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Tonton Clarinette de
Nick Stone
En émergeant de l'avion, Max fut saisi par la chaleur irrespirable qui se plaqua sur lui telle une couverture, si lourde que la petite brise qui soufflait était impuissante à la déloger ou même à la soulever. A côté de ça, les pires canicules de Floride paraissaient frisquettes.
Il descendit la passerelle sur les talons de Wendy, son gros sac de voyage à la main, les poumons envahis par ce qui était moins de l'air que de la buée, et se mit aussitôt à transpirer par tous les pores de sa peau.
Côte à côte, ils emboîtèrent le pas aux autres passagers qui se dirigeaient vers le terminal. Wendy remarqua le visage congestionné de Max et son front luisant de sueur.
« Félicitez-vous que ça ne soit pas l'été ! lui lança-t-elle. Imaginez-vous en Enfer en manteau de fourrure et vous aurez une idée de ce que c'est ici ! »
Répartis par groupes de dix sur les pistes, des marines, manches retroussées, chargeaient des caisses et des cartons dans des camions, relax, décontractés, prenant tout leur temps. L'île était à eux pour toute la durée qu'il leur plaisait.
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Tonton Clarinette de
Nick Stone
Vu du ciel, Haïti ressemble à une pince de homard dont on aurait croqué le meilleur – le gros bout charnu. Après Cuba, si verdoyante, et toutes les autres petites Antilles qu'ils avaient survolées, l'île avait quelque chose de totalement incongru. A voir ses paysages arides et comme décapés à l'acide et ses sols couleur rouille rouillée, c'était à se demander s'il y poussait des arbres ou de l'herbe. Lorsque l'avion passa au-dessus de la zone frontalière avec la République dominicaine voisine, le tracé de la ligne frontière entre les deux États sauta aux yeux de Max, aussi net que sur une carte de géographie : d'un côté, un désert sec comme un vieil os, de l'autre, une oasis luxuriante.
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Par line70, le 27/06/2011
Tonton Clarinette de
Nick Stone
On ne guérit jamais complètement d'une dépendance. Même si on s'en garde toute sa vie, l'envie est toujours présente, elle vous poursuit, vous accompagne et vous guette, prête à vous rattraper au moindre faux pas. Mieux vaut rompre avec une habitude quand les hauts sont plus nombreux que les bas et que le plaisir est encore plus intense que la douleur. De cette façon, on ne conserve que les bons souvenirs et pas de regrets, comme pour les rencontres de vacances.
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Tonton Clarinette de
Nick Stone
Il avait une vision très claire de son avenir, d'ici un an ou deux. Il habiterait un meublé miteux au papier peint pollué, envahi de hordes de cafards pugnaces, avec, placardée au dos de la porte, une liste de consignes draconiennes en espagnol boiteux, écrites à la main par un proprio à demi illettré