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Critiques de Pearl Buck


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    • Livres 3.00/5
    Par KATE92, le 27/05/2012


    La Mère La Mère de Pearl Buck

    Magnifique roman. Difficile de faire un résumé tant j’ai été émue. Une histoire touchante dont la mère est le pilier : paysanne chinoise, ni belle ni laide, au corps vigoureux et qui aime enfanter. Pour elle, donner la vie, il n'y a rien de plus beau au monde. Cependant son jeune mari est trop beau et trop avide des belles choses de la ville pour rester prisonnier de cette existence morne. Il choisit donc de fuir sa famille. Elle reste seule et doit travailler la terre et se charger de tous les travaux que son mari accomplissait.

    Je ne révélerai pas toute l'histoire mais les thèmes tournent autour de la vie paysanne, de l'ignorance, la superstition, l’avènement du communisme et la joie de mettre au monde une nouvelle vie qui vient réconforter de la perte d'êtres chers.

    Critique de qualité ? (81 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 22/06/2014


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Quand le vent d’Est et le vent d’Ouest se rencontrent en une seule personne, c’est une tornade qu’ils provoquent !

    Effectivement, Kwei-Lan, la jeune et frêle jeune fille chinoise aux pieds bandés et à la dévotion inébranlable envers ses parents, les « Vénérés », ne peut accepter que son mari tout neuf vive à l’occidentale ... Quelle horreur ! Vivre dans une maison avec ...des escaliers ! S’asseoir sur ces meubles grossiers ! Et surtout...être l’égale de son mari ! Et pour cela devoir débander ses petits pieds torturés ! Non, non, non ! Elle est malheureuse, Kwei-Lan, et ose enfin, dans un balbutiement, avouer à sa mère que son mari ne veut pas « l’honorer », malgré ses fards, malgré les plats raffinés qu’elle confectionne.
    Il va donc falloir qu’elle fasse le premier pas vers la modernité ... en débandant ses pieds ligaturés. Grand bien lui fasse ! Car cela lui ouvre les portes du cœur de son mari, qui accepte enfin de la regarder comme une femme et non une poupée de porcelaine soumise. Et tout naturellement, l’amour inonde ce couple.
    L’amour aussi remplit le cœur du frère de Kwei-Lan, pour une « Etrangère ». Mais cela, la Mère et le Père ne peuvent pas l’accepter, ce serait renier complètement la pureté de la race chinoise, les Ancêtres, la Tradition.

    Et notre petite Kwei-Lan est tourmentée, déchirée. Elle est secouée par une tornade intérieure, car toute pétrie encore de son éducation rigide, mais remplie par son amour qui la tourne vers l’accueil de l’Autre...

    C’est cela, le roman de Pearl Buck : la très difficile acceptation de l’étranger, de l’Occident. Les Chinois, convaincus d’être la race supérieure, pure, sans tache, belle, raffinée, délicate, ne peuvent supporter l’irruption des Blancs, laids, aux grands pieds, aux grands nez, aux cheveux délavés, aux manières franches, « irrespectueuses », où l’homme vénère...la femme !
    Dans un style vivant, frais, et aux descriptions poétiques, l’auteure pénètre jusqu’au tréfonds de l’âme d’une petite Chinoise du début du 20e siècle, à la lisière d’un bouleversement capital.

    Renversant ! Magistral !

    Critique de qualité ? (58 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 14/09/2013


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Vent d'Est, vent d'Ouest est tout à la fois un très beau récit d'amour et de tolérance, un reportage sur la Chine tiraillée du début du XXe siècle et un roman d'apprentissage. Bref, c'est une vraie petite pépite que les vents nous apportent...

    C'est Kwei Lan qui nous raconte toute l'histoire, la sienne et celle de sa famille. Très jeune chinoise aux pieds bandés, elle passe du monde bien connu de ses parents, fait des traditions millénaires du pays de Han (le clan, les héritiers, les mariages arrangés dès la naissance des enfants) à celui plus moderne et un peu effrayant de son mari passé par l'Occident, qui rejette certaines coutumes, telles l'oisiveté des riches, la soumission absolue des femmes et les superstitions, tout en côtoyant régulièrement l'univers de son frère qui a commis l'outrage ultime aux yeux de sa famille : aimer et épouser "l'étrangère" Mary...

    Si les histoires entrelacées et les détails sur la Chine sont intéressants, c'est le regard que Kwei Lan pose sur eux qui nous emporte et rend le livre magnifique. Elle hésite, elle tâtonne, elle oscille entre ses deux guides, sa mère et son mari, avant parfois humblement de trouver sa propre solution... Non seulement elle est une conteuse hors pair, mais elle nous décrit ses sentiments avec une finesse et une liberté étonnantes, surtout pour une femme aussi profondément soumise...

