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Par Aela, le 09/01/2012
Retour parmi les hommes
de
Philippe Besson
Un très beau livre sur la douleur, le deuil, le désir de se reconstruire.
Le héros de ce livre, Vincent de l'Etoile, appartenant à une vieille famillle aristocratique, a fui Paris lors de l'annonce de la mort de son ami Arthur, mort en 1916 au combat.
Vincent va quitter tout et errer en Amérique pendant plusieurs années où il va exercer divers petits boulots de survie.
Sa mère retrouve sa trace au bout de 7 ans et le voici revenir à Paris dans cette atmosphère particulière et apparemment désinvolte des années folles.
Le hasard va le mener à rencontrer le jeune écrivain Raymond Radiguet avec qui il va nouer une amitié profonde et riche.
C'est Radiguet qui va l'entraîner dans la vie noctambule parisienne et lui faire connaître les grandes figures du milieu intellectuel de l'époque: Jean Cocteau, Francis Poulence et bien d'autres..
Une atmosphère de légèreté mais un récit qui se termine tragiquement avec la mort prématurée de l'écrivain Raymond Radiguet.
Comme toujours j'apprécie l'écriture de Philippe Besson, toute en finesse, fluidité et subtilité mais j'ai été un peu déçue par la fin.
L'amitié entre les deux personnages aurait pu être davantage développée.
Néanmoins, c'est un beau tableau d'une époque intéressante et artistiquement très riche.
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Par Aela, le 14/01/2012
Une bonne raison de se tuer
de
Philippe Besson
C'est le dernier livre de Philippe Besson, un auteur que j'apprécie beaucoup habituellement. Mais ici je dois dire que j'ai été un peu déçue.
Pourtant l'idée de départ me semble excellente: c'est le récit croisé de deux personnes vivant à Los Angeles et qui vivent un moment particulièrement dramatique de leur vie en ce jour du 4 novembre 2008 au moment où leurs concitoyens s'apprêtent à élire Barack Obama comme Président des Etats Unis.
Samuel en effet s'apprête à assister à l'enterrement de son fils Paul, qui vient de se suicider à cause d'une déception sentimentale. Va-t-il trouver la force de repartir après ce drame, la question reste en suspens tout au long du livre.
Laura, quant à elle, est une femme de 45 ans environ qui se retrouve à une étape difficile de sa vie. Elle avait fait le choix de ne pas travailler pour se consacrer à l'éducation de ses enfants et maintenant ceux-ci volent de leurs propres ailes et elle se rerouve seule, ayant été "congédiée" par son mari quelques années auparavant. Les efforts qu'elle a faits pour s'insérer dans la vie active ne compensent pas ce sentiment de vide laissé par le départ des enfants. Elle se sent inutile et décide d'en finir avec la vie.
Ces deux personnages en plein naufrage vont se croiser.. tard.. trop tard sans doute mais je n'en dis pas plus..
J'ai apprécié cette atmosphère particulière de Los Angeles et le côté "lisse" "aseptisé" que l'on retrouve à différents moments du livre.
Les personnages évoluent dans un flottement, un manque de repères et des difficultés à s'ancrer dans le réel qui font peur tant cela semble témoigner de l'évolution de notre monde moderne.
Ainsi Samuel qui n'a pas vu le repliement de son jeune fils sur lui-même.
Ainsi Laura qui n'a rien pu faire face à la dégradation de son couple..
Des personnages victimes, incapables de gérer leur vie, leurs relations familiales.
On sort de ce livre angoissé, un peu amer.
Mais ce qui m'a davantage gênée c'est l'absence d'émotion, de réaction, de solidarité tout au long de ce livre: les personnages n'ont aucun ancrage, ont des rapports très peu satisfaisants avec leur entourage. Tout se déroule dans l'indifférence des autres. Les héros sont laissés seuls avec leur souffrance.
Philippe Besson voulait sans doute témoigner par ce livre de la froideur et de l'absence de compassion dans les rapports humains dans nos sociétés actuelles .. C'est réussi mais on ne ressort pas particulièrement joyeux après cette lecture.
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Les jours fragiles
de
Philippe Besson
Nouvelle déception avec ce roman de Philippe Besson, qui est pourtant l’auteur qui m’a offert l’un de mes plus merveilleux coups de cœur littéraires. Peut-être est-ce pour cette raison que j’ai toujours l’impression d’un manque de quelque chose lors que je lis un de ses livres. Ils ne sont pas celui que j’ai tant aimé.
