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Patrick Poivre d`Arvor

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Note moyenne : 3.49/5 (sur 180 notes) Patrick Poivre d`Arvor

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Reims , le 20/09/1947

Biographie :

Patrick Poivre d'Arvor, né Patrick Poivre le 20 septembre 1947 à Reims dans la Marne, souvent surnommé PPDA, est un journaliste et écrivain français.

Présentateur du journal télévisé d'Antenne 2 de 1976 à 1983, il devient le présentateur-vedette du journal télévisé de 20 heures de TF1 de 1987 à 2008 et un personnage majeur du paysage audiovisuel français que ce soit en tant qu'interviewer ou animateur de diverses émissions littéraires. Il inspire la création en 1988 du personnage de PPD, la marionnette centrale de l'émission de Canal+, Les Guignols de l'info.

Source : Wikipédia
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roman   roman initiatique   magique   biographie   roman d'amour   histoire   maladie   pirates   deuil   anorexie   adolescents   fugue   sentimental   politique   amour   voyages   télévision   france   auteur français   littérature française  

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Rencontre avec Patrick Poivre d'Arvor, auteur de "Fragments d'une femme perdue", paru chez Grasset.
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Citations de Patrick Poivre d`Arvor

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  • Par She_Night, le 02/10/2010

    Fragments d'une femme perdue de Patrick Poivre d`Arvor

    C'était un amour unique. Deux enfants malheureux qui ne cessaient de se déchirer parce qu'ils s'aimaient trop fort et trop mal.

    Citation de qualité ? (8 votes positifs)


  • Par Satine, le 24/12/2010

    Les enfants de l'aube de Patrick Poivre d`Arvor

    Tu m’as décroché mes étoiles. Tu as donné de grands coups de hache dans notre amour. Tu m’as cassé mon rêve. Tu m’as sonné comme un boxeur. Je ne marche pas encore sur les genoux, mais j’ai les chevilles en coton. Tout se dérobe. Je ne sais plus où aller. Je me cogne. La seule porte de sortie, c’est toi, et c’est fermé. J’ai voulu cent fois courir parce que je te voyais, mais, comme dans les aéroports, les baies étaient en verre épais. Ca fait mal quand on croit décoller et qu’on se les prend de plein fouet. On tombe comme les chevaux dans les abattoirs sous le coup bien placé d’un maillet. Tout s’écroule à cette seconde, tu meurs debout, le décor s’effondre ; les jambes rentrent dans la tête, la tête s’enfonce dans le sol. Et si, par hasard, tu en réchappes, c’est pour mourir quelques mètres plus loin, devant une autre porte vitrée.
    De l’autre côté, il y avait ces avions qui partaient, ces bonheurs qui s’agitaient, ces amours qui se bécotaient au grand jour. Tout cela, je le vois encore. Le regard est vitreux et l’esprit est déjà épais, mais je devine confusément ces vies, ces silhouettes, la tienne bien sûr parmi elles. Tu vas sans doute passer devant la porte. Tu vas dire « oh ». Et presque en même temps tu me reprocheras le trouble que cette fin misérable va t’apporter. Tu vas m’en vouloir parce que tu ne pourras pas t’agenouiller. Il y a trop de monde autour de toi, trop de badauds pour regarder ce corps recroquevillé. Tu ne voudras pas donner notre fin en spectacle. Et puis tu diras « Mais je lui avais dit de ne pas venir. Il est fou. Il me fait mal autant qu’à lui. Nous aurions parlé chez moi, loin des autres. J’aurais fait le ménage dans cette vie que je viens de vivre et dont il se faisait une montagne. Beaucoup de choses seraient parties d’elles-même. Et puis qu’est-ce qu’il est allé s’imaginer… »
    Beaucoup trop, c’est sûr. Mais, quand tu vivais cette vie-là, tu la vivais sans moi. Il t’en restera des morceaux qui ne m’appartiendront jamais. Moi, j’attendais ton retour. Tu l’as cent fois différé. Peut-être as-tu réussi à te construire une indépendance, mais pendant ce temps-là, moi, je fabriquais ma dépendance. Et ma dépendance me minait. Elle s’en prenait à mon amour. D’heure en heure, elle devenait suicidaire. Il y a déjà deux nuits que je suis en dessous du degré zéro, de la joie de vivre. Deux nuits pendant lesquelles des millions de trains sont passés sur les rails qui cisaillent ma poitrine. Des trains cons, pleins de clichés et de fausses idées sur toi, plein de reproches injustifiés et d’accusations sans fondements. Mais aussi des beaux trains, des trains bleu ciel, purs comme mon absolu, des trains qui passent sans faire de bruit mais qui découpent la nuit avec de longs couteaux affilés. Les chairs repoussent ensuite, les cicatrices sont propres, mais elles restent là, à jamais, pour témoigner.
    Et pendant ces deux nuits, pendant cette troisième qui s’achève, toi, tu vivais, tu ne comprenais rien. Toi qui d’habitude sens si bien les choses, tu me laissais dépérir sur pied. Sans doute pensais-tu ne pas vraiment nous abîmer. Tu ne pensais pas à mal puisque tu n’en faisais pas. Et peut-être te disais-tu que cette séparation nous tonifierait, que tu serais moins fragile et que ce temps passé loin de moi te donnerait la force d’exister, entière face à mes exigences . Exigences démesurées… Qu’est-ce que je donne en échange ?
    Et bien, je te donne ça, cette lettre, le gouffre de mes sentiments, ma mort qui calmera mes tourments absurdes. Je te jure que j’aurais préféré te donner ma raison, ma vie, tous mes espoirs. Car tout ce que tu as à me dire est sûrement plein de beautés, de sincérité. Tu vas me dire que tu m’aimes. Mais tu n’as pas besoin de moi. Ou si peu. Tu sais te suffire de toi-même. Notre amour t’a semblé doux. Pas plus. C’était peut-être nouveau pour toi. Mais je ne t’ai pas manqué. Ou si peu…
    Croire ou bien douter de toi ? Qui vient de me quitter ? Qui a menti ? Une heure d’extase et déjà le doute qui me ronge. N’était-ce pas de l’aumône, petit saint-bernard ? Tu as débouché le petit tonnelet de cognac, tu m’as fait une piquouse de petit bonheur, une intraveineuse de ta voix. Tu dois te dire que ça soulage. Que ça prolonge le malade. Et puis tu repars, tu vis. Moi je crève. Je souffle comme un phoque. Quand je pense à toi, il faut que j’inspire un grand coup. Quand je veux te rejeter, il faut que j’expulse… Ca doit bien m’arriver trois-quatre fois par minute… Le crabe que tu m’as mis aux tripes, retire-le. Il me bouffe le foie. Il me rappelle mes angoisses de gosse, cette image de mon bouquin de mythologie grecque, Prométhée enchaîné, dévoré par un vautour.
    Mais le vautour, au moins, était à l’extérieur. Cela saignait à l’air libre. C’était de la blessure propre. Mon crabe me mange de l’intérieur. Délivre-moi de mon doute.

