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Par nanougo44, le 26/01/2012
Un secret
de
Philippe Grimbert
Dans chaque famille existe un ou des secrets, inavoués et/ou inavouables...
Ce livre sonne presque comme une révélation. Comme un ami qui se livre à vous, comme ça, du jour au lendemain sur un secret qu'il porte depuis trop longtemps sur ses épaules et qu'on lui a caché pendant des années.
Et d'un coup il décide de tout vous raconter pour se libérer.
Un ami en souffrance qui a été élevé par des parents plus préoccupés par leur couple et leur apparence physique que par lui-même, leur enfant.
Une famille qui pourtant semble heureuse et parfaite mais où, l'auteur, ne s'est jamais senti à sa place et s'est même inventé un frère plus beau, plus fort, plus intelligent qui partage ses jeux, ses amis, ses craintes...
Et puis, un jour, c'est une amie de la famille, Louise, qui va soulever le voile sur une vérité lourde et difficile. Un secret sur fond d'Holocauste qui va apparaître comme une sorte de thérapie pour Philippe qui découvre l'horreur et l'ironie de ce qu'on a voulu lui cacher pendant des années. Une comédie jouée sous ses yeux par toute sa famille depuis des années, pour le protéger ou pour leur ôter tout sentiment de culpabilité ?
Le récit est court mais poignant et je me suis sentie parfois voyeuse et indiscrète car cette vérité l'est tout autant. « Toute vérité n'est pas bonne à dire » je n'en suis pas si sûre. Vivre des années dans le mensonge d'une famille engendre souvent des incompréhensions, des questions qui restent longtemps sans réponse et qui vous font vous en poser encore plus. C'est même souvent dans ces cas là qu'on est amené à faire des suppositions et à s'imaginer la vérité en s'enfermant dans de mauvaises certitudes qui vous rongent jour après jour.
C'est exactement ce qui est arrivé à Philippe Grimbert, lui enfant chétif, toujours à la recherche de reconnaissance et de signe d'amour de la part de ses parents, qui a commencé à se sentir lui-même une fois le secret révélé, aussi difficile à avaler fut-il.
C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai refermé ce petit livre que je vous conseille fortement en me demandant quand même si tout se paie un jour d'une manière ou d'une autre ?
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Par cicou45, le 16/09/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
Pourquoi considérer la beauté d'un livre ou d'un homme uniquement en se basant sur l'aspect extérieur ou, dans le cas d'un livre sur la nombre de pages ? Il y a quantité de petites gens qui ont fait de très grandes choses et pour en revenir à ce qui nous intéresse ici, je dirais simplement que même si ce livre est relativement court, il reste néanmoins un très grand livre. Il est vrai que de nombreux livres ont déjà été écrits sur la Seconde Guerre mondiale et sur l'abomination des camps de concentration mais celui-ci se distingue car ce thème n'en est pas le sujet principal. Le thème prédominant est plutôt ce qui se passa après et comment arriver à vivre avec un quelque chose que l'on sait mais qu'on ne peut pas dévoiler par crainte de contaminer les autres en révélant cette chose atroce mais en même temps trop dure à porter si on refuse de la faire partager.
L'écriture de Philippe Grimbert est fluide, limpide, la mise en page aérée et ce livre se délecte comme une friandise que l'on déguste à la fin d'un repas. L'auteur sait nous faire saliver jusqu'à la fin afin de nous révéler ce fameux secret qui pèse sur toute la famille, et plus particulièrement sur le narrateur qui lui, ignore tout de celui-ci. Ayant l'impression de ne pas exister pleinement pour ses parents qui devraient le chérir telle la chair de leur chair, le narrateur s'est toujours inventé un frère imaginaire afin de pouvoir se donner un peu de consistance, voire même de pouvoir vivre à travers lui.
Il aura fallu un évènement déclencheur, la mort d'Echo, le fidèle animal de compagnie de la famille, pour que le père du narrateur puisse enfin se libérer de tout ce qui le hante depuis de nombreuses années déjà. L'auteur nous tient en haleine jusqu'à la fin du roman, ce qui ne fait que rendre le livre plus exaltant.
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Par Malaura, le 06/08/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
"Fils unique, j'ai longtemps eu un frère".
