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L'Homme de Lewis de
Peter May
quand on rentre dans cette maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. le regard dans le vide, le sourire triste. on les met de coté parce qu'on les considèrent comme....eh bien, des vieux.
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L'Homme de Lewis de
Peter May
chacune des femmes avait son propre motif, vous savez. transmis de mère a fille, en général. suffisamment caractéristique pour que, quand on récupérait un corps en mer complètement décomposé et méconnaissable, on puisse l'identifier grâce aux motifs de son pull-over. c'était aussi fiable que les empruntes digitales.
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L'Ile des chasseurs d'oiseaux de
Peter May
À leur droite, les tourbières s’étendaient vers l’horizon embrumé, ponctuées par endroits de quelques moutons résistant vaillamment aux coups de vent de l’Atlantique. À gauche, en un cycle jamais interrompu, l’océan balayait les plages et les criques rocheuses. L’écume foisonnante éclatait contre le gneiss sombre et dur, les plus anciens rochers que l’on puisse trouver sur terre. Sur l’horizon, comme un lointain mirage, on discernait la silhouette d’un pétrolier.
À Cross, Fin vit que l’arbre qui se trouvait autrefois à l’abri du pub le Cross Inn avait été abattu. Un repère de moins ; le seul arbre de la côte ouest. Le village avait l’air bizarrement nu sans lui. L’Église libre de Cross dominait toujours le décor. La masse de granit sombre surplombait les maisons aux murs crépis, équipées de double vitrage, des insulaires têtus, déterminés à lutter contre les éléments. Parfois, comme aujourd’hui, leurs prières étaient entendues. Le vent prenait pitié et le ciel laissait enfin le soleil adoucir l’atmosphère. Une existence rude, parfois récompensée par de fugaces moments de plaisir. (p.68-69)
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L'Homme de Lewis de
Peter May
heureux gagnant du prix télégramme 2012 !
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L'Ile des chasseurs d'oiseaux de
Peter May
Les gens nés dans les années cinquante décrivent parfois leur enfance en évoquant des tons bruns. Un monde sépia. J'ai grandi dans les années soixante et soixante-dix et mon enfance fut violette.
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L'Ile des chasseurs d'oiseaux de
Peter May
Le temps changeait constamment. La lumière et l'ombre se succédaient en permanence, l'une derrière l'autre, pluie, soleil, ciel d'orage, ciel bleu. Et les arcs-en-ciel.
Mon enfance en est pleine. En général, par paire. Nous en vîmes un ce jour-là, qui se formait rapidement au-dessus des tourbières. Ses couleurs éclataient contre le plus noir des ciels d'orage. Une beauté qui vous laissait muet.
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L'Ile des chasseurs d'oiseaux de
Peter May
Dans le ciel d'août, une fine bruine masque les étoiles mais la lune, aux trois-quarts pleine, parvient tout de même à projeter sa lumière fantomatiques sur le sable laissé humide par la marée descendante. Avec douceur, la mer va et vient sur la plage. L'écume phosphorescente libère des bulles argentées qui restent accrochées au sable doré.
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L'Ile des chasseurs d'oiseaux de
Peter May
Au moment où ils quittèrent la couche nuageuse, basse et épaisse, Fin put voir la mer d'ardoise qui se brisait en éclats blancs sur les longs doigts de roche noire qui avançaient depuis la péninsule d'Eye, un bout de terre sauvagement découpé appelé Point par les insulaires.
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L'Ile des chasseurs d'oiseaux de
Peter May
Il faut que tu le saches, Fin. C'est une règle non écrite. Tout ce qui se passe sur le rocher reste sur le rocher. Ca a toujours été comme cela, et ça le restera.
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Par joedi, le 29/03/2012
Meurtres à Pékin de
Peter May
- En outre, je ne suis resté en prison que pendant un an et demi.
- Tu m'as toujours dis trois, intervient Li, abasourdi.
- J'y suis resté physiquement trois ans. Mais je dormais la moitié du temps, et quand je dormais, je rêvais ; et quand je rêvais, ils n'avaient pas de prise sur moi. Parce que dans mes rêves, j'étais libre. Libre de voyager dans mon enfance, de parler à mes parents, libre d'aller dans les endroits que j'avais aimés dans la vie : les hautes montagnes du Tibet, la mer Jaune léchant les rivages du Jiangsu, le Hong-Kong de mon enfance, avec ses couchers de soleil rouge sang dans la mer de Chine du Sud. Ils ne pouvaient pas toucher à ces choses, ni me les enlever. Et tant qu'on les as, on a la liberté.
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