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Par amartia, le 19/02/2011
Le pèlerin du coeur de
Panaït Istrati
Je me rappelle que dès ma plus fragile adolescence, à l'âge de 15-16 ans, quand j'ai quitté la lecture de romans sensationnels et ouvert les yeux sur le beau domaine de la vraie littérature, je me demandais, après chaque lecture qui me plaisait : l'auteur est-il un homme bon ? Et plus tard, quand je découvris la littérature biographique, je me jetai avec avidité sur les vies de grands hommes, mais j'avais toujours le regret de constater que rarement on touchait à la question qui m'intéressait le plus, à l'humanité intime de l'écrivain, de l'artiste.
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Par miriam, le 03/02/2011
Les chardons du Baragan de
Panaït Istrati
Je dédie ce livre:
Au peuple de Roumanie,
A ses onze mille assassinés par le
Gouvernement roumain
Aux trois villages: Stanilesti, Baïlesti
Hodivoaïa, rasés à coup de canon
Crimes perpétrés en mars 1907
et restés impunis.
Panaït Istrati, mars 1928
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Istrati (Panaït), Mes départs de
Panaït Istrati
Et que je n’oublie pas d’évoquer, à cette heure solennelle où j’écris l’aventure qui a le plus amusé mes amis, l’objet principal que j’ai sans le vouloir sauvé du désastre : le minuscule livre intitulé Ombre, de Gennevray, traduction roumaine parue dans une de ces colletions populaires qui ont nourri et instruit une génération entière, et dont l’éditeur, un juif sans nom dans le monde, a fait faillite et s’est tué.
Hatier Poche n° 35 p. 100
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Istrati (Panaït), Mes départs de
Panaït Istrati
Pour atteindre la France -- qui a toujours été regardée par l’Orient comme une amante idéale -- nombre de vagabonds rêveurs se sont éperdument lancés à son appel, bien plus qu’à sa conquête, mais la plupart, les meilleurs peut-être, ont laissé leurs os avant de l’avoir connue, ou après, ce qui revient au même. Car il n’y a de beauté que l’illusion. Et qu’on atteigne ou non le but de sa course, l’amertume a presque le même goût dans es deux cas. Les fins se valent toujours. Ce qui importe, pour l’homme aux désirs démesurés, c’est la lutte, la bataille qu’il livre à son sort pendant que ces désirs persistent : voilà toute la vie, la vie du rêveur.
Hatier Poche n° 35 p. 77