L’histoire nous est racontée par Isabelle Rimbaud. Son nom vous résonnera forcément aux oreilles, elle est la sœur du célèbre Arthur Rimbaud. Artiste à l’âme torturée et qui fond, se complait dans ses blessures.
Quand débute le roman, Isabelle vit seule avec sa mère, une femme froide et distante qui semble ne ressentir aucune émotion. Arthur est loin. Il est commerçant en Afrique. Malheureusement, à la suite d’une blessure, il est rapatrié en France où les médecins sont obligés de lui amputer la jambe. Il revient alors sur sa terre natale, à son grand désespoir.
On pourrait croire qu’à partir de ce moment, tout commence et pourtant non ! Si on prend cette famille au premier degré, on se retrouve avec une mère acariâtre incapable d’éprouver le moindre sentiment, un fils ingrat et arrogant et une fille naïve. Mais si on creuse un peu plus profondément, on se rend compte qu’Isabelle est la plus forte de tous. Elle n’a jamais connu d’homme, elle n’est jamais sortie de sa campagne mais elle a en elle la force d’affronter les obstacles. Surtout lorsqu’il s’agit de son frère.
Malgré le respect et l’attachement que l’on peut ressentir pour ce personnage, ce livre est plat. Non pas que l’histoire soit monotone mais aucune émotion ne ressort de l’écriture.
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Par jd, le 01/09/2008
Se résoudre aux adieux
de
Philippe Besson
« Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées, c’est avancer en funambule au dessus des précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur. Tu vas y arriver, je suis là »
« Se résoudre aux adieux », c’est un sujet banal, traité des milliers de fois. Un couple se sépare, on essaie de surmonter son chagrin. Les plus belles histoires en littérature sont des histoires d’amour. Avec ce roman paru en janvier 20007, Philippe Besson n’est tombé dans un aucun piège et a réalisé un ouvrage magnifique, un coup de coeur que je n’oublierai pas de sitôt.
Louise est amoureuse de Clément, mais il la quitte pour Claire, la femme qu’il avait quittée pour Louise. Cette dernière, chroniqueuse, décide donc de fuir de Paris, d’abord direction Cuba et La Havane. Mais même au bout du monde, rien ne la détourne de ses pensées pour son amant. Elle décide de lui écrire de longues lettres. Au début, ce sont des appels, des bouteilles à la mer, de vrais SOS. Puis l’évidence s’imposera : c’est pour elle-même que Louise écrit ces lettres, inévitable étape de son procesus de guérison.
« Oui, je me doutais que tu ne répondrais pas. Cependant, contre l'évidence, et même contre la raison, je cherchais à n'exclure aucune hypothèse. Sans me l'avouer, je songeais : un courrier de lui est hautement improbable mais pas tout à fait impossible. Tu vois, en dépit de mes affirmations, je n'en ai pas encore terminé avec l'espoir. »
Car en effet, les réponses de Clément n’arriveront jamais. On ne saura même pas s’il les lit. Après Cuba, Louise file vers New York puis Venise, l'Orient Express et même Paris où s'achève son exil. Ses lettres, poignantes et émouvantes évoquent les souvenirs de ce couple amoureux, les jours heureux et les disputes, les espoirs et l’abandon. On vit avec pudeur ses états d’âmes, ses doutes la force de cette formidable histoire qu’elle a vécue avec Clément, et la violence de la rupture.
« J’aurai pû te faire des reproches, des scènes même, mais ce n’est pas mon genre, je tiens en horreur les gens qui se donnent en spectacle ainsi que les récriminations ostentatoires. Je m’enfermais chez moi, je débranchais le téléphone, je me passais de vieux films en vidéo. Il y en a que je ne suis même plus capable de revoir car ils me ramènent inévitablement à ces heures de détresse. Paris Texas par exemple. Oui, il m’est devenu impossible de regarder Paris Texas. J’ai même cessé d’essayer »
On la voit analyser les étapes de sa relation, regrettant des attitudes, se souvenant des mots et des silences, décortiquant ce qui aurait pu changer le cours de l’histoire. On a mal avec elle. On espère avec elle. Et on revit avec elle quand elle rencontre un autre homme avec qui elle veut faire sa vie.
