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Par Theoma, le 18/05/2012
Karen et moi de
Nathalie Skowronek
Cela fait longtemps que Karen est entrée dans ma vie. J’étais déjà familière de son aventure africaine, de Denys et de Bror, les hommes de sa vie, de son attachement aux animaux, et puis, il y a peu, j’ai ressenti un besoin impérieux de revenir vers elle. Moins pour elle que pour moi, à dire vrai. J’ai commandé sa correspondance sur un site de vente en ligne, j’étais pressée de la retrouver, et la couverture du livre me plaisait : elle rappelait celle du Marin de Gibraltar, dans une de ses versions anciennes.
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Par Nadael, le 15/09/2011
Karen et moi de
Nathalie Skowronek
Je le porte en moi, ce livre que je voudrais écrire. Je voudrais raconter la vie de Karen Blixen. Cette femme me parle. Karen est ma sœur, son chemin est le mien. Je voudrais dire ses désirs, ses épreuves, son besoin d'exister. Tracer les contours de ce qui l'amène à créer. J'ai l'impression qu'en parlant d'elle j'arriverai à parler de moi. Je suis lasse, lasse de mentir. Et, comme Karen, j'ai l'espoir que l'écriture pourra me sauver.
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Par Nadael, le 15/09/2011
Karen et moi de
Nathalie Skowronek
L'âme de Karen est un yoyo. Elle s'enroule, se déroule, monte et redescend. Ca l'épuise, ça l'éreinte, c'est plus fort qu'elle. Ses joies débordent et sont communicatives, elle est l'énergie, elle est le feu ; ses colères explosent et atteignent quiconque s'y frotte, les murs tremblent, les yeux se font assassins.
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Karen et moi de
Nathalie Skowronek
À la lumière d'une lampe de poche, je lisais La Ferme africaine et elle c'était moi et moi j'étais elle.
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Karen et moi de
Nathalie Skowronek
Je déploie de grands efforts pour ne rien laisser paraître de mon agitation ; souvent j'y parviens, je réussis à garder une humeur égale, mais je me sens de plus en plus en danger. Comme si j'étais hors du mouvement. Étrangère à ce qui se déroule sous mes yeux. Il y a eux, la famille, mon mari, les amis, et il y a moi. C'est un sentiment pénible.
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Karen et moi de
Nathalie Skowronek
J'ai l'impression qu'en parlant d'elle j'arriverai à parler de moi.Je suis lasse, lasse de mentir. Et, comme Karen, j'ai l'espoir que l'écriture pourra me sauver.
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Karen et moi de
Nathalie Skowronek
près,ne lui restera qu'à revivre éternellement cet effondrement de l'enfance. Interminable chute. Plaie lancinante.
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Nathalie Skowronek
À la lumière d'une lampe de poche, je lisais La Ferme africaine et elle c'était moi et moi j'étais elle.