre coincée lui communiquera un message de détresse original...

    Un peu à la manière de Louis De Funès dans "La folie des grandeurs", quand il était déguisé en vieille rombière et qu'il agitait son éventail devant Blaise (Yves Montand) qui ne l'avait pas reconnu ou celle d'Alice Sapritch (même film, scène du stip), l'allusion sexuelle en moins, évidemment !

    Le cerveau un peu embrumé, Enola mettra quelques heures avant de comprendre le message caché de la pauvre fille qui ne pouvait même pas aller faire pipi toute seule.

    Dans quel guêpier Cécily Alistair s'est-elle donc encore fourrée, bien malgré elle ? Aurait-elle enfilé une guêpière devant ses gardiennes eunuques ?

    Pourquoi sa mère, lady Theodora, ne répond-t-elle à aucun message et ne reçoit-elle aucune visite ? Chez les gens de la Haute, c'est "shocking".

    Que cache cette famille (un ogre, une sorcière ?) qui, pour bien se faire voir de la bonne société, n'hésiterait pas à compromettre la naïveté de Cecily, qui est jeune fille abîmée moralement car elle souffre de troubles de la personnalité ?

    Vous le saurez en lisant le tome 4 des aventures d'Enola Holmes !

    Dans cette série, c'est place aux femmes (contrairement aux histoires de Conan Doyle). La petite sœur fictive de Sherlock en profitera pour nous décrire l'injuste condition de notre sexe "faible".

    Enola est une jeune fille rebelle (héritage de sa suffragiste de maman) : elle s'est enfuie pour éviter de se retrouver enfermée dans une école pour "jeunes filles de bonne famille" par son frère Mycroft parce qu'elle n'en a rien à foutre d'apprendre "les arts domestiques dans l'attente de son prochain mariage". Et puis quoi encore ?

    Loin d'être une pique-assiette, elle a monté son cabinet spécialisé en recherches, se camoufle sous des déguisements et se joue même de ses propres frères, passant sous leur nez sans qu'ils ne la reconnaissent ! Humour garantit.

    Enola se trouvera aussi face à Sherlock et on sent bien qu'elle a envie de se rapprocher de lui, de tisser des liens affectifs avec le frangin, mais la confiance est une denrée rare chez les Holmes ! Pourtant Sherlock est amusé par le tour de force de sa petite sœur et de la colère qu'elle suscite chez l'aîné, Mycroft.

    Ce quatrième tome se lit d'une traite ! Chapeau bas aussi, parce qu'au fil des tomes, le style d'écriture ne se délétère pas et ne sombre pas vers le pis en pis (Gruz, je viens de la placer). Mieux, je bois du petit-lait en lisant Enola.

    J'ai déjà fait l'éloge de ses nombreuses qualités et je le répète, cette série est une lecture agréable, sans prise de tête et conseillée pour ceux qui voudraient découvrir Sherlock Holmes autrement que par les récits de son père littéraire.

    Convient aussi pour les amateurs de gentilles intrigues policières - qui ne casseront pas trois roues au chariot d'un cul-de-jatte - avec un fond de vérité Historique ou pour ceux qui, après avoir lu des tas de romans noirs, voudraient se refaire une santé.

    Convient aussi pour les holmésiens de tous poils qui voudraient changer de lecture et trouver un peu de fraîcheur.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par jackycaudron, le 12/03/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    Nous suivons donc Léa, qui ouvre la porte des souvenirs après la mort d’un père peu présent, elle qui avait déjà perdu sa mère plusieurs années auparavant.
    Elle y fera des découvertes qui lui ouvriront les yeux sur des questionnements restés jusque-là sans réponses, abordant par la même occasion un autre thème sensible ...

    L’émotion est omniprésente, mais l’introspection est subtile, délicate.
    Ce “beau voyage” (du titre d’une chanson de Bobby Lapointe) est, en fait, un retour vers le passé, et donc une épreuve douloureuse pour Léa.

    Mais le beau est peut être au bout de ces moments difficiles, pour peu que l’on puisse lâcher son fardeau.