« Aujourd’hui, avec le retour de l’été, avec la belle lumière, les reflets dans les fenêtres entrouvertes, j’ai l’impression que Paris ressemble à une peinture de Bonnard. C’est éclatant »
Jusqu’au bout, on va croire à une possible rencontre avec Clément. Elle n’arrive que dans ses pensées. Décrite dans une formidable fin pourtant sans surprises, cette rencontre et le dialogue qui s’installe entre les deux donnent lieu à un véritable bijou de littérature qui tient en haleine à la seule force du style. Un paragraphe superbe de 4 pages, d’un seul tenant, sans pause, où l’on retient son souffle pour aller jusqu’au bout avec la même émotion que Louise. Un final absolument époustouflant.
« Je pense qu’il faut régler son passé, il faut arriver à le ranger dans un beau livre d’images que l’on pourra plus tard regarder avec nostalgie. Le but est de faire en sorte que son passé ne fasse plus mal. On n’oublie rien, on vit avec ses souvenirs et on essaye de les dominer pour qu’ils ne nous blessent plus. » ; Philippe Besson.
D'autres critiques sur http://lesbottesrouges.hautetfort.com
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Par kathy, le 27/11/2011
En l'absence des hommes
de
Philippe Besson
En l'absence des hommes, -premier roman de Philippe Besson (1999) écrit par l'auteur après avoir lu « Paroles de poilus » et « Douze lettres d’amour au soldat inconnu » - est le récit pudique, élégant, sensible et sensuel d'un jeune homme entre deux amours. Deux amours qui semblent appartenir à des sphères différentes, à des moments distincts, mais qui se révèleront être reliés par un fil.
Paris, la Grande Guerre, un garçon de 16 ans, Vincent de l’Etoile, né avec le siècle.
Trop tôt pour Verdun, mais assez mûr pour réaliser qu'il a de la chance.
Paris, d’abord, le « monde », le Ritz, où Vincent fait la rencontre de Marcel Proust.
Proust qui aime chez Vincent, son intelligence et son regard neuf, sans jugement, sans morale peut-être, sa relative indifférence et sa jeunesse. « Alors que la mienne de jeunesse, dit-il, elle est si loin. Je me souviens d’avoir eu seize ans et combien il m’était difficile alors d’être aimé ! ». Le désir de se revoir est là ; il trace son cercle de silence ; ils vont se revoir parce qu’ils en ont envie, besoin…
Et puis, là-bas, dans le nord de la France, un ange sous les balles ; c’est Arthur, dans la boue des tranchées.
Arthur, qui rencontre Vincent… et une seule caresse, dans le calme d’une chambre à l’abri du monde, pour apaiser la peur, oublier l’indicible, reprendre son souffle et retrouver un peu de soleil, de chaleur, de douceur, de VIE.
Un TRES beau roman, une TRES belle histoire, le tout écrit dans une TRES belle écriture, et en filigrane une évocation de situations, de réflexions, de sentiments, toujours en opposition - beauté-horreur, amour-haine, calme de la chambre-bruit des bombes, vie-mort, raisonnable-irrationnel, victoire-défaite, bonheur-désespoir, réel-imaginaire, promesse-silence, présence-absence -, afin de mieux évoquer encore, l’horreur de la guerre et la beauté de l’amour et de la VIE.
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Par Malaura, le 19/06/2011
L'enfant d'octobre
de
Philippe Besson
L'Affaire Grégory, le fait divers le plus connu de France...
Le meurtre du petit garçon repêché dans les eaux de la Vologne un soir de 1984 a marqué les consciences.
L'affaire Grégory c'est un emballement médiatique sans précédent et une incompétence de la police et des juges manifeste.
C'est avant tout le drame d'une mère malmenée par le destin qui devra surmonter l'emprisonnement de son mari et l'accusation effroyable de sa propre culpabilité avant son non-lieu en 1993.
Philippe Besson reprend les thèmes qui lui sont chers, la disparition d'un être aimé, le deuil, la solitude, pour revisiter ce drame qu'est l'Affaire Villemin.
Un roman alterné, avec d'un côté la description brute des faits, détachée et froide comme un rapport de police ou un article journalistique et de l'autre, sous forme de journal intime, la position d'une mère brisée, meurtrie, figure quasi emblématique d'une tragédie grecque.
