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Critiques de Paul Féval


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    • Livres 5.00/5
    Par gill, le 30/01/2013


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    "Et, quand il sera temps, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !"
    C'est dans la pièce adaptée du roman pour le théâtre de la Porte-Saint-Martin que claque, en 1862, cette apostrophe, lancée comme un coups de fouet au visage de Philippe de Gonzague, l'assassin du père de la belle Aurore.
    Et du Théâtre au cinéma, il n'y a qu'un pas. Qu'ont franchi pour nous plusieurs cinéastes dont François Hunebelle, en 1959, avec une adaptation dans laquelle Jean Marais et Bourvil rivalisaient de talent avec une pléiade de seconds rôles remarquables tel Jean le Poulain et Paulette Dubost.
    Cependant, c'est en 1857, l'année de la mort d'Eugène Sue et de la parution de "Madame Bovary", à l'apogée du feuilleton, que triomphe "Le bossu" dans les pages du journal "Le siècle".
    Lagardère, chevalier de vie légère et frivole, se fait soudain, par loyauté et amitié, le protecteur de la fille du duc de Nevers. Il jure de la protéger et de, lorsque l'heure en sera venue, lui rendre sa véritable identité, son titre et la place qu'elle devrait occuper dans la haute noblesse.
    Usant d'une extrême souplesse, il se transforme en vieux bossu difforme pour mieux assouvir la terrible œuvre de justice et de vengeance dont il s'est chargé.
    Paul Henry Corentin Féval, né à Rennes, a écrit ce roman "Le bossu". Son fils, Paul Auguste Jean Nicolas Féval lui donnera une abondante progéniture dont les trois volumes que reprend ce recueil paru chez "Omnibus" - "La jeunesse du bossu", "Les chevauchées de Lagardère" et "Cocardasse et Passepoil" -.
    Et même si par curiosité, vous vouliez savoir si la botte de Nevers est vraiment efficace, alors il vous suffirait de suivre les aventures du chevalier Lagardère dans ce superbe volume.

    Critique de qualité ? (25 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Arakasi, le 25/10/2012


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    Au vu des longues années d’adulation exclusive que je vous ai vouées et de toute l’affection que je vous porte encore, vous me pardonnerez cette petite infidélité, m’sieur Dumas, si j’admets que le jour où j’ai tourné la dernière page du « Bossu » de Paul Féval, vous avez brutalement perdu à mes yeux le statut de meilleur auteur de cape et d’épée de tous les temps. Et oui, coiffé au poteau par un petit écrivaillon, un petit auteur de rien du tout dont presque toute l’œuvre a sombré dans l’oubli… Mais vous m'excuserez surement, m’sieur Dumas, car j’ai une très bonne excuse : « Le Bossu » ce n’est pas un roman de cape et d’épée parmi d’autres, c’est LE roman de cape et d’épée par excellence ! Jugez vous-même, il y a tout : des mercenaires aux épées aiguisées et aux cœurs de bronze, de belles jeunes filles enlevées en plein galop sur des chevaux écumants, des coups de lame dans le noir, des duels à un contre six, des vengeurs masqués, des gitans, des traitres, des bals costumés… Tout, je vous dis !

    L’histoire débute en France à la fin du règne de Louis XIV par un assassinat. Philippe, duc de Nevers, possède tout : la beauté, l’esprit, la noblesse, la richesse, un talent d’épéiste hors-pair – toute la France ne parle plus que de la célèbre « botte de Nevers » capable d’expédier ad patres n’importe quel escrimeur d’élite en le touchant entre les deux yeux. Il a surtout l’amour d’une adorable demoiselle – la belle Aurore de Caylus. Mais, comme on pourrait s’en douter, tous ces privilèges attirent forcément la jalousie des envieux et particulièrement celle du cousin et meilleur ami du duc, le prince de Gonzague (moins riche, moins beau, moins noble, mais considérablement plus malin et dépourvu de scrupules…). Une nuit, le drame survient. Dans les fossés du château de Caylus, alors qu’il rendait visite à sa belle et la petite fille qu’ils ont eu tous deux en secret, Philippe de Nevers tombe dans un guet-apens et succombe sous les coups de ses assaillants après un combat héroïque. De cette sinistre tragédie, un seul témoin survit : Henri de Lagardère, jeune chevalier de dix-huit ans à la tête folle mais au cœur d’or, qui, faute de pouvoir sauver le duc, parvient à protéger sa petite fille des poignards des agresseurs et s’enfuit avec elle.

    Vingt ans après, Louis XIV est mort, la régence bat son plein et tout le monde a oublié le drame des fossés de Caylus. Gonzague a prospéré, devenant l’homme le plus riche de Paris et épousant au passage la veuve éplorée de son défunt cousin, Aurore de Caylus. Quant au chevalier de Lagardère et à l’enfant enlevée, plus personne n’en a entendus parler depuis des dizaines d’années. Tout va donc à merveille dans le meilleur des mondes ? Peut-être pas… Car, un peu partout en Europe, des hommes sont retrouvés morts, le front transpercé d’un coup de lame entre les deux yeux. Et – comme c’est curieux – ces braves gens s’avèrent ceux qui avaient participé au guet-apens contre Nevers des dizaines d’années plus tôt. Le fantôme du duc assassiné hanterait-il l’Europe en quête de vengeance ? Tremblez, traitres et meurtriers ! Car la justice est en marche, et si elle est tardive, elle n’en sera pas moins meurtrière, sans pitié et diablement ingénieuse.

