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Citations de Patricia Wentworth (6)


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  • Par StephaneA, le 24/12/2009

    Miss Silver entre en scène de Patricia Wentworth

    Cela m'a extrêmement intéressée, Mr. Grover. Il y a beaucoup de choses dans ce que vous m'avez dit et je vais y prêter la plus grande attention. Bonne nuit.

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  • Par Woland, le 24/05/2012

    La Plume du corbeau de Patricia Wentworth

    [...] ... - "[Joyce] a reçu des lettres anonymes.

    - Mon cher Frank !

    - C'est toujours désagréable et, bien entendu, personne mieux que vous ne sait qu'il peut s'agir d'un symptôme de quelque chose d'extrêmement grave.

    - Que disait-on dans ces lettres ?"

    Il leva une main et la laissa retomber.

    - "Elle les a déchirées ... le réflexe habituel pour se débarrasser de quelque chose qui fait horreur.

    - Mais je présume qu'elle a dû vous donner une idée de leur teneur ?

    - L'une parlait de son mari. Sa mort a été soudaine ... crise cardiaque, je crois. La lettre suggérait que la mort n'avait pas été naturelle. Mais il y en a eu deux. La seconde l'accusait d'être venue à Tilling Green pour "mettre le grappin sur un autre homme."

    Miss Silver se permit un "Mon Dieu !" réprobateur avant de demander :

    - "A-t-elle confié cela à Miss Wayne [= parente de Joyce] ?

    - Elle n'en a parlé à personne ... à part moi. Vous savez comment sont ces lettres anonymes ... il n'y a rien de plus désagréable. Miss Wayne est une pauvre femme un peu guindée et assez effacée qui ne ferait pas de mal à une mouche. Elle avait une soeur aînée qui est morte il y a quelques mois. J'ai cru comprendre que c'est cette dernière qui avait invité Joyce à Willow Cottage. Elle était l'aînée et c'est elle qui menait la barque. Et dans le village, c'est elle que l'on continuera à appeler Miss Wayne, alors que la cadette restera à jamais Miss Renie."

    Miss Silver toussota.

    - "Y a-t-il quelqu'un qui déteste Mrs Rodney [= Joyce] ou qui ait une quelconque raison de lui en vouloir de s'être installée à Willow Cottage ?

    - Je ne vois pas comment on pourrait détester Joyce. C'est une jeune femme qui attire la sympathie ... [...]

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  • Par Woland, le 22/05/2012

    Pleins feux de Patricia Wentworth

    [...] ... On ne saurait faire boire un âne qui n'a pas soif. Rassemblés dans le salon après dîner, les invités de Gregory Porlock illustraient ce proverbe. Les Tote et les Masterman évoquaient irrésistiblement un attelage de mule en arrêt devant un cours d'eau dans lequel ils n'avaient nulle intention d'étancher leur soif.

    Ni Mrs Tote, ni Miss Masterman ne savait jouer aux cartes, mais Gregory, avec une louable détermination, proposa d'autres jeux. On leur demanda d'établir une liste d'objets commençant tous par la lettre "M", qu'ils emmèneraient sur une île déserte, et classés sous différents rubriques telles que "Nourriture", "Boissons", "Vêtements", "Animaux" et "Divers". Miss Masterman remit une feuille parfaitement vierge, tandis que Mrs Tote proposait "Mouton" et "Moutarde." La liste de Mr Carroll était brève, drôle et vulgaire ; celle de Dorinda, laborieuse ; et celle de Gregory de loin la plus longue. Mr Tote refusa de prendre part au jeu et Mr Masterman s'était absenté quelques instants. Il revint très vite et participa au second tour avec une morne application qui lui permit de prendre la deuxième place.

    Aussi ardue qu'ait été la tâche, l'atmosphère s'était quelque peu dégelée. Lorsque Moira proposa de jouer aux charades en action, seul Mr Tote refusa catégoriquement. C'est sans discussion Moira qui lança l'idée. Tout le monde devait être formel sur ce point et sur le fait que Leonard Carroll souleva une violente objection, déclarant que mettre une fois en scène des amateurs totalement incompétents risquait de mettre sa santé intellectuelle en péril, mais que faire trois tentatives la ruinerait certainement, et qu'il acceptait à la rigueur de jouer un proverbe, mais pas plus. ... [...]

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  • Par Woland, le 22/05/2012