Baigné de la mélancolie propre à l'auteur, un livre à la fois sobre et fort.
Cette collection des éditions Grasset où les écrivains écrivent de manière romancée sur les faits divers qui les ont touchés, est vraiment une réussite !
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Par Malaura, le 10/06/2011
Les jours fragiles
de
Philippe Besson
Après de longues années d'absence, d'errance, d'exil volontaire,
Arthur Rimbaud, le poète maudit est enfin de retour.
Mais ce n'est plus le bel adolescent flamboyant d'arrogance qui revient au pays. C'est un homme brisé, rongé par le cancer, amputé d'une jambe et qui n'a plus que quelques mois à vivre.
Ces derniers instants, sa soeur Isabelle les vit avec lui et dans son journal intime,elle consigne sa peur, sa tristesse, sa douleur, son espérance aussi et l'amour profond qui la lie à ce frère épris de liberté.
A travers les confessions d'Isabelle, femme accablée par le fardeau trop lourd de la solitude et du silence, soeur aimante qui a passé sa vie dans la peur de voir son frère se perdre,
Philippe Besson décrit avec une intensité pleine de finesse, les derniers mois de la vie d'
Arthur Rimbaud.
C'est surtout un magnifique portrait de femme qu'il nous offre dans un roman plein de tristesse et de mélancolie, chargé d'émotion et de douleur.
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Un homme accidentel
de
Philippe Besson
Fort, puissant. Ce sont les deux mots qui me viennent à l’esprit quand je pense à ce livre. Je l’ai commencé hier soir et c’est seulement la fatigue qui m’a fait fermer le livre. Mais j’y ai pensé toute la nuit et en me réveillant à l’aube, n’arrivant pas à me rendormir, mon premier réflexe a été de le finir. Je voulais savoir! Le narrateur (dont on ne connaît pas le nom) est marié, sa femme est enceinte et il a un boulot de flic assez tranquille. Il est amoureux, bref tout va bien dans sa vie. Et un jour, suite à une affaire, il rencontre Jack Bell. L’amour ne naît pas d’un regard mais on sent tout de suite une tension entre eux deux sans vraiment pouvoir la définir. Puis, tout s’éclaire parce que tout est si simple entre eux. Le narrateur dit qu’ils n’auraient pas du se rencontrer si ce crime n’avait pas été commis mais de mon côté, je préfère penser qu’au contraire, ce crime a eu lieu pour qu’ils se rencontrent. Tout semble tellement évident entre eux. C’est un amour tellement fort, tellement puissant et même parfois violent. Je l’ai ressenti comme ça. Tellement fort qu’être avec l’autre ne suffit pas toujours, il faut le sentir en soi, l’incorporer comme s’ils n’étaient plus qu’un. Il existe entre eux une attirance inouïe et tellement belle.
Le narrateur se rend compte qu’il fout sa vie en l’air mais avec Jack, il se découvre lui-même. Il ne découvre pas un homme, une homosexualité, il découvre tout simplement l’amour. Tout au long du livre, j’ai eu l’impression que Jack était tout simplement son âme sœur, qu’ils étaient faits pour ne plus se quitter. Qu’il soit un homme ou une femme, cela n’a pas d’importance. Ce sont deux âmes qui se rencontrent.
J’ai du mal à trouver mes mots, je ne veux pas que l’on croit qu’il s’agit d’une histoire niaise. Au contraire, c’est une histoire très forte. Le genre d’histoires qui me bouleverse, qui me retourne. Le genre d’histoires qui me fait ressentir les mêmes émotions physiques que la vie. La peur, la manque, le doute. Philippe Besson a un don énorme pour nous faire ressentir toutes ces choses, comme si cela était exacerbé.
Un amour qui donne à rêver.
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Par chardonette, le 22/01/2012
L'enfant d'octobre
de
Philippe Besson
Philippe Besson nous emmène dans une affaire que la France ne peut pas oublier il s'agit de l'affaire Grégory.
J'ai beaucoup aimé la façon dont le livre est écrit. L'auteur a choisit de varier les chapitres c'est à dire un chapitre plutôt journalistique, une sorte de résumé d'enquête puis un autre chapitre sur les pensées imaginées par l'auteur de la maman de Grégory.
