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Critiques de Nancy Springer


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    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 17/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    ♫"Enola gay, you should have stayed at home yesterday, ♫ Aha words can't describe the feeling and the way you lied"♪... Pardon, j'avais la chanson de OMD en tête...

    J'ai toujours pensé que Sherlock Holmes était le meilleur détective du monde et surtout, le SEUL ! J'ignorais l'existence de sa soeur : Enola Holmes !

    Oui, Mycroft et Sherlock Holmes, le célèbre détective, ont une petite sœur et ils ont respectivement 20 et 27 ans de plus qu'elle.

    Leur père est mort quand elle avait quatre ans et Enola vivait avec sa mère dans la maison familiale, Ferndell Hall, près du village de Kineford.

    On ne peut pas dire qu'Enola et sa Mère ont eu une relation fusionnelle. Elle était même distante. C'était intentionnel car sa mère voulait secrètement l'encourager à s'habituer à vivre de façon indépendante.

    Mais voilà, maman a disparu et les frangins ont décidés de confier la petite sœur à un pensionnat, surtout Mycroft.

    Enola au pensionnat ? Non ! Enola n'est pas Martine qui obéit à Grand Frère et la voilà qui se fait la malle, au nez et à la barbe des frangins...

    Hé oui, je lis aussi des pastiches holmésiens "jeunesse" et j'avoue que je me suis bien plu à lire ce premier tome.

    Géniale idée que d'affubler Mycroft et Sherlock - plus que guindés ici - d'une très jeune sœur qui se tamponne des convenances que les jeunes femmes et jeunes filles anglaises du 19e siècle devaient respecter.

    C'est court, rythmé, drôle, ça se lit en une soirée (200 pages) et je dois dire que c'est de la lecture très agréable quand on est en vacances, les pieds dans l'eau. Les romans ne prennent pas de place dans les valises.

    J'ai apprécié Enola Holmes, ses qualités, ses défauts, son caractère indépendant,... Elle n'hésite pas à se remettre en question, ce qui rend son personnage plausible.

    Par contre, le fait qu'elle se tire de toutes les situations avec des stratagèmes élaborés, alors qu'elle n'a que 14 ans, est parfois un peu "gros".

    Mais bon, on pardonne. Et puis, c'est une Holmes, non ?

    L'avantage est que l'auteur, Nancy Springer, nous ait écrit un pastiche holmésien en créant une héroïne de toute pièce. C'est une Holmes, mais elle est à part tout en étant en même temps proche de Sherlock.

    Du coup cette incursion dans le monde de Sherlock Holmes passe bien parce qu'on a pas une "réécriture" du détective - bien qu'il fasse quelques apparitions - mais une toute autre histoire.

    Le détective n'a pas les projecteurs braqués sur lui, il est dans une semi-ombre, on le croise mais on ne reste pas longtemps avec lui.

    Sa personnalité est respectée, il est taciturne, malade de dépression et se méfie de la gente féminine....

    Comme je vous le disais, nous sommes dans un roman jeunesse mais j'en ai appris plus sur Londres et la société victorienne en lisant ce petit roman qu'en lisant Conan Doyle ! Lui ne parlait pas vraiment du poids que cette société faisait peser sur les femmes.

    Ici, je suis devenue incollable sur les releveurs de popotin, les metteurs en valeur de poitrine, sur les dangers des corsets et autres... Nous avons droit à une vision très pertinente de la condition des femmes au 19ème siècle qui n'était pas rose.

    Enola porte aussi un poids qu'elle ne comprend pas toujours : c'est l'enfant du scandale et de la honte car née tardivement (sa mère avait cinquante ans) et dans la bonne société anglaise c'était simplement inadmissible de tomber enceinte à cet âge là (jaloux qu'elle s'envoie encore en l'air à 50 piges et pas elles ??).

    Point de vue intrigue, ça ne casse pas 3 pattes à un canard (on a une étrange affaire de disparition d'un jeune vicomte de 12 ans) mais le récit est plaisant à lire et la lecture rapide. Le plus intéressant est ce fil d'Ariane qui va nous suivre dans toute la saga.

    L'écriture est simple, facile à lire, pas de style ampoulé ou pédant, un langage clair sans prise de tête (mais pas gnangan non plus).

    Les messages codés étaient bien trouvés et je plains les traducteurs car ce n'est pas toujours facile de traduire tout en respectant le sens des codes ou des noms.

    Le roman ne manque pas d'humour aussi : lorsqu'Elona se retrouve tout près de son frère et qu'il ne la reconnaît pas... Un peu tordu mais hilarant !
    Et c'est parti pour de l'aventure dans un Londres bruyant, malodorant, puant et livré à la plèbe qui plie sous le travail...

    Grâce à son intelligence et sa bravoure, Enola promet de tenir la dragée haute à l'éminent Sherlock Holmes !

    Vivement la suite que je vais m'empresser de lire.



    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/18/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (28 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 27/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Dernier roman avec Enola Holmes et je sens déjà que mon p’tit cœur se brise. Oui, cela a beau être de la littérature jeunesse, les romans ont beau avoir quelques petits défauts, je me plais bien à suivre les pérégrinations de la petite sœur de Sherlock et Mycroft.

    Grâce à elle, j’ai appris plus sur les mœurs des habitants de Londres qu’un 56 nouvelles et 4 romans que comporte le canon holmésien. Contrairement aux récits de Conan Doyle, Nancy Sringer nous a éclairé sur la condition féminine du 19ème siècle, qui n’était guère brillante, dénonçant les violences des bas quartiers londoniens et les conditions de travail qui donneraient des sueurs froides au plus grand m’en-foutiste des syndicalistes.

    Une série instructive et distrayante. Quoi d’autre ? What’else ?

    Ce dernier tome ne m’a pas déçu : c’est palpitant et émouvant.

    Les frères Holmes auront la part belle et Mycroft va enfin comprendre que leur petite sœur est indépendante, réaliser qu’elle a toujours su tirer son plan ("se débrouiller" : belgicisme) et que le chemin qu’elle a parcouru en un an est énorme.

    Oui, la disparition de sa mère a entraîné son émancipation précoce et elle n’est plus une adolescente, mais presque une femme, point de vue mental.

    Enola exerce le métier qu’elle aime, a trouvé un sens à sa vie et affirmé ses choix en faisant preuve d’intelligence face à ses deux frangins.

    Je dois dire que j’ai passé un bon moment de lecture avec une jeune héroïne ô combien sympathique, forte mais pas infaillible non plus. Bien que le juste équilibre ne soit pas tout à fait atteint, Enola ayant quand même bénéficié des coups de pouce de l’auteur.