Par ces mots en incipit, le narrateur revient sur ses années d'enfance troublées par le poids d'un secret familial.
Très tôt, le jeune garçon à la constitution fragile sent confusément ce que tous tentent de lui cacher depuis toujours.
Alors il s'invente un frère, plus grand, plus fort.
C'est Louise, confidente et amie de la famille, qui délivrera le garçon craintif des fantômes du passé en osant révéler l'inavouable, ce douloureux secret inscrit dans l'Histoire et dans la chair des siens.
Largement autobiographique, ce court récit plein de sincérité sonne juste.
Avec sobriété, l'auteur nous révèle la part intime de sa propre histoire et nous livre le drame familial qui lui a permis de voir le jour.
On se laisse aisément entraîner par le caractère feutré du roman, son climat de douceur et de nostalgie où sensibilité et émotion s'inscrivent délicatement au fil des pages.
Gravité, intensité, délicatesse...ce beau roman qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique, émeut, bouleverse, remue doucement et laisse, une fois le livre refermé, sa petite musique égrener encore ses notes mélancoliques dans le coeur du lecteur.
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Un secret
de
Philippe Grimbert
Il y a des livres qui n’ont pas besoin de faire des centaines de pages pour être prenants et tout en profondeur. Evidemment, la période concernant la Seconde Guerre Mondiale me laisse rarement indifférente, elle possède une force face à laquelle il est difficile de rester de marbre. Cependant, ici, ce n’est pas forcément le thème principal. Cette guerre correspond plutôt à une toile de fond, secondaire au premier abord mais de grande importance lorsque l’on s’en approche.
Le narrateur nous parle de son frère imaginaire, celui qu’il a inventé pour combler sa solitude. Cependant, on se rend vite compte de l’ampleur que prend ce frère qui n’existe que dans sa tête. Il est présent à chaque instant. De frère attentif et doux il passe à un frère moqueur et arrogant. Comme s’il existait vraiment.
Le narrateur donne l’impression d’avoir inventé ce frère pour exister dans les yeux de quelqu’un. Il faut avouer que pour son père, il est comme un échec. Ce dernier ne lui dit rien mais avec son corps frêle et maladif, il n’est pas vraiment à l’image de ce père sportif et plein de vigueur. Et sa mère, quant à elle, semble accorder plus d’importance à son mari qu’à l’enfant qu’elle a mis au monde.
Heureusement, il reste Louise, une amie de la famille, une véritable confidente pour notre jeune homme. Et c’est Louise, justement, qui un jour, va lui parler du secret qui pèse sur sa famille.
Philippe Grimbert, nous fait très bien ressentir la pesanteur de ce secret à travers son écriture. Toute la famille est au courant sauf le narrateur, personne ne dit rien et pourtant lui, comme nous, ressentons une intensité, une force qui ne demande qu’à être explorée.
Il est difficile d’ignorer cette électricité, elle est presque palpable. C’est ainsi que Louise, un jour qu’elle pense être le bon, va lui raconter ce qu’au fond il savait déjà.
Ce secret, qui va évidemment le bouleverser, va finir par lui apporter de bonnes choses. Car toute sa vie a été bâtie sous ce poids, sous ce secret qui a fini par peser très lourd. Le monde va alors s’ouvrir.
Ce livre est vraiment d’une grande intensité, il nous montre à quel point un secret peut peser sur une famille, même pour ceux qui ne le connaissent pas. A quel point aussi la levée de ce secret peut être libératrice et bénéfique. C’est un roman fort et prenant, tout en pudeur. L’auteur nous touche profondément tout en restant sur un ton délicat.
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Par jeanbiscotte, le 23/10/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
Un secret, c'est un récit simple, émouvant, mais aussi merveilleusement bien écrit. C'est un livre qui soulève de nombreuses questions chez le lecteur, qui remet en cause ses connaissances, ou ce qu'il pensait connaître. C'est l'histoire d'un jeune garçon, puis d'un adolescent à qui l'on a caché, durant toute son enfance, un lourd secret. De façon plus générale, c'est l'histoire tragique d'une famille toute entière. C'est l'histoire d'un drame partagé par des millions d'autres personnes en France, mais aussi partout en Europe.