Je pense que ce livre est important dans le monde littéraire car il permet de ne pas oublier cette mort atroce de ce petit garçon de 4 ans.
En 2014, cette affaire aura plus de 30 ans et toujours pas de coupable.
Cependant j'aurais aimé peut-être un peu plus d'engagement de l'auteur, peut-être "sa vérité" à lui.
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Par pyrouette, le 01/12/2011
Les jours fragiles
de
Philippe Besson
Pourquoi Arthur est-il revenu dans le lieu de son enfance alors qu’il l’a fuit toute sa vie ? Sa sœur Isabelle va écrire un journal intime recevant les confessions de débauche de son frère. Vieille fille du 19ème siècle, demeurant chez sa mère froide et hostile, Isabelle va s’occuper de son frère mourant jusqu’au bout, et malgré les provocations d’Arthur elle restera voulant à tout prix qu’il parte en paix et absout de ses péchés. En se mettant dans la peau d’une femme de surcroit vieille fille, l’auteur a réalisé, à mes yeux, une véritable prouesse. Un agréable moment qui m’a permis de connaître un peu mieux la vie du poète.
Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2011/12/01/22858110.html#comments
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Par monito, le 15/07/2010
En l'absence des hommes
de
Philippe Besson
Très beau moment littéraire offert par Philippe Besson qui, en phrases courtes et ciselées, nous met en présence de Marcel Proust, Vincent de l’Etoile et Arthur Valès.
Des phrases courtes qui donnent force à la rencontre de Vincent avec Marcel, l’homme aux phrases tellement longues que l’on s’y perd. Et c’est assez de cela dont il s’agit.
Un jeune homme de seize ans, brun et beau, blasé dans une bourgeoisie étriquée trouve ou croit trouver son salut dans une certaine forme de rebellion, qui ne s’avère en fait que l’érection de la liberté en dogme absolu, (thème qui m’est cher) et qui le même jour, rencontre l’amitié avec Marcel son ainé de 30 ans et l’amour avec Arthur de retour de permission du front de Verdun en pleine grande guerre.
Puissance de la rencontre, puissance de l’interdit de cette histoire d’amour et d’amitié unissant trios hommes plus qu’on ne saurait l’imaginer en commençant ce très court ouvrage.
De très très belles phrases sur l’amour, l’amitié, la passion des corps, le fil du rasoir permanent sur lequel vacillent forcément toutes les relations passionnées.
Loin d’être un livre sur l’homosexualité, c’est une déclaration d’amour de 200 pages et c’est cela qui compte.
Un dénouement certes inattendu mais qui n’apporte guère à la force du tout sauf peut-être de séparer ces trois hommes finalement inséparables.
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Par linagalatee, le 02/04/2010
Un homme accidentel
de
Philippe Besson
Le meurtre d'un adolescent dealer et prostitué fait basculer le destin de deux hommes que tout oppose. Un coup de foudre qui va les mener à remettre en question toutes leurs convictions et leur vie.
A lire.
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Par sebastienL, le 10/12/2008
Un homme accidentel
de
Philippe Besson
Si Philippe Besson n'avait pas été écrivain, il aurait pu être, au choix, psychologue, ou ethnologue. Son talent est tel pour sonder les âmes, qu'on peut se demander s'il n'exerce pas l'une de ses professions - vraiment. Si son statut d'auteur n'est pas qu'une couverture. Quoiqu'il en soit, en cas de crise dans le milieu de l'édition, il a déjà une reconversion assurée.
En tous cas, une chose est sûre: son nouveau roman, un homme accidentel, décortique avec brio les passions humaines, leurs naissances, leurs déchaînements, les illusions qu'elles engendrent, et le basculement, qui inéluctablement, s'opère, une fois les fantasmes réalisés.
... la suite sur le blog
Lien : http://lireplus.mabulle.com/index.php/2008/04/21/134855-philippe-besson-un-ho...
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Par MissG, le 05/02/2012
Une bonne raison de se tuer
de
Philippe Besson
En ce matin d'élection présidentielle, à Los Angeles,, Laura se réveille et s'apprête à vivre sa dernière journée, sa décision étant prise : "Mais cette fois, Laura Parker ne sera pas sauvée : elle a décidé qu'elle serait morte ce soir."
