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Par Brize, le 18/06/2011
L'élégance du maigrichon de
Pascal Fioretto
(Christian Pignol)
Hélas, dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c’est qu’il est déjà sur le seuil. […] C’est ainsi qu’un glacial jour de février, au cours d’un hiver comme on n’en avait pas enduré depuis bien longtemps, le père Plasson débaroula du godivot de brassage où il était monté frictionner une jarjille. Emporté par les jaumières de recoupe, il se débattit entre les pognards des jambailles, réapparut à l’aplomb des queutards, descendit à grand fracas la jambe de chien tribord, disparut entre deux meules et ne remit plus jamais les pieds au village.
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Petit dictionnaire énervé de nos vies de cons de
Pascal Fioretto
De temps en temps, le blogueur se saisit de sa souris pour communiquer au monde entier des trucs hyper importants : il a lu un livre, Sarkozy est petit, Carla est brune, on nous prend pour des cons, les tours du World Trade Center n´ont jamais existé, si ça continue il faudra que ça cesse...
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Par Brize, le 18/06/2011
L'élégance du maigrichon de
Pascal Fioretto
(Zig Larsen)
MICAEL PLONGEA DANS les albums [photos] en inscrivant des notes sur des feuilles blanches. A minuit, il avait rempli quinze pages de remarques et de questions reliées par des flèches de couleurs. L’image de la journée fatidique était devenue plus claire à l’exception de quelques pièces manquantes qui refusaient obstinément de prendre leur place dans le puzzle. Quel rôle Goebbels avait-il joué dans le premier accident ? Qu’était devenu le père Plasson après sa disparition dans les eaux de la Glavoise ? Le curé du village était-il affilié à la loge P2 comme semblait l’indiquer un verset apocryphe souligné dans son missel des dimanches ? Quelle raison les services secrets suédois avaient-ils de couvrir cette affaire ?
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Par annie, le 17/10/2010
Et si c'était niais ? : Pastiches de
Pascal Fioretto
« Autant de livres à chaque rentrée littéraire, ce n’est pas possible autrement qu’avec des nègres shootés aux médocs et vous le savez bien ! »
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L'élégance du maigrichon de
Pascal Fioretto
[ Incipit ]
- I - Christian Pignol "Les engoulevents de la Grange-aux-Loups"
(Prix «Fonds de terroirs» de l'École des Grives)
PROLOGUE : Les Ailes du vieux moulin
L'hiver, la Glavoise est un torrent boueux dont les flots tumultueux charrient des arbres morts, des rochers noirs et des sangliers surgelés. Pourtant, sitôt passées les dernières neiges de mai, elle se métamorphose en une rivière paisible qu'on traverse à pied sec au lieudit du Gué-de-la-Corde. C'est là que le voyageur qui arrive à Courtonac par la route de Saint-Hilaire franchit la Glavoise, au Roc-de-la-Châtre. Un peu en aval, la route en pierre traverse le moulin abandonné du père Plasson. Devant le triste spectacle des ronces qui dévorent les meulines à foulon et les flaterets à courroie, on a bien du mal à croire que, jadis, les ânes, les boeufs et les femmes de Courtonac déchargeaient là leurs ballots de bressac frais pour qu'on les y moulût.
Solide comme un linteau, son éternelle bamborgne à la bouche, le père Plasson transformait ici les précieuses gousses en une fécule à cataplasme, délicate comme de la peau d'oreille et fraîche comme un cul de pouliche.
Le vieux moulin était fort prospère et, en entendant ses ailes fredonner dans le vent et le père Plasson jurer plus qu'à son tour, tout le bourg de Courtonac se sentait rassuré.
Hélas, dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c'est qu'il est déjà sur le seuil. Qu'on lui ouvre en le prenant pour le facteur et alors, aveugle et sourd, il tue les bêtes, piétine les récoltes, engrosse les servantes, viole les poules et fait tourner le lait.