    C'est probablement là une petite liberté que s'est accordée Pearl Buck, elle-même Américaine plus chinoise que beaucoup de Chinois, qui n'en est donc pas à un paradoxe près... D'ailleurs, le roman lui-même est un paradoxe géant : sous la petite histoire de Kwei Lan et son apparence très classique se cachent les vents, non pas d'Est et d'Ouest, mais de la révolution et du changement...

    Lu dans le cadre du Challenge Nobel, merci Gwen21 !

    Critique de qualité ? (44 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par KATE92, le 18/05/2012


    Pivoine Pivoine de Pearl Buck

    Une jeune esclave chinoise est l'héroïne de ce livre centré sur la vie d'une famille juive dans la Chine d'avant Mao. Elle combattit sa vie durant contre l'amour qu'elle ressent à l’égard de son jeune maître.
    Magnifique, intelligente et instruite, elle a attiré l'attention d'un puissant eunuque, l'intendant en chef à la cour impériale.
    Elle est contrainte de "s’exiler " chez les nonnes, malgré le tendre sentiment que lui portait le fils de la maison.
    Une lecture très agréable qui nous en apprend beaucoup sur les coutumes chinoises et sur la communauté juive installée en Chine.
    Incontestablement très enrichissant.

    Critique de qualité ? (41 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par fredho, le 26/10/2013


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Issue d’une grande famille chinoise, Kwei-Lan a été éduquée dans le respect des traditions ancestrales. Promise à sa naissance au fils de l’ami de son père, Kwei-Lan se marie avec ce dernier, un jeune chinois qui revient d’Occident après avoir accompli ses études de médecine.
    Son jeune époux rejette les coutumes de ses ancêtres qu’il juge anachroniques, ce qui choque et contrarie Kwei-Lan.
    La jeune chinoise prend conscience que deux mondes les séparent par conséquent elle fait acte d’abnégation et décide de se détacher de ses traditions qu’on lui a inculquées afin de plaire à son mari. Au fur et à mesure les époux vont se découvrir, s’aimer et vivre en harmonie, Kwei-Lan commence même à s’ouvrir aux idées occidentales de son mari.
    Tout va pour le mieux, mais l’arrivée du frère de Kwei-Lan, qui vient de passer trois ans aux Etats-Unis, va déchaîner de graves conflits familiaux. Sans l’accord de ses parents, il s’est fiancé à une jeune américaine alors qu’il était promis à une chinoise.
    Le scandale et la honte s’abattent sur le clan familial et les parents ne pardonnent pas à leur fils, l’héritier de la famille, d’avoir désobéi...

    Kwei-Lan se raconte, se confie comme dans un journal intime, elle est au centre du conflit, elle est comme un pont qui relie le passé et le présent.
    Mais l’amour l’a changée et l’a transformée, elle comprend son frère mais est peinée pour ses parents qui n’acceptent pas que l’on aille à l’encontre des traditions de leurs ancêtres. Le devoir d’un enfant est de se prêter au moindre désir de ses parents, sa vie ne lui appartient pas, il n’a aucun droit de liberté, juste le droit d’obéissance. Mais le fils est devenu un homme moderne, assoiffé d’indépendance, amoureux de Mary sa fiancée, il affrontera la colère des Dieux, des ancêtres mais surtout celle de ses parents.
    Ce roman est une douceur, raconté par la délicate Kwei-Lan, « Vent d’Est, vent d’Ouest » nous confronte au choc des cultures : le paradoxe entre les vieilles coutumes orientales et la modernité occidentale.

    Critique de qualité ? (40 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 17/07/2013


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Issue d'une riche famille chinoise, Kwei-Lan a été élevée dans le respect des traditions, des Dieux et des ancêtres. Fiancée avant même sa naissance, elle n'a vécu que dans l'attente du jour béni de son mariage. Grâce aux enseignements de sa Vénérable mère, elle sait se parer, se maquiller, se coiffer pour plaire à son mari, cuisiner les mets les plus raffinés pour aiguiser son appétit. Mais le jour tant attendu où elle fait enfin la connaissance de son époux, loin d'être fidèle à son rêve, ce jour se transforme en cruelle déception. Prête à servir sa belle-mère comme une fille et à obéir en tout à son mari, Kwei-Lan est rejetée par le jeune homme, corrompu par les moeurs de l'Occident où il a étudié la médecine. Il n'a que faire de ses talents, de ses parures, de sa soumission. Même ses jolis petits pieds bandés ne trouvent pas grâce à ses yeux! Son mari veut faire d'elle son égale! Et, Kwei-Lan n'est pas au bout de ses peines...Son frère adoré, l'aîné de la famille, revient des Etats-Unis au bras de son épouse! Une américaine! Une étrangère! Le clan ne saurait tolérer un tel manquement aux traditions! Pourtant, il faudra bien se résoudre à accepter le vent nouveau de la modernité qui souffle sur le pays, balayant les coutumes et entraînant dans son sillage la jeunesse chinoise.


