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Par Mia, le 20/03/2011
3096 jours de
Natascha Kampusch
Cette société a besoin de criminels comme Wolfgang Priklopil, pour donner un visage au Mal qui l'habite et le tenir à distance. Elle a besoin de ces images de caves transformées en cachots, pour ne pas avoir à regarder dans toutes ces maisons où la violence montre sa face lisse et bourgeoise. Elle a besoin de victimes de cas spectaculaires comme le mien pour se décharger de la responsabilité des crimes quotidiens commis sur des victimes anonymes que l'on n'aide pas - même si elles réclament de l'aide.
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Par Mia, le 15/03/2011
3096 jours de
Natascha Kampusch
J'étais livrée à moi-même, à ma peur et à ma solitude. Je tentais de me donner du courage et de refouler ma panique par des moyens rationnels. Ce sont les mots qui m'ont sauvée à l'époque.
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3096 jours de
Natascha Kampusch
La radio m'apportait l'assurance qu'à côté de mon martyre dans cette cave, il y avait un monde qui continuait de tourner et qui valait la peine que j'y revienne un jour.
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Par nath009, le 15/07/2011
3096 jours de
Natascha Kampusch
"En se fondant sur des crimes comme celui que j'ai subi, la société construit, en noir et blanc, les catégories du bien et du mal qui lui permettent de tenir debout.Il faut que le bourreau soit une brute pour pouvoir rester soi-même du bon côté. Et la victime doit être brisée et le rester, afin que l'externalisation du mal puisse fonctionner."
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Par adel310, le 18/05/2011
3096 jours de
Natascha Kampusch
Aujourd'hui, quatre ans après mon évasion, je peux respirer et me consacrer au chapitre le plus difficile du travail: tirer un trait sur le passé et regarder devant moi.
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Par nath009, le 15/07/2011
3096 jours de
Natascha Kampusch
"ma seule marge de manœuvre était de lui pardonner ses gestes. Cet acte de pardon me rendit le pouvoir sur ce que je vivais et me permit de m'en accommoder. SI j n 'avais pas instinctivement adopté cette attitude j'aurais peut-être sombré dans la colère ou la haine. Par le pardon je repoussais ses actes loin de moi. IL ne pouvait plus me rabaisser ou me briser, puisque je les lui avais déjà pardonnés"
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Par pika50, le 04/07/2011
3096 jours de
Natascha Kampusch
Ce qui me coupa le souffle fut la démesure totale de l'agressivité exprimée par cet homme. C'était le seul être humain dans ma vie, j'étais complètement dépendante de lui. Cet accès de fureur menaçait mon existence même, je me sentais comme un chien battu qui ne mord pas la main qui le bat parce que c'est la même qui le nourrit.
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3096 jours de
Natascha Kampusch
L'un des livres sur les étagères du salon auquel Priklopil tenait était Mein Kampf d'Adolf Hitler. Il parlait souvent et avec admiration du Führer. ” Il a eu raison de gazer les Juifs”, disait-il. Son idole était Jörg Haider, le leader d'extrême-droite du FPÖ. Priklopil pestait volontiers contre les étrangers, qu'il appelait dans l'argot de Donaustadt “Tschibesen” - un mot que j'avais entendu dans les tirades racistes des clients de ma mère. Lorsque le 11 septembre 2001, les avions foncèrent sur le World Trade Center, il se réjouit intérieurement : il voyait attaquées la “côte Est américaine” et la “juiverie internationale”.
Même si je doutais des ses postures nazies - elles sonnaient faux, comme des grandes paroles bêtement répétées -, il y avait quelque chose dont il était profondément convaincu : j'étais pour lui quelqu'un dont il pouvait disposer selon son bon vouloir du moment. Il se prenait pour un être de la race des seigneurs. J'étais l'être de seconde classe.
Le Livre de Poche n° 32229 p189.
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3096 jours de
Natascha Kampusch
A l'époque, je commençai à m'écrire quelques messages. Lorsque les choses sont couchées noir sur blanc sur le papier, elles deviennent plus tangibles. Elles atteignent un niveau auquel l'esprit peu plus difficilement échapper, elles sont devenues réalités. A partir de ce jour, je notai chaque mauvais traitement, sobrement et sans émotion. J'ai ces notes aujourd'hui encore, certaines sont couchées sur un simple bloc d'écolier de format A5, dans une belle écriture soignée. J'en ai écrit d'autres sur une feuille verte A4 aux lignes serrées. Aujourd'hui comme hier, ces notes ont le même but, car même a posteriori les petits moments positifs de ma captivité me son,t plus présents à l'esprit que l'incroyable cruauté à laquelle je fus soumise pendant des années.
Le Livre de Poche n° 32229 p. 251
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Par fmouro39, le 23/01/2012
3096 jours de
Natascha Kampusch
Incroyable ce qu'elle a vécu, une histoire vraie poignante, un livre avec pleins d'émotions, j'aime beaucoup sa façon d'écrire, c'est vraiment bouleversant, un grand bravo d'avoir eu le courage d'écrire cet ouvrage.