Critiques de P.D. James


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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 25/06/2011


    Meurtres en soutane Meurtres en soutane de P.D. James

    Adam Dalgliesh a le chic pour se trouver toujours au bon endroit et au bon moment. Après la mort suspecte d’un étudiant en théologie, et à la demande du père du disparu qui ne croit guère à la thèse officielle de l’accident, il est chargé par sa hiérarchie d’enquêter officieusement sur les circonstances de cette mort. Il se rend donc sur les lieux, qu’il a bien connus dans sa jeunesse pour avoir fréquenté le collège St-Anselm. Peu de temps après, un archidiacre susceptible d’avoir beaucoup d’ennemis est assassiné dans l’église du collège, et Adam Dalgliesh est alors officiellement chargé de l’enquête.
    P.D. James confirme une fois de plus son incontestable talent d’écrivain de romans policiers, qui à mon avis la situe très loin devant toutes les prétendues « reines du crime » anglo-saxonnes et autres émules d’Agatha Christie. Anoblie en 1990, la baronne dépasse toutes les reines ! Sans doute son passé de magistrate à la section juridique de la brigade criminelle y contribue.
    Les points forts de P.D. James sont toujours les mêmes : la crédibilité de l’enquête policière, due à sa parfaite connaissance du milieu (au choix : policier, ecclésiastique, scolaire, médical, ici les quatre à la fois), l’écriture d’un scénario sans faille, le style et le vocabulaire haut de gamme, la subtilité des analyses psychologiques et des relations entre personnages, héros récurrents (le commandant Dalgliesh et son équipe) ou personnages secondaires, toujours très fouillés, sans oublier le sens de la mise en scène, l’utilisation des lieux, des décors et des ambiances.
    Le collège de théologie anglicane est une vieille et sinistre bâtisse Tudor surplombant la mer, perchée au bord d’une falaise et isolée par la tempête (un arbre est tombé pendant la nuit sur la seule route praticable, interdisant tout accès), le cadre est idéal pour un huis clos policier.
    Dans le présent roman, Adam Dalgliesh se remémore, non sans une certaine nostalgie, les années oubliées de sa jeunesse, son père, ses premiers séjours à St Anselm et sa rencontre avec une amie de vacances… Le côté « fleur bleue » du policier-poète contrebalance la froide efficacité du professionnel endurci et pourfendeur de criminels, et revient en force à la fin du roman, avec une rencontre improbable bien que secrètement espérée, qui pourrait dans les prochains romans permettre à Adam Dalgliesh de tourner la page de son passé.

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    • Livres 4.00/5
    Par MissLeo, le 14/03/2012


    Death Comes To Pemberley Death Comes To Pemberley de P.D. James

    Derbyshire, octobre 1803.
    Six ans après avoir remisé leur orgueil et leurs préjugés et convolé en justes noces, Elizabeth et Fitzwilliam Darcy, heureux parents de deux beaux enfants, coulent des jours paisibles dans leur vaste et beau domaine de Pemberley. Alors qu'ils se préparent à accueillir leur voisins et amis à l'occasion du traditionnel bal d'automne, un événement pour le moins inattendu va venir perturber cette petite vie bien ordonnée. Qui oserait troubler la paix et la quiétude de nos deux charmants tourtereaux, si ce n'est la toujours gracieuse Lydia Wickham ? Hystérique et échevelée, la voici qui déboule sur le perron de la famille Darcy, hurlant à qui veut l'entendre que son mari, ce vil et odieux séducteur, a été assassiné par son ami Denny. A moins que ce ne soit l'inverse...


    L'opinion de Miss Léo :

    Avant toute chose, quel plaisir de retrouver les personnages inventés par Jane Austen ! P.D. James parvient à recréer cet univers de papier le temps d'un prologue très réussi et plein d'ironie, que l'on croirait presque écrit par Jane Austen elle-même. Je n'ai pas (encore) lu les autres "suites" d'Orgueil et Préjugés, mais je crains que leurs auteurs n'aient pas le talent littéraire de la grande Phyllis, laquelle ne m'a encore une fois pas déçue, bien qu'elle aille sur ses 92 ans. La suite du roman, plus classique dans la forme, nous plonge au coeur d'une intrigue policière au dénouement satisfaisant, au cours de laquelle on suit avec plaisir le devenir de ces personnages si familiers. Un petit regret cependant : Elizabeth n'est pas assez présente à mon goût. Death Comes to Pemberley marque par ailleurs mes retrouvailles avec l'Old Bailey, célèbre tribunal londonien bien connu des lecteurs de romans policiers victoriens (fans d'Anne Perry, c'est à vous que je m'adresse). N'ayant pas du tout cherché à deviner l'issue de l'enquête, j'ai été agréablement surprise par le coup de théâtre final, qui donne un nouvel élan au roman dans la toute dernière partie.