    Dans un long monologue qu'elle adresse à sa "soeur" dont on ne sait qui elle est mais dont on devine qu'elle n'est pas chinoise, Kwei-Lan livre les émotions d'une femme qui voit s'écrouler tous les principes auxquels elle a toujours crus. Partager entre son respect pour sa mère et le désir de plaire à son mari, elle tente tant bien que mal de s'ouvrir aux idées nouvelles, de surmonter préjugés et superstitions. Touchante par son envie de bien faire et sa grande bonté, Kwei-Lan raconte une Chine traditionnelle confrontée à un inexorable vent de modernité et de liberté. Le pays s'ouvre, ses forces vives partent étudier à l'étranger et reviennent avec une autre conception de la société. Figés dans leurs traditions, les anciens ne se résignent pas à abandonner les règles strictes qui régissent la famille mais ont-ils le choix? Peut-on lutter contre le vent d'Ouest ?
    Pearl BUCK signe ici un roman sensible et profond qui parle aussi de tolérance et d'amour. A lire absolument!

    Critique de qualité ? (36 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 02/10/2013


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Kwei-Lan a été élevée dans le respect des traditions chinoises. Fiancée depuis toujours à un homme qu’elle n’a jamais vu, elle se prépare vertueusement au mariage. Hélas, son futur époux a fait des études de médecine en Occident et il rejette les superstitions et les coutumes ancestrales. Dans les premiers temps du mariage, Kwei-Lan tente de séduire son époux en déployant l’éventail de ses charmes et de ses vertus, dans la pure tradition chinoise, mais c’est peine perdue. « Mon mari ne désire rien de moi. Il n’a besoin de rien que je puisse lui donner. » (p. 60) Se sentant désemparée et inutile, Kwei-Lan décide de s’intéresser à ce qui passionne son époux et de comprendre sa façon de penser. Par amour pour lui et pour lui plaire, elle accepte de débander ses pieds et de s’ouvrir un peu à ce qui vient de l’Occident, même s’il est lui difficile de le concilier avec son éducation orientale. Désormais, Kwei-Lan n’écoute plus la voix de sa mère, mais celle de son époux. « Mon mari est un sage. Il connaît toutes choses, et ne dit que ce qui est vrai. » (p. 96) Son mari la veut son égale, mais elle lui reste dévouée et fait de lui son seigneur, même si elle accepte de laisser derrière elle l’ancestrale soumission des épouses pour leur mari.

    Quand enfin, ils ont un enfant, la jeune femme croit son bonheur complet. Mais c’est compter sans le retour de son frère. Lors de ses études à l’étranger, il a rencontré une Américaine et souhaite l’épouser, mais cela va radicalement à l’encontre des volontés de la mère de Kwei-Lan qui ne peut tolérer que son héritier s’unisse à une étrangère. « Serait-il donc permis à mon frère de tuer sa mère ? Il devrait savoir que les manières peu filiales d’Occident lui sont insupportables. C’est honteux qu’il oublie ainsi son devoir ! » (p. 142)

    J’avais beaucoup aimé La mère de Pearl Buck : elle y peignait la vie traditionnelle d’une femme chinoise, entre mariage, enfants et soumission aux anciens et aux dieux. Dans Vent d’Est, vent d’Ouest, l’auteure montre l’ouverture de la Chine au monde et la rencontre entre Orient et Occident, le premier étant convaincu d’être supérieur au second. Les deux cultures s’entrechoquent et il ne tient qu’à leurs membres de savoir s’accommoder du changement. « Apprenez des étrangers ce qu’ils ont de bon, et laissez de côté ce qui ne convient pas. » (p. 110) Kwei-Lan s’adresse à quelqu’un qu’elle appelle « sa sœur » : impossible d’en savoir plus sur cette interlocutrice, mais il me semble que la narratrice s’adresse aux lectrices, tant ce qu’elle raconte touche surtout la condition féminine dans le monde entier. J’ai apprécié cette lecture à la fois touchante et pleine d’espoir.

