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Par brigetoun, le 07/07/2010
Retour définitif et durable de l'être aimé de
Olivier Cadiot
Ça creuse, l'image se tord, se plisse comme de l'huile qui spirale une masse d'image en torsion comme avec le jouet où l'on centrifugeait les couleurs qui doit maintenant être au grenier perdu au milieu des cartons
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Par brigetoun, le 07/07/2010
Retour définitif et durable de l'être aimé de
Olivier Cadiot
Plongée dans les iris, iris, iris partout, le modèle est assis sur l'herbe, robe multi-tache, à pois, filtrage de trembles gigantesques, trouées de lumière, on aurait du mal à reconnaître un dalmatien sur cette pelouse tachetée d'ombre
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Par brigetoun, le 16/09/2010
Un mage en été de
Olivier Cadiot
Et chaque matin, qu'il pleuve qu'il vente, je me débats, et Dieu sait si cela est compliqué avec tout ce système de couvertures, couettes, courtepointes, oreillers et tout ce circuit obligatoire que l'angoisse doit suivre étape par étape pour se dissoudre, je me torture pour savoir s'il est possible d'être heureux. Ou quelque chose d'approchant.
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Par brigetoun, le 07/07/2010
Retour définitif et durable de l'être aimé de
Olivier Cadiot
Après chasseur, il fera artiste dans la post-compagne, installateur de jardins avec réserve naturelle, ménagerie maison, observatoire à poissons enterré dans l'étang, télescope pour photographier les mouches à 3 km
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Par brigetoun, le 16/09/2010
Un mage en été de
Olivier Cadiot
Installons nous sur le haut du pré qui domine l'eau, à plat-ventre pour regarder la scène, diminuons l'impact de cette image traumatique, réduisons. Le drakkar est plus petit, c'est une barcasse, un canoë, remplacez les chevaux par un petit teckel qui gronde à l'avant, deux hommes âgés, pas habillés en tenue de sport, sans gilets de sauvetage orange, plutôt trappeur involontaire, casserole, vieux sacs La Hutte 1934 à lanières de cuir, rament en silence, on s'approche en accéléré de la fin du XXe siècle.
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Par brigetoun, le 18/12/2011
Retour définitif et durable de l'être aimé de
Olivier Cadiot
C’est là où on devrait pouvoir s’installer un endroit vivable possible, se faire une chambre dans l’ex-bûcher ou dans la cage de verre de la comptabilité du garage, là où personne n’avait encore dormi, il neige, endroit idéal pour s’en sortir en douceur en transformant les vieilles choses en bien, il neige, hiver en avant comme avant, on chante, oh vaches loin ohé, etc., blues en carton, il neige encore, on est bien.
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Par brigetoun, le 16/09/2010
Un mage en été de
Olivier Cadiot
Je me colore : je choisis le rose ancienne n°57, pas assez couleur chair, très bien, j'ai tout un catalogue, je me marbre légèrement, je choisis une carnation Titien mal photocopié. Je m'enroule dans une tapisserie, comme dans un drap plissé sur lequel on projette un film en plein air, je me drape de rivière, ou d'une toile de nymphéa à taille de ruisseau, une tapisserie couleur gué. Je suis ton sur ton.
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Par brigetoun, le 16/09/2010
Un mage en été de
Olivier Cadiot
Et le matin par paliers, ouf, ça ira, pffffuit, vous êtes guéri de tout, si c'est ça, ouf c'est merveilleux, je crie, oh je chante, je suis en contre-chant, je suis guéri, je suis la deuxième voix, au-dessus, en-dessous, basse continue, ah, je descends, grave, très grave, lié, ça ondule, doucement, comme ça, un enroulement de comparaisons douces, les chants les plus connus mélangés aux sentiments uniques.
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Par brigetoun, le 07/07/2010
Retour définitif et durable de l'être aimé de
Olivier Cadiot
Le type qui ressemble à Peter Sellers, pantalon mou, mocassins à glands, à l'est, la femme très parfumée, à chignon vertical blanc, neige, maquillage bleu-vert, au nord, le gros homme rouge à moustache armée des Indes encore jamais vu au sud, et un tout petit type maigre, très blanc, petits yeux rouges très rapprochés, fait le mort
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Par brigetoun, le 16/09/2010
Un mage en été de
Olivier Cadiot
Le seul danger c'est qu'un dingo se réincarne en vous sans prévenir.
Mais vous êtes déjà mort, ouf.
Une série de gens plongent les uns dans les autres, et se dévorent. Je suis la chair du serpent mangée par le serpent. Comme ça je suis éternel.
Quelle horreur.