    P.D. James ne s'est cependant pas contentée de bâtir une banale histoire de meurtre autour de l'univers d'Orgueil et Préjugés. Sa démarche est toute autre. En effet, qui ne s'est jamais demandé ce que pouvaient bien devenir Charlotte Lucas ou Georgiana Darcy APRES les événements relatés dans P&P ? P.D. James apporte une réponse à cette question cruciale, et nous propose de découvrir les trajectoires de plusieurs protagonistes du roman original. Procédé parfois un peu artificiel, au charme duquel je me suis cependant totalement laissée prendre. Les nouveaux personnages créés par la romancière sont quant à eux parfaitement crédibles (je pense notamment au jeune avocat Henry Alveston, qui trouve tout naturellement sa place auprès des Darcy, Bingley et autre Colonel Fitzwilliam).

    Cerise sur le gâteau : on découvre au fil de la lecture quelques clins d'oeil amusants, qui ne manqueront pas de réjouir le lecteur austenien. On apprend ainsi que George Wickham a travaillé pour le père d'Anne Eliott, héroïne de Persuasion ! Emma Knightley et Harriet Smith font également une apparition dans les toutes dernières pages. P.D. James établit ainsi une certaine complicité avec son lecteur, et on devine sans peine l'affection qu'elle-même porte à l'oeuvre et à la plume de Jane Austen.

    Vous l'aurez compris, ce roman est pour moi un coup de coeur, dans un registre léger et sans prétention.

    Un bel hommage, à lire absolument si vous aimez Orgueil et Préjugés. :-)


    Lien : http://leslecturesdeleo.blogspot.com/2012/03/death-comes-to-pemberley-pdjames...

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    • Livres 4.00/5
    Par wictoria, le 27/09/2008


    Le phare Le phare de P.D. James

    L'histoire :
    Au large de la Cornouailles, une île privée, Combe Island, offre à certaines personnalités un havre de paix "anti-stress", et selon le statut de la fondation, nul, à part les résidents, les saisonniers, ainsi que ceux qui y sont nés a le droit d'y mettre les pieds.

    Lire la suite :
    http://monbiblioblog.blogspot.com/2007/03/le-phare.html

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    • Livres 3.00/5
    Par Aline1102, le 11/03/2012


    Les Meurtres de la Tamise Les Meurtres de la Tamise de P.D. James

    C'est une très bonne analyse de ces deux meurtres plus que sordides que nous offre l'une des reines du crime britannique.

    P.D. James commence par nous parler du quartier de l'Est londonien où les drames ont eu lieu. Elle en détaille la géographie et explique en quoi celle-ci a permis aux meurtriers de passer inaperçus: petites rues sombres, foule se baladant jusque tard dans la nuit et dans laquelle il est facile de se fondre, proximité du port où l'incessant ballet des navires permet aux personnages les plus suspects de disparaître pour quelque temps en s'engageant comme membre d'équipage.

    Cette descripiton donne tout de suite le ton de l'ouvrage: on ressent ce quartier comme un endroit peu sûr et mal fréquenté, d'autant plus qu'à l'époque, aucune police officielle n'est là pour veiller sur la tranquillité de ses habitants. Seuls de vieux veilleurs participant au guet organisé à l'époque parcourent les rues d'heure en heure.

    Le sous-titre de l'ouvrage, Une enquête historico-policière, est donc bien adapté, puisque P.D. James se lance dans une véritable histoire des forces publiques et du système judiciaire du début du XIXe siècle. C'est ainsi que l'auteure nous explique qu'au manque de police organisée s'ajoute l'absence de magistrats professionnels. En 1811, les magistrats sont des poètes, des écrivains ou autres, qui siègent comme juges lorsqu'on a besoin de leurs services. Mais ces malheureux sont bien incapables de remplir une charge aussi importante et difficile...

