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Par Bartimeus, le 07/01/2011
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
- Mais j'ai tout le temps peur. J'arrive pas à dormir. Dès que je ferme les yeux, je revois Roderic. Il grimaçait comme le diable. De son pantalon, il avait sorti une... une espèce de saucisse... monstrueuse !
- Ça n'a aucun rapport. Vous voyez bien, elle a tout compris de travers : elle a huit ans à peine !
Et Isa, elle pleurait, elle disait que non, qu'elle voulait pas, qu'il avait pas le droit. Mais lui, il s'en fichait. Il lui a déchiré sa robe. Et elle s'est mise à crier, avec des sanglots terribles. Alors il lui a mis ce truc entre les cuisses. Et elle a poussé un cri aigu... Si aigu...
- Chut, chut, Petite Muguet... C'est fini maintenant. C'est fini...
Non ! C'est pas fini. Ce sera jamais fini. Il revient toutes les nuits. Il m'écarte les jambes avec cet affreux machin. Ha !... Et il me l'enfonce dans le ventre. Haaa ! Et moi je veux pas ! Je veux pas ! Ooooh !...
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Par Bartimeus, le 31/10/2010
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
Innervée, la nuit était féale aux urgences tactiles. Juste allégation mais aussi intuition sereine : évitant toute introduction qui utiliserait et trahirait en retour une nécessité si usuelle - jolie écervelée, tentée car authentiquement religieuse -, une nonne excitée priait et rougissait sans oser nier ni aimer l'irrépressible torpeur érotique déployée en polissant assidument son sexe émoustillé. Toutefois, oubliant une jouissance ou une récompense si libératrice, elle se laissait masturber innocemment, tremblante et soumise, dans une nouvelle et craintive assiduitétorpide. Effarante gloriole onaniste, risible intensité expiatoire.
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Par Bartimeus, le 31/10/2010
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
La région exotique trouve sa délimitation dans la présence frontalière de gardiens inusités : deux cadavres aux orbites creuses assis côte à côte, joints par les épaules comme de siamois jumeaux ; l'un d'eux porte une pancarte mentionnant, écrit au sang caillé : « Bienvenue ! »
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Par Bartimeus, le 31/10/2010
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
Sam, c'est mon fils. Il a eu trois ans bientôt. Je suis son vrai père, je l'ai adopté.
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Par Bartimeus, le 31/10/2010
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
L'enfant dans son plus simple appareil sentit une diarrhée tellurique glisser le long de ses jambes maigres et inonder abondamment le parquet alentour.
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Par Bartimeus, le 07/01/2011
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
Si votre employeur vous fait appeler et vous félicite pour votre rendement, répondez-lui d'une façon insultante, puis giflez-le.
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Par Bartimeus, le 31/10/2010
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
Postillons intempestifs, perruques inconvenantes, anachronismes revendiqués : déclencheurs d'hilarités sporadiques.
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Par Bartimeus, le 30/10/2010
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
Elle joue à être moi : poupée de givre, poupée de sang. Dans l'espace au-delà du miroir, je la vois toucher aux livres, aux meubles, aux bibelots, pour en apprivoiser la forme et la texture.
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Par Bartimeus, le 07/01/2011
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
Au revoir, Monsieur... Vous sur une rive, nous sur l'autre, nous resterons des étrangers. Absolus, inconciliables... Dieu lui-même ne pourrait y remédier.
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Par Bartimeus, le 07/01/2011
Le jardin schizologique de
Olivier Noël
Sur la route, apportez de l'eau et un peu de nourriture. Avoir toujours une bouteille d'alcool dans la boîte à gants et boire au goulot en conduisant. Fumer du hachisch huileux est optionnel et, en vérité, son usage n'est pas recommandé avant de foncer à 240 km/h dans un quartier résidentiel.