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Les nuits froides de
Olivier Vigna
• Et les critiques,
“dans l’univers partial de pisse-froid, pourfendeurs proclamant la loi que veut leur goût, saigneurs arc-boutés à leur vision du Beau, arrimés aux oukases qui assurent leur gloire et nourrissent des comptes réchauffant leur saint-siège et à l’aune desquels ils mesurent leur beauté, comme au miroir, la Reine.”
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Les nuits froides de
Olivier Vigna
• Avec les Taxis
“Paul en acheta dix [ticket de métro…], de quoi se déplacer dans une capitale où les taxis calculent, sélectionnent les gens, leurs quartiers et leurs courses, conscients que leur pouvoir né de leur petit nombre est en droit de nourrir une rente enviable : revanche sur les gros, les touristes et les veuves.”
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Les nuits froides de
Olivier Vigna
“Piètre monde, le tien, dont j’ai senti l’effluve en te croisant parfois. Ruche fébrile, morne, courant toujours courant, active, insatiable, insatisfaite, bien dotée, bien nourrie, adjoint d’assistants et collaborateurs, tous jamais assez nombreux pour gagner un marché, attendant le suivant et la défaite un jour qui détruira l’équipe. Quelle vie, cher Tony, invisible, sans trace, sans souvenir, sans fleur ! Et quel bilan pour toi.”
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Les nuits froides de
Olivier Vigna
• Les restaurants
“Aux restaurants, les tables avaient mis leurs couverts en ordre de service, nappes blanches, chaises fières d’attendre les clients russes, anglais, espagnols, asiatiques, qu’importe, pâtes ou pizzas pour tous, beaujolais de l’année allongé d’eau, parmesan mélangé à des miettes de pain pilées par le patron, décongélations prestes pour les clients d’un soir.”
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Les nuits froides de
Olivier Vigna
“qu’on soit peintre ou pianiste, réfléchir au présent, c’est déjà en sortir” :