Critiques de P.D. James
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Par Eric75019, le 25/06/2011
Meurtres en soutane
de
P.D. James
Adam Dalgliesh a le chic pour se trouver toujours au bon endroit et au bon moment. Après la mort suspecte d’un étudiant en théologie, et à la demande du père du disparu qui ne croit guère à la thèse officielle de l’accident, il est chargé par sa hiérarchie d’enquêter officieusement sur les circonstances de cette mort. Il se rend donc sur les lieux, qu’il a bien connus dans sa jeunesse pour avoir fréquenté le collège St-Anselm. Peu de temps après, un archidiacre susceptible d’avoir beaucoup d’ennemis est assassiné dans l’église du collège, et Adam Dalgliesh est alors officiellement chargé de l’enquête.
P.D. James confirme une fois de plus son incontestable talent d’écrivain de romans policiers, qui à mon avis la situe très loin devant toutes les prétendues « reines du crime » anglo-saxonnes et autres émules d’Agatha Christie. Anoblie en 1990, la baronne dépasse toutes les reines ! Sans doute son passé de magistrate à la section juridique de la brigade criminelle y contribue.
Les points forts de P.D. James sont toujours les mêmes : la crédibilité de l’enquête policière, due à sa parfaite connaissance du milieu (au choix : policier, ecclésiastique, scolaire, médical, ici les quatre à la fois), l’écriture d’un scénario sans faille, le style et le vocabulaire haut de gamme, la subtilité des analyses psychologiques et des relations entre personnages, héros récurrents (le commandant Dalgliesh et son équipe) ou personnages secondaires, toujours très fouillés, sans oublier le sens de la mise en scène, l’utilisation des lieux, des décors et des ambiances.
Le collège de théologie anglicane est une vieille et sinistre bâtisse Tudor surplombant la mer, perchée au bord d’une falaise et isolée par la tempête (un arbre est tombé pendant la nuit sur la seule route praticable, interdisant tout accès), le cadre est idéal pour un huis clos policier.
Dans le présent roman, Adam Dalgliesh se remémore, non sans une certaine nostalgie, les années oubliées de sa jeunesse, son père, ses premiers séjours à St Anselm et sa rencontre avec une amie de vacances… Le côté « fleur bleue » du policier-poète contrebalance la froide efficacité du professionnel endurci et pourfendeur de criminels, et revient en force à la fin du roman, avec une rencontre improbable bien que secrètement espérée, qui pourrait dans les prochains romans permettre à Adam Dalgliesh de tourner la page de son passé.
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Par wictoria, le 27/09/2008
Le phare
de
P.D. James
L'histoire :
Au large de la Cornouailles, une île privée, Combe Island, offre à certaines personnalités un havre de paix "anti-stress", et selon le statut de la fondation, nul, à part les résidents, les saisonniers, ainsi que ceux qui y sont nés a le droit d'y mettre les pieds.
Lire la suite :
http://monbiblioblog.blogspot.com/2007/03/le-phare.html
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Par quenlore, le 03/02/2012
Les Fils de l'homme
de
P.D. James
Dans cet étonnant roman, P.D. James imagine une Angleterre du futur gagnée par un fléau : La stérilité humaine. En l'an 2021, cela fait un quart de siècle (depuis l'année Oméga) qu'aucun bébé n'a vu le jour. Les vieillards sont acculés au désespoir et au suicide, et l'ultime génération de jeunes est belle, mais violente et cruelle. Le reste de la population s'accroche à une forme de normalité sous l'autorité absolue de Xan Lyppiatt, dictateur charismatique et gouverneur d'Angleterre. Dans cette atmosphère sinistre, Theo Faron, historien à l'université d'Oxford et cousin du gouverneur, mène une vie solitaire, centré sur lui-même. Un soir, au service religieux de Magdalen, il rencontre par hasard une jeune femme, Julian, membre d'un groupuscule clandestin qui s'est donné pour but de défier le pouvoir du gouverneur. La vie de Theo bascule dans le drame, et il se voit confronté à des scènes d'horreur presque inimaginables. C'est alors que Julian lui annonce une nouvelle stupéfiante....
un roman dont le point de départ n'est pas du tout irréaliste, et c'est bien ce qui nous interpelle...
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Par garance49, le 31/10/2011
Par action et par omission
de
P.D. James
Je le relis en anglais, de nouveau avec le même plaisir. Le commandant Dalghiesh est toujours sérieux et intimidant. Il y a tjs un personnage que je voudrais être pour son aptitude à profiter voluptueusement de la vie; dans ce roman, c'est Alice Mair . Encore une histoire étrange de fratrie comme dans "mort d'un expert". Chaque personnage semble vivant et réel même si il ne fait que traverser rapidement le roman.
