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Par parmifil, le 03/01/2010
Rasta solitude de
Philippe Curval
Vivre ailleurs, avec son consentement ou non, même si l'illusion s'est installée dans sa propre tête, c'est subir en permanence l'intrusion d'univers parallèles qui sapent les apparences.
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Par Vance, le 10/04/2010
La forteresse de coton de
Philippe Curval
Ah, voir le crépuscule descendre ! Le nocturne se précise. La nuit est proche avec son parfum de bar. Pour la première fois depuis ce matin je me sens à peu près moi-même. Il règne une odeur douceâtre de gangrène, le cadavre d'un vieil ami que l'on conserverait dans un coffre de bois peint et que l'on parfumerait.
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Par gill, le 20/04/2012
Futur au présent. La nouvelle science fiction de
Philippe Curval
Attention, ceci n'est pas une anthologie ! Pas plus qu'un florilège. Sans vouloir jouer avec les mots, puisque le second terme est la traduction latine du premier, issu du grec, je revendique pourtant ici le droit de présenter autre chose qu'un bouquet, fût-il le plus délicat, le plus parfumé.
Aucun des textes de "Futurs au présent" ne peut relever d'un herbier, même littéraire.
Il s'agit de choses plus rares, plus subtiles, plus fortes que des fleurs de rhétorique, l'expression même d'individualités, des nouvelles, nées de la rencontre du parapluie de la logique et de la machine à écrire des rêves sur la table de dissection de la réalité....
(extrait de "Danger, Travaux !" - texte d'introduction au recueil)
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Par gill, le 21/03/2012
Regarde, fiston, s'il n'y a pas un extra-terrestre derrière la bouteille de vin (Présence du futur) de
Philippe Curval
Lorsque j'ai posé la première fois le pied sur Görem, j'ai compris que j'avais commis une erreur ; Cliss, mon hôte, n'avait pourtant commis aucun impair.
Il était venu m'accueillir à l'astroport à l'heure exacte, car il savait que la compagnie de navigation mixte ne plaisantait pas avec les horaires des vols interplanétaires, surtout quand les escales concernaient des bleds comme celui-là. Il m'attendait dans un véhicule léger, découvert en raison de la saison sèche, et je le remerciai de sa précision.
J'avais trop l'habitude des reportages pour m'étonner de sa silhouette extra-terrestre comme de sa nudité. Il avait la peau d'un bleu profond, des yeux de lémurien, humides, vastes, étonnés, et se déplaçait avec une extrême lenteur.
- Bon voyage, monsieur Dalart ?....
(extrait de "Le tyran suspendu")