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Par Malaura, le 05/05/2012
L'Arbre parle de
Octavio Paz
Entre ce que je vois et dis,
entre ce que je dis et tais,
entre ce que je tais et rêve
entre ce que je rêve et oublie,
la Poésie.
Elle glisse
entre le oui et le non :
elle dit
ce que je tais,
elle tait
ce que je dis,
elle rêve
ce que j'oublie.
Elle n'est pas un dire :
elle est un faire.
La poésie
se dit et s'entend :
elle est réelle.
Et à peine je dis
« elle est réelle »
elle se dissipe.
Est-elle ainsi plus réelle ?
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Par mila0707, le 02/04/2013
Octavio Paz
" Contre le silence et le vacarme, j’invente la Parole,
la liberté qui s’invente elle-même et m’invente, chaque jour. "
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Par Malaura, le 20/05/2012
Liberté sur parole - Condition de nuage - Aigle ou Soleil ? A la limite du monde - Pierre de Soleil : poèmes de
Octavio Paz
Avec un morceau de charbon
Avec ma craie cassée et mon crayon rouge
Dessiner ton nom
Le nom de ta bouche
Le signe de tes jambes
Sur le mur de personne
Sur la porte interdite
Graver le nom de ton corps
Jusqu’à ce que la lame de mon couteau
Saigne
Et la pierre crie
Et le mur respire comme un sein.
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Par Malaura, le 22/05/2012
Liberté sur parole - Condition de nuage - Aigle ou Soleil ? A la limite du monde - Pierre de Soleil : poèmes de
Octavio Paz
Là où s’effacent les chemins, où s’achève le silence, j’invente le désespoir, l’esprit qui me conçoit, la main qui me dessine, l’œil qui me découvre.
J’invente l’ami qui m’invente, mon semblable; et la femme, mon contraire, tour que je couronne d’oriflammes, muraille que mon écume assaille, ville dévastée qui renaît lentement sous la domination des yeux.
Contre le silence et le vacarme, j’invente la Parole, liberté qui s’invente elle-même et m’invente, chaque jour.
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Par Malaura, le 21/04/2012
Liberté sur parole - Condition de nuage - Aigle ou Soleil ? A la limite du monde - Pierre de Soleil : poèmes de
Octavio Paz
Tu as tous les visages et aucun,
Tu es toutes les heures et aucune,
Tu ressembles à l'arbre et au nuage,
Tu es tous les oiseaux et un astre,
Tu ressembles au tranchant de l'épée
Et à la coupe de sang du bourreau,
Lierre qui avance, enveloppe et déracine
L'âme et la divise d'elle-même,
Ecriture de feu sur le jade,
Crevasse dans la roche, reine des serpents,
Colonne de vapeur, source dans le roc,
Cirque lunaire, pic des aigles,
Grain d'anis, épine minuscule
Et mortelle qui donne des peines immortelles.
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Par Malaura, le 07/05/2012
Liberté sur parole - Condition de nuage - Aigle ou Soleil ? A la limite du monde - Pierre de Soleil : poèmes de
Octavio Paz
Ecoute-moi comme on entend la pluie,
sans écouter, écoute-moi parler
les yeux ouverts sur l'intérieur,
assoupie, chaque sens en éveil,
il pleut, des pas légers, rumeurs de syllabes,
l'air et l'eau, paroles qui ne pèsent :
ce que nous étions, ce que nous sommes
les jours et les années, cet instant même,
temps qui ne pèse, lourde peine,
Ecoute-moi comme on entend la pluie...
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Par Malaura, le 18/05/2012
Liberté sur parole - Condition de nuage - Aigle ou Soleil ? A la limite du monde - Pierre de Soleil : poèmes de
Octavio Paz
Deux corps face à face
Sont parfois deux vagues,
Et la nuit est océan.
Deux corps face à face
Sont parfois deux pierres,
Et la nuit, un désert.
Deux corps face à face
Sont parfois racines
Enlacées dans la nuit.
Deux corps face à face
Sont parfois des couteaux,
Et la nuit, étincelle.
Deux corps face à face
Sont deux astres
Qui chutent en un ciel vide.
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Par Malaura, le 17/05/2012
Liberté sur parole - Condition de nuage - Aigle ou Soleil ? A la limite du monde - Pierre de Soleil : poèmes de
Octavio Paz
Les mots
Mets les mots dessus dessous,
attrape-les par la queue
qu’ils couinent, ces pourceaux,
fouette-les,
gave-les de sucre,
gonfle-les comme des ballons, crève-les,
gobe leur sang, suce leur moelle,
fais-les sécher, fais-les castrer,
piétine-les, coq vert galant,
cuisinier, tords-leur le cou,
déplume-les,
taureau, étripe-les,
bœuf, traîne-les dans la boue,
refais-les, Poète,
fais-leur avaler toutes leurs couleuvres.
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Par mila0707, le 15/05/2013
Octavio Paz
La solitude est le fond ultime de la condition humaine. L'homme est l'unique être qui se sente seul et qui cherche l'autre.
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L'Arbre parle de
Octavio Paz
Aimer, c'est peut-être apprendre
à marcher dans ce monde.
Apprendre à nous tenir tranquilles
comme le chêne et le tilleul de la fable.
Apprendre à regarder.
Ton regard est comme un semeur.
Il a planté un arbre.
Je parle
parce que tu fais trembler les feuilles.
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