Au même moment, Samuel lui aussi se réveille et se remémore son enfance, encore à moitié dans les brumes du sommeil, et il repense alors à Paul : "Paul est son fils. Cet après-midi, à 14 heures, il doit l'enterrer."
Ce livre est découpé par tranche de deux chapitres, alternant à la fois Laura et Samuel jusqu'à une brève rencontre entre ces deux protagonistes vers la fin de l'histoire, et se déroule sur une seule journée mais qui sera riche en évènements.
L'auteur a choisi de placer son histoire le jour de l'élection de Barack Obama, et alors que pour tous les américains cette journée sera historique, Laura et Samuel restent complètement indifférents à l'effervescence générale, enfermés dans leur drame personnel.
Pour l'une, son suicide programmé pour la fin de la journée, parce qu'après avoir dévoué sa vie à son mari et à ses enfants elle se retrouve aujourd'hui abandonnée de tous, divorcée, et ne réussissant pas à combler le vide de sa vie avec une activité professionnelle.
Pour l'autre, l'enterrement de son fils qui a mis fin à ses jours, à 17 ans, en se pendant dans les toilettes de son lycée.
Au-delà de ce contexte, il ne m'a pas été difficile de m'attacher à ces deux personnages à la dérive, avec comme seul espoir qu'ils finissent par se rencontrer.
Laura est une femme qui a tout donné et tout sacrifié pour son mari et ses enfants, elle n'a jamais exercé une activité professionnelle mais a toujours exercé son métier de femme au foyer consciencieusement : "Elle ne cache pas qu'elle n'a jamais été vraiment autonome. Elle est de ces femmes qui ont laissé le pouvoir aux hommes et se sont trouvées fort dépourvues quand les hommes sont partis."
Aujourd'hui, elle est divorcée, a été mise à la porte par son mari, l'un de ses fils est parti vivre à New-York et l'autre vit de son côté, elle n'a qu'un grand vide dans sa vie et se sent complètement inutile : "Elle est la femme sans histoire, la définition même de la femme sans histoire. Son existence est absolument ordinaire, linéaire, sans aspérités, sans aventures. La destinée n'y a pas sa place."
Si j'en parle autant, c'est que ce personnage m'a marquée et touchée, c'est l'un des portraits féminins les plus forts qu'il m'ait été donné de lire depuis quelques temps.
Cette femme est complètement paumée et vit le drame de nombreuses femmes qui aujourd'hui, après avoir tout sacrifié pour leur famille, se retrouvent du jour au lendemain jetées comme des mal propres.
Elle a beau chercher Laura, se demander ce qu'elle a mal fait ou pas fait, elle n'arrive pas à trouver de réponse à sa question.
Alors pour la seule fois de sa vie, elle va prendre une décision : en finir. Mais même avec sa mort elle pensera encore aux autres, cherchant à leur éviter les soucis et les ennuis, vidant son frigidaire, laissant la maison propre et en ordre, avec comme seul mot d'adieu : "Je n'ai pas eu le choix, pardon."
Comme si, même au seuil de sa mort, elle devait encore se justifier et demander pardon aux autres.
Samuel, quant à lui, est un artiste hippie qui s'est toujours laissé porter par la vie et a surtout fui son Mississippi natal pour devenir une autre personne, maître de son destin.
Il s'est marié un peu parce qu'il le fallait, il a vite divorcé et a été père le week-end, mais sans jamais être mauvais ou incapable ou non présent.
C'est sa nature d'être ainsi, et aujourd'hui il se retrouve à aller enterrer son fils qui s'est suicidé par pendaison suite à une déception amoureuse.
A aucun moment il n'a senti le malaise de son fils, ni perçu sa fragilité, ni lui ni personne. Et aujourd'hui il se sent coupable, il ravive sa douleur en se remémorant des souvenirs, en allant dans la chambre de son fils, en regardant ses affaires.
Désormais, il va devoir continuer à vivre avec cette plaie qui jamais ne se refermera.
Alors oui, ces deux personnages se rencontrent, mais trop tard : "Elle préfère encore le silence, parce que, dans le silence, on peut communier encore, et se comprendre, et se pardonner. Elle préfère le regard, parce qu'avec le regard, elle est capable d'avouer. [...] Et Samuel accepte. Il n'a pas deviné ce qu'elle s'apprête à faire mais consent à la laisser partir, comme ça, sans motif. En revanche, il sait qu'il ne la reverra pas."