    Avis à tous les amateurs de cape et d’épée, ne manquez pas le passionnant chef-d’œuvre de Paul Féval ! Vous y trouverez tout pour vous plaire : une intrigue trépidante alternant tragédie et comédie, un style vif et plein d’esprit, de la baston, de la romance… Contrairement à Alexandre Dumas (qui, malgré tout le respect que je lui dois, souffre d’une fâcheuse tendance aux digressions plus ou moins oiseuses), Féval mène son récit sans temps morts, entraînant son lecteur des bouges parisiens les plus immondes aux palais les plus prestigieux avec un dynamisme joyeux et contagieux. Le style très souvent ironique et les dialogues enlevés ajoutent énormément à l’attrait de l’intrigue. Les personnages secondaires, un peu stéréotypés comme c’est généralement le cas dans ce type de roman, sont solidement campés et attirent aisément la sympathie ou l’antipathie : qui ne pourrait pas adorer les inénarrables maîtres Cocardasse et Passepoil, l’hilarant petit marquis de Chaverny ou l’immonde et grotesque Peyrolles ? Mais, parce que l’on ne se refait pas, j’avoue que c’est pour l’ignoble et manipulateur prince de Gonzague que mon petit cœur sensible bat très fort : un « magnificent bastard » dans toute sa splendeur que l’on adore haïr, tout en se retenant d’applaudir des deux mains aux succès de ses brillantes manigances. Rooooh, qu’est-ce que j’aime les méchants intelligents…

    Hélas, il faut terminer sur un petit bémol, pas sur le roman lui-même mais sur les suites que lui a donné Paul Féval Fils (« la jeunesse du bossu », etc…). Honnêtement, ça vaut à peine le papier sur lequel c’est imprimé, donc ne gâchez pas votre plaisir : dévorez l’œuvre original et tenez-vous en là. (Par contre, n’hésitez pas à mettre la main sur la très divertissante adaptation en mini-série de 1967 : c’est excellent et Jean Piat a une façon incroyablement sexy de hausser le sourcil gauche).

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par raton-liseur, le 27/06/2012


    La Fée des Grèves La Fée des Grèves de Paul Féval

    Ma foi de Dieu ! (puisqu’il paraît que c’est le juron préféré des Bas-Bretons, p. 182, Chapitre 27, “Le siège”), voici un livre de capes et d’épées tout ce qu’il y a de plus réjouissant ! Certes, on sait bien qui payera cher ses mauvais choix, qui épousera qui, le suspens n’est pas bien grand, mais l’histoire est si bien menée que l’on reste suspendu à la plume de l’auteur, tournant les pages les unes après les autres sans pouvoir s’arrêter.
    Nous sommes en l’an 1450, alors que la Bretagne est encore pour quelques années « un rude et vaillant pays qui gard[e] son indépendance entre deux empires ennemis» (p. 230, Epilogue, “Le repentir”), dans la grande baie du Mont Saint-Michel, de part et d’autre de la frontière facétieuse du Couesnon. Une terre aux milles légendes rêvées et vécues (comme en attestent la myriade d’histoires toujours commencées et jamais finie de Frère Bruno, un Frère Tuck qui préfère le cidre à la bière), entre sables traitres et brume aveuglante, la terre de la Fée des Grèves, qui vient de réapparaître alors qu’une malédiction plane sur le duc de Bretagne et qu’un de ses chevaliers les plus valeureux est en fuite.
    Si les personnages m’ont parfois rappelé les histoires de la Comtesse de Ségur, qui aime à nouer des amitiés fortes et sans barrières entre ses personnages mais prend toujours bien garde de laisser chacun à sa place dans l’échelle sociale (comme dans Pauvre Blaise, que je n’avais pas aimé parce que trompée dans mon attente de voir les deux amis d’enfance tomber amoureux, avant de comprendre que Madame née Rostopchine n’aspirait pas à être la Louise Michel des contes pour enfants. Mais, ma foi de Dieu, j’en veux toujours à Madame la Comtesse pour cette lecture funeste !), ce serait faire offense à Paul Féval que de s’arrêter à cela. Le plaisir de la lecture n’est pas dans l’histoire, même si elle tient en haleine, il est dans les belles descriptions d’un pays et de paysages qui tout à coup me manquent, entremêlés, car il ne faut pas tomber dans le pathos, d’une très agréable ironie qui croque Bretons et Normands avec les travers dont ils sont les plus fiers. Les Bretons sont courageux, fidèles, mais d’une superstition indécrottable (« On ne riait plus qu’à demi, parce qu’il ne faut pas parler longtemps de choses surnaturelles, quand on veut que les vrais Bretons restent gaillards. », p. 117, Chapitre 18, “Jeannin et Simonette”) ; les Normands sont ceux que seul l’or intéresse et dont les chevaux sont toujours pies, car même pour cela un Normand ne saurait trancher entre blanc ou noir…
    Certes on peut voir dans cette ironie la condescendance dont la capitale fait alors preuve envers ces régions considérées comme arriérées (comme Gauguin qui quelques années plus tard ira en Bretagne chercher les sauvages, car c’est tout de même plus près que les Marquises !), mais on peut aussi y voir la fascination pour cette culture perdue (comme le montrent l’engouement pour les premiers folkloristes tels que Anatole le Braz ou de la Villemarqué).
    Qu’importe ce que pensait alors Paul Féval, qui, né à Rennes se revendiquait breton (mais ça je ne l’ai vu qu’après avoir lu ce livre), intéressante posture pour l’époque. Qu’importe disais-je, car en tant que lectrice plus d’un siècle et demi après que ce livre ait été écrit, je sais que je me suis régalée de sa description de la terre à légende qu’est mon beau pays, ce pays où « les brouillards salés de l’Armorique détendraient vite les cordes de la vieille guitare d’Apollon. Le biniou seul, avec sa poche de cuir et sa nasillarde embouchure, supporte le rhume chronique de ces contrées » (p. 151, Chapitre 23, “Comment Joson Drelin but la rivière de Rance”). Je sais que je me suis régalée de ses petites piques qui rendent le chauvinisme ridicule et qui pourtant semblent le renforcer, allez savoir pourquoi… Un livre à lire pour un Breton qui veut rire de lui-même ou qui veut se gorger de noms et se souvenir, un livre tel une madeleine trempée dans l’eau salée, et un livre pour les non-Bretons qui voudront soit se moquer de cette gente à la tête bien dure, soit faire connaissance avec ces gens étranges, qui ont « de la gaieté, mais de la gaieté bretonne, qui donne aux noces même une bonne couleur d’enterrement » (p. 158, Chapitre 24, “Dits et gestes de frère Bruno”).
    Couesnon, folle rivière, tu peux laisser le Mont en Normandie, nous gardons pour notre part la baie enchanteresse et les coquetiers* courageux et rêveurs, ils nous font plus riches que les ors de Saint-Michel.