Philippe Grimbert nous raconte de manière simple, parfois naïve, mais toujours touchante la déchéance d'une petite famille française comme les autres. À un détail près...
C'est tour à tour drôle, triste, poignant, attendrissant.
Ses personnages sont terriblement attachants. En particulier le petit Philippe avec qui l'on côtoie son « frère », sa mère aimante, son père déçu, etc. Avec qui l'on découvre le secret si bien gardé qui entoure sa famille. Avec qui on souffre de ses faiblesses, de son mal-être, de son manque de confiance, ...
Un secret a été pour moi une superbe découverte, poignante et au combien agréable. Plus qu'une simple lecture, ce court roman est une véritable prise de conscience sur des réalités humaines parfois encore trop méconnues. Bouleversant.
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Par Lali, le 12/10/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
Avec pudeur et retenue, Philippe Grimbert relate une part de sa vie dans un roman intimiste où il est le personnage principal, un enfant unique et chétif, qui s’invente un grand frère, fort, physiquement plus proche de ses parents sportifs qu’il ne l’est, une espèce de héros qui est aussi son contraire, qu’il vénère et avec qui il se chamaille. Parce qu’il a du mal à être enfant unique, parce qu’il a besoin d’un frère.
C’est Louise, sa plus proche amie, une vieille amie de la famille, qui lui livrera le lourd secret que portent les siens lorsqu’il aura quinze ans. Un secret qui est à l’origine même de sa propre existence et qu’il vaut mieux taire parce que le désespoir a fait poser à une femme un geste irrémédiable. Cette femme qui a été la première épouse de son père et la mère de Simon, ce frère que le narrateur n’a jamais que rêvé, cette femme dont on ne parle jamais, comme on ne parle jamais de ce fils disparu. Ne reste de lui qu’un petit chien en peluche trouvé au grenier par le narrateur. Mais là encore se fera le silence. L’enfant ne saura jamais à qui était ce chien qu’il traînera partout, a l’image du disparu. Jusqu’à ce que Louise lui raconte graduellement l’histoire des siens.
Avec Un secret, Philippe Grimbert signe un roman troublant, habilement mené, sans effusions inutiles. Même si le geste commis, le secret et ce qui en découlera, ont quelque chose de révoltant.
Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=44503
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Par caro64, le 26/08/2009
La mauvaise rencontre
de
Philippe Grimbert
« Jamais deux sans trois ». J’avais beaucoup aimé La petite robe de Paul et Un secret de Philippe Grimbert, en serait-il de même de son dernier roman ? Je ne peux pas parler de véritable coup de cœur mais cette lecture ne m’a laissée en rien indifférente.
Philippe Grimbert construit cette fois un suspense psychologique autour du basculement tragique d’une amitié passionnelle.
C’est un roman écrit à la première personne où le narrateur, Loup, raconte sa propre existence en partant non pas de sa naissance mais de sa rencontre au jardin public du petit Mando qui devient à partir de ce jour-là son meilleur ami. Ils grandissent ensemble et se nourrissent des mêmes centres d'intérêt. Ils ont vécu tous les deux des tas de moments inoubliables. Comme deux frères. Mais après le lycée, il vont se séparer pour prendre des branches différentes. Loup, devenu le disciple zélé d'un certain «Pr Psychopompe», choisit la psychanalyse; son ami préfère des matières plus «objectives»: le droit et l'économie. Et c'est à partir de ce moment que tout va commencer à changer… . Quelle est cette mécanique qui, dès lors, s'enclenche pour les éloigner l'un de l'autre? Au prix d'une écriture sensible et percutante, Grimbert part à la recherche de la lézarde infime qui «était là depuis le début».
Dès la première page, la scission entre les deux garçons que "rien n'aurait dû séparer" est annoncée: « croix de bois croix de fer, à la vie à la mort. Il n'y a pas eu de rivalités imbéciles, c'est autre chose qui les a déchirés.» Et cet «autre chose», dévoilé à la fin du livre, hante le récit couvert de mystère.
Philippe Grimbert nous livre un roman sobre et juste sur la culpabilité : celle d’avoir été trop aimé, de ne pas pouvoir être à la hauteur de l’amour que l’on nous porte, et d’être ainsi malgré soi l’origine d’un malheur, la « mauvaise rencontre » (notion lacanienne) qui donne son titre au livre. C’est aussi un ouvrage sur le deuil, la fidélité et ses manquements. Le psychanalyste a pris le pas sur le romancier.