    Une bande dessinée rare et touchante qui confirme, s'il était encore nécessaire, le talent de scénariste de Zidrou, appuyé par le trait clair et expressif, légèrement tourmenté de Benoit Springer qui s’adapte parfaitement au récit.


    Lien : http://jacky-caudron.blogspot.fr/2013/03/le-beau-voyage-springer-et-zidrou.html

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par trust_me, le 03/04/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    Ça commence par la mort du père. Un simple coup de téléphone et la nouvelle tombe, violente. Léa s’y attendait, elle savait qu’il était condamné depuis quelques mois mais le coup est rude à encaisser. Ce père médecin, fou de son boulot qui ne lui a jamais vraiment accordé l’attention qu’une petite fille mérite. Et que dire de sa mère, partie avec un représentant d’aspirateurs et qui ne la prenait jamais dans ses bras, ne la touchait que pour soigner quelques bobos. Elle aussi est morte, il y a longtemps maintenant. Accident de voiture. Au fil des pages on découvre que la vie de famille de Léa n’avait rien d’un long fleuve tranquille. Beaucoup de non-dits, de cadavres dans les placards. Difficile pour la jeune femme de se construire sereinement, de ne pas se bruler les ailes comme un papillon de nuit…

    C’est beau un scénario de Zidrou. Tricoté au cordeau, dévoilant les éléments de l’intrigue comme bon lui semble dans une logique qui s’avère au final implacable. Ils ne sont pas nombreux les auteurs de BD capables de glisser dans la même histoire des thématiques comme la mort du père, la maladie, l’avortement, le suicide, l’adultère ou l’homosexualité sans tomber dans le propos archi-plombant. L’histoire de Léa, jeune femme paumée, en manque d’amour, est bouleversante. Cette fille attachante en diable qui s’est construite avec ses innombrables blessures, on a qu’une envie, c’est de la prendre dans ses bras et de la réconforter. La fin positive m’a fait penser aux écrits de Boris Cyrulnik sur la résilience, ce concept désignant la capacité à réussir, à vivre et à se développer en dépit de l’adversité. L’espoir, toujours, demeure...

    J’aime beaucoup Springer depuis Les funérailles de Luce. Ici, son dessin est simple, proche de l’épure. Il apporte humanité et profondeur à l’histoire. Les scènes de nu, assez nombreuses, ne tombent jamais dans la vulgarité ou le racolage. A l’évidence, il était le dessinateur idéal pour illustrer au plus près l’intimité de Léa sans en rajouter des tonnes. Graphiquement sobre et juste, ce sont des qualités rares et précieuses de nos jours.

    Un magnifique album. Je me suis régalé.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2013/04/le-beau-voyage-zidrou-et-spring...

    Critique de qualité ? (15 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par colimasson, le 26/05/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    Zidrou n’avait jamais été personne d’autre pour moi que le père de cet adorable Elève Ducobu que je prenais plaisir à lire lorsque j’étais enfant. Le voir impliqué dans une réalisation à destination d’un public plus âgé a donc forcément éveillé ma curiosité. Zidrou s’exprime-t-il différemment lorsqu’il met l’enfance de côté ? Zidrou et moi avons-nous fait évoluer notre façon de penser d’une manière similaire depuis que je ne lis plus L’élève Ducobu?


    Soit que j’aie perdu ma capacité d’enchantement, soit que Zidrou s’exprime en effet différemment lorsqu’il s’adresse à des adultes, le Beau voyage n’est pas parvenu à susciter mon adhésion. Entre les deux époques qui m’auront vue lire cet auteur, je n’ai pas dû être assez biberonnée à son langage. Résultat : je suis sevrée.


    Ici, Zidrou arrache totalement son costume de faiseur-de-trublions à la manière de Ducobu. Il devient d’une gravité presque pathétique lorsqu’il évoque l’histoire de Léa. Cette jeune fille a connu une enfance difficile : gamine de substitution, née pour « remplacer » son frère Léo mort noyé dans une piscine, elle ne reçoit ni l’affection de son père, trop occupé par sa profession de médecin généraliste, ni de sa mère, trop attristée par la disparition de son précédent enfant. L’amour la déçoit également, qui se conclut tantôt par un avortement, tantôt par la lâcheté, et s’il trouve un remède auprès d’une femme, il lui faudra toutefois investir encore énormément d’énergie pour lui permettre de s’épanouir malgré le regard des autres. La mère meurt, bientôt le père. Bon débarras ? C’est ce qu’on dit… mais en ouvrant le tiroir du bureau de son père, Léa découvre tous les dessins qu’elle avait adressés à son père lorsqu’elle était enfant. Elle découvre aussi des dessins de Léo et finit par dévoiler les secrets familiaux de son enfance.


