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Par Myrtle, le 20/03/2012
Monsieur Ripley de
Patricia Highsmith
Il pensait qu'il devrait aller se présenter sans tarder à la police. Quelle que fût la façon dont les choses tourneraient, plus il attendrait, plus cela ferait mauvais effet. En sortant de la cathédrale, il demanda à un agent où se trouvait le plus proche commissariat de police. Il demanda cela tristement. Il se sentait triste. Il n'avait pas peur, mais il se disait que se présenter sous l'identité de Thomas Phelps Ripley allait être une des choses les plus attristantes qu'il eût faites dans sa vie.
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Carol - Les Eaux dérobées de
Patricia Highsmith
« C’est toujours la même pièce qui est rejouée par des acteurs différents.
-Qu’est-ce qui fait qu’une pièce est appelée classique,
-Un classique est ce qui contient une situation humaine de base. »
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Par lisa3, le 09/02/2011
Catastrophes de
Patricia Highsmith
Le dernier soir de sa vie,tandis qu'il se disposait à dormir, Stevey se dit que sa mère avait été, pour tout son entourage, une dure épreuve et une source d'affliction, avant, pendant et après qu'elle avait fait pleurer de braves hommes, qu'elle l'avait aussi fait pleurer. Et elle continuait à vivre.
Lorsque l'argent de son oncle fut épuisé, Naomi était devenue une attraction. Or les gens sont prêts parfois à payer pour voir ce qui sort de l'ordinaire.
Naomi continue bel et a
bien à vivre. Il paraît qu'on la voit luire dans la nuit.
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Par lisa3, le 09/02/2011
Riplay entre deux eaux de
Patricia Highsmith
Que pouvait -il bien rester de Murchison, à présent ? se demanda Tom. Au fil des années,le flux lent et constant de la rivière avait sûrement eu sur son cadavre un effet aussi dévastateur que s'il avait été la proie d'une armée de pirhanas. Tom ne pensait pas qu'il y eut des poissons carnivores dans les eaux du Loing, sinon peut-être quelques anguilles. Il avait entendu dire que... Mais il chassa ces pensées déplaisantes.
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Par FRANGA, le 01/02/2012
Le journal d'Edith de
Patricia Highsmith
Dans les secondes de silence qui suivirent, Edith sentit pour la première fois un abîme sous elle, autour d'elle, un abîme noir et dangereux. Elle eut l'impression d'un temps vide, d'un temps énorme, des années, des mois, des jours, des soirs. Elle se rappelait plus que jamais -elle le sentait plus fort que lorsqu'elle avait écrit la phrase peut-être vingt ans plus tôt- que la vie n'avait vraiment aucun sens, pour personne et pas seulement pour elle-même. Mais si elle-même était seule, et devait continuer seule, alors cette absence de sens deviendrait d'autant plus terrifiante. Et voilà tout. Durant quelques secondes elle éprouva une panique totale, comme si elle venait de distinguer clairement le destin, la fatalité, l'essence de la vie et même de la mort.
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Par FRANGA, le 01/02/2012
Le journal d'Edith de
Patricia Highsmith
Et la manière dont le visage de sa mère avait changé depuis la mort de Mildiou deux jours avant, sa bouche aux commissures constamment tombantes, son air si préoccupé, au point qu'il fallait lui répéter deux fois la même phrase pour qu'elle l'entende... Tout ça pour un chat ! Etait-ce normal ? Cliffie avait suffisamment entendu dire qu'il n'était pas normal. Il pouvait aussi leur renvoyer la balle.
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Par Myrtle, le 24/02/2012
Eaux profondes de
Patricia Highsmith
" Tu sais, l'autre jour, dans le journal, commença Vic sur le ton de la conversation, j'ai lu un article à propos d'un ménage à trois à Milan. Bien sûr, je ne sais pas quel genre de gens c'était, mais le mari et l'amant, qui étaient très bons amis, se sont tués ensemble dans un accident de moto, et la femme les a fait enterrer ensemble et a fait réserver une place pour elle dans le même caveau quand elle mourra. Elle a fait graver sur la tombe : "Ils ont vécu heureux ensemble." Tu vois donc que c'est possible. Je voudrais simplement que tu choisisses un homme - ou même plusieurs hommes, si tu veux - qui eussent un peu de cervelle. Tu ne crois pas que ça soit possible?"
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Par Myrtle, le 24/02/2012
Eaux profondes de
Patricia Highsmith
Toute la scène baignait dans une lumière blafarde : la lueur blême et pâle de l'aube. Vic se dit que personne ne pouvait revenir à la vie avec un éclairage pareil. C'était une lumière pour mourir.
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Par nina2loin, le 21/01/2012
Les deux visages de janvier de
Patricia Highsmith
Le Grec s'approcha rapidement du téléphone.
Chester bondit vers la salle de bain.
" Arrêtez ! dit l'agent. J'ai un revolver ! "
Chester tourna la tête, vit l'homme courir avec un revolver braqué sur lui et calcula qu'il ne s'en servirait pas. Il sauta sur la baignoire et essaya d'ouvrir la fenêtre. Elle était coincée et ne remonta que d'une vingtaine de centimètres.
" Chester ! " cria Colette.
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Par Myrtle, le 20/03/2012
Monsieur Ripley de
Patricia Highsmith
L'atmosphère de la ville devenait de plus en plus étrange à mesure que les jours s'écoulaient. On aurait dit que New York avait perdu quelque chose - sa réalité, son importance - et que la ville jouait la comédie rien que pour lui, une vaste comédie avec ses taxis, ses autobus et ses passants qui se hâtaient sur les trottoirs, ses écrans de télévision dans tous les bars de la Troisième Avenue, ses panneaux allumés même en plein jour devant les salles de cinéma, et le bruit de fond de ses milliers de klaxons et de voix humaines qui parlaient pour ne rien dire. C'était à croire que, quand samedi son bateau appareillerait, toute la ville de New York allait s'effondrer avec un bruit mat, comme un décor de carton sur une scène.
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