C'est ainsi qu'un glacial jour de février, au cours d'un hiver comme on n'en avait pas enduré depuis bien longtemps, le père Plasson débaroula du godivot de brassage où il était monté frictionner une jarjille. Emporté par les jaumières de recoupe, il se débattit entre les pognards des jambailles, réapparut à l'aplomb des queutards, descendit à grand fracas la jambe de chien tribord, disparut entre deux meules et ne remit plus jamais les pieds au village.
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L'élégance du maigrichon de
Pascal Fioretto
[ Patrick Modiamo "Hôtel obscur des amnésies perdues" ]
La rue Carnot à Courtonac. Quand je la descends aujourd'hui, je repense à ce qu'elle fut hier. Pourtant, hier, en la remontant, je ne pensais pas à ce qu'elle serait aujourd'hui. Si le temps a un sens, c'est donc toujours le même. Après vient toujours avant. Ensuite, il y a pendant. Enfin, il y a après. Le présent, lui, arrive plus tard. Trop pour être du passé. Pas assez pour être du futur.
Voilà ce que j'ai appris, au cours de mes étés à Courtonac, à la terrasse du Café de l'Univers.
Le passé puis le présent mais jamais après le futur. Fût-il antérieur.
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Par Zazette97, le 13/10/2009
Et si c'était niais ? : Pastiches de
Pascal Fioretto
Il y a si longtemps que j'attends que je ne sais plus depuis combien de temps j'attends.
Pourtant, j'attends.
Attablé au Mathis, devant un tartare de thon rouge à 23 euros*. Naufragé de L'île aux enfants, gavé de gloubiboulga post-soixante-huit ( avec de vrais morceaux de situationnisme), je patiente au bord de l'amer. Il va bien finir par se passer quelque chose.
Une soirée rouge au Man Ray. La guerre contre les Chinois. Une épidémie de légionellose à Canal. N'importe quoi, du lourd si possible. Une jeune serveuse passe. Felatia, Godinella ou un nom de 36 15 dans ce goût-là. Je crois que j'ai déjà couché avec elle. A Dauphine ou à Closer?
Pour passer le temps, je pourrais lui faire un bébé, ou tomber amoureux de ses coudes. Ou écrire un livre.
Où en suis-je de ma vie et de mon époque? En plein after? En before? In the middle? De temps en temps, entre deux vodkas ( à 12 euros l'une), je m'envoie discrètement trois ou quatre Cocaïna 5 CH.
Consolatrices petites boules blanches, fondez lentement sur ma langue, vrillez-moi infinitésimalement le cortex et donnez-moi la force nécessaire pour rester toujours bien oblique dans mes bottines ( 999 euros chez Loewe, place de la Madeleine, il faudrait être fou pour dépenser moins).
C'est ça, dé-pensons un peu, de temps en temps. Moi, j'attends devant le désert de mon tartare.
* seulement à la carte
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L'élégance du maigrichon de
Pascal Fioretto
[ Katherine Plancol "La valse jaune des tortues-crocodiles" ]
Karine n'était pas une intellectuelle mais une sensitive. Déjà, elle n'écoutait plus. Elle contemplait le visage régulier du jeune professeur, son teint sain comme un carpaccio de bœuf bio. Et ses grands yeux à l'étonnement enfantin. Et ce souverain dédain d'une beauté insolente encore inconsciente d'elle-même. Elle éprouva une irrésistible envie de lui mordre une fesse.
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Par Brize, le 18/06/2011
L'élégance du maigrichon de
Pascal Fioretto
(Philippe Delerme)
D’emblée, on sait qu’on a eu raison de se lever tôt. On préfère les petits matins aux grands soirs, si fatigants. On n’avait plus rien à éplucher sur la grande table de la cuisine alors on a décidé de faire des courses. On a mis des tongs aplaties au talon, un K-Way fripé de désordre, un pantalon de toile cicatrisé, au fil de pêche, à la voussure du genou, un bob Orangina.
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Par Katherine, le 01/06/2009
Et si c'était niais ? : Pastiches de
Pascal Fioretto
[...] un graphomane, un misanthrope, un bavard...