    Dans ce dernier tome, le secret de la mère d’Enola est enfin dévoilé – je ne dirai rien !

    Au menu, une enquête sur la disparition de l’épouse du duc espagnol, de la douceur et de la sensibilité.

    Malheureusement, c’est un point final très convaincant. Fidèle à ce que nous avons pu lire et à ce que j’avais pu penser.

    Une série bien agréable pour des lectures sans se prendre la tête, des intrigues bien faites, même si pas transcendantales.

    L’important, dans une lecture, étant aussi de passer du bon temps et il n’y a pas huit millions de façons de le faire.


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/27/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 01/11/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    Les enquêtes d'Enola Holmes, et oui ce cher Sherlock nous avait caché qu'il avait une sœur, s'adresse à un jeune public (à partir de 12 ans) et pourtant moi qui ai 12 ans multiplié par deux j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman.
    Enola est une jeune fille intelligente, mature et très attachante. Alors certes l'enquête qu'elle nous propose est sans doute un peu simple pour certains lecteurs mais moi j'ai beaucoup aimé surtout les messages codés et autres énigmes.
    L'époque, l'histoire se déroule à la fin du XIXème siècle, est vraiment très bien décrite et offre un vrai voyage dans le temps. J'ai hâte de lire la suite.

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 23/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 3 : Le mystère des pavots blancs Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 3 : Le mystère des pavots blancs de Nancy Springer

    Oui, je m’enfile l’intégrale des Enola Holmes ! Pas ma faute, mais celle du "Mois anglais" chez Titine et Lou. Je vis à l’heure anglaise durant tour le mois de juin, affalée sur une chaise longue, au soleil et buvant de la bièr.., heu, du thé, à profusion.

    C’est avec plaisir que je retrouve la petite sœur de Sherlock Holmes, qui a réussi à échapper in extremis à la surveillance de son détective de frère.

    Notre héroïne vit dans une petite chambre et elle se fait la plus discrète possible, son cabinet de "spécialiste en recherches et toutes disparitions" étant momentanément fermé. Trop dangereux !

    Il lui faut s’inventer une nouvelle identité mais elle a un soucis : Enola est une grande dégingandée, sans atouts "majeurs" bien placés, tout en menton, bref, comme le célèbre Jean-Claude Duss, elle ne peut pas tout miser sur son physique..

    Oui, si la demoiselle a hérité d’un patrimoine génétique généreux au niveau de l’intellect, si elle a la ruse du renard et la fougue d’une jeune pouliche non débourrée, elle a une fâcheuse tendance à se déprécier physiquement.

    Mais puisqu’il lui faut une nouvelle identité, pourquoi ne pas devenir une Lady raffinée et pleine de charme ? Poupoupidou…

    Viola Everseau entre en donc en scène et c’est réussi. La top classe.

    Mais pourquoi se déguiser, au fait ? Parce que notre petite amie a une nouvelle enquête et pas des moindres.

    Il s’agit en fait de savoir ce qu’il est advenu du docteur Watson qui a disparu. Pour commencer, il faut aller chez son épouse, donc, se déguiser. Vous suivez ?

    Nouvelle identité, nouvelle enquête et une nouvelle fois déjouer les manoeuvres de Sherlock qui la cherche, jouer au chat et à la souris, tout en recherchant Watson et sa mère ! Quinze ans et déjà un boulot de malade.

    Un véritable chassé-croisé de messages codés, de filatures, de cache-cache entre notre Enola, son grand frère Mycroft, son autre frère Sherlock et la mère d’Enola. Sont fous, ces Holmes !

    Quand à Watson, il y est, chez les fous !

    Nancy Springer, l’auteur, nous offre une nouvelle plongée dans le Londres victorien bien restitué; nous parle des vêtements (on en apprend un peu plus à chaque tome); les frères Holmes sont assez fidèles aux personnages canoniques, tout en ayant été adaptés.

    Enola évolue au fil des tomes, grandit, s’émancipe; l’enquête ne cassera pas la baraque mais elle est plaisante à lire et le charme des ouvrages réside dans la somme de petits détails que nous apprenons sur l’époque, dont ceux sur les droits des femmes.

    Quels droits des femmes ? Heu, ben y’en a pas beaucoup, mais nous avons autant de droits qu’un gosse de 10 ans. Ah, 3 féministes qui me lisaient sont tombées dans les pommes et une est allée chercher ses calicots pour monter au front. Hé, on se calme, nous sommes en 1889.

    L’auteur, au travers de son personnage, dénonce les absurdités de l’époque, tel que le fait que vous ne pouviez pas laisser entrevoir un soupçon de votre cheville, mesdames ! Par contre, vos robes du soir étaient tellement décolletées qu’elles vous faisaient risquer une pneumonie. A croire que les hommes préféraient admirer la naissance de vos roploplos plutôt que vos chevilles.

    Un lecture idéale pour les plus jeunes lecteurs qui voudraient découvrir Sherlock Holmes autrement que par les écrits de Conan Doyle (le détective n’est pas trop dénaturé et son esprit de fin limier, redoutable renard, est bien présent) ou pour des lecteurs plus âgés qui voudraient en apprendre un peu plus sur l’époque, ou lire un roman sans se prendre la tête tout en passant un bon moment de lecture.

    Un très bon moment de divertissement littéraire que je viens d’avoir !

    Petit bémol : Watson a l’air de ne pas avoir trop de séquelles de son séjour chez les dingos. Pourtant, un léger traumatisme passager aurait ajouté un peu plus de réalisme à cet épisode…


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/23/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (24 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 26/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 5 : L'énigme du message perdu Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 5 : L'énigme du message perdu de Nancy Springer

    Je dépose plainte : le roman est plus court que les précédents, seulement 200 pages ! L'intrigue policière est intéressante, toujours agréable à lire et on s'attache à Enola. Je sens que je vais avoir du mal à la quitter.

    Le style d'écriture est toujours agréable, bien écrit, il y a des situations cocasses, les explications sur la société victorienne ainsi que les descriptions de Londres sont réalistes, sans oublier que nous avons le combat "beaux quartiers vs bas-fonds", les péripéties d'Enola et le chassé-croisé avec son frère Sherlock ne sont pas dénués d'humour.

    Quel chassé-croisé ? Mais enfin, vous suivez ou vous venez de prendre le train en marche ? Pour les p'tits derniers, Enola Holmes est la sœur cadette de Sherlock et Mycroft Holmes, leur mère a disparu et la petite de 15 ans a filé à l'anglaise, elle vit seule à Londres et fait tout ce qu'il faut pour ne pas tomber dans les mains de ses frères, qui souhaitent l'enfermer dans un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille.