L'intrigue policière est pas mal, la victime est peu aimable, et il y a plusieurs intrigues qui s'entrecroisent, ce qui oblige à une lecture attentive.
Je lis une dizaine de pages chaque soir, et, à chaque fois, j'ai l'impression en refermant mon livre, d'avoir pris une bonne tasse de thé , en humant l'air de la Côte anglaise...
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Par ivredelivres, le 11/09/2010
Une Mort Esthetique
de
P.D. James
Adam Dalgliesh malgré des années passées au service de PD James, est toujours fringant et plus jeune que jamais, sans doute un avantage de la littérature !
Ce nouvel opus de la plus british des auteurs de polar est de bonne facture même si ce n’est pas la meilleure de ses enquêtes.
Rhoda Gradwyn, journaliste d’investigation qui s’est fait de nombreux ennemis en raison d’une plume trempée dans le vitriol, est dans la salle d’attente d’un chirurgien plasticien célèbre pour faire disparaître de son visage une vilaine cicatrice.
Le docteur Chandler-Powell lui propose de l’opérer dans son château transformé en clinique haut de gamme. Intervention délicate certes mais des soins prévenants sont promis et un séjour dans l’un des plus beau manoir du Dorset.
Pourtant lorsqu’elle est retrouvée étranglée dans son lit, alors que l’opération a été un succès, chacun devine que ce sont des suites opératoires tout à fait anormales.
Voilà Adam Dalgliesh et ses deux fidèles lieutenants, Kate Miskin et Francis Benton, à l’oeuvre. Tout les membres de l’équipe médicale seront suspectés, mais d’autres personnes pouvaient souhaiter la disparition de Rhoda.
Les péripéties ne manquent pas mais ce qui fait la marque de PD James c’est son habileté à peindre des personnages, à créer une atmosphère.
Elle détient l’art de nous faire interroger sur les destins de ses personnages et sur les limites parfois subtiles entre innocence et culpabilité.
Retrouver PD James est toujours un plaisir, son style est élégant, elle a l’art de vous mettre en condition, et même si je plaisante sur l’âge de Dalgliesh je suis toujours ravie de le retrouver. Elle aime les lieux pittoresques et celui de Cheverell Manor et ses pierres hantées par une sorcière de déroge pas à la règle. Préparez vous une bonne tasse de thé, quelques sandwiches aux anchois et en avant.
Pour vous mettre en appétit et sans trahir le suspens, le premier paragraphe de livre :
« Le 21 novembre, jour de ses quarante-sept ans, trois semaines et deux jours avant son assassinat, Rhoda Gradwyn se rendit à son premier rendez-vous avec son spécialiste de chirurgie esthétique. Ce fut là, dans un cabinet médical de Harley Street destiné, semblait-il, à inspirer confiance et à dissiper toute appréhension, qu’elle prit la décision qui allait inexorablement conduire à sa mort. »
Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2009/05/04/une-mort-esthetiqu...
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Par Stephie, le 02/07/2009
Une Mort Esthetique
de
P.D. James
J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur que je ne connaissais pas. J'ai aimé suivre la future victime sur une centaine de pages, avant que n'ait lieu le meurtre. J'ai trouvé que cela changeait et offrait d'autres perspectives au lecteur. En effet, la mort de Rhonda est d'autant plus touchante que l'on a vécu avec elle ses derniers moments.
Cependant, bien que je n'aie eu à aucun moment l'envie de l'abandonner, je n'ai pas accroché avec le personnage de Dalgliesh que je trouve trop lisse à mon goût. Je crois que j'aime davantage un Erlendur ou un Adamsberg, bien plus tourmentés, comme je les aime.
Au niveau de l'intrigue, je trouve qu'il y a de bons moments, fort bien réussis ; puis quelques lenteurs. Je trouve que l'auteur attend parfois trop longtemps pour certaines révélations, ce que je trouve un peu déloyal vis-à-vis de l'enquêteur mais aussi du lecteur.
Lien : http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2009/06/29/index.html
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Par maltese, le 24/08/2011
Un certain goût pour la mort
de
P.D. James
Miss Emily Wharton est une vieille fille qui s'occupe régulièrement de l'entretien de l'église Saint-Matthew. Un jeune garçon de dix ans, Darren Wilkes, livré plus ou moins à lui-même, s'est attaché à Miss Wharton et l'accompagne dans ses balades.
