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Par torevan, le 28/02/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
Seront désaliénés Nègres et Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la Tour substantialisée du Passé. [...] Je suis un homme et c'est tout le passé du monde que j'ai à reprendre. Je ne suis pas seulement responsable de la révolte de Saint-Domingue. [...] En aucune façon, je ne dois tirer du passé des peuples de couleur ma vocation originelle. En aucune façon je ne dois m'attacher à faire revivre une civilisation nègre injustement méconnue. Je ne me fais l'homme d'aucun passé. Je ne veux pas chanter le passé aux dépens de mon présent et de mon avenir. [...] N'ai-je donc pas sur cette terre autre chose à faire qu'à venger les Noirs du XVII ème siècle? [...] Je n'ai pas le droit, moi homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d'une culpabilité envers le passé de ma race. Je n'ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l'ancien maître. Je n'ai ni le droit ni le devoir d'exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. [...] Vais-je demander à l'homme blanc d'aujourd'hui d'être responsable des négriers du XVII ème siècle? [...] Je ne suis pas esclave de l'Esclavage qui déshumanisa mes pères. - Frantz Fanon, 1952.
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Par torevan, le 28/02/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
Le passé est devenu un enjeu politique fondamental, tant les politiques publiques classiques d'égalité des droits et des chances, voire de discrimination positive, ne paraissent pas avoir pu dépasser ce qui peut être défini comme un traumatisme historique, transmis à travers les générations. Depuis quelques années, les "politiques du passé" occupent donc, à l'échelle internationale comme au niveau étatique, une place prééminente, et ce sous deux formes: la reconnaissance et la réparation.
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Par tojadi, le 10/05/2011
Etre français, les quatre piliers de la nationalité de
Patrick Weil
Puis la langue française , langue de l'État depuis 1539 , a été un instrument d'unification culturelle du royaume de France puis de la République . Outil d'émancipation et de débats , de l'école pour tous , son statut au coeur de la République des lettres donne à la culture et à l'intellectuel en France une place sans pareille .
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Par tojadi, le 10/05/2011
Etre français, les quatre piliers de la nationalité de
Patrick Weil
La laïcité enfin ,repose depuis 1905 sur 3 principes : la liberté de conscience , la séparation de l'Église et de l' État , et le libre exercice de tous les cultes .Elle s'est imposée depuis 1945 comme la référence commune de croyants de plus en plus divers et d'athées ou d'agnostiques de plus en plus nombreux .
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Par torevan, le 27/02/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
L'abolition de l'esclavage et la décolonisation marquent certes une rupture et une fin, matérialisées par des décrets, des traités et des déclarations d'indépendance. Mais on ne saurait cependant en conclure à la fin des inégalités et des hiérarchies que ces deux phénomènes historiques ont mises en oeuvre.
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Par torevan, le 07/03/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
L'essor de l'esclavage de plantation, favorisé par la soif de consommation de tous ceux qui avaient des rentes, des salaires ou des payes à dépenser, eut pour effet de durcir et de consolider l'opposition idéologique entre les "Noirs" et les "Blancs", sachant que cette dernière reposait, tout en allant beaucoup plus loin, sur des oppositions antérieures - chrétien/païen, civilisé/sauvage, fils de Ham/fils de Japeth - auxquelles elle ajoutait des stéréotypes provenant de l'imagerie de la classe et du genre. Le motif principal de l'idéologie raciste du possesseur d'esclaves n'était pas l'aversion, mais la domination, pour reprendre la distinction établie par Joel Kovel dans l'importante étude qu'il a consacrée à la psychologie raciale.
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Par torevan, le 29/02/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
Ses critiques des monopoles exercés par les compagnies impériales quasi souveraines ne sont bien souvent que des critiques à peine voilées de la corruption et de l'injustice politique de souverains européens régnant en maîtres sur les malheureux habitants des sociétés européennes comme sur les habitants d'un nombre croissant de sociétés non européennes lointaines. Diderot soutient que les monarques, les ministres d'Etat et les responsables du commerce, qui exercent déjà un pouvoir souverain écrasant, souhaitent encore étendre ce pouvoir tout en justifiant de façon peu sincère l'emploi de la force impériale à l'extérieur comme un moyen de sauvegarder la sécurité intérieure.
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Par torevan, le 28/02/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
Loin de partir du principe que le développement du commerce et de la communication transnationale vont encourager la justice politique et donc affaiblir les régimes les plus tyranniques, Diderot laisse entendre tout au long de l'Histoire ... que le commerce est un ensemble de pratiques et d'institutions le plus souvent dirigées par des régimes despotiques se donnant pour but d'en faire profiter une petite élite au détriment de la plus grande partie de l'humanité. A la fin de l'Histoire ..., le commerce apparaît comme un concept à plusieurs facettes dont les effets varient selon les circonstances sociales et politiques qui le règlent.
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Par torevan, le 29/02/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
Il affirme que les pulsions profondes qui se cachent derrière le commerce, et ce quelles que soient les circonstances politiques, étouffent nos sentiments de compassion les plus élémentaires ainsi que nos autres instincts positifs envers les autres. Pour commencer, il considère que, en règle générale, les êtres humains ne respectent pas les règles de probité. Par conséquent, l'expansion et l'importante croissante du commerce prêtent à la malhonnêteté, à la corruption et à un large éventail d'injustices sociales dont les conséquences sont souvent tragiques en Europe comme à l'étranger.
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Par torevan, le 28/02/2012
L'esclavage, la colonisation, et après... : France, Etats-Unis, Grande-Bretagne de
Patrick Weil
Par conséquent, le point de vue de Diderot rejoint l'image traditionnelle des théories des Lumières sur le commerce, puisqu'il peut, sous certaines conditions, produire des liens sociaux pacifiques en rassemblant des peuples séparés autour d'un même objectif de survie et de prospérité collective. Il est cependant fondamental de noter que, dans ces passages, le terme "commerce" - "l'intérêt général qui doit lier les hommes" - fait moins référence au négoce et au profit qu'à la communication et à l'interaction mutuelle au service d'un objectif socialement précieux.