    Ce manque de professionnalisme des enquêteurs, ajouté à l'ambiance relativement glauque de l'East End de 1811 fait froid dans le dos, car on se rend compte qu'il ne faisait pas bon être victime d'une agression quelconque dans le coin, personne n'étant capable de retrouver l'agresseur.

    L'amateurisme des responsables de la sécurité du quartier explique l'absence de solution satisfaisante aux meurtres de Marr et des Williamson, les deux familles massacrées dans leurs commerces en décembre 1811, à quelques jours d'intervalles. Les magistrats hésitent, réfléchissent, arrêtent des suspects qu'ils finissent par libérer, n'analysent pas suffisamment le peu d'éléments de preuve à leur disposition, évitent de creuser les témoignages de personnes qui semblent leur cacher des informations essentielles... Jusqu'au jour où ils finissent tout de même par arrêter un certain John Williams, qui finira pendu dans sa cellule avant d'être jugé...

    Selon P.D James et Critchley, Williams n'était même pas coupable du meurtre de ces deux familles; bien au contraire, puisque de nombreuses preuves et quelques témoignages, s'ils avaient été analysés avec plus de pertinence, auraient prouvé l'innocence de cet homme. Et les auteurs de l'ouvrage vont même plus loin en affirmant que Williams ne s'est pas suicidé: d'après P.D. James, le présumé coupable aurait été pendu par quelqu'un ayant peur d'être dénoncé... Cette accusation est d'ailleurs très sérieuse, puisqu'elle suppose une complicité du gardien de la cellule de Williams; et cela ne fait qu'ajouter au sentiment de malaise que l'on ressent à la lecture des détails de l'enquête. Les documents utilisés par les auteurs donnent l'impression d'une énorme machination, comme si les magistrats subissant la pression de la fureur populaire, avaient absolument voulu trouvé un coupable, quitte à accuser le premier venu. En somme, entre le massacre des deux familles et l'accusation d'un innocent, c'est presque comme si les habitants de l'East End, quartier défavorisé, pouvaient être considérés comme des éléments négligeables de la vie londonienne, dont la ville et ses responsables pouvaient très bien se passer... Effrayant!

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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 03/02/2012


    Les Fils de l'homme Les Fils de l'homme de P.D. James

    Dans cet étonnant roman, P.D. James imagine une Angleterre du futur gagnée par un fléau : La stérilité humaine. En l'an 2021, cela fait un quart de siècle (depuis l'année Oméga) qu'aucun bébé n'a vu le jour. Les vieillards sont acculés au désespoir et au suicide, et l'ultime génération de jeunes est belle, mais violente et cruelle. Le reste de la population s'accroche à une forme de normalité sous l'autorité absolue de Xan Lyppiatt, dictateur charismatique et gouverneur d'Angleterre. Dans cette atmosphère sinistre, Theo Faron, historien à l'université d'Oxford et cousin du gouverneur, mène une vie solitaire, centré sur lui-même. Un soir, au service religieux de Magdalen, il rencontre par hasard une jeune femme, Julian, membre d'un groupuscule clandestin qui s'est donné pour but de défier le pouvoir du gouverneur. La vie de Theo bascule dans le drame, et il se voit confronté à des scènes d'horreur presque inimaginables. C'est alors que Julian lui annonce une nouvelle stupéfiante....
    un roman dont le point de départ n'est pas du tout irréaliste, et c'est bien ce qui nous interpelle...

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    • Livres 5.00/5
    Par garance49, le 31/10/2011


    Par action et par omission Par action et par omission de P.D. James

    Je le relis en anglais, de nouveau avec le même plaisir. Le commandant Dalghiesh est toujours sérieux et intimidant. Il y a tjs un personnage que je voudrais être pour son aptitude à profiter voluptueusement de la vie; dans ce roman, c'est Alice Mair . Encore une histoire étrange de fratrie comme dans "mort d'un expert". Chaque personnage semble vivant et réel même si il ne fait que traverser rapidement le roman.
    L'intrigue policière est pas mal, la victime est peu aimable, et il y a plusieurs intrigues qui s'entrecroisent, ce qui oblige à une lecture attentive.
    Je lis une dizaine de pages chaque soir, et, à chaque fois, j'ai l'impression en refermant mon livre, d'avoir pris une bonne tasse de thé , en humant l'air de la Côte anglaise...