    J'ai regretté de ne pas avoir de nouvelles de maman Holmes. Rien, nada, que dalle. Maman ne répond pas aux petites annonces codées de sa fille et aucune indiscrétions ne transpire de chez les vieilles rombières : silence radio total.

    Perturbant car je pensais (et je ne dois pas être la seule à l'avoir pensé) que Nancy Springer allait, au fur et à mesure des tomes, nous ramener vers l'élément déclencheur de la série, à savoir : maman partie, provoquant l'arrivée des frangins Holmes, entrainant la fuite d'Enola, son émancipation et le début de sa carrière d'apprentie détective.

    Peut-être est-ce voulu... Une vision fugace de la fin m'étant venue à l'esprit, me faisant pencher pour... Non, je ne dirai rien ! Seul le tome 6 me dira si j'ai bien deviné.

    Point de vue intrigue, c'est un peu différent : la logeuse d'Enola, la vieille Mrs Tupper (ware ?) a reçu d'étranges menaces via un billet anonyme.

    La vioque est kidnappée et sa maison retournée de fond en comble.

    Non mais, ça va pas, non ? On s'attaque aux p'tits vieux qui n'ont même pas une épargne pension digne de ce nom ?

    Le sang d'Enola Holmes ne fait qu'un tour. Pourquoi s'en prendre à une veuve sans le sou, dont la seule richesse semble être une robe de crinoline en soie bleu de Prusse. Si encore elle avait eu des actions dans les pétrochimiques...

    Quoi ? Qu'est-ce que je viens de dire, là ? Elle possède une robe de crinoline en soie bleu de Prusse ? Hé, fashion victim, la Tupper (ware) ? Comment possède-t-elle cette super robe, elle ? Volée au Zara du coin ?

    Comme nous sommes en 1889, pas question de Googeliser le nom de la logeuse, donc, on travaille à l'ancienne et on fouille le passé de la dame.

    Enola va croiser, durant son enquête, l'ombre d'une grande dame, recroiser par la même occasion Sherlock qui passait dans le coin, avant de faire feu des deux fuseaux pour ne pas qu'il lui mette la main au collet.

    A peine plus de 200 pages, le livre ! Pas à dire, ça frétille dans tous les sens, même si l'intrigue, bien qu'agréable et distrayante à lire, ne fera jamais repousser les jambes d'un cul-de-jatte ou casser les trois pattes d'un canard.

    Oh, tiens, une lueur chez Sherlock ! Non, il ne vient pas de souscrire à la fée électricité chez Electrabel ou GDF-Suez, mais il est en train de comprendre que le bonheur de sa petite soeur n'a pas de prix, qu'il ne se bride pas comme un cheval et qu'il ne se met pas en pensionnat...

    Vivement la suite ! Oh, ce sera déjà le dernier de la série... Snif.


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/26/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (23 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 21/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair de Nancy Springer

    Dans ma critique précédente, je vous avais parlé de la petite sœur de Sherlock et Mycroft Holmes : Enola, 14 ans. Comment ça "vous ne voyez pas de qui je parle ?". Pour les retardataires, allez lire la critique du tome 1 et suivez !

    Le tome 2 m’attendait et c’est avec plaisir que j’ai ouvert cette suite des aventures d’Enola Holmes, la sœur cadette imaginaire des frères Holmes et que j’ai plongé dans cette aventure, avant de plonger dans la piscine…

    Les livres n’étant pas épais et se lisant vite, ils sont parfaitement adaptés aux vacances.

    L’auteur avait planté son décor et ses personnages dans le tome 1 "Double disparition" et je suis familiarisée avec l’univers d’Enola, jeune fille indépendante, courageuse et débrouillarde.

    Oui, la petite a de la suite dans les idées, un cerveau, et elle sait s’en servir, n’étant pas la sœur cadette de Sherlock pour rien.

    Là, elle compte bien enquêter sur la mystérieuse disparition de sa mère, tout en montant un cabinet de "Spécialiste en recherche" car son pécule n’est pas infini.

    Pas facile de mener ses enquêtes à Londres sans se faire remarquer de ses frères. Surtout que son premier client n’est autre que le docteur Watson en personne !

    Enola, déguisée et se faisant passer pour la secrétaire du Dr Ragostin, Ivy Meshle, a eu chaud.

    Niveau fausses identités multiples, elle en ferait pâlir de jalousie certains parce qu’elle en use et en abuse, alternant les rôles comme au théâtre.

    Mieux, ayant découvert la pauvreté de Londres, elle se déguise en bonne sœur et vient en aide aux plus démunis. Or un soir, elle est victime d’un étrangleur, qui la laisse presque morte sur le trottoir.

    Oulà, et si on rajoute la disparition d’une jeune lady, on a du pain sur la planche.

    "The game is afoot !" comme le dit si bien Sherlock.

    Ce deuxième tome nous plonge très vite dans l’ambiance sombre de Londres, alternant entre les beaux quartiers et les plus sordides.

    Sans bouger du bord de la piscine ou de votre fauteuil, vous vous retrouvez dans le Londres du XIXème siècle : ses quartiers coupe-gorge, sa pauvreté, ses revendications sociales, ses suffragettes, sa misère, ses crèves la faim,…

    Outre que l’ambiance londonienne est bien recrée, avec son fog et tout ce qui fait le charme de la ville à cette époque (puanteur comprise dans le prix), il y a aussi le fait qu’on nous parle des tenues vestimentaires…

    Une fois de plus je remercie l’auteur de nous en apprendre plus sur les différents costumes de cette époque, là où d’autre ne s’en sont pas donné la peine.

    L’habit FAIT le moine parce que la façon de s’habiller définit la classe sociale à laquelle vous appartenez. Enola, tout en enquêtant ou en se déguisant, nous en apprend un peu plus sur ses fringues, sans que cela soit ennuyant.

    Bien ficelé, prenant, ce roman se lit rapidement, agréablement, sans se prendre la tête.

    Ok, si on pousse la réflexion à fond, l’intrigue policière ne casse pas trois pattes à un unijambiste, mais j’ai pris plaisir à lire les messages codés qu’Enola faisait passer dans les journaux, tentant d’avoir des nouvelles de sa maman tout en évitant de se faire repérer par Sherlock qui, tel un chien de chasse, est sur sa piste.

    Sans être transcendantales, les différentes intrigues s’imbriquent parfaitement, pas de découvertes parachutées dont on ne sait où, pas d’évènements incongrus, tout est parfaitement agencé.