    * Pêcheurs de coques : les coques (palourdes) sont une sorte de diminutif des coquilles de Saint-Jacques. Elles abondent dans la baie de Cancale et autour du Mont. (Note de l’auteur ou de l’éditeur).

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par raton-liseur, le 04/09/2012


    Contes de Bretagne Contes de Bretagne de Paul Féval

    Cet ouvrage regroupe trois longues nouvelles publiées en 1878 et que Paul Féval aurait entendues conter au coin de quelque feu de veillée par Job-misère, qui payait ainsi son gîte et son couvert comme beaucoup de vagabonds de cette époque.
    Comme une grande part de l’œuvre de Paul Féval (pas la plus connue il est vrai), ces nouvelles sont frappées au coin du folklorisme breton. Si la première m’a paru un peu plate (probablement pas assez bretonne…), les deux autres, sans être de la grande littérature sont très agréables à lire. La deuxième, Anne des Iles, certainement celle que j’ai préférée, se passe au milieu des rochers acérés de l’île de Sen (ancienne graphie de l’île de Sein) et aborde un sujet curieusement (je suis ironique ici…) tu dans le folklore breton d’aujourd’hui, celui des naufrageurs. Rien que pour cela, et pour sa fin loin du traditionnel « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », elle vaut quelques instants de lecture.

    Publiées quelques années après le virage religieux de Paul Féval, ces nouvelles n’en ont pas trop souffert, même s’il faut bien noter que dans l’une il est question de la victoire du christianisme sur le paganisme et dans une autre de guerre de religion (une nouveauté pour moi, en Bretagne), et les bons sont bien sûr toujours du bon côté de la religion aussi.
    Plus une réminiscence des légendes que je connaissais déjà qu’un livre qui m’a fait découvrir de nouveaux pans de la culture bretonne. C’est comme une petite madeleine pour ceux qui ont eux-mêmes entendu des légendes similaires, les autres risquent de s’ennuyer un peu et je conseillerais de commencer par La Fée des Grèves, dont le style caustique est bien plus amusant.

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Corinne31, le 12/05/2014


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    Après avoir vu les versions cinématographiques si différentes à certains égards, j'avais souhaité lire le livre pour avoir la version originale...qui me proposait finalement une troisième histoire pour les éléments qui m’intriguaient !

    Finalement un bon roman de cape et d'épée, plein d'aventures qui se laisse lire avec plaisir même si la fin est un peu longue à venir !

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Ys, le 25/04/2012


    Les Mystères de Londres Les Mystères de Londres de Paul Féval

    Le roman-feuilleton du XIXe siècle dans toute sa splendeur. C'est kitsch. Très kitsch. Ca nécessite de savoir traiter avec humour les pures, chastes et belles jeunes filles qui ne savent rien faire de leurs dix doigts, encore moins de leur cerveau, et passent leur temps à roucouler, soupirer, s'évanouir et se faire enlever par des affreux méchants pas beaux.
    Mais dans son genre, c'est assez réjouissant, et diablement entraînant. De l'action, plein d'action, des rebondissements à tous les chapitres, des affreux méchants pas beaux infâmes à souhait, des bas-fonds londonniens délicieusement sordides, un personnage principal assez complexe et intéressant, qui entretient de plus une relation pour le moins ambigüe avec un romantique et charmant jeune homme...
    Bref, un très bon moment de lecture !