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    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 11/09/2010


    Une Mort Esthetique Une Mort Esthetique de P.D. James

    Adam Dalgliesh malgré des années passées au service de PD James, est toujours fringant et plus jeune que jamais, sans doute un avantage de la littérature !
    Ce nouvel opus de la plus british des auteurs de polar est de bonne facture même si ce n’est pas la meilleure de ses enquêtes.
    Rhoda Gradwyn, journaliste d’investigation qui s’est fait de nombreux ennemis en raison d’une plume trempée dans le vitriol, est dans la salle d’attente d’un chirurgien plasticien célèbre pour faire disparaître de son visage une vilaine cicatrice.
    Le docteur Chandler-Powell lui propose de l’opérer dans son château transformé en clinique haut de gamme. Intervention délicate certes mais des soins prévenants sont promis et un séjour dans l’un des plus beau manoir du Dorset.
    Pourtant lorsqu’elle est retrouvée étranglée dans son lit, alors que l’opération a été un succès, chacun devine que ce sont des suites opératoires tout à fait anormales.
    Voilà Adam Dalgliesh et ses deux fidèles lieutenants, Kate Miskin et Francis Benton, à l’oeuvre. Tout les membres de l’équipe médicale seront suspectés, mais d’autres personnes pouvaient souhaiter la disparition de Rhoda.
    Les péripéties ne manquent pas mais ce qui fait la marque de PD James c’est son habileté à peindre des personnages, à créer une atmosphère.
    Elle détient l’art de nous faire interroger sur les destins de ses personnages et sur les limites parfois subtiles entre innocence et culpabilité.

    Retrouver PD James est toujours un plaisir, son style est élégant, elle a l’art de vous mettre en condition, et même si je plaisante sur l’âge de Dalgliesh je suis toujours ravie de le retrouver. Elle aime les lieux pittoresques et celui de Cheverell Manor et ses pierres hantées par une sorcière de déroge pas à la règle. Préparez vous une bonne tasse de thé, quelques sandwiches aux anchois et en avant.
    Pour vous mettre en appétit et sans trahir le suspens, le premier paragraphe de livre :
    « Le 21 novembre, jour de ses quarante-sept ans, trois semaines et deux jours avant son assassinat, Rhoda Gradwyn se rendit à son premier rendez-vous avec son spécialiste de chirurgie esthétique. Ce fut là, dans un cabinet médical de Harley Street destiné, semblait-il, à inspirer confiance et à dissiper toute appréhension, qu’elle prit la décision qui allait inexorablement conduire à sa mort. »


    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2009/05/04/une-mort-esthetiqu...

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    • Livres 3.00/5
    Par Stephie, le 02/07/2009


    Une Mort Esthetique Une Mort Esthetique de P.D. James

    J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur que je ne connaissais pas. J'ai aimé suivre la future victime sur une centaine de pages, avant que n'ait lieu le meurtre. J'ai trouvé que cela changeait et offrait d'autres perspectives au lecteur. En effet, la mort de Rhonda est d'autant plus touchante que l'on a vécu avec elle ses derniers moments.
    Cependant, bien que je n'aie eu à aucun moment l'envie de l'abandonner, je n'ai pas accroché avec le personnage de Dalgliesh que je trouve trop lisse à mon goût. Je crois que j'aime davantage un Erlendur ou un Adamsberg, bien plus tourmentés, comme je les aime.
    Au niveau de l'intrigue, je trouve qu'il y a de bons moments, fort bien réussis ; puis quelques lenteurs. Je trouve que l'auteur attend parfois trop longtemps pour certaines révélations, ce que je trouve un peu déloyal vis-à-vis de l'enquêteur mais aussi du lecteur.


    Lien : http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2009/06/29/index.html

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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 06/05/2012