    L’auteur connait son canon holmésien, s’en inspire, tout en s’en détachant. Enola n’est pas que la digne héritière du célèbre détective mais elle a un p’tit truc en plus : l’intuition féminine.

    Plaisant à lire, distrayant, le livre parfait pour les vacances ou pour un moment de calme.


    Lien : http://thecanniballecteur.wordpress.com/2013/06/21/les-enquetes-denola-holmes...

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 25/06/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de Nancy Springer

    Tiens donc, v'là ti pas une ancienne connaissance que nous avions croisé dans le tome 2 "L'affaire Lady Alistair" : la jeune Cécily qui avait été enlevée et droguée (y'a plus d'jeunesse) ! Le monde est petit, non ?

    L'auteur, pour nous mettre directement dans le bain, a décidé de nous entraîner dans un lieu d'aisance... et elle fait bien puisqu'elle a l'ambition de nous faire découvrir le Londres tel qu'il était, avec ses bons et ses mauvais côtés. Là, je vous rassure de suite, l'auteur ne sombrera pas dans la scatologie. Quoi ? Ah, vous auriez aimé des détails... Pas de chance.

    Aux latrines, la demoiselle Cecily (et pas Cécilia) n'a pas l'air dans son assiette... Non pas qu'elle souffre de diarrhée aiguë, mais juste parce qu'elle est escortée par deux vieilles biques mal baisées, aux manières fort rêches (normal, jamais baisées, donc, elles sont fort sèches).

    De plus, la jeune fille est engoncée dans une toilette qui entrave le moindre de ses mouvements. A si elle avait connu les jean's ! Plus simple d'aller au petit coin en jean's que lorsque qu'on est empêtrée dans des jupons, des sous-jupons, des corsets, des machins et des trucs qui rendent l'opération de vidange aussi complexe que si on devait extirper une idée lumineuse du cerveau de Nabilla et Bush Jr.

    C'est son jour de chance puisqu'Enola est elle aussi dans les toilettes (les miracles de la narration) et notre pauvre coincée lui communiquera un message de détresse original...

    Un peu à la manière de Louis De Funès dans "La folie des grandeurs", quand il était déguisé en vieille rombière et qu'il agitait son éventail devant Blaise (Yves Montand) qui ne l'avait pas reconnu ou celle d'Alice Sapritch (même film, scène du stip), l'allusion sexuelle en moins, évidemment !

    Le cerveau un peu embrumé, Enola mettra quelques heures avant de comprendre le message caché de la pauvre fille qui ne pouvait même pas aller faire pipi toute seule.

    Dans quel guêpier Cécily Alistair s'est-elle donc encore fourrée, bien malgré elle ? Aurait-elle enfilé une guêpière devant ses gardiennes eunuques ?

    Pourquoi sa mère, lady Theodora, ne répond-t-elle à aucun message et ne reçoit-elle aucune visite ? Chez les gens de la Haute, c'est "shocking".

    Que cache cette famille (un ogre, une sorcière ?) qui, pour bien se faire voir de la bonne société, n'hésiterait pas à compromettre la naïveté de Cecily, qui est jeune fille abîmée moralement car elle souffre de troubles de la personnalité ?

    Vous le saurez en lisant le tome 4 des aventures d'Enola Holmes !

    Dans cette série, c'est place aux femmes (contrairement aux histoires de Conan Doyle). La petite sœur fictive de Sherlock en profitera pour nous décrire l'injuste condition de notre sexe "faible".

    Enola est une jeune fille rebelle (héritage de sa suffragiste de maman) : elle s'est enfuie pour éviter de se retrouver enfermée dans une école pour "jeunes filles de bonne famille" par son frère Mycroft parce qu'elle n'en a rien à foutre d'apprendre "les arts domestiques dans l'attente de son prochain mariage". Et puis quoi encore ?

    Loin d'être une pique-assiette, elle a monté son cabinet spécialisé en recherches, se camoufle sous des déguisements et se joue même de ses propres frères, passant sous leur nez sans qu'ils ne la reconnaissent ! Humour garantit.

    Enola se trouvera aussi face à Sherlock et on sent bien qu'elle a envie de se rapprocher de lui, de tisser des liens affectifs avec le frangin, mais la confiance est une denrée rare chez les Holmes ! Pourtant Sherlock est amusé par le tour de force de sa petite sœur et de la colère qu'elle suscite chez l'aîné, Mycroft.

    Ce quatrième tome se lit d'une traite ! Chapeau bas aussi, parce qu'au fil des tomes, le style d'écriture ne se délétère pas et ne sombre pas vers le pis en pis (Gruz, je viens de la placer). Mieux, je bois du petit-lait en lisant Enola.

    J'ai déjà fait l'éloge de ses nombreuses qualités et je le répète, cette série est une lecture agréable, sans prise de tête et conseillée pour ceux qui voudraient découvrir Sherlock Holmes autrement que par les récits de son père littéraire.

    Convient aussi pour les amateurs de gentilles intrigues policières - qui ne casseront pas trois roues au chariot d'un cul-de-jatte - avec un fond de vérité Historique ou pour ceux qui, après avoir lu des tas de romans noirs, voudraient se refaire une santé.

    Convient aussi pour les holmésiens de tous poils qui voudraient changer de lecture et trouver un peu de fraîcheur.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/1-romans-policiers-victoriens-ou-classi...

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Rebus, le 20/07/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair de Nancy Springer

    Deuxième épisode des aventures d'Enola Holmes, petite soeur du célèbre Sherlock.
    Enola s'est désormais installée à Londres, où elle a ouvert un cabinet de "spécialiste en recherches",évidemment sous couvert d'un pseudonyme masculin, les femmes, et encore moins les jeunes filles de 14 ans, n'ayant pas beaucoup de marges de manoeuvre à cette époque...
    Elle va donc enquêter sur la disparition d'une jeune fille de bonne famille, lady Cecily, tout en restant vigilante sur les agissements de son grand frère qui la recherche et en essayant de communiquer par messages codées avec sa maman fugueuse...
    Le personnage d'Enola est attachant : elle est futée la petite et on prend plaisir à découvrir tous ses stratagèmes de déguisements (merci au Corset Idéal), ainsi que sa soif de liberté et d'indépendance !
    Une enquête plutôt bien menée, pleine de rebondissements, de fausses pistes et de dangers en tous genres, même si j'ai trouvé la fin un peu brouillonne.
    Un bon moment de lecture sous le signe de la détente.