Jusqu'au jour où les deux amis vont découvrir dans la sacristie de l'église les cadavres égorgés de Sir Paul Berowne, aristocrate et ex-député, et de Harry Mack, clochard de son état.
Adam Dalgliesh, commandant à Scotland Yard, et ses adjoints John Massingham et Kate Miskin vont être chargés de l'enquête qui va les mener aussi bien parmi l'aristocratie qu'au sein d'un groupuscule communiste révolutionnaire.
Et le lecteur s'aperçoit rapidement que l'intrigue n'est qu'une excuse à P.D. James pour pouvoir au mieux cerner chacun de ses protagonistes auxquels elle s'attache longuement et dont elle nous livre des portraits parfaitement tracés et détaillés.
Tous apparaissent meurtris de plusieurs failles, à commencer par Dalgliesh lui-même, héros récurrent de la romancière, qui se trouve de nombreux points communs avec Paul Berowne.
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Par Aela, le 14/03/2011
Meurtres en soutane
de
P.D. James
Une enquête complexe menée par le célèbre commandant Adam Dalgliesh. Il s'agit d'un meurtre d'un jeune élève dans un célèbre collège religieux où Dalgliesh lui-même a passé ses vacances dans sa jeunesse pendant plusieurs années.
Une enquête qui va révéler des faits dérangeants: double vie des enseignants, des ecclésiastiques..
Un des meilleurs livres de P.D. James, à mon sens.. qui nous permet d'explorer aussi le statut de l'église anglicane dans l'Angleterre d'aujourd'hui, et notamment ses prises de position sur l'ordination des femmes..
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Par MyriamBachon, le 04/10/2010
Une Mort Esthetique
de
P.D. James
Je ne suis pas une fana de PD James (les descriptions souvent longues m'ennuient un peu) mais il faut reconnaître car elle a l'art du suspense et qu'elle est maître dans l'art de créer les atmosphères vieille Angleterre. On s'y croit, on y croit. Un très bon roman;
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Par lauravanelcoytte, le 14/08/2010
Une Mort Esthetique
de
P.D. James
En tant que poète, j'adore Adam Dagliesh, le policier-poète.
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Par emmabis, le 09/09/2009
Les Fils de l'homme
de
P.D. James
je l'avais adoré à sa sortie (il y a une éternité, non?). Mais pourquoi diable ont-ils attendu si longtemps pour en faire un film (excellent par-dessus le marché)? Est-ce que Miss James pourrait nous en faire un autre comme cela, entre deux polars?
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Par Nanon, le 28/07/2009
Une Mort Esthetique
de
P.D. James
L'entrée en matière du livre m'a parue vraiment trop longue...La première partie du livre soit 120 pages environ décrit le manoir et son histoire,pose tous les personnages, et s'attarde longuement sur la future victime (à mon avis beaucoup trop, j'aurai aimé en savoir plus sur elle tout au long de l'enquête, j'ai eu le sentiment que l'enquête ne m'apprendrait plus rien sur elle). Bref pendant toute la lecture de cette première partie, je me suis demandée quand allait enfin mourir cette fichue journaliste. L'écriture m'a parue empesée, pas assez moderne...donnant l'impression que l'action se déroulait dans les années 60. Peut-être suis-je habituée à des auteurs de polars plus contemporains?
Je suis assez déçue pour le coup car j'avais beaucoup entendu parlé de cet auteur
Lien : http://karineetmarion.canalblog.com
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Par Giwago, le 28/07/2008
Le phare
de
P.D. James
Etant un lecteur inconditionnel d’Agatha Christie je me suis régalé avec ce roman. En étant audacieux, on pourrait dire qu’il s’agit de la version de P.D. James des Dix Petits de Christie : une île, un petit groupe de personnes coupées du monde, groupe dans lequel se trouve obligatoirement l’assassin, un victime que tout le monde détestait et dont chacun avait une raison particulière de vouloir voir la mort… Je pourrais continuer l’énumération pendant longtemps encore. Bref, je me suis complu dans l’atmosphère de ce livre : on est confronté au huis clos traditionnel de ce genre de livre, mais on se retrouve aussi enveloppé par l’atmosphère de cette île, sauvage et reposante.