    Critique de qualité ? (34 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par mimifasola, le 10/07/2013


    La Terre chinoise La Terre chinoise de Pearl Buck

    « La Terre chinoise » de Pearl Buck. Un roman magnifique qui retrace la vie et les mœurs de la chine rurale du XIX siècle, et ce à travers la vie de Wang Lung agriculteur très attaché à sa terre et très respectueux des liens de famille, sa femme 0-Len jadis esclave dans une grande maison (maison de riche propriétaire de la ville), une femme courageuse travailleuse et surtout entièrement dévouée à sa famille te à ses devoirs. Le couple connait la pauvreté, la faim, la misère mais parviens comme même à les surmonter et connaitre ainsi la vie aisée avec tout ce qu’elle rapporte de bien et de mauvais. S’ajoute à cela d’autres personnages tout aussi intrigants tels que l’oncle et sa famille, les enfants avec leurs caractères différents, les belles filles, et les servantes.
    Un roman avec des personnages très attachants, des histoires d’amour (amour de la terre, de la femme et de l’argent), et surtout une figure inoubliable.

    Critique de qualité ? (33 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 17/03/2013


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Challenge NOBEL 2013 - 2014
    2/15

    Comme il est stupéfiant de trouver dans un roman aussi court autant d'intensité ! Et pourtant... ce roman de l'américaine Pearl Buck, prix Nobel de littérature, à la sensibilité plus chinoise que celle d'une fille de Han, est un petit bijou de contrastes et offre un tableau sans concession de la rupture morale et sociale entre la Chine des traditions ancestrales et la Chine rattrapée par la course du Temps, de moins en moins imperméable aux influences extérieures venues d'autres civilisations.

    Haut en couleur mais aussi corseté que les pieds d'une noble dame chinoise, le récit se déroule exclusivement en deux lieux : la maison des Vénérés (les parents) des héros, nobles Chinois occupant une place privilégiée dans la société de l'Empire du Milieu, et dont la famille perpétue point par point le mode de vie traditionnel de l'élite ; et la maison de leur gendre, médecin ayant fait ses études à l'étranger et ayant épousé leur fille, comme convenu bien avant leur naissance à tous les deux.

    La plongée abrupte dans le monde traditionnel chinois est absolument délectable. Avec des mots simples, évidents, l'auteur transporte son lecteur dans une autre époque, dans un décor irréel, suranné et pourtant parfaitement concret pour toute une population, riche de son passé, de sa brillante civilisation et forte de son esprit hégémonique.

    Roman de la tradition dans ce qu'elle a à la fois de beau et de passéiste, roman de la xénophobie, roman de l'intolérance menant à l'inévitable rupture, roman-fresque inoubliable.

    ***ALERT SPOILER***
    Nous sommes dans les années 20, en Chine.

    Comme l'annonce le titre, nous suivons deux histoires, liées entre elles par les liens familiaux et par la quête de l'amour et du bonheur commune aux protagonistes. Tout le récit est un long monologue, celui de la jeune Kwei-Lan qui écrit à sa soeur (bien que je n'ai pas réussi à pleinement saisir qui était son interlocutrice, sans que cela nuise à ma compréhension de l'oeuvre).

    Kwei-Lan est la très jeune fille de son père et de sa Première Epouse. Son père est un grand fonctionnaire de l'Empire, il est nanti, s'occupe le plus souvent de ses affaires depuis sa maison (comprendre un vaste domaine urbain, ville dans la ville, où vivent sa famille, ses concubines, ses servantes et ses esclaves, divisé en cours intérieures et en appartements et constituant le seul horizon des femmes qui, à l'image de l'oikos grec, du harem oriental ou du zenana indien, y sont cloîtrées).

    Selon la tradition des Ancêtres, le mariage de Kwei-Lan a été convenu bien avant sa naissance, au moment même où son père songeait à prendre une première femme, c'est-à-dire se mettait en quête d'un ventre fécond pour engendrer un héritier. Plus gracile qu'une tige de fleur de lotus, musicienne accomplie, habile dans l'art de cuisiner les mets les plus délicats comme dans celui de se vêtir de soie, de se parer, de se coiffer pour le plus grand plaisir de son "Seigneur et maître", les pieds bandés dès le plus jeune âge comme il sied aux dames de condition, Kwei-Lan est prête au mariage. Le seul petit hic, c'est que son cher et tendre revient de l'Est (comprendre les Etats-Unis, ben oui, quand on se situe à Pékin, l'Est, ce n'est pas l'Asie !) où il a appris un... métier ! Aussi énorme et incompréhensible que cela paraisse, il a obtenu de ses Honorables Vénérés de partir à l'étranger, à titre de loisir mais le voilà bien imprégné des étranges coutumes américaines et bien décidé à rompre avec le mode de vie traditionnel que son nouveau regard de scientifique juge archaïque voire dangereux.