    Critique de qualité ? (13 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 12/05/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Dans ce dernier tome des aventures d’Enola Holmes, une fois n’est pas coutume, c’est Sherlock qui apparait en premier. Une mystérieuse enveloppe est arrivée à Ferndell, la maison familiale, et les domestiques l’ont appelé de crainte que ce ne soit un colis dangereux. Au même moment, Enola recevait, à Londres, la visite éplorée du Duque Del Campo dont la jeune épouse avait disparu de manière troublante depuis la veille.
    Sachant que c’était le dernier tome de la série, c’est avec un petit pincement au cœur que j’ai entamé puis refermé ce roman. Fidèle aux précédents, il fait la part belle à l’intelligence et la perspicacité d’Enola, il la jette dans les quartiers troubles de l’East End et lui fait endosser nombre de déguisements pour passer inaperçue ou échapper à ses frères. Humour, enquête riche en rebondissements, confrontation familiale, ce tome six nous offre tous les ingrédients qui font la saveur de cette série et m’ont attachée à elle.
    Fin oblige, certaines interrogations apparues au préalable trouveront une réponse et les dénouements seront nombreux. Reste à voir si l’auteur s’en tiendra vraiment là. Ce serait dommage tant le personnage d’Enola est attachant et finement construit. Elle pourrait nous faire vivre bien d’autres aventures encore.


    Lien : http://argali.eklablog.fr

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par trust_me, le 19/11/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    Le jour de ses quatorze ans, Enola Holmes constate la disparition de sa mère. Appelés à la rescousse, ses deux frères Sherlock et Mycroft débarquent dans la demeure familiale pour mener l’enquête. Mais très vite, Enola constate qu’ils sont surtout venus pour la remettre dans le droit chemin. Pour eux, cette gamine est « une enfant naïve. Qui a grandi laissée à elle-même. Sans éducation. Dépourvue de toute sophistication. Une rêveuse. » Leur but est donc de l’envoyer en pension pour en faire une Lady. Il faut dire que les deux aînés sont beaucoup plus âgés que leur cadette et que cette « enfant du scandale » que leur mère a eu à 50 ans a, selon eux, sérieusement besoin d’être reprise en main. Refusant de se plier à leur volonté, Enola prépare soigneusement son « évasion » et fomente un plan ingénieux censé lui permettre à la fois d’échapper à a pension et de partir à la recherche de sa mère…

    Un roman jeunesse fort agréable. Tout le monde s’accorde sur la simplicité de l’intrigue et les grosses ficelles utilisées pour que les événements s’enchaînent. Disons que le hasard fait souvent très bien les choses mais à la limite peu importe car l’intérêt est ailleurs, notamment dans le portrait de cette jeune fille pétillante au caractère bien trempée qui refuse la condition que l’on souhaite lui imposer. Éprise de liberté, fortement influencée par les idées avant-gardistes de sa mère, Enola se prend en main seule et avance avec conviction, quitte à subir quelques désagréments. Intéressante également la façon dont l’auteur campe Sherlock et Mycroft. Le premier, « droit comme un manche de râteau, plus svelte qu’un lévrier » est froid et ne montre aucun signe d’affection à l’égard de sa sœur. Le second, se comportant davantage comme un père que comme un frère, pense surtout à la réputation familiale et ne supporte pas qu’Enola soit (selon lui) si mal élevée. Tous deux apparaissent antipathiques en diable et on se doute qu’ils occuperont une place importante dans la suite de la série. Dernier point très positif, l’Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle est restituée avec beaucoup de précision. Les rues malfamées de Londres et l’ambiance bucolique de la campagne anglaise sont notamment criantes de vérité.

    Bref, voila un premier tome qui ne brille certes pas par son intrigue mais qui dégage suffisamment de charme pour que je me laisse convaincre de poursuive au plus vite la découverte des aventures d’Enola.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/11/enola-holmes-1-la-double-dispar...

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Arlavor, le 25/02/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Ce dernier tome paru de Les enquêtes d'Enola Holmes est réellement celui que j'ai préféré, très certainement parce que nous voyions ensemble la famille Holmes, Enola, Sherlock et Mycroft, tous à la recherche de leur mère et d'une jeune fille disparue dans le métro.

    Dans l'ancienne maison où vivait Enola avec sa mère, un colis a été reçu et c'est Sherlock qui le récupère mais il refuse de l'ouvrir car il est adressé à sa jeune soeur Enola de la part de leur mère. Il décide alors de la retrouver tandis qu'Enola tente de retrouver la très jeune femme d'un duc espagnol qui s'est évaporé dans le métro.

    Les trois Holmes se retrouvent, tentent de retrouver la jeune fille et s'interrogent sur leur fugitive de mère, apprenant des choses sur ce qu'elle a vécu depuis sa disparition. Depuis le tome précédent, Enola habite au Club des femmes de carrière de Londres essaye de découvrir pourquoi la jeune fille aurait pu vouloir partir.

    On nous parle de nouveau des énormes inconvénients qu'apportent le port des corsets depuis le plus jeune âge. C'est assez horrible et on est content de ne plus vivre à cette époque et de ne plus avoir à porter ces choses là. Certaines jeunes filles étaient très déformés et pouvaient même en mourir.

    Avec la fin de ce tome, de nombreuses questions de la séries sont résolues donc je ne sais pas s'il y aura une suite. La dernière parole de Sherlock peut laisser penser qu'il pourra effectivement y en avoir une. Ce serait génial.

    C'est une série géniale à ne pas manquer et qui correspond assez bien au personnage de Sherlock Holmes.


    Lien : http://lemondedarlavor.blogspot.com/2012/02/les-enquetes-denola-holmes-metro-...

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 27/10/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de Nancy Springer

    Enola Holmes, la sœur du grand Sherlock, a repris ses activités au bureau des disparitions du Dr Ragostin mais elle ne peut pas dire que les affaires qu’on lui propose soient palpitantes. Mais tout change, le jour où elle reconnaît la jeune Cecily Alistair qui semble à nouveau dans les ennuis. Alors qu’elles se trouvent dans les premières toilettes publiques de Londres, elle voit Cecily se faire malmener par deux horribles mégères aristocrates qui font tout pour entraver sa liberté. Quand Cecily remarque Enola, son regard lui envoie des signaux de détresse et avec un éventail, elle lui communique sa peur. Mais rapidement, ses deux chaperons mettent fin au manège et la font quitter les lieux. A sa grande surprise, Enola s’aperçoit que Lady Cecily lui a laissé son éventail rose. A partir de là, elle n’aura évidemment plus de cesse que de découvrir ce qui se trame.