    Le beau voyage ne ment pas et cherche réellement à permettre la progression du personnage vers une plus grande quiétude en passant par le pardon. Toutefois, aussi beau qu’il soit, ce voyage se fait avec le mal de mer, un débordement de larmes, de cris et de pathétique qui donne le tournis. On n’en sort pas particulièrement distrait, pas grandi ni enrichi non plus. C’est une histoire passionnée parmi tant d’autres, qui donnera éventuellement envie de relire les aventures plus bigarrées de L’élève Ducobu.


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-le-beau-voyage-2013-de-springer-zidro...

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par IreneAdler, le 18/01/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    Un bel album dont le scénario de Zidrou est une remontée, une tête hors de l'eau après une longue noyade. Les dessins, dynamiques, pas trop détaillés, qui disent l'essentiel.
    Un bien bel album, sur un sujet difficile : le deuil. Celui des personnes connues, père et mère ; celui du frère mort avant sa naissance, celui sans qui elle ne serait pas née. Le deuil de l'amour parental aussi. Qui peut-être n'était pas aussi inexistant qu'il n'y paraissait.

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Rebus, le 20/07/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair de Nancy Springer

    Deuxième épisode des aventures d'Enola Holmes, petite soeur du célèbre Sherlock.
    Enola s'est désormais installée à Londres, où elle a ouvert un cabinet de "spécialiste en recherches",évidemment sous couvert d'un pseudonyme masculin, les femmes, et encore moins les jeunes filles de 14 ans, n'ayant pas beaucoup de marges de manoeuvre à cette époque...
    Elle va donc enquêter sur la disparition d'une jeune fille de bonne famille, lady Cecily, tout en restant vigilante sur les agissements de son grand frère qui la recherche et en essayant de communiquer par messages codées avec sa maman fugueuse...
    Le personnage d'Enola est attachant : elle est futée la petite et on prend plaisir à découvrir tous ses stratagèmes de déguisements (merci au Corset Idéal), ainsi que sa soif de liberté et d'indépendance !
    Une enquête plutôt bien menée, pleine de rebondissements, de fausses pistes et de dangers en tous genres, même si j'ai trouvé la fin un peu brouillonne.
    Un bon moment de lecture sous le signe de la détente.

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 12/05/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Dans ce dernier tome des aventures d’Enola Holmes, une fois n’est pas coutume, c’est Sherlock qui apparait en premier. Une mystérieuse enveloppe est arrivée à Ferndell, la maison familiale, et les domestiques l’ont appelé de crainte que ce ne soit un colis dangereux. Au même moment, Enola recevait, à Londres, la visite éplorée du Duque Del Campo dont la jeune épouse avait disparu de manière troublante depuis la veille.
    Sachant que c’était le dernier tome de la série, c’est avec un petit pincement au cœur que j’ai entamé puis refermé ce roman. Fidèle aux précédents, il fait la part belle à l’intelligence et la perspicacité d’Enola, il la jette dans les quartiers troubles de l’East End et lui fait endosser nombre de déguisements pour passer inaperçue ou échapper à ses frères. Humour, enquête riche en rebondissements, confrontation familiale, ce tome six nous offre tous les ingrédients qui font la saveur de cette série et m’ont attachée à elle.
    Fin oblige, certaines interrogations apparues au préalable trouveront une réponse et les dénouements seront nombreux. Reste à voir si l’auteur s’en tiendra vraiment là. Ce serait dommage tant le personnage d’Enola est attachant et finement construit. Elle pourrait nous faire vivre bien d’autres aventures encore.