    Le mariage a lieu, le choc des cultures aussi ; l'incompréhension et le rejet sont les premières attitudes du couple. Un dur apprentissage va devoir commencer entre les jeunes gens pour espérer aboutir à... (je ne vous le dirai pas).

    La deuxième histoire, toujours narrée par Kwei-Lan, retrace le parcours de son frère aîné, l'héritier de son Honorable Vénéré. Lui aussi, comme son beau-frère, a obtenu l'autorisation d'aller "s'amuser" en continent inconnu, sa fiancée, la fille de Li, patientant sagement dans la maison de ses propres parents, attendant fébrilement son union comme Kwei-Lan avait attendu la sienne. Sauf que, nouveau couac, le frère de Kwei-Lan a profité de son voyage initiatique pour tomber amoureux d'une Américaine, Mary, et il l'a épousée !

    Il l'a bel et bien épousée selon les lois américaines, sans l'autorisation de ses Vénérés, sans la bénédiction du clan et des Ancêtres, sans tenir compte de son rang, de sa fiancée, de la Tradition. La bombe atomique tombant sur Nagasaki ne fera pas plus de dégâts que le retour au bercail du frère de Kwei-Lan. Dans une grande tempête à la force dévastatrice, le vent d'Est soufflant du Nouveau Monde entre en collision frontale avec les vents d'Ouest ancestraux, provoquant en son épicentre un séisme profond et consommant les zones de fracture.

    Un très beau récit charnière qui donne le pouls mourant d'une Chine empêtrée dans son avancée vers l'avenir et laisse percevoir la poussée culturelle et intellectuelle venue d'ailleurs que même la Grande Muraille et l'océan Pacifique ne peuvent contrer.

    Critique de qualité ? (33 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Moan, le 23/06/2013


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Challenge Nobel de la littérature 2013.2014

    Kwei-Lan , jeune chinoise de seize ans a été élevée selon la coutume pour être une belle femme (avec de petits pieds) soumise à son futur mari, auquel elle a été promise avant sa naissance. Ce mari a fait un séjour en Europe. Il revient médecin et son attitude surprendra Kwei-Lan.
    Le frère de Kwei-Lan part étudier aux Etats-Unis. Il annoncera à sa famille son mariage avec une américaine et son refus d'épouser la femme qui lui est promise.

    Dans son premier roman "Vent d'est, vent d'ouest" , Pearl Buck décrit de manière magnifique cette Chine immuable qui s'ouvre au changement. Avec plus d'une trentaine de romans, des nouvelles , des pièces de théâtre, des recueils de poésies,elle est la première femme a obtenir le prix Pulitzer en 1932 pour La terre chinoise, elle reçoit le prix Nobel de littérature en 1938.

    Critique de qualité ? (29 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par ssstella, le 27/01/2014


    La Mère La Mère de Pearl Buck

    "La mère" fut mon premier Pearl Buck, lu à l'adolescence... et le premier d'une longue série. Un tel coup de cœur que je suis devenue une groupie. Je ne voulais plus lire que ça.
    C'était ma J.K. Rowling à moi (ou Stéphanie Meyer ou Suzanne Collins suivant les goûts actuels)... attention ! c'était des lectures fantastiques mais sans fantastique, que l'on ne se trompe pas.
    Pourquoi j'écris "c'était" d'ailleurs ? ... Je suis persuadée qu'elles sont toujours merveilleuses, les lectures de Pearl Buck. Il faut absolument que je me replonge dans certaines.

    Critique de qualité ? (24 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 26/04/2013


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Avant sa naissance, Kwei-Lan a été promise au fils d'un ami de son père. Si la jeune fille a été élevée dans la plus pure tradition chinoise, ce n'est pas le cas de son fiancé. Le jeune homme est parti étudier la médecine en Occident et en est revenu avec des idées extrêmement modernes, oubliant progressivement les traditions de ses ancêtres.
    Après son mariage, Kwei-Lan applique les enseignements de sa mère et ne parvient pas à séduire son mari. Elle en souffre beaucoup et commence à se poser beaucoup de questions sur les différences culturelles entre elle et son mari.
    Le frère de Kwei-Lan, de son côté, a passé quelques années aux Etats-Unis. Il y a rencontré Mary, une jeune femme américaine, et l'a épousé là-bas, selon les traditions occidentales. Lorsqu'il ramène sa jeune épouse chez lui, cela provoque un véritable choc dans la famille. Sa mère le prie de répudier son épouse et de se marier, comme il était convenu depuis de nombreuses années, avec la jeune Chinoise que ses parents ont choisi pour lui.