Et pourtant, pendant toute ma lecture, je n'ai pu m'empêcher d'espérer que Laura ne mettrait pas son geste à exécution, qu'elle finirait par croiser le chemin de Samuel et que ces deux êtres au fond du trou rebondiraient ensemble pour mieux revenir vers la vie.
Mais voilà, ce n'était pas qu'un roman que j'étais en train de lire, mais également une histoire de la vie de tous les jours, et c'est sans doute l'une des grandes forces de Philippe Besson de réussir à faire de son roman une page de la vie quotidienne de tout à chacun.
J'ai également beaucoup apprécié le décor de l'histoire : la ville de Los Angeles en Californie.
L'auteur en donne une version plus calme, plus lisse et sage que celle à laquelle on aurait pu s'attendre.
Finalement, la vie y est assez calme et routinière, le rêve n'y a pas sa place.
D'un autre côté, c'est une grande ville cosmopolite où tous les genres se rencontrent et s'entrechoquent sans vraiment faire attention aux autres qui les entourent et où personne ne trouve jamais sa place.
Non, ce livre de Philippe Besson n'est pas joyeux, c'est même au contraire un sentiment amer que j'ai ressenti à la fin de ma lecture et une dénonciation dans les règles de notre société actuelle où seul le "moi" compte et où tout le monde vit dans l'indifférence totale des autres.
Mais si je ne devais donner qu'une seule bonne raison de le lire, ce serait celle-ci : avec ce livre, Philippe Besson donne voix au chapitre à ceux qui d'ordinaire en sont privés.
Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2012/02/une-bonne-raison-de-se-tuer-de-phi...
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Par JPB, le 06/11/2011
Se résoudre aux adieux
de
Philippe Besson
Du très bon Philippe BESSON, toujours dans le même registre, mais cette fois sous la forme de lettres écrites par une femme à l'homme qui vient de la quitter. La situation est pafois assez convenue, mais la narration est originale.
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Par meyeleb, le 04/09/2011
Un homme accidentel
de
Philippe Besson
Dimanche pluvieux : lecteurs heureux !
Tiens, "Un homme accidentel", de Besson...
Il avait une vie toute tracée : un boulot tranquille dans la police, une compagne aimante, enceinte de surcroît...
... et une passion aussi violente qu'inconcevable vient tout balayer!
Ce roman nous remue là où c'est tranquille justement, il nous rappelle que tout est toujours possible quand survient une telle passion, et surtout l'imprévisible.
Allez, on retourne à notre petite vie tranquille, à moins que... :o)
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Par Lali, le 04/02/2011
Les jours fragiles
de
Philippe Besson
C’est à un véritable exercice que s’est plié Philippe Besson pour l’écriture de son roman Les jours fragiles où il s’est mis dans la peau d’Isabelle Rimbaud racontant jour après jour dans son journal les derniers six mois de la vie de son frère. Un exercice des plus réussis, sensible, où une époque autant qu’un homme sont les protagonistes d’une histoire dont elle est le seul témoin.
Un livre pudique, un livre de questions, un livre où deux âmes s’affrontent. Un livre qui donne envie de lire Arthur Rimbaud de Jean-Jacques Lefrène qui a été la grande source d’inspiration pour ce livre remarquable. Un livre qui donne aussi envie de lire tout Philippe Besson, d’autant plus que son roman L’arrière-saison m’avait déjà séduite. Si bien qu’un autre de ses romans m’attend…
Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=33006
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Retour parmi les hommes
de
Philippe Besson
Lire la suite d’un livre que l’on a aimé, c’est prendre le risque d’être déçu. J’ai donc commencé ce livre avec une petite appréhension mais surtout l’envie de découvrir ce qu’était devenu Vincent depuis toutes ces années.
Sept années plus tard, on retrouve un jeune homme bien plus mature et on se rend compte que cette maturité n’est pas seulement le fruit des années. La mort, l’absence, le manque ont marqué sa vie. Alors pour tenter d’aller mieux, il fuit le monde qui l’a vu naître. Ce monde aristocratique qu’il affectionnait pourtant et part découvrir le reste du monde.
Il fait des rencontres, parfois d’un soir, parfois plus longues. Il avance, il survit. Jusqu’au jour où l’envie de vivre reprend le dessus.