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Philamante, le 28/08/2014


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    Voici le roman de cape et d'épée par excellence. Et puis l'aventure sentimentale très oedipienne !!! Non, mais, vraiment! Il pourrait être son père! Un Oedipe non intériorisé, quel toupet??!!
    Mais quel roman! Et quel art du rebondissement, de la quête de l'amour et de le vengeance, du défi, de la bravade! Ce roman éblouissant n'offre aucune halte à son lecteur intrépide et comme embarqué dans cette légitime réhabilitation des De Nevers et des De Caylus. Et l'infâme doit être puni pour sa monstruosité et son acharnement criminel. Quel héros tragique cependant qui ne fait que différer un châtiment dont le lecteur frémit tout autant qu'il le souhaite.
    Un des plus beaux romans de ma jeunesse. Et chapeau bas à Jean Marais qui vole la vedette à Auteuil (mais on n'est pas sur le même tableau). Dommage que Luchini était trop jeune encore.
    Voilà un beau pavé sur lequel nos pas doivent s'appuyer.

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par selena_974, le 19/08/2014


    La Vampire La Vampire de Paul Féval

    La Vampire est un roman fantastique écrit par Paul Féval en 1865. La lecture d'un auteur du XIXe siècle n'est malheureusement pas toujours chose aisée pour nous, pour moi en tous cas, et j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Les 100 premières pages ont été fastidieuses, et il y avait même des phrases auxquelles je ne trouvais aucun sens, des divagations politiques et autres qui me laissaient de marbre. L'ennui m'a souvent prise et j'ai été maintes fois tentée d'abandonner.

    Mais cela valait la peine de s'accrocher. Passé ce délai d'adaptation, la complexité de l'intrigue se révèle, puissante et passionnante, et cette écriture qui était si indigeste au départ devient indissociable de l'histoire. J'ai même fini par la trouver belle et par apprécier toutes ces figures de style et ce vocabulaire désuet. Paul Féval mêle très habilement l'historique au fantastique et aux croyances populaires dans ce récit, qui nous relate l'histoire de cette vampire qui ne garde sa beauté et sa jeunesse qu'en se recouvrant de la chevelure sanguinolente de jeunes filles, mais également une histoire d'amour inconditionnel entre une femme et un homme, entre un père et son enfant, et également entre un jeune homme et la médecine, entre un auteur et les acteurs politiques de son temps...

    Au final, mon seul regret restera ma méconnaissance du contexte politique, très présent dans ce livre, qui m'a très certainement fait passer à côté de petites subtilités qui l'auraient rendu bien plus intéressant encore.

    Je le recommande, mais ne vous laissez pas piéger par ces premières pages si fastidieuses...

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Xian_Moriarty, le 13/03/2013


    La Vampire La Vampire de Paul Féval

    « La vampire » est un livre assez difficile à lire, mais ô combien super ! Paul Féval a merveilleusement su mélanger fantastique, Histoire et croyance populaire.

    Je vais me répéter, mais la prise en main n’est vraiment pas facile. Bien que le vocabulaire soir normal, la tournure des phrases sont parfois lourdes. L’agencement des phrases aussi, et même des idées, n’est pas non plus évident à saisir. Mais une fois qu’on a pris l’habitude de l’écriture de l’auteur, la lecture devient plus simple. Cependant, il faut bien vingtaine de pages, voir plus, pour réussir à « se mettre à niveau ».


    On se voit à Paris, en 1804 ! Paul Féval, qui est le narrateur, nous offre des éléments, des anecdotes ou des descriptions de la ville comme jamais encore je n’en avais lu ! Je me suis même dit qu’il était possible à un historien d’utiliser des éléments de ce livre pour faire des recherches tant qu’on s’y croit !

    Toujours sur l’Histoire, je dirai que ce livre est loin d’être le roman fantastique auquel je m’attendais ! Il est plus lié, selon moi, à de l’historico-fantastique, puisque des personnages historiques y jouent un rôle et les intrigues sont « vraies ».

    Le contexte historique montre une parfaite connaissance de l’auteur sur ce sujet. Rien d’étonnement à ce que les Chouanneries soient aussi mises en avant : Féval est rennais.

    Les diverses intrigues sont absolument géniales et rudement bien menées par leurs protagonistes. Je suis désolée, mais je n’ai dirai pas trop à ce sujet de peur de gâcher votre lecture future. Mais c’est vraiment digne des meilleurs polars ! Je dirai que je suis même étonnée que le cinéma ne se soit pas encore emparé de ce scénario ! Quoiqu’une série serait bien mieux !