    Les Fils de l'homme Les Fils de l'homme de P.D. James

    Dans l’Angleterre de 2021, frappée de stérilité totale comme d’ailleurs tout l’ensemble de la planète, plus aucun bébé n’a vu le jour depuis un quart de siècle. La population vieillissante s’enfonce dans le désespoir. Les derniers « jeunes », surnommés les « Omégas », jouissent de tous les droits et font régner la terreur en toute impunité. Les gens survivent dans une ambiance digne de « 1984 » d’Orwell, sous l’autorité tyrannique du dictateur Xan Lyppiatt. Professeur d’Histoire désabusé et cousin de Xan, Théo Faron rencontre un soir une jeune femme, Julian, dont il tombe amoureux. Elle est membre d’un groupuscule clandestin, « les Cinq Poissons », qui défie naïvement le pouvoir et tente d’empêcher par des attentats l’organisation de « Quiétus », ces suicides collectifs et organisés de vieillards. Et soudain, elle lui apprend une nouvelle stupéfiante…
    Pour une fois, P D James abandonne le registre du policier ou du thriller au profit du roman d’anticipation. Le résultat est assez réussi. Un thème porteur : la stérilité et la disparition de la surface de la planète comme avenir inéluctable de l’Humanité. La baisse de la fertilité des hommes est déjà scientifiquement prouvée et cette vision de l’avenir n’a rien d’improbable. Après la surpopulation, la dépopulation et à terme l’extinction. Son exploitation semble toutefois un peu légère, les personnages peu intéressants et la fin décevante. L’intérêt réside plus dans le côté « conte philosophique » du livre. Il faut rendre justice au courage de l’auteure qui ne craint pas d’aborder les thèmes difficiles de l’eugénisme, de l’euthanasie, du totalitarisme et de la pensée unique. Cette situation catastrophique remet en selle toutes les horreurs nazies ! Le style un peu vieillot de celle qu’on a présentée en son temps comme la nouvelle Agatha Christie s’encombre de lourdeurs, de longueurs et de tunnels descriptifs qui n’apportent rien à l’histoire si ce n’est de la faire manquer parfois de rythme et de punch. Il n’en demeure pas moins que les catastrophes annoncées demeurent très plausibles et que ce bouquin oblige le lecteur à réfléchir à notre si fragile condition humaine.


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/

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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 24/08/2011


    Un certain goût pour la mort Un certain goût pour la mort de P.D. James

    Miss Emily Wharton est une vieille fille qui s'occupe régulièrement de l'entretien de l'église Saint-Matthew. Un jeune garçon de dix ans, Darren Wilkes, livré plus ou moins à lui-même, s'est attaché à Miss Wharton et l'accompagne dans ses balades.
    Jusqu'au jour où les deux amis vont découvrir dans la sacristie de l'église les cadavres égorgés de Sir Paul Berowne, aristocrate et ex-député, et de Harry Mack, clochard de son état.
    Adam Dalgliesh, commandant à Scotland Yard, et ses adjoints John Massingham et Kate Miskin vont être chargés de l'enquête qui va les mener aussi bien parmi l'aristocratie qu'au sein d'un groupuscule communiste révolutionnaire.
    Et le lecteur s'aperçoit rapidement que l'intrigue n'est qu'une excuse à P.D. James pour pouvoir au mieux cerner chacun de ses protagonistes auxquels elle s'attache longuement et dont elle nous livre des portraits parfaitement tracés et détaillés.
    Tous apparaissent meurtris de plusieurs failles, à commencer par Dalgliesh lui-même, héros récurrent de la romancière, qui se trouve de nombreux points communs avec Paul Berowne.

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    • Livres 0.00/5
    Par Aela, le 14/03/2011


    Meurtres en soutane Meurtres en soutane de P.D. James

    Une enquête complexe menée par le célèbre commandant Adam Dalgliesh. Il s'agit d'un meurtre d'un jeune élève dans un célèbre collège religieux où Dalgliesh lui-même a passé ses vacances dans sa jeunesse pendant plusieurs années.
    Une enquête qui va révéler des faits dérangeants: double vie des enseignants, des ecclésiastiques..
    Un des meilleurs livres de P.D. James, à mon sens.. qui nous permet d'explorer aussi le statut de l'église anglicane dans l'Angleterre d'aujourd'hui, et notamment ses prises de position sur l'ordination des femmes..

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    • Livres 5.00/5
    Par MyriamBachon, le 04/10/2010


    Une Mort Esthetique Une Mort Esthetique de P.D. James

    Je ne suis pas une fana de PD James (les descriptions souvent longues m'ennuient un peu) mais il faut reconnaître car elle a l'art du suspense et qu'elle est maître dans l'art de créer les atmosphères vieille Angleterre. On s'y croit, on y croit. Un très bon roman;

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    • Livres 5.00/5
    Par emmabis, le 09/09/2009


    Les Fils de l'homme Les Fils de l'homme de P.D. James

    je l'avais adoré à sa sortie (il y a une éternité, non?). Mais pourquoi diable ont-ils attendu si longtemps pour en faire un film (excellent par-dessus le marché)? Est-ce que Miss James pourrait nous en faire un autre comme cela, entre deux polars?