    J’ai bien fait d’espacer un peu la lecture des tomes car j’ai retrouvé avec un réel bonheur la petite sœur de Sherlock Holmes dans cette enquête bien ficelée qui la réunit à une ancienne connaissance. Je ne sais pas si c’est le temps passé ou si ce tome était vraiment meilleur, mais il m’a semblé plus abouti et différent des volumes précédents. Bien sûr, l’enquête est assez mince même si elle se révèle des plus surprenantes. Mais un des plus grands intérêts réside dans l’évolution d’Enola, qui devient plus mature. Au fur et à mesure des épisodes, on voit la jeune fille devenir une femme, loin de l’aide d’une mère. Roman d’apprentissage, cette série montre une enfant grandir par ses propres moyens dans une ville hostile. Et même si Enola se débrouille bien et fait face aux dangers qui la guettent, la présence de sa mère lui manque. Et cela se ressent beaucoup. La disparition de cette dernière reste un mystère et Enola commence à se faire à l’idée qu’elle doit apprendre à vivre sans sa maman. Un autre thème qui est exploité dans ce tome est la relation d’Enola avec son frère Sherlock. Elle se développe d’une manière inattendue et amicale. Mais si le grand détective comprend le besoin d’indépendance et les qualités intellectuelles de sa jeune sœur, il n’est pas encore prêt à accepter qu’une jeune fille se compromette de la sorte.

    Cette aventure souligne aussi la difficulté à être une femme à cette époque et surtout, une femme différente de ce que la société attend. Un thème qui m’est cher.


    Lien : http://www.chaplum.com/les-enquetes-denola-holmes-le-secret-de-leventail-de-n...

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Onclepaul, le 26/03/2011


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Enola, la jeune sœur de Mycroft et Sherlock Holmes, se voit confier par le Duque Luis Orlando de Campo la redoutable mission de retrouver sa femme qui a disparu dans d’étranges circonstances. En réalité ce noble d’origine catalane désirait confier l’affaire au docteur Ragostin, l’employeur fictif d’Enola, mais l’adolescente qui n’a pas encore quinze ans sait déjà mener son petit monde par le bout du nez. La jeune Duquesa, Lady Blanchefleur de son nom, a disparu dans des conditions étranges alors qu’elle visitait Londres, l’une de ses occupations favorites. Lady Blanchefleur était accompagnée par ses deux dames d’honneur et la curiosité aidant elle s’était engouffrée seule dans la station de métro de Baker Street. Seulement elle n’en est jamais ressortie. Pour Enola la surprise est de taille : l’endroit est à proximité de l’appartement de son frère Sherlock ! Et justement alors qu’elle se rend chez le Duque, elle aperçoit Sherlock qui lui aussi est chargé de cette affaire de disparition. Alors qu’elle baguenaude, prenant soin à chaque sortie de modifier son apparence, elle est abordée par une bohémienne qui tient absolument à lui lire les signes de la main. Mais ce qui interloque Enola, c’est que la bohémienne arbore une plaquette en bois représentant des signes qui lui font penser immédiatement à sa mère. La mère d’Enola a disparu elle aussi depuis près d’un an, de son plein gré toutefois, et c’est parce que Mycroft désirait confier sa jeune sœur à une institution pour jeune fille qu’Enola a préféré se prendre en main et monter sa propre agence de détection. ....


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 15/12/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de Nancy Springer

    Il s'agit du quatrième opus des aventures d'Enola Holmes, qui n'est autre que la jeune sœur de Sherlock Holmes ! Agée de seulement quatorze ans, elle décide, à la disparition de sa mère dans le premier tome, de voler de ses propres ailes afin d'échapper à une existence conformiste toute tracée. D'ailleurs ENOLA est l'anagramme de ALONE, c'est donc seule qu'elle ouvre un cabinet, celui du « Docteur Ragostin, spécialiste en recherches – Toutes disparitions...

    Dans Le secret de l'éventail, Enola vient à nouveau en aide à Cecily Alistair, une jeune lady rencontrée dans le volume précédent. Cette dernière semble en mauvaise posture, prisonnière de deux harpies en attendant son prochain mariage. Or, elle ne laisse à Enola pour tout indice qu'un éventail rose festonné de plumes, dernière fanfreluche à la mode des réceptions victoriennes...

    J'aime beaucoup cette série qui permet une immersion dans la société victorienne, de son raffinement comme de sa cruauté. Si je ne suis pas passionnée outre mesure par l'intrigue – notamment parce qu'en fervente admiratrice de son frère aîné Sherlock, je conçois difficilement qu'elle puisse lui glisser entre les doigts ! -, je me délecte en tout cas de cette promenade dans l'Angleterre du XIXème. Et de fait, on s'y croirait vraiment et on frissonne avec l'héroïne lorsqu'elle traverse de nuit des quartiers défavorisés déguisée en chiffonnière. A l'inverse, on découvre toutes les petits subtilités de la vie mondaine : recettes d'époque pour se faire un masque capillaire, le thé tout en rose, les derniers atours à la mode, le langage secret de l'éventail...

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par CelineCDI, le 25/02/2013


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    Le saviez-vous ? Le fameux détective Sherlock Holmes avait une petite soeur, née sur le tard mais dotée d'un fort tempérament. La jeune Enola, après la mystérieuse disparition de sa mère, fait appel à ses frère Mycroft et Sherlock mais ces derniers semblent plus intéressés à la faire entrer dans une institution pour jeunes filles de bonne famille qu'à mener l'enquête sur ce qu'ils pensent être (à juste titre) une disparition volontaire. Enola, ni une ni deux, s'enfuit et se trouve mêlée malgré elle à une autre disparition, celle d'un jeune aristocrate sur les traces duquel elle se met en chasse...

    Je me suis lancée dans cette lecture sans grand enthousiasme mais je dois avouer que ce roman est assez bon. A la fois peinture sociale de l'Angleterre du 19e siècle et roman d'aventure, je me suis laissée séduire par le personnage haut en couleurs d'Enola, suffragette et pas peureuse, qui se lance sur les pas de son détective de frère avec brio. Premier tome d'une série qui s'annonce donc prometteuse.

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 01/07/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 2 : L'affaire Lady Alistair de Nancy Springer

    Notre jeune Enola, 14 ans, continue de vivre seule dans Londres et a ouvert un bureau de « Spécialiste en recherches – Toutes disparitions ». Quelle n’est pas sa surprise quand son premier client n’est autre que le Docteur Watson qui est à la recherche … d’elle-même ! Elle apprend ainsi que son frère Sherlock Holmes s’inquiète beaucoup de son absence. Malgré tout, elle décide de ne pas révéler son identité, sachant pertinemment qu’elle finirait dans une pension pour demoiselles de bonne famille. Mais cette visite lui permet d’obtenir sa première affaire quand Watson laisse échapper que la fille de Lord Alistair a disparu et qu’une fugue est envisagée.