    Raffinement, douceur et délicatesse sont les premiers mots qui viennent à l'esprit lorsque l'on ouvre Vent d'Est, vent d'Ouest. La plume de Pearl Buck est particulièrement élégante et convient parfaitement à la voix de Kwei-Lan, qui nous raconte son histoire, et que l'on imagine douce et calme.

    Kwei-Lan est une héroïne particulièrement discrète. Elevée dans la cour des femmes, elle doit se conformer, dès son plus jeune âge, aux ordres de sa mère, qui ne l'élève qu'en vue de son mariage, une fois qu'elle aura atteint l'âge requis.
    Kwei-Lan a appris des traditions centenaires, selon lesquelles une femme ne peut séduire un homme que par des sous-entendus. On ne dévoile pas ses sentiments, on ne montre aucun signe d'affection et, surtout, on ne tente pas d'imiter les Occidentaux, ces gens vulgaires et barbares. La séduction Chinoise est toute en retenue et très pudique.
    Tout cela se révèle malheureusement inutile. Le mari de Kwei-Lan est revenu d'Occident avec de nombreux préjugés sur les traditions de ses ancêtres et il ne parvient plus à comprendre les femmes Chinoises. Il remet en question les coutumes de son pays et souhaite que sa jeune épouse rejette les principes qu'elle tient de sa mère. Le jeune homme choque Kwei-Lan le jour où il lui affirme que ses pieds bandés sont vilains et mauvais pour sa santé. La jeune fille est si fière de ses petits pieds ! Elle a tant souffert avant de pouvoir supporter les bandes sans pleurer !

    La pauvre Kwei-Lan va donc devoir choisir entre la tradition et l'amour de son mari. Si elle souhaite intéresser et séduire ce dernier, elle doit oublier tout ce qu'elle a appris dans la cour des femmes de la maison de ses parents. Peut-on oublier aussi facilement dix-sept années de sa vie ?

    Petit à petit, la jeune fille s'ouvre aux idées de son mari et leur couple atteint enfin une certaine forme d'harmonie, celle que Kwei-Lan espérait tant. Mais malgré tout l'amour qu'elle porte à son époux, Kwei-Lan ne parvient pas à se détacher tout à fait des coutumes de son pays : elle se rend plusieurs fois en cachette au temple, pour brûler de l'encens devant les dieux ; habille son enfant comme un vrai petit Chinois ; révère les anciens, ses parents comme ses beaux-parents.

    A peine le ménage de Kwei-Lan a-t-il atteint un certain équilibre que celui-ci se retrouve menacé par l'arrivée du frère de la jeune fille et de celle que tout le monde appelle " l'étrangère " (la femme américaine du frère de notre héroïne). Kwei-Lan et son mari acceptant d'héberger le jeune couple, la mère de Kwei-Lan ne va-t-elle pas penser que sa fille prend parti contre elle et soutient son frère qui n'a pas respecté ses obligations filiales ?

    Kwei-Lan a plutôt tendance à partager l'avis de sa mère et ne comprend tout d'abord pas pourquoi son frère s'obstine à refuser le mariage prévu avec une jeune Chinoise. Elle est également choquée de la tendresse que l'étrangère manifeste à son frère en public. Mais, en y réfléchissant, Kwei-Lan se rend compte que l'amour de l'étrangère pour son frère n'est pas très différent du sentiment qu'elle-même éprouve pour son mari. Les deux jeunes femmes se rapprochent petit à petit, mais sans vraiment devenir intimes.

    J'ai trouvé Kwei-Lan particulièrement touchante. La peine qu'elle éprouve lorsque, au début de son mariage, son mari ne semble pas la remarquer, est tellement profonde que l'on ne peut que ressentir de la sympathie pour cette toute jeune fille perdue au milieu de courants contraires. D'un côté, le vent d'est, celui de son pays et de ses ancêtres ; de l'autre le vent d'ouest, celui de son mari, de son frère et de l'épouse de celui-ci. Ces deux influences s'opposent dans le coeur de Kwei-Lan qui ne sait laquelle choisir. Bien souvent, elle choisit de suivre les coutumes occidentales, pour plaire à son mari. Mais dans son coeur, Kwei-Lan reste fidèle à ce que sa mère lui a appris.

    Critique de qualité ? (24 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Under_The_Moon, le 09/01/2013


    La Mère La Mère de Pearl Buck

    Je suis assez mitigée sur ce roman.

