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Par Aifelle, le 25/02/2011
Itsik de
Pascale Roze
"Yitzhok, suffoqué, se jette sur Denise, sans pouvoir prononcer un seul mot, il embrasse son enfant, la couvre de baisers, et elle a peur, Denise, de cette violence. Elle est comme un glaçon dans le feu. Il embrasse, il embrasse, cinq minutes, il n'a que cinq minutes pour tenir la vie de son enfant contre lui".
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Par toto, le 10/01/2010
Le Chasseur zéro de
Pascale Roze
Là-bas, la mer plate, métallique, le ciel entièrement dégagé, le soleil net, comme découpé au ciseau, à peine encore au-dessus de l'horizon. L'aube des temps, l'éclat de la Création. Et dans la lumière virginale, la petite masse compacte du chasseur qui avance, qui avance.
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Aujourd’hui, les coeurs se desserrent de
Pascale Roze
Aujourd'hui je comprends que nous vivions à contretemps:nous étions contre la société de consommation,pour la bonne et simple raison qu'une chemise ne se consomme pas.
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Par ancoline, le 27/10/2011
Aujourd’hui, les coeurs se desserrent de
Pascale Roze
- Brunet ? La fille de la bijouterie ?
- Oui, maman.
A l'intonation qu'elle a eue, Jean devine la déception. Ses parents tiennent un magasin, ils ne sont pas d'un bon milieu. Condamnation sans appel. Il ne s'agit pas forcément, sait Jean, d'être du même milieu pour épouser (car, derrière la question, il y en a une autre que Jean ne peut ignorer : quand vas-tu te marier ?), celui des industriels du textile, qu'ils soient de Normandie, du Nord, d'Alsace ou du Forez ou de la mayenne, il s'agit de rester dans le créneau étroit du "bon milieu", sachant que les aristrocrates toujours pourvus en châteaux et biens fonciers, en militaires et religieux, représentent le nec plus ultra,que viennent ensuite ceux qui - comme les Deslorgeux - ont commencé leur ascension avec la révolution industrielle, pendant le bel essor que connut la France au dix-neuvième siècle, et, en dernier, les commerçants, non pas les boutiquiers, mais ceux qui courent le monde, comme par exemple les parents d'Amélie qui achètent du vin en Algérie, ou les cousins qui ont ouvert un bureau d'import-export ne Indochine.
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Par deriblek, le 03/04/2012
Le Chasseur zéro de
Pascale Roze
Dés le matin avant même que le soleil se lève, le chasseur se met en route. Tout habillé de noir, sa charge mortelle arrimée au ventre, il démarre.
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Par Nanne, le 29/01/2011
Itsik de
Pascale Roze
Il quittait la famille, la tribu. Il était un homme parmi les hommes, dans un monde nouveau, inconnu où il était lui-même nouveau et inconnu. Et souvent il s'est demandé : si j'étais resté à Bruay … si j'étais devenu citoyen du monde, selon l'expression de l'instituteur qui donnait des cours de français, qui était socialiste et leur parlait Léon Blum.
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Par Nanne, le 29/01/2011
Itsik de
Pascale Roze
Deux fois dans sa vie, Yitzhok Gersztenfeld connut le sentiment de dire la vérité. La première fois, elle jaillit de lui, comme une exclamation de son cœur, avec toute son évidence. Et elle eut son efficacité. La seconde fois, il la balbutia. Il fut à part cela un homme silencieux. Parler, pour lui, c'était exagérer.
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Par ancoline, le 27/10/2011
Aujourd’hui, les coeurs se desserrent de
Pascale Roze
C'est un moment, un moment au milieu de la guerre, pour comprendre que les femmes vont changer, que la bourgeoisie mourra par les femmes - la bourgeoisie si spécifique des familles catholiques françaises aux avoirs soigneusement investis qu'ébranlera la révolution des peuples, Suez par exemple, qui eu dit que les rentes de Suez un jour s'évanouiraient ? -, la bourgeoisie au coeur si soigneusement gardé de la prodigalité, si désireuse de transmettre la belle morale, le bel effort avec ses meubles anciens, ses services de cent vingt pièces, son argenterie, son linge, et ses anecdotes aussi, les légendes sur tel ou tel qu'on se raconte, qu'on se remémore autour du feu de cheminée, l'un les pieds sur les chenets, l'autre assis au piano à queue, la grand-mère tricotant, les enfants courant dans les couloirs déguisés en Indiens ou en cosaques.
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Aujourd’hui, les coeurs se desserrent de
Pascale Roze
Paul se laisse faire, il respire mieux,mais très vite,la chape de plomb,un instant soulevée par l'excitation de la nourriture,retombe,la détestation générale,le refus de la situation,des autres,de soi.
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Par isuire, le 15/04/2011
Histoires dérangées de
Pascale Roze
Elle se regarde dans la glace. Elle approche la lampe. Cette image défaite, qui est-ce ? Elle ne sait plus. Elle tend les bras et touche sa joue, ses yeux, suit du doigt la courbe de ses lèvres. C'est donc ça, Sonia Tolstoï ? Ce visage inconnu, cette femme seule ? C'est donc ça, la vie ? On se bat, on s'acharne à construire, et au centre de nos batailles, il y a le vide ? Qu'est-ce que nous sommes ? Des machines à broyer du vide ?
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