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Par pyrouette, le 07/10/2010
Une année en Provence de
Peter Mayle
"La provence constitue un tel choc pour l'organisme septentrional : tout y est vigoureux. Les températures sont extrêmes, frôlant les quarante degrés pour descendre jusqu'à moins dix. La pluie quand elle survient, tombe avec un tel entrain qu'elle emporte les routes et oblige à fermer l'autoroute. le mistral est un vent brutal, épuisant, d'un froid mordant en hiver, dur et sec en été. La nourriture est gorgée de fortes saveurs de terroir un peu dures pour un système digestif habitué à un régime moins capiteux. Le vin est jeune et trompeur : il se boit facilement, mais il a parfois un degré d'alcool supérieur à celui de crus plus vieux qu'on aborde avec prudence. Il faut du temps pour qu'habituer aux effets combinés de l'alimentation et du climat....Il n'y a rien de doux en Provence....."
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Par ides60, le 09/08/2010
Une année en Provence de
Peter Mayle
Quand on en a fini avec les salutations préliminaires, la conversation peut commencer. on dépose paniers à provisions et paquets, on attache les chiens à une table de café, on appuie bicyclettes et outils contre le mur le plus proche. Indispensable précaution, car toute discussion sérieuse et satisfaisante exige qu'on ait les mains libres : il faut assurer une ponctuation visuelle, terminer des phrases laissées en suspens, souligner ou simplement enjoliver des propos qui, s'il s'agit seulement de remuer la bouche, n'ont pas par eux-mêmes un caractère assez physique pour le Provençal.
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Par Erna, le 25/11/2012
Une année en Provence de
Peter Mayle
Le monde de la truffe est plus secret que l'organisation des Renseignements généraux.
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Par campagne, le 03/02/2011
Une vie de chien de
Peter Mayle
mes propres méthodes de salutation, en revanche, sont d'une cordiale sincérité. - j'aime du moins à le croire- et extèmement révélatrices. Quand j'approche j'agite vigoureusement la queues. Cela rassure les plus timides, crée une atmosphère joviale et prépare la vooie pour un salut plus intime/ un reniflement plus approfondie de la région centrale de l'invité.
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Par picaflor, le 22/07/2012
Château-l'arnaque de
Peter Mayle
Sophie lui lanças un regard apitoyé. Comment un homme avait-il pu passer toute une vie sans goûter de rognons ? Elle lui enfonça un index impérieux dans l'épaule. Je vous propose un marché. Essayez. Si vous n'aimez pas, vous aurez un steak frites et c'est moi qui paierai le dîner. Faites-moi confiance.
Ils s'installèrent à leur table et Sam tendit la main vers la carte des vins quand le doigt de Sophie intervint de nouveau, s'agitant cette fois d'avant en arrière comme un métronome emballé.
- Mais non, Sam. Comment pouvez-vous choisir un vin pour accompagner quelque chose que vous n'avez jamais goûté ?
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Le Diamant noir de
Peter Mayle
Quelque chose allait se présenter, ne cessait de se répéter Bernett. Les bons jours, les jours où le soleil brillait et où il n'y avait pas de facture au courrier, il réussissait sans mal à se persuader que cette pauvreté soudaine n'était qu'un détail qui venait gâcher le paysage de l'existence, un hoquet du destin, un contretemps passager. Il ne pouvait malgré tout ignorer la réalité des faits : il avait les poches vides, ses chèques présentaient une fâcheuse tendance à être sans provision et, dans l'ensemble, ses perspectives financières - comme le lui avait fait remarquer le directeur de sa banque avec la sinistre délectation qu'éprouvent les banquiers à vous annoncer de mauvaises nouvelles - étaient vagues et peu satisfaisantes.
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