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Par LUKE59, le 06/02/2012
L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur de
Pascal Bruckner
...il ne suffit pas d'être riche, encore faut-il avoir l'air en forme, nouvelle espèce de discrimination et de faire-valoir qui n'est pas moins sévère que celle de l' argent.C'est toute une éthique du paraître bien dans sa peau qui nous dirige et que soutiennent dans leur ébriété souriante la publicité et les marchandises.(p68-69)
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Par LUKE59, le 06/02/2012
L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur de
Pascal Bruckner
...nous ne sommes jamais sûrs d'être vraiment heureux.Se le demander , c' est déjà ne plus l'être.De là que cet engouement pour cet état soit lié aussi à deux attitudes, le conformisme et l' envie, les maladies conjointes de la culture démocratique: l'alignement sur les plaisirs majoritaires, l' attraction pour les élus que la chance semble avoir favorisés.(p16)
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Par Carosand, le 25/11/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
Les écologistes, tout à leur science-fiction éthique, se soucient plus de nos méfaits éventuels que des injustices présentes. Sous l'ingénuosité de la prophétie se cachent les grosses ficelles de la propagande : détourner l'attention des misères d'aujourd'hui. Pour tous les hommes, il existe cinq fléaux majeurs : la faim, la pauvreté, la maladie, les cataclysmes naturels, les assassinats de masse. Aux questions classiques de la justice, de l'égalité, de la sécurité, l'écologie au nom de la "planète" substitue un seul impératif : la survie.
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Par Bibalice, le 04/10/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
"La planète est malade. L'homme est coupable de l'avoir dévastée. Il doit payer. Telle est la vulgate répandue aujourd'hui dans le monde occidental. Le souci de l'environnement est légitime : mais le catastrophisme nous transforme en enfants qu'on panique pour mieux les commander. Haine du progrès et de la science, culture de la peur, éloge de la frugalité : derrière les commissaires politiques du carbone, c'est peut-être un nouveau despotisme à la chlorophylle qui s'avance. Et rend plus urgent l'instauration d'une écologie démocratique et généreuse. Une course de vitesse est engagée entre les forces du désespoir et les puissances de l'audace."
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Par oops, le 12/05/2010
Les Voleurs de beauté - Prix Renaudot 1997 de
Pascal Bruckner
Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante, l'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
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Par Carosand, le 23/11/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
Nous ne sommes plus reliés parce que nous ne sommes plus séparés : la distance nous manque pour communiquer, la profondeur pour entrer en sympathie. Dans un globe plein comme un oeuf où grouilleront bientôt 7 milliards d'habitants, l'isolement, la lenteur, le calme, la contemplation redeviennent des luxes pour lesquels certains sont prêts à payer des fortunes.
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Par ChezLo, le 27/11/2010
L'Amour du prochain de
Pascal Bruckner
La plupart des gens, pour changer de monde, doivent s'exiler, rompre avec leur milieu. Moi je n'avais qu'à traverser la Seine et je ne blessais personne.
Je m'endormais mari, me réveillais fonctionnaire, me rallongeais catin.
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L'Euphorie perpétuelle : Essai sur le devoir de bonheur de
Pascal Bruckner
Qu’est-ce qu’une habitude ? Une certaine technique d’économie de l’énergie. Elle naît du principe de conservation : ne pas avoir à tout refaire chaque matin, créer des réflexes pour absorber l’incident, le particulier. […] Le grand art ne consiste pas seulement à briser la routine mais à jongler avec plusieurs pour ne dépendre d’aucune. Et il ne faut pas trop de toutes nos vieilles habitudes pour en inventer une nouvelle. Cela s’appelle une renaissance. […] Obsédée d’originalité, l’Occident cultive une vision trop négative du répétitif. Il est des cultures où le retour d’un même thème, comme dans la musique arabe ou indienne, l’immobilité d’une note indéfiniment tenue finit par creuser d’imperceptibles différences. Ces mélodies d’apparence follement monotones sont travaillées d’infimes variations. […] En définitive ce n’est pas la régularité qui tue la vie mais notre incapacité à la magnifier dans un art de vivre qui spiritualiser ce qui est de l’ordre du biologique et hausse le plus petit moment au niveau d’une cérémonie.
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Par Carosand, le 25/11/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
Se priver de manger, subir le froid, la faim, la douleur physique devait, selon Sénèque, atténuer le choc de ces épreuves le jour où elles nous touchent, nous octroyer l'expérience du malheur à doses homéopathiques. Mais nous sommes toujours surpris par cela même que nous avons prévu : la mort, la maladie, le chagrin nous broient à notre insu, bien que nous les ayons anticipés.
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Par Carosand, le 23/11/2011
Le fanatisme de l'Apocalypse de
Pascal Bruckner
La question n'est pas de minimiser les dangers qui nous guettent. Elle est de savoir pourquoi tant de têtes pensantes, tant de grandes intelligences se mettent, au nom des meilleures intentions, à raisonner comme les plus basiques scénarios hollywoodiens : Le Jour d'après, Independence Day, 2012 ?