Par becdanlo, le 24/11/2009
Hyrok
de
Nicolaï Lo Russo
Un étrange destin que celui de Louison Rascoli. Photographe de mode, il va connaître le plein feux des sunlights, mais aussi l'ombre de l'échec. La dégringolade semble inéluctable et curieusement on a plaisir à le suivre, car son histoire paraît authentique, semblable à la vraie vie. Son amour compliqué avec Vio est lui aussi emprunt de catastrophes.
Hyrok renoue quelque part avec le cinéma réaliste italien. On y verrait bien le jeune Reggiani dans le rôle de Louison et un Moustaki en verve pour lui écrire les paroles d'un Mylord où « une fille du port, une ombre de la rue », le prendrait dans ses bras.
On aime le Louison, car il est comme une part de nous, celle qui n'a pas eu de chance, celle pour qui il n'y a pas vraiment de faute sinon d'être né sous la mauvaise étoile des destin tragiques.
On ne doit pas parler de la fin, alors n'en parlons pas... sinon que le bouquet final est une apothéose.
Hyrok, un livre qui nous fait découvrir l'art photographique... éminemment technique mais aussi le sang, le sperme, la sueur et les larmes d'un homme piégé dans notre société de l'apparence...
Hyrok est le septième livre de la collection M@nuscrits de chez Léo Scheer. Une expérience unique qui consiste à promouvoir de jeunes auteurs issus du net.
Lien : http://www.leoscheer.com/spip.php?article2007