    Le récit se compose de plusieurs récits selon les personnages. Je dirai presque que ça part un peu dans tous les sens, mais comme on ne s’y perd pas, l’expression est un peu abusive. On découvre la fortune d’Ezéchiel (d’ailleurs, on en vient à se demander, au début du roman, ce que l’histoire de la chevalière vient faire là-dedans), l’espionnage de Jean-Pierre, les joies et les misères d’Angnèle et René, les sombres occupations de la comtesse Marcian Gregoryi… Certaines scènes sont même décrites depuis des points de vue différents…

    Pour les personnages, fort nombreux, c’est Angèle et René que j’ai le moins aimés (tiens donc), car ils illustrent vraiment le couple amoureux niais par excellence. Les « je n’aime que vous, vous êtes ma raison de vivre » c’est super lassant, sans compter que René à bon dos de faire « Angèle, mon amour » quand il comprend qu’il s’est fait avoir… D’autres ont parfois des traits de caractère un peu caricaturaux, mais rien qui ne plaisent vraiment au final.


    Aussi con que cela va paraitre, mais la figure du vampire est traité avec originalité ! Le, ou la, vampire est une sorte de tout. À la fois humain et réel comme des personnages avides de sang, et d’or, mais aussi intouchables et fantastiques à l’image de l’Amour (qui est pour moi un vampire dans ce livre) ou de la « rumeur ». La manière dont est traité le thème est vraiment pluriel !


    Dans l’édition de Mille Saisons, il y a quelque coquille. Rien de méchant. Par contre, je pense que la quatrième de couverture représente mal le livre.

    Ce livre est un vrai coup de cœur ! Je ne peux que remercier Mille Saisons d’avoir éditer de livre, qui est juste introuvable dans d’autres formats ou édition, même à Rennes, la ville de naissance de Féval. D’ailleurs, impossible de mettre la main sur « Le Bossu »…que j'ai hâte de lire ! (dès que je l'aurai trouvé, évidement)

    Une lecture assez difficile sur ses débuts, des personnages sympathiques (hormis les amoureux transits), des intrigues mêlant fantastiques et histoire, pour un tout vraiment plaisant.


    Lien : http://xian-moriarty.over-blog.com/article-la-vampire-99983251.html

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Clelie22, le 11/07/2012


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    L'un des romans de cape et d'épée les plus connus et le plus célèbre de Paul Féval. On y retrouve les ingrédients habituels avec un héros trop beau pour être vrai, une héroïne belle comme un coeur mais à peu près inutile à l'histoire (si ce n'est pour jouer la demoiselle en détresse) et un méchant prêt à tout qui est, finalement, puni comme il le mérite (et le héros épouse la princesse et tout est bien qui finit bien). Ceci posé, le Bossu est un roman très agréable à lire. Féval sait ne pas abuser des descriptions. Son style est vif, presque oral, par moments, avec des passages pleins d'une ironie fine. Il sait redonner de la dynamique à son récit en variant les situations et les personnages. Certains de ces personnages ont surtout pour rôle d'apporter une touche comique à l'histoire, notamment Cocardasse et Passepoil, les deux maîtres d'armes, ivrognes et ridicules à souhait, qui sont de véritables personnages de farce.

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 24/04/2012


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    Un pavé de lecture : tous les livres concernant Lagardère sont là, de sa jeunesse à sa mort ; papier ultrafin, police serrée… il faut dire que Paul Féval écrivait à la feuille ; et que son fils a continué son œuvre. Et ils les ont bien remplies, de rebondissements en péripéties, il n’y a pas un seul temps mort dans la vie du chevalier. Qu’il s’agisse de la partie bien connue grâce à Jean Marais ou de son enfance, le destin de cet homme a été extraordinaire. Flanqué de ses deux acolytes qui lui ont servi de maitre d’armes, il sera toujours un défenseur du bon droit et de l’honneur.
    Rangés dans l’ordre chronologique du roman, il est impossible de lâcher ces aventures. Un des meilleurs romans de cape et d’épée que je n’ai jamais lu.

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Nyuka, le 13/08/2014


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    Je suis conquise par Le Bossu, vraiment, malgré des passages qui ont été difficiles pour moi (notamment la description du Palais-Royal).
    La plume est très belle toutefois !
    Elle nous rend amoureux de Lagardère !

    Ce livre est empli de rebondissements qui nous font frémir du début jusqu'à la fin et je dirais même surtout à la fin où on ne cesse de trembler !
    On pense la situation finie mais non ! Un rebondissement inverse tout !
    Le duc de Nevers va-t-il être enfin vengé ? Capédédiou !!!

    Les personnages sont tous attachants, les gentils comme les méchants.
    J'ai adoré principalement Lagardère, le pauvre chevalier, qui se bat contre les nobles méchants !
    Mais aussi le marquis de Chevery, la princesse de Gonzague, Gonzague lui-même, Peyrolles, les deux compères Passepoil et Concordasse, Mlle de Nevers...
    Je les ai tous aimés pour ma part même si j'ai une grande préférence pour le héros !