J’ai aussi beaucoup aimé dans ce livre la construction de l’intrigue, James n’a rien laissé au hasard, les personnages ont été merveilleusement bien dessinés. Il n’y a rien à jeter. J’ai passé de très bons moments en compagnie de ces presque 600 pages. J’en redemande…
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Par kealie, le 14/09/2009
La Salle des Meurtres
de
P.D. James
très bon livre de P.D.james , l'action se passe dans un musée du crime pas loin de londres, ambiance et paysages bien rendus, les personnages sont tous convaincants , le style est assez fluide . Un livre qui se lit d'une traite
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Par abseil, le 14/08/2009
Une Mort Esthetique
de
P.D. James
Moi qui suis plutôt amatrice de romans policiers à l'anglaise, je dois avouer que **** James ne compte pas parmi mes auteurs britanniques préférés , et ce n'est pas "Une mort esthétique" qui me fera changer d'avis. Certes, l'atmosphère typique de ce type de roman est là, le cup of tea, la distinction et les bonnes manières des personnages sous lesquels se dissimulent de lourds secrets, l'ambiance surannée où l'on s'attend constamment à entendre sonner l'horloge près de la cheminée...
Malgré tout, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, car l'introduction de l'intrigue et des personnages est trop longue et le premier meurtre met trop longtemps à se produire.
Et puis une fois lancée, l'histoire n'a pas su me captiver car elle souffre de longueurs et le dénouement m'a un peu déçue et laissée sur ma faim. Je m'attendais certainerment à quelque chose de plus "retors", un peu à la Agatha Christie.
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Par wictoria, le 27/09/2008
Un certain goût pour la mort
de
P.D. James
L'histoire :
Deux hommes sont retrouvés égorgés dans la sacristie d'une église de Paddington, l'un ayant apparemment tué l'autre avant de se donner la mort. Seulement, le pseudo-suicidé est Sir Paul Berowne, un aristocrate qui vient d'abandonner la politique en démissionnant de son poste de secrétaire d'état. Il aurait eu une révélation divine et aurait été sur le point de divorcer, de faire table rase de sa vie passée.
Le commandant Adam Dalgliesh mène l'enquête et nous traîne dans une course à la preuve matérielle, la seule qui pourrait étayer la thèse du meurtre prémédité.
Lire la suite :
http://monbiblioblog.blogspot.com/2008/07/un-certain-gout-pour-la-mort.html
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Par Giwago, le 28/04/2008
La Salle des Meurtres
de
P.D. James
C’est un bon livre policier, bien écrit, mais on s’ennuie un peu quand même, et je trouve l’ambiance du musée quelque peu austère, rébarbative et pesante. Pas transcendant.
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Par Arnaud302, le 03/02/2012
L'île des morts
de
P.D. James
Sur le thème déjà très usé du meurtre mystérieux se produisant sur une île, dans un environnement clos et avec un nombre limité de suspects, PD James parvient à créer une véritable atmosphère d'angoisse et de suspense. Le livre est remarquablement écrit. Si l'intrigue en elle-même est assez simple (la révélation finale est certes inattendue, mais elle n'est pas très bien amenée, de sorte que l'on ne s'en soucie guère), la description du milieu social confiné dans lequel évoluent les protagonistes est réjouissante. Un bon roman policier.
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Par Arnaud302, le 20/01/2012
Un certain goût pour la mort
de
P.D. James
Ce fut mon premier PD James, je n'ai donc peut-être pas le recul suffisant pour le comparer aux autres, mais il me semble que c'est de loin le meilleur, avec l'Ile des Morts également. Un style d'une grande rigueur, une intrigue où chaque détail est soigné, une fin haletante, bref tout ce que l'on peut attendre d'un bon polar. Les derniers opus de Mme James se répètent trop à mon goût, et celui-ci reste ma référence
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Par meldc, le 06/01/2012
Les Fils de l'homme
de
P.D. James
Il en résulte que le roman semble plus long, avec ce personnage qui erre en se demandant s'il doit agir et pour quelle raison il le ferait. Il découvre au fil de ses pérégrinations que le monde qui l'entoure est encore plus horrible qu'il ne le pensait, et pourtant, il ne semble pas plus choqué, en tout cas pas plus révolté, que cela. Il est tellement au-delà de tout sentiment humain que l'affection soudaine qui le lie à un des personnages semble totalement hors de propos. Elle ne se justifie pas, ne s'explique pas et semble difficile à comprendre. C'est pour moi une des grandes faiblesses, voire une incohérence, de l'histoire.
De même, aucune explication ne nous est donnée pour expliquer ce qui a bien pu provoquer cette soudaine stérilité. L'auteur aurait pu au moins imaginer un virus subit, parti aussi vite qu'il était venu, ne serait-ce que pour justifier ce qu'il se passe. (oui, j'aime bien qu'il y ait des raisons aux choses).
Lien : http://made-in-mel.blogspot.com/2012/01/les-fils-de-lhomme.html