    Pleins feux de Patricia Wentworth

    [...] - ... [Annie] dit donc que Miss Ledbury s'est retournée d'un seul coup et vous a vu, [Mr. Masterman], puisqu'il y a eu ce qu'elle a dépeint comme une scène ... vous très en colère, Miss Ledbury absolument terrorisée, vous, lui arrachant le testament des mains et le tenant en l'air hors de sa portée pendant qu'elle essayait de le récupérer. Elle dit que vous avez pris la vieille demoiselle par les épaules et que vous l'avez poussée sur le lit, et qu'à ce moment-là, la porte s'est ouverte et votre soeur est entrée. Vous êtes sorti en emportant le testament et Miss Masterman a fait de son mieux pour calmer Miss Ledbury. Quand elle eut réussi, elle alluma la lumière et tira les rideaux, si bien qu'Annie ne put rien voir d'autre. Le lendemain matin, le laitier lui apprit que Miss Ledbury avait été trouvée morte dans son lit. Elle était suivie par un médecin qui a déclaré que c'était prévisible et il n'y a donc eu ni scandale, ni enquête. Lorsque le testament fut homologué, vous vous êtes retrouvés, votre soeur et vous, légataires universels avec cent mille livres à vous partager. Annie a été admise à l'hôpital le jour des obsèques et n'en est sortie qu'il y a environ un mois. Lorsqu'elle a appris que Miss Masterman et vous héritiez de tout l'argent, elle s'est demandé ce qui était arrivé au testament qu'elle avait l'habitude de voir la vieille demoiselle regarder. Car lorsque vous étiez debout, en train de le lire par-dessus son épaule, elle n'avait pas eu l'impression que c'était le genre de testament d'après lequel vous alliez bénéficier de cinquante mille livres chacun. Puis elle se souvint que l'une de ses amies qui avait travaillé chez Miss Masterman lui avait raconté environ six mois auparavant que la vieille demoiselle qui habitait en haut l'avait appelée un jour où votre soeur et vous-même étiez sortis. Elle désirait qu'elle soit témoin de son testament, mais elle lui avait demandé d'aller chercher quelqu'un d'autre parce qu'il fallait deux témoins, et leur avait promis un billet de dix shillings chacun pour le dérangement. Cette Mrs Wells s'était donc précipitée de l'autre côté de la rue au numéro 17 où elle connaissait la cuisinière et toutes les deux avaient vu Miss Ledbury signer en bas d'un grand morceau de papier et elle leur avait dit qu'il s'agissait de son testament."

    Il y eut un bruit de verre brisé. D'un geste involontaire, Jeffrey Masterman avait un peu trop accentué son étreinte sur le verre qu'il tenait à la main.

    Gregory se montra plein de sollicitude.

    - "Mon cher ami ... vous êtes-vous coupé ?"

    Il ne semblait pas. Il n'avait pas de sang sur les mains. Le temps de ramasser quelques morceaux de verre et d'essuyer une éclaboussure de whisky-soda sur une jambe de pantalon, et ils se retrouvèrent au point de savoir si Annie allait parler ou non.

    Masterman se pencha en avant.

    - "Il est évident que, du début jusqu'à la fin, toute cette histoire ne tient pas debout ... c'est un tissu de mensonges !

    - Naturellement.

    - Du chantage ... voilà ce que c'est ... du chantage ! ... [...]

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  • Par Woland, le 22/05/2012

    Cache-cache avec le diable de Patricia Wentworth

    [...] ... John Brown serrait Lucilla dans ses bras. Elle était livide, mais ses yeux brillaient. Elle commença à trembler de rire quand Sarah s'approcha.

    - "On a fait la course, finalement ; je n'ai pas trahi ma promesse, ce satané engin m'a emportée malgré moi, les freins sont morts, j'ai cru que j'allais mourir aussi ...

    - Cilla ... Tu es blessée ?" demanda Ricky.

    Son air boudeur avait disparu. Il était aussi pâle que Lucilla et sa voix tremblait.

    Lucilla lâcha Mr. Brown. Elle s'étira précautionnneusement et annonça que ses os semblaient tous à leur place.

    - "Vous n'êtes pas blessée du tout ?" demanda Bertrand, plein de sollicitude. "Mon Dieu, Lucilla, quand je vous ai vue passer ...

    - Vous aviez le coeur au bord des lèvres ? Je sais. Que croyez-vous que je ressentais ?"

    John Brown lui tapota l'épaule.

    - "J'aimerais vous complimenter pour votre cran et votre habileté. Je ne pensais pas qu'il fût possible de négocier ces virages sans freins."

    Lucilla recouvrait peu à peu ses couleurs.

    - "Oh ! je connais Burdon Hill comme ma poche ! Ce n'était pas grand chose. Et je me suis bien amusée !

    - Qu'est-il arrivé à vos freins ?" demanda Bertrand Darnac.

    Il releva la bicyclette et tous se rassemblèrent autour.

    - "Ce frein, il ne marche pas ... non, pas du tout, ni à l'avant, ni à l'arrière. Ils sont, comment dites-vous ? hors d'usage.

    - Tout allait bien à l'aller," dit Ricky, stupéfait. "N'est-ce pas, Cilla ?

    - Il n'y a pas besoin de freiner à l'aller. C'est du plat ou de la montée tout le long, sauf à de petits endroits insignifiants.

    - Cette bicyclette a l'air neuve," constata Bertrand.

    Mr Brown avait examiné les câbles du frein. Il prit la parole d'une voix posée, qui ne masquait pas tout à fait une certaine dureté.

    - "Les vis ne sont plus là.

    - Les vis ?" s'étonna Lucilla en attrapant Sarah par le bras.

    - Les vis qui ajustent la longueur des câbles de frein.

    - Mais c'est une bicyclette neuve," fit Bertrand, incrédule. ... [...]

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  • Par Woland, le 22/05/2012

    Cache-cache avec le diable de Patricia Wentworth

    [...] ... Sarah gravit les marches et s'apprêta à frapper. Elle arrêta son geste juste avant de toucher le panneau. Elle espérait trouver un gardien, mais est-ce qu'un gardien se promène dans le noir avec une torche électrique ? Tout à coup, elle fut sûre que non. Il aurait eu une bougie, ou l'une de ces lampes avec un réflecteur en étain, ou une lanterne. Or l'éclair qu'elle avait aperçu sur la vitre, au-dessus de l'endroit où elle se tenait, ne provenait pas de ce genre de lampes. Il s'agissait d'une torche électrique dernier cri et sans doute chère, comme elle aurait bien aimé en avoir une elle-même.

    Elle rejeta l'idée du gardien. Alors qui ? Le propriétaire ? Un cambrioleur ? ... [...]

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