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par francisoctave, le 08/05/2014


    Le Bossu Le Bossu de Paul Féval

    Fin du 17e siècle. Le règne de Louis XIV touche à sa fin. Non loin des Pyrénées, à Caylus-Tarrides, Henri de Lagardère, jeune soldat écervelé mais virtuose de l’épée découvre un complot visant à attirer le duc Philippe de Nevers dans un traquenard et à le tuer ainsi que la fille qu’il a eue avec Aurore de Caylus, fille du seigneur local. Lagardère se range aux côtés de Nevers mais il ne peut empêcher un mystérieux individu masqué de frapper le duc à mort. Il réussit cependant à sauver la petite fille et s’enfuit en Espagne. Vingt ans plus tard, Lagardère est de retour à Paris, bien décidé à venger Nevers et à rendre à sa fille son nom et sa position dans le monde. L’assassin de Nevers, Philippe de Gonzague, est devenu un seigneur puissant et prêt à tout pour mettre la main sur l’héritage de Nevers. Il est entouré d’une cour d’hommes dévoués corps et âmes, dont un bossu bien énigmatique.
    L’œuvre la plus connue de Féval est un pur roman de cape et d’épée empli de grands sentiments et d’actions chevaleresques, servi avec le style plein d’ironie et une galerie de personnages secondaires dont les pitreries donnent une vraie tonalité humoristique au récit.

    Illustration : Épée de la salle militaire au musée saint Rémi, photo de G. Garitan (licence Cc-By-Sa-3.0).
    > Écouter un extrait : Chapitre 01.

    ..: Voir la page complète de ce livre audio :..


    Lien : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/feval-paul-le-bossu.html

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Rosarius, le 25/01/2012


    La Ville-Vampire (ou bien le malheur d'écrire des romans noirs) La Ville-Vampire (ou bien le malheur d'écrire des romans noirs) de Paul Féval

    Un roman incroyablement drôle, dont l'humour extravagant et surréaliste n'amoindrit en rien la poésie, la portée fabuleuse et la créativité illimitée. En très peu de pages, Paul Féval met en place une conception du vampire tout à fait unique, tout en brocardant le portrait d'Anne Radcliffe et la mode du roman de terreur. "La Ville-Vampire", sans doute, relève tout autant de la parodie que de l'hommage - sinon, aurait-on voulu pousser aussi loin, jusqu'à l'incompréhensible, dans une ludique outrance, la tradition du roman gothique anglais ? -, et aujourd'hui encore, peut être lu comme un roman merveilleusement tordu, à la gloire du grotesque et de la fantaisie.

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par miriam, le 12/11/2011


    La Fée des Grèves La Fée des Grèves de Paul Féval

    Roman de chevalerie, cap et d'épée, conte breton, roman historique! Cette Fée des Grèves est d'une lecture facile, même avec une poursuite haletante dans la baie du Mont Saint Michel, des combats moyenâgeux, la messe à l’abbaye du Mont saint Michel, des moines combattants....avec en prime deux histoires d'amour, A mettre dans sa valise pour un week end au Mont saint Michel ou a découvrir au retour!


    Lien : http://miriampanigel.blog.lemonde.fr/

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par idevrieze, le 24/01/2013


    La Ville-Vampire (ou bien le malheur d'écrire des romans noirs) La Ville-Vampire (ou bien le malheur d'écrire des romans noirs) de Paul Féval

    Un roman sombre dans le pur style Paul Féval

    Vous me connaissez un petit peu maintenant, j’avais envie de découvrir des auteurs fantastiques et classiques. Histoire de voir un petit schéma sur les romans noirs. La vie étant bien faite, les classiques sont aussi gratuits. Donc forcément, je me mets un peu dans la peau d’une enquêtrice numérique à la recherche de la perle qui se détache du lot. Et puis et surtout, j’avais eu un mauvais souvenir avec un précédent roman de Paul Féval, où je vous avez réservé mon jugement quant au style de l’auteur. Et bien maintenant, je vais tout vous raconter.

    Je pense savoir où se trouve le soucis entre moi et Paul Féval. C’est que j’ai besoin d’être en forme quand je le lis (lecture classique oblige, les anciens aiment vous faire buter sur tous les mots importants, comme s’ils n’avaient jamais vu un film d’action, bande de petits canaillous) et j’ai eu le malheur de lire la Vampire en plein boom du boulot et la ville-vampire en période de : « Je suis crevée car je tente de récupérer du boom du boulot). Forcément, je mettais des obstacles naturels entre l’auteur et moi. Et donc, au début, j’avoue que je ne voyais pas du tout l’intérêt de ce roman de Paul Féval, le trouvant aussi fade que La Vampire. Et puis… Le deuxième effet Kiss Kool arriva.