    Ce deuxième opus m’a davantage plu que le premier. Les personnages sont bien en place et ne doivent plus être présentés. L’auteur peut donc entrer directement dans le vif du sujet dès les premières pages. L’intrigue m’a paru moins enfantine que dans le volume précédent. Les références contenues dans le récit me semblent m’apparaissent d’ailleurs pointues pour des lecteurs d’une douzaine d’années sur qui elles doivent glisser sans qu’ils y comprennent forcément la teneur. Nancy Springer parle de la lutte des classes, cite Marx à plusieurs reprises, sans s’appesantir et justement sans fournir d’explications. Je me demande si à 12 ans, on a déjà le bagage pour connaître les luttes qui ont secoué l’Angleterre des ouvriers et le marxisme. A côté de ça, l’histoire présente de nombreuses invraisemblances qui ne troubleront certainement pas le jeune lecteur mais ne manqueront pas de faire sourire l’adulte. Enola qui réussit à duper tout le monde du haut de ses 14 ans grâce à ses costumes, cela semble peu crédible mais je dois avouer que ça ne me gêne pas vraiment. Quand on lit un roman jeunesse, on sait à quoi s’attendre. De même, le dénouement peu réaliste m’a fait sourire mais les aventures plus badines du premier tome ont fait place à une énigme policière mieux structurée.

    Une série qui me plaît, notamment grâce au caractère courageux et volontaire de la jeune Enola, bien décidée à mener la vie libre qu’elle souhaite et à ne pas rentrer dans le carcan que ses frères veulent lui imposer.


    Lien : http://www.chaplum.com/les-enquetes-denola-holmes-laffaire-lady-alistair-6677

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Syl, le 28/05/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    Londres, août 1888,

    Le soir dans les bas fonds de Londres, une autre vie s'anime et la misère du monde prend sa véritable dimension. Une silhouette féminine voilée erre dans les rues...

    Quelques jours avant,

    Enola ne sait pas pourquoi sa mère l'a appelée ainsi. Enola signifie "seule" (Alone). Est-ce que ce prénom la destine à la solitude ? Est-ce le leg à une fille, d'une mère réservée, secrète, indépendante, parcimonieuse de son attention maternelle ? Depuis sa naissance, Enola vit en retrait de toute société dans le manoir familial Ferndell Hall, une demeure ancrée dans la campagne de Kineford. Elle y vit avec sa mère, une femme excentrique pour l'époque, et un couple qui assume l'intendance de la maison. De sa famille, il ne lui reste que sa mère et ses deux frères, son père étant décédé lorsqu'elle avait quatre ans. Le jour des funérailles est un souvenir lointain qui garde l'image d'une querelle entre sa mère et ses frères aînés qu'elle n'a plus revus depuis.

    Ces questions, Enola se les pose le jour de son anniversaire car pour ses quatorze ans elle se retrouve seule. Sa mère Lady Eudoria a disparu. Perdue dans ses incertitudes, elle n'a qu'un recours, c'est adresser un télégramme à ses deux frères résidant à Londres, Mycroft et Sherlock... Holmes.

    Lorsque les deux hommes arrivent, l'incompréhension est totale. De la résidence qu'ils avaient laissée dix ans plus tôt, il ne reste qu'un domaine sauvage et abandonné... un domaine et une soeur. Leur cadette n'a rien de féminin, elle a poussé comme une plante grossière, non domestiquée et sans tuteur. Si tous deux sont stupéfaits de la situation, leurs comportements à l'égard d'Elona diffèrent. Alors que Mycroft peste et souhaite organiser sans délai le placement de sa soeur dans une pension, Sherlock s'inquiète de la disparition de leur mère et pose sur la jeune fille un regard attendri et curieux. Il faut préciser qu'Enola est un véritable garçon manqué, qui aime monter aux arbres, faire de la bicyclette, courir la campagne, porter des hardes et étudier toutes les matières, des sciences à la littérature.

    Une école de perfectionnement pour jeunes filles... Cette idée terrorise Enola. Un carcan, un emprisonnement, des interdits, des contraintes, de la soumission, une lobotomisation... un corset qui enserrera aussi bien la taille que l'esprit... En peu de temps, Enola envisage de fuir et c'est en trouvant les indices que sa mère lui a laissés avant de partir, qu'elle pourra se permettre d'exécuter son projet. Dans un carnet d'esquisses, elle offre à sa fille un code ingénieux avec le langage des fleurs. Les énigmes la mèneront à des cachettes secrètes dans lesquelles elle a placé une petite fortune en billets ; tout un pécule amassé durant une dizaine d'années.

    Equipée de sa bicyclette, de quelques tenues de rechange dont celle d'une veuve, d'un corset-armure-coffre-fort, de beaucoup de courage, de hardiesse, de liberté, d'imagination et d'inexpérience, Enola s'engage dans une aventure qui changera sa destinée de façon irrémédiable. L'indépendance que sa mère lui a donnée est un cadeau inestimable qu'elle chérit avec reconnaissance et qu'elle compte exploiter, même si cette autonomie semble pesante à certains moments d'introspection.

    Pour Enola, Londres et ses mystères sera un terrain de jeux... et pour Sherlock, Enola sera-t-elle son alter-égo ?

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Nahe, le 12/05/2012


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 1 : La double disparition de Nancy Springer

    Née longtemps après ses frères Sherlock et Mycroft, Enola est élevée en dehors des convenances de l’époque, à la campagne, par sa mère, une femme excentrique et fantasque.

    Le jour des quatorze ans d’Enola, sa mère disparaît et la jeune fille fait appel à ses frères. Devenus de parfaits londoniens, les deux hommes sont catastrophés de l’état du domaine, de l’éducation de leur jeune sœur, … Ils prennent la situation en main et décident, entre autres choses, de l’envoyer dans une respectable pension où elle recevra l’éducation indispensable, apte à faire d’elle une jeune lady. Cette décision n’est pas vraiment du goût d’Enola qui choisit de fuguer et de se rendre à Londres, déterminée à faire toute la lumière sur le disparition de sa mère, n’hésitant pas à résoudre tout autre mystère qui se présenterait… Elle entend bien prouver à Sherlock que ses facultés intellectuelles ne sont pas aussi limitées qu’il le croit !

