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Par Tomie, le 03/04/2012
Les veilleurs de chagrin de
Nicole Roland
Je ne pouvais supporter l'idée qu'il était trop tard pour tenter de nous apaiser, pour dire à ma mère : "je t'aime. Ne t'inquiète pas, j'ai tout oublié" Trop tard pour la tenir dans mes bras, la bercer, sentir battre son cœur.
Je lui prenais la main, elle se dégageait d'une secousse et recommençait à marcher, comme une automate, d'un bout de couloir à l'autre.
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Par joedi, le 18/01/2012
Kosaburo, 1945 de
Nicole Roland
Si tu penses à sauver ta vie, mieux vaut ne pas partir en guerre.
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Par joedi, le 17/01/2012
Kosaburo, 1945 de
Nicole Roland
Et à mon tour j'inscrivais sur des rouleaux les maximes qui me façonnaient jour après jour : "Décidez-vous en l'espace de sept souffles." "Trébuchez et tombez sept fois, mais relevez-vous à la huitième."
J'avais pris la résolution de parvenir à la perfection. Je pouvais espérer désormais faire un jour l'expérience de l'illumination.
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Par Tomie, le 03/04/2012
Les veilleurs de chagrin de
Nicole Roland
Il semble que nous trouvions uniquement des squelettes. Nous savons qu'un corps se détruit très rapidement s'il est abandonné en surface ou enseveli à faible profondeur; plus il est enterré, plus il sera préservé
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Par joedi, le 17/01/2012
Kosaburo, 1945 de
Nicole Roland
Dès leur âge le plus tendre, on inculquait aux enfants les vertus du patriotisme ; on façonnait leurs petits corps, leurs esprits malléables de telle façon qu'ils soient prêts à servir une cause bien plus grande qu'eux : le dévouement absolu à l'empereur, leur dieu vivant.
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Par joedi, le 17/01/2012
Kosaburo, 1945 de
Nicole Roland
Il aimait la bonté, la vérité. Mais où étaient-elles ? Ce qu'il endurait à présent venait de leur absence, du pressentiment que la guerre, au lieu de rendre les hommes plus nobles, comme on le leur répétait sans cesse, pouvait en faire des chiens, empoisonner leur âme.
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Par joedi, le 17/01/2012
Kosaburo, 1945 de
Nicole Roland
La honte comme le repentir étaient, selon la Voie, comparables au fait de renverser un bol d'eau. Il suffit de vouloir réparer ses fautes, leurs traces s'effaçaient rapidement.
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Par joedi, le 17/01/2012
Kosaburo, 1945 de
Nicole Roland
Quand vous quittez votre toit, rappelait un vieux sage, vous pénétrez dans le royaume des morts ; quand vous quittez votre porte, vous rencontrez l'ennemi.
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Par joedi, le 17/01/2012
Kosaburo, 1945 de
Nicole Roland
Insensiblement, le code martial du samouraï refaisait surface - impitoyable - comme si mourir au combat était le comble de la perfection.