    Alors parlons d’abord du premier effet, sinon vous n’allez rien comprendre. Alors Paul Féval est à un embranchement entre deux styles de lectures : le roman gothique et le roman noir. Le roman gothique sévit plutôt à Londres alors que le roman noir préfère Paris. Pour ce qui est du roman gothique, nous avons ici tous les éléments caractéristiques, à savoir :
    - Un décor : de préférence lugubre. Croyez moi, vous aurez ici beaucoup de descriptions de cryptes, de cimetières et d’auberges miteuses. C’est bon
    - Les personnages : On a bien une femme persécutée, un démon (ici un vampire)
    - La situation : vampirisme, pacte, incarcération et torture : tout y est !
    Quant au roman noir, c’est un sous genre mais on en voit déjà des caractéristiques alors que le genre en lui-même n’en est qu’à ses débuts. En effet, le roman noir s’approche du style normal. Il faut un univers violent, un regard pessimiste sur la société, de grosses références et un engagement politique ou social. Ici, nous avons bien tout ceci dans ce petit condensé. Et j’avoue que ce fut, après coup, un régal

    Le deuxième effet kiss cool : un roman burlesque

    Au début de ma lecture, m’attendant à un roman « sérieux » je n’ai pas du tout compris ce qui se déroulait sous mes yeux. On raconte l’histoire d’Ann Racliffe qui part à la recherche de sa copine et de son fiancé enlevés par des vampires. Comme ça pouf la veille de son mariage (ou un truc du genre). Ni une ni deux, sans portemonnaie sans rien, la voilà qui part en Serbie (ou tout autre pays de l’Est pour y trouver : un cirque burlesque mais mortel, une ville maudite et une auberge sinistre. Sans compter un cimetière. Imaginez ma tête deux secondes. Sans compter que le vampire (Goetzi) a la particularité d’avoir un dard au bout de la langue, de vouloir épouser de jeunes héritières pour prendre leur fortune et que pour chaque dédoublement physique, il peut prendre la forme de chaque victime qu’il a pris.

    Sur ce, je m’arrêtais en me disant : « Je ne sais pas ce qu’il prenait, à l’époque, mais c’était de la bonne » tout en prenant comme résolution de me renseigner sur les addictions des auteurs avant de les lire. Et puis, je ne sais pas, ca a fait tilt un soir : le cirque, le burlesque, les images d’épinal des vampires et des romans noirs. Et surtout la première phrase du début que je vous cite : « Il y a beaucoup d’Anglais et surtout d’Anglaises qui ont pudeur quand on leur raconte les actes d’effrontée piraterie dont les écrivains français sont victimes en Angleterre. Sa Très Gracieuse Majesté Victoria reine a signé jadis un traité avec la France dans le but louable de mettre fin à ces vols tant de fois répétées. Le traité est fort bien fait : seulement, il contient une petite clause qui en rend la teneur illusoire. Sa Très Gracieuse Majesté, en effet, défend à ses loyaux sujets de nous prendre nos drames, nos livres, etc., mais elle leur permet d’en faire ce qu’elle a la bonté d’appeler « une blonde imitation ». »

    Voilà le deuxième effet Kiss Cool, que j’aurai mieux fait de bien lire au début ! L’auteur nous avertit gentiment de ne surtout pas le prendre au sérieux ici. Et comme dans un charme, je me suis refaite tout le récit dans la tête : les courses poursuite, les dialogues n’ayant ni queue ni tête, les réflexions de l’auteur sur les romans vampiriques. Et souris, puis j’ai ri, tout en y repensant.

    En bref : oui j’ai aimé ce roman et je regrette de ne pas avoir eu la finesse de l’avoir compris de suite. Mais peut être que j’aurai dû le lire d’une humeur plus badine. Ce livre est comme si vous alliez voir les anciens théâtres Guignol, sauce vampire bien entendu. Si vous voulez savoir comment ils se moquaient à l’époque : lisez-le !


    Lien : http://labibliodekoko.blogspot.fr/2013/01/la-ville-vampire-ou-bien-le-malheur...

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par belette2911, le 21/04/2012


    Le Chevalier ténèbre, suivi de La Ville-vampire Le Chevalier ténèbre, suivi de La Ville-vampire de Paul Féval

    Mené à vive allure avec tous les rebondissements propres au feuilleton et portant à la fois l’empreinte des romans noirs et des romans d’intrigues, Le Chevalier Ténèbre conte les aventures de deux êtres énigmatiques, les frères Ténèbre, séducteurs et voleurs, qui, partis de leur Hongrie natale, traversent toute l’Europe, usant de mille et un travestissements et de masques de toute sorte, pour se livrer à leurs méfaits et ruiner des familles entières.


    Spécial suite au mode d'écriture de Féval qui, tout en abordant le thème du vampire, le traite de manière ironique.

    Vraiment singulier, de ce que je me souviens.

    Il utilise avec son habilité coutumière les procédés propres au roman fantastique tout en s’amusant constamment à en désamorcer les effets.

    Le malaise du lecteur est entretenu par la présence et la permanence d’un climat inquiétant, mais son recours systématique à l’humour bouffon et toute ces succession de situations toutes plus extravagantes les unes que les autres, nous amusent plus qu'elles ne nous effrayent.

    Pour l'autre partie, qui concerne "La ville vampire", cela commence par l’enlèvement d’un futur marié par un vampire qui posséde des caractéristiques assez inhabituelles (il possède un aiguillon très pointu au bout de la langue, qui lui permet de percer un trou dans la chair ; il se colle ensuite comme une sangsue pour aspirer le sang).

    Ce texte est un pastiche assez réussi, un bon roman imaginatif, cocasse, grotesque.

