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Par brigetoun, le 17/11/2009
Distance, silence de
Patrick Froehlich
elles sont là dans le silence, pas loin d'ici, tout près, et rien, mais alors rien ne ravive ce silence que soi-même, leur silence irradie sur une des collines de Lorette, leur silence irradie sur Lorette, sur soi, beaucoup des habitants ne sont jamais venus ici, cette colline, elle se voit de partout avec son immense forêt qui la recouvre, et l’église octogonale, on la devine au-dessus de cette forêt, derrière les peupliers en hiver
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Par brigetoun, le 27/11/2009
la voix de Paola de
Patrick Froehlich
Présentation du corps : j’ouvre, j’enlève, je referme, résume l’acte chirurgical éminemment plus complexe, se dit-on entre dieux que nous sommes presque.
Présentation des mots du corps et des mots de l’image du corps, et non autour, je rouvre la forme à donner, je reprends les mots, je les retourne, je ferme ce texte à la vie à lui donner, les formes sont multiples
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Par brigetoun, le 16/08/2011
Hôtel-Dieu & L'enfant secoué de
Patrick Froehlich
depuis que la couleur qu’affiche le test est la couleur du printemps qui tarde à venir. Nous le fêtons enfin après un hiver comme j’aime, gris, interminable et pluvieux, dont on ne voyait pas l’issue, le gris est remplacé par le vert couleur d’espoir ou de confusion dans laquelle Jo se démène tel un dément devenu expert en langue de bois jusque dans nos baisers que nous n’échangeons plus avec la langue, ses lèvres aussi sont en bois, son visage est du même bois que sa tête, je vis avec un corps de bois dans mon lit et j’attends qu’il s’anime, il secouerait ses plumes en bois.
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Par brigetoun, le 16/08/2011
Hôtel-Dieu & L'enfant secoué de
Patrick Froehlich
moi qui n’étais jamais légère ni blagueuse, mon poussin, dors petit enfant que je n’appellerai jamais mon petit poussin, il manque une dimension, mon petit enfant tu es ce que j’ai de plus précieux au monde, je caressais ta joue avec le dos de mes doigts, tu as un teint si rose de pêche, je remontais le long de ton nez, de ton front derrière tes petites oreilles molles, je ne connais rien de plus doux, je pose ma joue sur sa joue de pêche et le berce, si j’étais un fruit je serais un…
non, une…
mes seins
si j’étais…
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Par brigetoun, le 17/11/2009
Distance, silence de
Patrick Froehlich
On part à pied, pas besoin de bottes pour ce périple, de la place de l’église quand il fait encore nuit, pour un périple extrême, je dis extrême comme si je vous emmenais dans les montagnes russes, alors que c’est très simple en fait, je vous préviens d’avance, laissez tomber vos préjugés, oubliez tout, je vous emmène hors temps dans le silence le plus admirable, le silence qui fait qu’après, le bruit de l’agitation, vous le supporterez difficilement
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Par brigetoun, le 16/08/2011
Hôtel-Dieu & L'enfant secoué de
Patrick Froehlich
Dites-moi, Pierre, si ma fille sera en mesure de chanter avec moi la suite du boucher qui offre un morceau de jambon à la saint Nicolas / je n’en veux pas, il n’est pas bon / voulez-vous un morceau de veau ? / je n’en veux pas il n’est pas beau / un morceau de p’tit salé alors, dans l’saloir, rejoindra-t-elle les autres enfants ?, la chute programmée de la première dent ne sera pas pour elle, tant mieux, elle ne croit pas plus à la petite souris qu’au père Noël grâce aux autres sales gosses de sa classe qui ont vendu la mèche mais elle n’est pas sûre qu’ils ne se vantent pas
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Par brigetoun, le 27/11/2009
la voix de Paola de
Patrick Froehlich
elle n’a pas exposé les difficultés à traduire son corps dans la peinture comme toi dans la sculpture, nous ne partageons pas ses doutes ni mes doutes que je t’expose amplement sur l’écriture autour de chaque texte à chaque fois que tu en liras un, il n’y a qu’avec toi que je partage les moments de l’écriture en train de se faire, au moins les moments qui suivent et ceux qui précèdent, au plus près du corps qui s’écrit dans notre mouvement du jour, imprimant sa marque, le jour influence ou oriente le contenu du texte.
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Par brigetoun, le 16/08/2011
Hôtel-Dieu & L'enfant secoué de
Patrick Froehlich
mon petit oiseau ne finira pas dans la terre ni dans un trou. à l’idée que Bouchard le chef me fasse l’insigne honneur de s’occuper de ma fille j’en étais malade, ça se comprend, moins que quiconque Pierre ne m’aurait contredit s’il n’avait été lui aussi spécialiste en langue de bois, ils venaient de l’appeler, ils ont reçu ma fille au secteur des grands, Pierre dépêche-toi, ils ne sont pas des loquaces chez Bouchard, encore moins que chez nous, on avait toujours l’impression qu’on les dérangeait
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Par brigetoun, le 27/11/2009
la voix de Paola de
Patrick Froehlich
Les tabous donc qu’on ne transgresse pas : sexualiser un corps malade à soigner, son corps de l’autre côté du bureau est désexualisé, la pensée n’atteint pas cette sphère du corps..
..je m’occuperai de vos peintures, je m’occuperai de vos cordes malades, je ne m’adresse pas à la même personne, celle qui a peint, celle qui est malade, elles occupent le même corps, ont la même voix malade, se réunissent dans celle qui accomplit le geste de confier ses vingt et une peintures
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Par brigetoun, le 27/11/2009
la voix de Paola de
Patrick Froehlich
Ces photos de nos cerveaux, anonymes et interchangeables, ne révèlent aucune clé ouvrant sur vos peintures, aucun germe d’un désir de peinture chez vous pourquoi chez vous et pas chez les autres ou chez moi ?, on ne peut comprendre que nous nous accordions autour de vos peintures, ni que plus tard si le désir vous en prend vous débordiez hors de cette peinture qui n’a pas de limites ou qu’il me prenne de déborder mon rôle d’aborder vos peintures,