    Lien : http://argali.eklablog.fr

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Asil, le 26/04/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    Léa est une jeune femme comme les autres, qui essaye de se construire, de trouver son bonheur. A la mort de son père, elle est obligée de regarder en arrière, de se souvenir et de dresser une sorte de bilan de ce que sa vie a été jusque-là.

    J’ai beaucoup apprécié le dessin de Benoît Springeret encore plus la finesse des personnages crées par Zidrou, ici personne n’est parfait, chaque personnage à ses travers, plus ou moins marqués. Le beau voyage est une bande dessinée au pitch simple, mais qui touche très juste. Surtout qu’au fil des pages, l’histoire épaissie, nous poussant dans l’intime de cette famille que Léa cherche toujours à comprendre.


    Lien : http://calokilit.wordpress.com/2013/05/29/breves-du-mercredi-8/

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par DamienR, le 14/02/2013


    Le beau voyage Le beau voyage de Nancy Springer

    "Le beau voyage" est tout de même semé d'embûches très dures, si on considère que la fin positive est l'aboutissement d'un cheminement personnel.
    L'album démarre plutôt difficilement, on peut avoir du mal à se repérer dans les différents personnages (entre vies trépidantes et instants graves, intimes), et les "moments" de l'histoire (il y a quelques retours en arrière) Mais rapidement on voit où les auteurs veulent nous emmener. Ils nous font découvrir les empilements d'une histoire familiale lourde qui pèse sur la descendance de manière inéluctable.
    Il est difficile de rester insensible au sujet et au dénouement.

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par trust_me, le 19/11/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    Le jour de ses quatorze ans, Enola Holmes constate la disparition de sa mère. Appelés à la rescousse, ses deux frères Sherlock et Mycroft débarquent dans la demeure familiale pour mener l’enquête. Mais très vite, Enola constate qu’ils sont surtout venus pour la remettre dans le droit chemin. Pour eux, cette gamine est « une enfant naïve. Qui a grandi laissée à elle-même. Sans éducation. Dépourvue de toute sophistication. Une rêveuse. » Leur but est donc de l’envoyer en pension pour en faire une Lady. Il faut dire que les deux aînés sont beaucoup plus âgés que leur cadette et que cette « enfant du scandale » que leur mère a eu à 50 ans a, selon eux, sérieusement besoin d’être reprise en main. Refusant de se plier à leur volonté, Enola prépare soigneusement son « évasion » et fomente un plan ingénieux censé lui permettre à la fois d’échapper à a pension et de partir à la recherche de sa mère…

    Un roman jeunesse fort agréable. Tout le monde s’accorde sur la simplicité de l’intrigue et les grosses ficelles utilisées pour que les événements s’enchaînent. Disons que le hasard fait souvent très bien les choses mais à la limite peu importe car l’intérêt est ailleurs, notamment dans le portrait de cette jeune fille pétillante au caractère bien trempée qui refuse la condition que l’on souhaite lui imposer. Éprise de liberté, fortement influencée par les idées avant-gardistes de sa mère, Enola se prend en main seule et avance avec conviction, quitte à subir quelques désagréments. Intéressante également la façon dont l’auteur campe Sherlock et Mycroft. Le premier, « droit comme un manche de râteau, plus svelte qu’un lévrier » est froid et ne montre aucun signe d’affection à l’égard de sa sœur. Le second, se comportant davantage comme un père que comme un frère, pense surtout à la réputation familiale et ne supporte pas qu’Enola soit (selon lui) si mal élevée. Tous deux apparaissent antipathiques en diable et on se doute qu’ils occuperont une place importante dans la suite de la série. Dernier point très positif, l’Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle est restituée avec beaucoup de précision. Les rues malfamées de Londres et l’ambiance bucolique de la campagne anglaise sont notamment criantes de vérité.

    Bref, voila un premier tome qui ne brille certes pas par son intrigue mais qui dégage suffisamment de charme pour que je me laisse convaincre de poursuive au plus vite la découverte des aventures d’Enola.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/11/enola-holmes-1-la-double-dispar...

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Arlavor, le 25/02/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Ce dernier tome paru de Les enquêtes d'Enola Holmes est réellement celui que j'ai préféré, très certainement parce que nous voyions ensemble la famille Holmes, Enola, Sherlock et Mycroft, tous à la recherche de leur mère et d'une jeune fille disparue dans le métro.

