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Par Luniver, le 27/07/2012
Les voleurs de beauté de
Pascal Bruckner
À peine assise, je fus assaillie par une nuée de dragueurs qui se relayèrent à mon chevet. Le dragueur est le cousin du mendiant, il répond comme lui au principe de l'espérance statistique : il s'attache aux nombres, jamais aux personnes. Sur dix femmes qu'il aborde, une au moins, il le sait, consentira à prendre un café avec lui. Et sur dix qui boiront un café en sa compagnie, ce serait bien le diable si une ou deux, de guerre lasse, n'acceptait d'aller plus loin. Il ne séduit pas, il harcèle, emporte la place à la fatigue.
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Par Aela, le 13/02/2013
La maison des anges de
Pascal Bruckner
Il admirait cette grande bourgeoise qui avait dédié sa vie aux déshérités. Quand la plupart se précipitent sur les plages turquoise, voguent sur des yachts, elle côtoyait les bidonvilles, les va-nu-pieds.
Elle était la beauté au service de la bonté.
Elle avait trahi sa classe pour se mettre au service des humiliés, sa famille pour passer à gauche, la gauche pour lui imposer son patronyme extravagant qui fleurait bon le désuet wagnérien, vaguement néonazi.
Elle fascinait, agaçait tous les camps.
Avec ça, tellement à l'aise dans les bas-fonds comme sous les ors des palais.
Elle avait cette grâce des aristocrates pour qui tout le monde, prince ou valet, est un proche.
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Par Carosand, le 25/11/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l'ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l'attention des misères d'aujourd'hui. Pour tous les hommes, il existe cinq fléaux majeurs : la faim, la pauvreté, la maladie, les cataclysmes naturels, les assassinats de masse. Aux questions classiques de la justice, de l'égalité, de la sécurité, l'écologie au nom de la "planète" substitue un seul impératif : la survie.
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Par LUKE59, le 06/02/2012
L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur de
Pascal Bruckner
...il ne suffit pas d'être riche, encore faut-il avoir l'air en forme, nouvelle espèce de discrimination et de faire-valoir qui n'est pas moins sévère que celle de l' argent.C'est toute une éthique du paraître bien dans sa peau qui nous dirige et que soutiennent dans leur ébriété souriante la publicité et les marchandises.(p68-69)
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Par Bibalice, le 04/10/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
"La planète est malade. L'homme est coupable de l'avoir dévastée. Il doit payer. Telle est la vulgate répandue aujourd'hui dans le monde occidental. Le souci de l'environnement est légitime : mais le catastrophisme nous transforme en enfants qu'on panique pour mieux les commander. Haine du progrès et de la science, culture de la peur, éloge de la frugalité : derrière les commissaires politiques du carbone, c'est peut-être un nouveau despotisme à la chlorophylle qui s'avance. Et rend plus urgent l'instauration d'une écologie démocratique et généreuse. Une course de vitesse est engagée entre les forces du désespoir et les puissances de l'audace."
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Par zorazur, le 06/05/2012
Lunes de fiel de
Pascal Bruckner
On n'aime rien si l'on n'aime pas tout.
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Par oops, le 12/05/2010
Les voleurs de beauté de
Pascal Bruckner
Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante, l'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
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Le paradoxe amoureux de
Pascal Bruckner
Ce que deux êtres se donnent de plus beau, ce n'est pas seulement leur corps, leurs plaisirs, leurs talents mutuels, c'est une histoire à nulle autre pareille qui les liera à jamais même s'ils doivent se quitter [...] Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées. On peut bien piétiner l'amour, le maudire, se gargariser de pathos facile, il n'empêche que lui et lui seul nous donne le sentiment de vivre à haute altitude et de condenser dans les moments où il nous ensorcelle les étapes les plus précieuses d'un destin. La passion est peut-être vouée à l'infortune, c'est une infortune plus grande encore de n'être jamais passionné.
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L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur de
Pascal Bruckner
Le Malheur n'est pas seulement le malheur: il est , pire encore, l'échec du bonheur.
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Par Carosand, le 25/11/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
Se priver de manger, subir le froid, la faim, la douleur physique devait, selon Sénèque, atténuer le choc de ces épreuves le jour où elles nous touchent, nous octroyer l'expérience du malheur à doses homéopathiques. Mais nous sommes toujours surpris par cela même que nous avons prévu : la mort, la maladie, le chagrin nous broient à notre insu, bien que nous les ayons anticipés.