    La suite sur mon blog...


    Lien : http://nahe-lit.blogspot.com/2012/05/les-enquetes-denola-holmes-tome-1-la.html

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Syl, le 20/06/2014


    Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 6 : Métro Baker Street de Nancy Springer

    Juillet 1889,

    Dans le manoir familial de Ferndell, Sherlock Holmes se fait remettre par la gouvernante Mrs Lane, un colis bien étrange dans lequel se trouve une lettre destinée à Enola. A n’en pas douter, l’enveloppe énigmatique, décorée d’arabesques au fusain, est l’œuvre de sa mère, Lady Eudoria Vernet Holmes, disparue depuis un an. Dans la famille, sa mère n’est pas la seule à s’être évaporée dans la nature… sa jeune sœur Enola se cache dans les rues de Londres pour fuir le pensionnat pour jeunes filles que ses frères lui destinaient…
    Il est temps pour Sherlock de retrouver Enola ! et Reginald est celui qui l’aidera… A cela, le colley est bien d’accord, il est prêt à mettre sa truffe au service du célèbre détective.

    A Londres, Enola s’est reconstituée une autre identité. Elle n’est plus Miss Meshle la secrétaire du Dr Ragostin, mais son assistante, Mrs Jacobson. Plus digne, plus affirmée, elle ne doute plus de ce qu’elle veut faire. Retrouver les personnes ou les objets qui disparaissent, est sa vocation. En ce mois de juillet, un jeune homme tourmenté arrive au bureau du Dr Ragostin en pestant après ces incapables de Scotland Yard. Sherlock Holmes étant absent, le duc Luis Orlando del Campo veut que le Dr Ragostin retrouve sa femme, la délicate et sublime Blanchefleur qui a disparu dans la bouche du métro de Baker Street. Enlèvement, fugue, aucune trace, aucune piste, rien ne peut supposer l’un ou l’autre. C’est en interrogeant les dames d’honneur de la duchesse et en se rendant sur place, dans les profondeurs de la station de métro, qu’Enola va débuter son enquête. Elle devra faire attention car son frère Sherlock qui est également mandaté pour retrouver la disparue, la suit de près… et quand on parle de Sherlock, on sait que Mycroft n’est pas loin…

    Cette lettre envoyée par Lady Eudoria pour sa fille Enola, que veut-elle raconter ? Où est passée la douce Blanchefleur, aussi fragile qu’une porcelaine ? Sur la route de ses investigations, Enola croisera ses deux aînés, Sherlock et Mycroft, et curieusement, elle sera bien heureuse de les retrouver car l’entreprise est particulièrement dangereuse, la vie de Blanchefleur est menacée.

    Dernier tome de la série (à ce jour) et certainement mon préféré, nous retrouvons Enola et ses frères dans une enquête qui va les réunir. Le secret de leur mère sera aussi dévoilé dans un ultime message codé. Cet épisode est touchant car l’émotion va toucher les trois enfants Holmes.
    Enola va fêter ses quinze ans, elle est déjà indépendante et très déterminée. Dans ce roman, nous la suivons dans le quartier de Baker Street et cette ligne de métro qui est ouverte depuis une vingtaine d’années déjà. On découvre un monde souterrain peuplé de "Toshers", des fouilleurs d’égouts, qui se partagent les lieux et qui revendent leurs affaires dans l’East End. J’avais déjà lu que tout se vendait dans ce quartier et que l’âme n’avait que peu de poids.
    Au delà de l’intrigue, c’est toute une époque victorienne qui est abordée. Dans ce dernier livre, l’auteur fait une pirouette en revenant sur l’histoire du premier tome. Enola refusait de porter un corset, ou alors quelque chose de très relâché. Dans ce tome, Blanchefleur, comme toutes les femmes de ce temps, esclaves des dictats la mode et de la bienséance, a le corps atrophié par un corset "cuillère" (ce n’est pas sans rappeler les pieds bandés et réduits des Chinoises.). La femme est un objet, propriété de son mari, de ses parents, jamais libre de ses mouvements.
    "L’une des pires cuirasses : le plus long des corsets en tout cas, enserrant sa victime du dessous des bras jusqu’au bas-ventre, avec cette "cuillère" d’acier destinées à interdire toute avancée du corps au-dessous de la poitrine, hormis une infime rondeur abdominale. Et depuis l’enfance !"
    Nous avons plaisir à voir Enola mener son enquête, se travestir et jouer à cache-cache avec ses frères. L’auteur l’affuble d’un humour bougon et moqueur qui est un de ses principaux charmes. Son intelligence n’a rien à envier à Sherlock, quant à sa soif de justice, elle est avant tout une générosité et une bienveillance envers son prochain.

    Je vous recommande cette série qui est un plaisir de lecture ! Et je demande à l’auteur de nous permettre de retrouver Enola dans d’autres aventures, maintenant qu’elle à la permission des ses tuteurs…

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 05/01/2014


    Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail Les enquêtes d'Enola Holmes, Tome 4 : Le secret de l'eventail de Nancy Springer

    Nancy Springer tisse des liens avec un précédent opus dans ce quatrième tome. En effet, nous retrouvons l’héroïne de la disparition de lady Alistair, encadrée par deux duègnes. Sa situation est malheureusement simple : déshonorée par son enlèvement, gauchère contrariée, Cecily n’est pas mariable, et son père s’est chargé de lui trouver un mari qui veuille bien d’elle, moyennant finance. Sa mère, lady Theodora est partie à la campagne avec sa vaste progéniture, elle tente d’empêcher ce mariage arrangé, ce qui est loin d’être facile dans cette société où le père avait toute puissance sur sa femme et sur sa progéniture.
    Fort heureusement, Enola a pris confiance en elle lors de cette enquête. Elle s’aventure de nuit dans des quartiers éloignés, de son port d’attache, l’East End. Elle approfondit sa connaissance d’un monde de misère, qu’elle tente de soulager avec ses propres moyens.
    L’éventail est un roman de contraste. D’un côté, les aristocrates sont très occupés à protéger leurs biens, à organiser des bals excentriques, dans le but de percer enfin dans le monde. De l’autre côté, les très pauvres trouvent dans le meilleur (ou le pire) des cas refuge dans les orphelinats, aux règles stricts. Avec encore plus de chance, elles seront embauchées comme bonnes dans une des splendides demeures… des aristocrates rencontrés ci-dessus.
    Mycroft et Sherlock ont désormais des avis divergents sur l’avenir de leur petite sœur. Qui l’emportera ?

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)




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