    La mère raconte l'histoire d'une paysanne chinoise au début du 20ème siècle. On découvre assez vite une femme besogneuse et en mal de reconnaissance qui sera vite dépossédée de tous ceux qu'elle aime.
    C'est en à croire parfois que le destin s'acharne contre elle !

    Sa vie pourrait se résumer à deux, qui sont peut-être souvent synonyme : maternité et lutte. La lutte pour la survie, pour nourrir sa famille, pour ne pas perdre la face devant les habitants du hameau, etc.
    La mère, c'est l'histoire d'une femme qui n'existe qu'à travers ses enfants. Elle vit pour et à travers eux ; avec une fille infirme, un aîné qui grandit (trop) vite et prend la place de l'homme mais pour qui elle n'a pas d'estime. Et enfin, le petit dernier, son préféré !

    Son rôle de femme, elle ne l'a tenu que pour être mère, et lorsque son mari l'abandonne, elle est amenée à y penser. Et quand une nouvelle occasion d'être femme se présente... c'est une catastrophe et le début d'une longue série de tragédies quotidiennes...

    Dans ce roman, il n'y a pas tellement d'action, c'est une longue description d'un quotidien ordinaire de paysan. La mère et les personnages qui l'entourent sont si dépersonnalisés qu'ils ne sont désigné que par leur "rôle" (mère, fils aîné, cousin, commère,...). Difficile de rester de marbre face à des destins si pathétique (au sens propre) mais cette distance m'a empêchée de vraiment m'attacher ou de sentir de l'empathie pour ces personnages.

    C'était mon 2ème Pearl Buck, et même si je n'ai pas été transportée par ce livre, je continuerai "l'aventure Pearl Buck" sans hésiter, car c'est tout un monde que l'auteur ressuscite : celui de millions de personnes, au quotidien banal, mis en lumière grâce à des personnages de "mots".

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 16/08/2012


    La Mère La Mère de Pearl Buck

    Dans un village de Chine, une femme est heureuse. Elle est mère de deux enfants, son mari est beau et la vie, bien que rude, lui offre un grand contentement. Les grossesses ajoutent un surcroît de peine aux journées de travail. « Cependant elle était heureuse, plus heureuse que jamais, lorsqu’elle se trouvait enceinte et débordante de vie. » (p. 20) La mère est efficace, vaillante, vigoureuse, tendre avec sa belle-mère, affectueuse avec ses enfants et son époux. Elle incarne l’alma mater épanouie et radieuse. Dans une existence immuable, la mère vit un labeur heureux.

    Mais la douce sérénité et l’apaisante continuité des jours ne suffisent pas à contenter l’époux qui quitte la maison pour ne plus y revenir, abandonnant enfants et femme. « Elle restait là avec les trois enfants et la vieille femme et lui était parti ! » (p. 64) L’espoir du retour de l’époux diminue chaque jour, mais la mère maintient les apparences tant qu’elle le peut. « Je suis une pauvre femme bien malheureuse, car je n’ai, en fait d’homme, que celui que je me forge avec des mots et des tromperies. » (p. 102) Désormais seule pour assumer la charge de la famille, elle endure sans se plaindre un labeur bien plus grand. Mais cette femme faite pour être mère souffre de la solitude et de ne plus pouvoir concevoir. À mesure que les années passent, la mère reporte sur ses enfants toute l’attention dont elle dispose, elle sacrifie sa propre vie pour expier. Derrière cette mère de douleur se cache une faute qu’elle mettra toute une vie à effacer.

    J’ai aimé ce roman sans prénom où chacun n’est représenté que par sa place dans la famille. Pearl Buck sublime la femme : elle peut être beaucoup de choses, mais elle n’est accomplie que si elle est mère. C’est un discours très dépassé pour aujourd’hui, mais qui porte une certaine part de vérité immuable. Face à son homme ou à la richesse, la mère fait toujours passer ses enfants. Plus qu’un sacrifice, c’est un choix serein qui comprend sa part de peine.

    Ce récit très lent et mélancolique est le premier texte de Pearl Buck que je découvre. Ce ne sera certainement pas le dernier. La plume de cette auteure est belle, très tendre pour une Chine qu’elle aime en dépit de ses défauts.

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par KATE92, le 18/04/2012


    La Terre chinoise La Terre chinoise de Pearl Buck

    Un magnifique roman sur la destinée décousue d’un paysan chinois et de sa famille au 19ème siècle.Je me suis "transportée" avec délectation au sein de cette histoire tout en ne souhaitant pas la vivre personnellement .