    Mon amour,
    Tu n’as presque jamais répondu à mes lettres. Pour celle-ci tu auras une excuse. Ce n’est pas la première fois que tu me fais mal, mais en partant tu me fusilles. Tu me laisses ce bébé que je vais avoir du mal à aimer tout de suite parce qu’il est le prix d’un échange. Lui contre toi. C’est toi que je voulais. C’est toi qui n’es plus là. J’en crève de douleur. Tu m’aimerais en cet instant parce que je n’ai plus rien d’un romantique à quatre sous. J’ai les yeux secs. Il n’y a plus rien à pleurer en moi. Je t’ai tout donné.
    Fallait pas me quitter maintenant.
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)


  • Par She_Night, le 18/10/2010

    Elle n'était pas d'ici de Patrick Poivre d`Arvor

    De t'avoir ensuite jugée trop fragile quand tu t'es fait rattraper par une cochonnerie de maladie qu'ils appelaient mentale, alors qu'un mal de vivre se niche où il peut, et bien autant dans les tripes que dans la tête.

    Citation de qualité ? (6 votes positifs)


  • Par tsuky, le 20/01/2009

    Lettres à l'absente de Patrick Poivre d`Arvor

    On n'a pas le droit d'aimer sa fille comme ça.

    Citation de qualité ? (7 votes positifs)


  • Par brigittelascombe, le 08/08/2011

    Lettres à l'absente de Patrick Poivre d`Arvor

    Faire semblant.Semblant de bien aller,de vivre comme les autres,ou comme l'année passée.Même quand on enrage de dire certain soir qu'on ne pense qu'à sa fille,ou d'avouer enfin la douleur qu'on aurait tant besoin d'exorciser.

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)


  • Par brigittelascombe, le 28/11/2011

    L'expression des sentiments de Patrick Poivre d`Arvor

    Un père et une mère ça n'a pas le droit de mourir.C'est un rempart.

    Citation de qualité ? (6 votes positifs)


  • Par tsuky, le 20/01/2009

    Lettres à l'absente de Patrick Poivre d`Arvor

    Il faut aimer, Solenn, et être aimée, à déraisonner.Il faut bruler de passion, détester l'eau calme qui croupit...

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)


  • Par tsuky, le 20/01/2009

    Elle n'était pas d'ici de Patrick Poivre d`Arvor

    Pendant près de vingt ans, tu m'as tant donné. Tu n'étais, hélas, que de passage. Merci pour tout, Solenn.

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)


  • Par brigittelascombe, le 08/08/2011

    Lettres à l'absente de Patrick Poivre d`Arvor

    Depuis quelque temps,je ne lis plus la nuit.Je ne sais plus qu'aimer,à tour de bras,à tour de coeur.

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)


  • Par Satine, le 15/05/2011

    Les enfants de l'aube de Patrick Poivre d`Arvor

    Mon amour,
    Tu n’as presque jamais répondu à mes lettres. Pour celle-ci tu auras une excuse. Ce n’est pas la première fois que tu me fais mal, mais en partant tu me fusilles. Tu me laisses ce bébé que je vais avoir du mal à aimer tout de suite parce qu’il est le prix d’un échange. Lui contre toi. C’est toi que je voulais. C’est toi qui n’es plus là. J’en crève de douleur. Tu m’aimerais en cet instant parce que je n’ai plus rien d’un romantique à quatre sous. J’ai les yeux secs. Il n’y a plus rien à pleurer en moi. Je t’ai tout donné.
    Fallait pas me quitter maintenant.
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Livres de Patrick Poivre d`Arvor (43)

    • Les enfants de l'aube
      6 critiques
      3 citations
    • Lettres à l'absente
      1 critique
      7 citations
    • Elle n'était pas d'ici
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    • Fragments d'une femme perdue
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