Revenu à Paris par obligation, il va cependant rencontrer un jeune homme, Raymond. Jeune écrivain, douce et douloureuse combinaison des deux personnes qui lui tenaient tant à cœur dans En l’absence des hommes.
Avec lui, il réapprend à vivre et surtout à ressentir. Le manque anesthésiant sa vie, les jours passaient les uns après les autres sans grande différence. Avec Raymond, c’est autre chose.
Malgré la tournure que va prendre les choses, Vincent de l’Etoile va apprendre, va mûrir encore plus et va être capable d’accomplir une de ses envies. Une envie qu’il aurait pu assouvir il y a des années de cela mais il ne possédait pas encore le courage nécessaire. Cette relation va alors lui ouvrir les yeux.
J’ai beaucoup aimé la suite de son premier roman. Philippe Besson dépeint les sentiments avec beaucoup de justesse. Certaines de ses phrases sont des piques en plein cœur tellement elles sonnent vraies. J’ai été heureuse de savoir ce que Vincent est devenu. Heureuse de savoir qu’Arthur n’est pas oublié, loin de là. Et qu’il gardera sa place quoiqu’il arrive.
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Par claracambry, le 20/08/2010
En l'absence des hommes
de
Philippe Besson
Été 1916, Paris, le jeune Vincent, 16 ans et insouciant, rencontre Marcel Proust. Une relation plus qu’amicale naît entre les deux. Le jour suivant, Arthur âgé de 20 ans, soldat en permission avoue à Vincent de l’avoir toujours aimé. Vincent découvre l’amour dans les bras d’Arthur. Pendant sept jours, ils vont vivre cet amour charnel en cachette. Arthur reparti à Verdun, Vincent trouve en la personne de Marcel Proust un confident.
La première partie de ce livre est consacrée aux rencontres qui vont changer la vie d’Arthur. Celle avec l’écrivain vieillissant que tout Paris respecte mais qui n'est pas dupe de ses penchants. La relation qui se noue entre eux est un amour platonique bien plus qu’une simple amitié. Vincent et Marcel Proust semblent vivre dans une bulle loin de l’horreur des tranchées.
Et il y a le grand amour avec Arthur, le fils de la gouvernante. Pendant une semaine, chaque nuit, ils vont s’abandonner à cet amour, le consumer, le vivre passionnément. Sous la plume de Philippe Besson, cet amour est pur et beau.
Arthur repart à Verdun et l’écrivain s’absente à Illiers. A travers les échanges épistolaires, on plonge dans l’effroi de la Grande Guerre avec la peur de la mort. Dans ses lettres à Marcel Proust, Vincent cherche du réconfort et l’écrivain devient le confident de cet amour. L‘été sera meurtrier, Arthur perdra la vie à la guerre. Dans la dernière partie du livre, la mère d’Arthur confie à Vincent un secret qu’elle porte depuis trop longtemps…
Ce livre m’a transportée ! L’amour y est décrit tout en pudeur, en sensualité et en élégance. Cet amour contraste avec l’horreur de la guerre mais dans les lettres d’Arthur, on comprend que le jeune homme ne vit que pour Vincent. C’est beau, très beau ! La dernière partie m’a scotchée et m’a bouleversée… Et, l’écriture de Phillippe Besson si fluide m’a séduite.
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Par rolandm1, le 24/10/2011
Les jours fragiles
de
Philippe Besson
La vie d'Arthur Rimbaud, raconté par sa soeur Isabelle. Philippe Besson se met dans la personne d'Isabelle Rimbaud et raconte comme dans un journal les derniers six mois de son frère.
La vie à trois, dans la ferme à Roche en Ardennes. Une mère austère, taiseuse, silencieuse, fière, mais sans affection pour ses enfants, Arthur amputé d'une jambe et Isabelle qui le soigne, qui veut tout faire pour son frère qui n'a plus que quelques mois à vivre. On ressent le froid des Ardennes, la grisaille, les étés qui n'en sont pas, les gens mornes, les chairs mortes du moignon sanguinolent, l'infection qui progresse, la lutte contre la Mort qui s'approche de jours en jours, l'ambiance parfaite pour un vrai roman noir mais tellement bien écrit. A lire pour savoir qui était Arthur Rimbaud.