    Ma lecture est mitigée parce que je sais que tout le monde ne peut pas aimer ce genre de livre très spécial.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/7-vampires-et-loups-garous/7-4-auteurs-...

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 29/01/2013


    Les Mystères de Londres Les Mystères de Londres de Paul Féval

    Dans les années 1840 à Londres, un homme semble aimanter tous les regards. Le marquis de Rio Santo éblouit les femmes et sa fortune attire les commentaires des hommes de la haute société londonienne. « Le marquis de Rio Santo ! l’éblouissant, l’incomparable marquis ! Londres et Paris se souviennent de ses équipages. L’Europe entière admira ses magnificences orientales ; l’univers enfin savait qu’il dépensait quatre millions chaque saison, vingt mille livres sterling par mois. » Un tel personnage ne se crée pas que des amitiés et il est bientôt entouré de méfiance et de jalousie. D’autant plus que la cicatrice qui barre son front n’est pas sans rappeler celle d’un autre… l’identité du marquis de Rio Santo finit par être au cœur du roman de Paul Féval.

    Si vous cherchez une définition concrète du mot rocambolesque, je vous conseille d’ouvrir ce roman datant de 1844. Mon résumé est des plus succinct car il est absolument impossible de résumer l’intrigue foisonnante conçue par Paul Féval. L’histoire n’est faite que de rebondissements, de surprises, de révélations. Vous y trouverez tout ce qui fait un roman d’aventures : des machinations, des complots, des enlèvements, de la fausse monnaie, de la piraterie, des expériences médicales, des identités multiples et une puissante société secrète. Paul Féval nous entraîne dans une ville souterraine, une ville cachée. La société secrète se nomme la grande Famille et elle a des membres dans toutes les couches de la société. On y compte aussi bien des révérends, des banquiers que des mendiants, des aubergistes. Le but de ces lords de la nuit est le vol, l’argent avant tout. Mais celui qui est à la tête de l’organisation suit un but fort différent. Certes, il a besoin d’argent mais pour une cause qu’il défendrait jusqu’à la mort. C’est un personnage complexe et ambigu. D’une intelligence et d’un courage hors-norme, cet homme nommé Edward ne s’abaisse jamais au crime gratuit ce qui l’éloigne de la veulerie des membres de la grande Famille. Malgré ces crimes, Edward est un personnage attachant.

    Si vous aimez les romans d’aventures, si une multitude de personnages et de situations ne vous effraie pas, plongez dans le Londres secret de Paul Féval, vous en aurez pour votre argent !


    Lien : http://plaisirsacultiver.wordpress.com

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    • Livres 3.00/5
    Par Hildebald, le 13/11/2012


    La Ville-Vampire (ou bien le malheur d'écrire des romans noirs) La Ville-Vampire (ou bien le malheur d'écrire des romans noirs) de Paul Féval

    Court roman qui parodie avec légèreté mais doigté le genre gothique.
    L'ambiance est sombre, le vampire est diabolique et notre héroïne traverse maintes contrées et maintes aventures pour sauver des amis.
    Pas de coup de cœur mais une lecture sympathique qui offre un clin d’œil à Ann Radcliffe et ses Mystères d'Udolphe.

    Critique de qualité ? (1 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 28/04/2012


    La Vampire La Vampire de Paul Féval

    En 1804, à Paris, il se passe des faits étranges quai de la Tournelle. Personne n'y a vu de poissons aussi gros et gras. Un pêcheur prend même un énorme brochet qui cache dans ses entrailles un doigt humain portant une baguette de grande valeur. Trois jeunes et riches étudiants allemands disparaissent mystérieusement. Une comtesse hongroise se marie plusieurs fois dans diverses églises. René de Kervoz, jeune étudiant en droit, neveu du célèbre Cadoudal, délaisse sa fiancée pour suivre une belle inconnue blonde. La capitale bruit de mille rumeurs, les complots se multiplient et tout un chacun se demande qui est cette « Vampire » que l'on rend responsable de tout. Est-ce une femme ou deux ? Une bande de conspirateurs ou de brigands ? Ou tout simplement l'allégorie de la ville elle-même ?
    Ce roman fantastique sur fond historique reste assez surprenant. Le lecteur y croisera Bonaparte au moment où il n'est pas encore empereur et où il échappe à la mort lors de l'attentat à la machine infernale de la rue Saint Nicaise. Il suivra également Georges Cadoudal, le chouan qui vient défier Bonaparte jusqu'à Paris et qui finira tragiquement. Sur cette trame historique bien réelle, Paul Féval, le romancier du célèbre « Bossu », brode une sombre histoire de vampire en s'inspirant de la terrible légende du comte Szandor. Tous les ingrédients sont donc réunis pour obtenir une histoire palpitante et terrifiante. A un détail près. Le style qui a pas mal vieilli. Répétitions, descriptions et explications deviennent vite lassantes et nuisent au rythme et au suspens. Dommage.


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/

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    •   La Curée est bien d'Emile Zola mais est un roman indépendant qui ne fait pas partie du cycle des Rougon-Macquart

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