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    • Livres 0.00/5
    Par Nanon, le 28/07/2009


    Une Mort Esthetique Une Mort Esthetique de P.D. James

    L'entrée en matière du livre m'a parue vraiment trop longue...La première partie du livre soit 120 pages environ décrit le manoir et son histoire,pose tous les personnages, et s'attarde longuement sur la future victime (à mon avis beaucoup trop, j'aurai aimé en savoir plus sur elle tout au long de l'enquête, j'ai eu le sentiment que l'enquête ne m'apprendrait plus rien sur elle). Bref pendant toute la lecture de cette première partie, je me suis demandée quand allait enfin mourir cette fichue journaliste. L'écriture m'a parue empesée, pas assez moderne...donnant l'impression que l'action se déroulait dans les années 60. Peut-être suis-je habituée à des auteurs de polars plus contemporains?
    Je suis assez déçue pour le coup car j'avais beaucoup entendu parlé de cet auteur


    Lien : http://karineetmarion.canalblog.com

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    • Livres 5.00/5
    Par Giwago, le 28/07/2008


    Le phare Le phare de P.D. James

    Etant un lecteur inconditionnel d’Agatha Christie je me suis régalé avec ce roman. En étant audacieux, on pourrait dire qu’il s’agit de la version de P.D. James des Dix Petits de Christie : une île, un petit groupe de personnes coupées du monde, groupe dans lequel se trouve obligatoirement l’assassin, un victime que tout le monde détestait et dont chacun avait une raison particulière de vouloir voir la mort… Je pourrais continuer l’énumération pendant longtemps encore. Bref, je me suis complu dans l’atmosphère de ce livre : on est confronté au huis clos traditionnel de ce genre de livre, mais on se retrouve aussi enveloppé par l’atmosphère de cette île, sauvage et reposante.
    J’ai aussi beaucoup aimé dans ce livre la construction de l’intrigue, James n’a rien laissé au hasard, les personnages ont été merveilleusement bien dessinés. Il n’y a rien à jeter. J’ai passé de très bons moments en compagnie de ces presque 600 pages. J’en redemande…

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    • Livres 4.00/5
    Par adeissy, le 18/05/2012


    Le phare Le phare de P.D. James

    Pour les adeptes des 8 clos

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    • Livres 4.00/5
    Par Passionlectures, le 20/11/2011


    Death Comes To Pemberley Death Comes To Pemberley de P.D. James

    Alors que Darcy et Elizabeth coulent des jours heureux à Pemberley et préparent le grand bal annuel en mémoire de Lady Anne, la mère de Darcy, Lydia Wickham vient tout à coup bouleverser cet équilibre en arrivant à l’improviste et en hurlant que son mari a été tué. Darcy et le colonel Fitzwilliam partent à sa recherche dans les bois de Pemberley et le retrouvent au pied de son ami le capitaine Denny. Ce dernier est mort, et Wickham prononce ces mots fatidiques : « Il est mort ! C’était mon ami, mon seul ami, et je l’ai tué ! ». Bien sûr, tout Lambton sait par ailleurs que Wickham n’a jamais été le bienvenu à Pemberley depuis l’arrivée de Mrs Darcy… Ainsi commence l’intrigue que P.D. James a concocté pour nous dans l’univers d’Orgueil et préjugés.

    De l’enquête au procès, puis au dénouement, l’auteur nous entraîne avec Darcy dans les méandres de la justice de l’époque. Car c’est surtout lui dont il sera question dans ce livre, plus que d’Elizabeth, dont la place n’est pas aux côtés des policiers et des juges. L’auteur introduit de multiples références à Orgueil et préjugés, dont notamment un long prologue qui reprend toute l’histoire de Darcy et Elizabeth, vue par d’autres personnages que les héros, prologue qui rend parfaitement hommage à la langue et à l’humour de Jane Austen. A deux reprises aussi, P.D. James fait appel à des personnages d’autres romans de Jane Austen, et on ressent bien toute la joie complice qu’elle a dû éprouver en écrivant ces lignes. Mais l’écriture de P.D. James n’est pas un pastiche et on ne retrouve pas cet humour mordant pendant le reste du récit.