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Myrtle, le 15/01/2012


    La Mère La Mère de Pearl Buck

    Un magnifique livre qui nous dévoile le quotidien d'une paysanne chinoise juste avant la Révolution qui doit, tout au long de sa vie, surmonter la misère, les deuils et toujours garder la tête haute face à son entourage. Difficile d'en dire plus, il faut lire "La Mère" (jamais nommée, comme si son rôle avait dévoré son individualité de femme) pour se rendre compte de l'ampleur de son courage face à l'ingratitude du sort. Un classique qui va me rester en tête longtemps. J'ai hâte de lire les autres ouvrages de Pearl Buck.

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Donna22, le 12/08/2014


    Vent d'Est, vent d'Ouest Vent d'Est, vent d'Ouest de Pearl Buck

    Lu dans le cadre du challenge Nobel 2013/2014.
    Lecture 10/15.

    Je suis à la fois ravie d'en avoir appris autant sur la vieillie Chine et abasourdie par autant d'ignorance et de superstition à une époque qui ne paraît pas si lointaine : il y a moins d'un siècle !

    C'est une leçon de tolérance racontée du point de vue de Kwei-Lan, une jeune chinoise au début du 20ème siècle, promise avant sa naissance à un noble de sa condition sur décision de leurs Vénérés-Seigneurs-Honorables-Anciens-Sages-Nobles de Pères.
    A travers son mari, chinois occidentalisé, elle entamera sa découverte de l'inconnu, son ouverture sur l'occident, cette contrée lointaine peuplée de ces "barbares au sang impur, de race inférieure, monogames, au comportement irrespectueux et au physique repoussant".

    Une phrase revient souvent dans la narration, du début à la fin, et résonne encore dans ma tête : "Je ne suis qu'une femme", tout ce qui m'horrifie et me retient ! Car les combats relatifs à la condition féminine sont de ceux qui me tiennent le plus à cœur.

    L'écriture de Pearl Buck est agréable, fluide et très poétique. Je compte bien piocher une autre pépite dans sa bibliographie.

    Critique de qualité ? (20 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par grasshopers, le 29/06/2014


    L'exilée L'exilée de Pearl Buck

    Pour autant que je me souvienne, c'est grâce à ce livre qu'est né mon intérêt pour ce grand et vaste pays qu'est la Chine. Alors même si je ne cautionne pas que les européens se soient encore mêlés d'aller porter l'étendard de leur religion à des peuples qui ne l'avaient pas demandé, cette lecture fut un choc culturel !
    Pearl Buck nous raconte l'histoire de sa famille, plus précisément de sa mère, qui après avoir épousé un homme qui se destinait à être missionnaire le suivit en Chine, et y fonda sa propre famille. Que d'obstacles allaient ils devoir surmonter ! les déménagements incessants au gré des pérégrinations du père, la perte de leurs enfants en bas âge, et leur découverte de cette nouvelle culture aux antipodes de la leur ! Et c'est cette dernière qui fut une découverte pour moi....
    Madame Pearl Buck était une grande dame et un grand auteur.

    Critique de qualité ? (19 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par IreneAdler, le 31/12/2013


    Pavillon de femmes Pavillon de femmes de Pearl Buck

    Challenge Nobel 2013/2014
    7/15

    Entre elle et moi, cela a faillit très mal commencer. Le début, qui rappelle sans cesse combien Mme Wu est belle, gracieuse, mince... me faisait penser à un roman à l'eau de rose. Vraiment. Mais la suite fut à la hauteur de mes attentes : Mme Wu est une femme intelligente, ouverte et lucide, capable de comprendre ses erreurs et de s'amender. Et ça pour ce pays et cette époque (les années 1930), c'est exceptionnel (même si le texte n'échappe pas à des envolé"es de bons sentiments et à des situations peut-être un peu tirées par les cheveux.)
    Au final, un beau portrait de femme dans une Chine au début sa mutation vers la modernité (et le communisme...) Une femme entre traditions et modernité, qui sait capter le meilleur des deux pour établir l'harmonie sous son (immense) toit. Un instantané de la vieille Chine, avant le grand Chamboulement.

    Critique de qualité ? (19 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Mimimelie, le 04/04/2014


    La Mère La Mère de Pearl Buck

    Lu depuis la nuit de mes temps.... je garde de cette lecture et de ce petit bout de femme face à l'adversité, un souvenir impérissable qui plus est, me replonge dès que j'y songe, exactement à l'endroit où je me trouvais dans ma petite chambre du collège, à plat ventre sur mon lit...

    Critique de qualité ? (17 l'ont appréciée)




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