    Dans l'ancienne maison où vivait Enola avec sa mère, un colis a été reçu et c'est Sherlock qui le récupère mais il refuse de l'ouvrir car il est adressé à sa jeune soeur Enola de la part de leur mère. Il décide alors de la retrouver tandis qu'Enola tente de retrouver la très jeune femme d'un duc espagnol qui s'est évaporé dans le métro.

    Les trois Holmes se retrouvent, tentent de retrouver la jeune fille et s'interrogent sur leur fugitive de mère, apprenant des choses sur ce qu'elle a vécu depuis sa disparition. Depuis le tome précédent, Enola habite au Club des femmes de carrière de Londres essaye de découvrir pourquoi la jeune fille aurait pu vouloir partir.

    On nous parle de nouveau des énormes inconvénients qu'apportent le port des corsets depuis le plus jeune âge. C'est assez horrible et on est content de ne plus vivre à cette époque et de ne plus avoir à porter ces choses là. Certaines jeunes filles étaient très déformés et pouvaient même en mourir.

    Avec la fin de ce tome, de nombreuses questions de la séries sont résolues donc je ne sais pas s'il y aura une suite. La dernière parole de Sherlock peut laisser penser qu'il pourra effectivement y en avoir une. Ce serait génial.

    C'est une série géniale à ne pas manquer et qui correspond assez bien au personnage de Sherlock Holmes.


    Lien : http://lemondedarlavor.blogspot.com/2012/02/les-enquetes-denola-holmes-metro-...

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 27/10/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de Nancy Springer

    Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock, a repris ses activités au bureau des disparitions du Dr Ragostin mais elle ne peut pas dire que les affaires qu’on lui propose soient palpitantes. Mais tout change, le jour où elle reconnaît la jeune Cecily Alistair qui semble à nouveau dans les ennuis. Alors qu’elles se trouvent dans les premières toilettes publiques de Londres, elle voit Cecily se faire malmener par deux horribles mégères aristocrates qui font tout pour entraver sa liberté. Quand Cecily remarque Enola, son regard lui envoie des signaux de détresse et avec un éventail, elle lui communique sa peur. Mais rapidement, ses deux chaperons mettent fin au manège et la font quitter les lieux. A sa grande surprise, Enola s’aperçoit que Lady Cecily lui a laissé son éventail rose. A partir de là, elle n’aura évidemment plus de cesse que de découvrir ce qui se trame.

    J’ai bien fait d’espacer un peu la lecture des tomes car j’ai retrouvé avec un réel bonheur la petite sœur de Sherlock Holmes dans cette enquête bien ficelée qui la réunit à une ancienne connaissance. Je ne sais pas si c’est le temps passé ou si ce tome était vraiment meilleur, mais il m’a semblé plus abouti et différent des volumes précédents. Bien sûr, l’enquête est assez mince même si elle se révèle des plus surprenantes. Mais un des plus grands intérêts réside dans l’évolution d’Enola, qui devient plus mature. Au fur et à mesure des épisodes, on voit la jeune fille devenir une femme, loin de l’aide d’une mère. Roman d’apprentissage, cette série montre une enfant grandir par ses propres moyens dans une ville hostile. Et même si Enola se débrouille bien et fait face aux dangers qui la guettent, la présence de sa mère lui manque. Et cela se ressent beaucoup. La disparition de cette dernière reste un mystère et Enola commence à se faire à l’idée qu’elle doit apprendre à vivre sans sa maman. Un autre thème qui est exploité dans ce tome est la relation d’Enola avec son frère Sherlock. Elle se développe d’une manière inattendue et amicale. Mais si le grand détective comprend le besoin d’indépendance et les qualités intellectuelles de sa jeune sœur, il n’est pas encore prêt à accepter qu’une jeune fille se compromette de la sorte.

    Cette aventure souligne aussi la difficulté à être une femme à cette époque et surtout, une femme différente de ce que la société attend. Un thème qui m’est cher.


    Lien : http://www.chaplum.com/les-enquetes-denola-holmes-le-secret-de-leventail-de-n...

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)




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