    L’intrigue en elle-même se tient, bien que P.D. James ait dû pour cela faire évoluer certains caractères par rapport à l’histoire originale, ce qui ne m’a pas du tout dérangé (sauf peut-être concernant Lady Catherine, qui s’est adoucie avec le temps). Les autres personnages créés par l’auteur, comme par exemple la famille Bidwell, depuis longtemps au service des Darcy, ou bien Mr. Alveston, jeune avocat londonien, sont très crédibles et leur caractère est tout à fait conforme à ce qu’on attendrait de l’époque et de leur situation. J’ai donc bien accroché à l’histoire et me suis laissée emmener jusqu’au dénouement, que je n’avais pas du tout envisagé (c’est sans doute dû à mon niveau d’anglais, parce P.D. James précise bien qu’elle a laissé des indices !!). En revanche, je me suis un peu ennuyée au milieu du livre, surtout parce que les auditions des témoins ont lieu une première fois à Lambton, puis à nouveau pendant le procès, certains discours sont donc redits à plusieurs reprises, et on a vraiment l’impression que l’intrigue n’avance pas. Mais il y a ensuite un retournement de situation, et je n’ai plus pu lâcher le livre jusqu’à la fin ! Bref, ce fut une lecture très agréable, surtout parce qu’on éprouve du plaisir à voir évoluer Darcy, Elizabeth, Jane et tous les autres avec le talent littéraire de P.D. James. Malgré un léger passage à vide, ce livre est donc mon dernier coup de cœur !


    Lien : http://passionlectures.wordpress.com/2011/11/20/death-comes-to-pemberley-p-d-...

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 20/04/2011


    Sans Les Mains Sans Les Mains de P.D. James

    Adam Dalgliesh, inspecteur de police londonien, rend visite à sa tante sur la côte du Suffolk. Il veut se changer les idées, les esprits, se mettre au vert, après une enquête particulièrement pénible. De plus il a à résoudre une affaire de cœur : doit-il épouser ou non Déborah ? Mais ces quelques jours qu’il s’octroie afin de faire sa mise au point sentimentale vont être perturbés par la découverte d’un cadavre aux mains coupées, flottant au fond d’un canot. Il s’agit de Maurice Seton, un auteur de romans policiers. Pourquoi cet assassinat et cette mise en scène morbide ? C’est l’inspecteur Reckless qui mène l’enquête, enquête que suit de loin Dalgliesh et dans laquelle se trouvent impliqués sa propre tante et ses voisins. Voisins qui d’ailleurs ont tous un rapport avec la littérature, soit comme écrivain, soit comme critique littéraire. Une enquête qui réservera bien des surprises aussi bien à Dalgliesh qu’à son homologue Reckless lequel ne souhaite aucune intrusion, même de la part d’un célèbre collègue londonien.
    P. D. James déploie dans ce roman toute la palette d’un savoir-faire aux touches subtiles, délicates, savamment dosées, que ce soit dans la description d’un paysage ou la présentation d’un personnage. Sans les mains est un suspense psychologique au final cataclysmique !


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/

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    • Livres 4.00/5
    Par kealie, le 14/09/2009


    La Salle des Meurtres La Salle des Meurtres de P.D. James

    très bon livre de P.D.james , l'action se passe dans un musée du crime pas loin de londres, ambiance et paysages bien rendus, les personnages sont tous convaincants , le style est assez fluide . Un livre qui se lit d'une traite

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    • Livres 3.00/5
    Par abseil, le 14/08/2009


    Une Mort Esthetique Une Mort Esthetique de P.D. James

    Moi qui suis plutôt amatrice de romans policiers à l'anglaise, je dois avouer que **** James ne compte pas parmi mes auteurs britanniques préférés , et ce n'est pas "Une mort esthétique" qui me fera changer d'avis. Certes, l'atmosphère typique de ce type de roman est là, le cup of tea, la distinction et les bonnes manières des personnages sous lesquels se dissimulent de lourds secrets, l'ambiance surannée où l'on s'attend constamment à entendre sonner l'horloge près de la cheminée...
    Malgré tout, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, car l'introduction de l'intrigue et des personnages est trop longue et le premier meurtre met trop longtemps à se produire.
    Et puis une fois lancée, l'histoire n'a pas su me captiver car elle souffre de longueurs et le dénouement m'a un peu déçue et laissée sur ma faim. Je m'attendais certainerment à quelque chose de plus "retors", un peu à la Agatha Christie.

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