La mauvaise rencontre est un livre qui surprend, qui émeut, qui interroge aussi. Une fois terminé, on a envie de le relire pour distiller à nouveau les indices insoupçonnables de l'ultime dénouement. C’est ce que j’ai fait.
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Par Altervorace, le 25/11/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
En voyant le sujet du roman, les secrets de famille et tout ça, j'ai eu quelques doutes. C'est un thème qui m'intéresse beaucoup mais qui m'a occasionné de nombreuses déconvenues littéraires. Puis en relevant que monsieur Grimbert était, avant d'être écrivain, un psychanalyste, mes craintes ont redoublées. J'avais peur du roman démonstratif qui oublie d'être avant tout de la littérature.
J'ai été conquise par Un Secret. Complètement vaincue. Ce court roman m'a émue et touchée plus que je ne l'aurais imaginé. Il y a quelque chose d'efficace dans l'écriture de monsieur Grimbert, d'efficace mais aussi de maladroitement sincère. Le récit ne tombe jamais dans les travers de la psychanalyse sans doute parce qu'il est à la première personne. Un peu de pathos mais rien de dramatique, plutôt quelque chose qui parvient parfois à être vraiment élégant. Il y a bien quelques faiblesses dans l'écriture de cet auteur, son est loin d'être irréprochable mais on se laisse emporter avec plaisir. C'est une plume qui nous soumet pour mieux nous émouvoir. Un très joli roman, un peu trop court, qui survole parfois des choses qui auraient mérités de s'attarder, mais un livre que je conseille de déguster.
Lien : http://altervorace.canalblog.com/archives/2011/11/23/22616655.html
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Par Aurelivre, le 14/11/2011
Un garçon singulier
de
Philippe Grimbert
Un garçon singulier" c'est l'histoire d'une rencontre entre deux personnes: Louis et Iannis. Louis est un jeune étudiant, un peu perdu, qui ne se retrouve pas dans son époque, qui ne trouve pas sa place. Iannis est un jeune "singulier", qui souffre d'une maladie mentale. Il vit avec sa mère à Horville dans le Calvados.
Un jour, Louis tombe sur une annonce pour s'occuper de ce jeune garçon et saute sur l'occasion de s'enfuir de son quotidien et de retourner à Hornville où il avait l'habitude de passer ses vacances étant petit.
De là commence une histoire troublante d'une rencontre étonnante entre deux garçons finalement tout aussi "singulier" l'un que l'autre qui va permettre à Louis de passer une étape importante de sa vie, de devenir quelqu'un d'autre une fois le cheminement terminé.
C'est une histoire d'amitié, à la fois belle et troublante, racontée par un psychanalyste, ce qui fait la particularité du livre car nous n'avons pas à faire à la même façon d'écrire qu'un écrivain classique. L'ambiance dans laquelle on est plongés lors de notre lecture est propre à Grimbert.
Il y a peu de personnages mais ils sont très travaillés (surtout au niveau psychologique).
C'est un livre qui se lit rapidement, qui est court (env 200 pages avec beaucoup d'espace) et facile à lire.
Je le conseille fortement car il m'a marqué. On ressort différent de cette lecture.
Lien : http://aurelivre.blogspot.com/
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Par Lune, le 02/06/2008
Un secret
de
Philippe Grimbert
Peu importe l'écriture qu'on peut qualifier de simple ou de convenue, sans surprises. Cela se lit facilement? Au diable les fioritures langagières, cela se ressent surtout. Dans ce roman/non-roman, ce n'est pas la littérature avec un grand L qui m'accroche, ce sont les méandres de l'Homme et la leçon qu'on peut en tirer. Les mots que j'écris me sont dictés par l'émotion ressentie tout au long de la lecture mais également par les remous suscités : une histoire ou plutôt un témoignage de plus de la destruction de l'homme par l'homme sous le regard d'autres hommes, cela est dit sans jugement aucun. Quelques pages bien envoyées de cette pénible Histoire rappellent à l'ordre les mémoires déficientes ou oublieuses. Je trouve qu'on devrait donner ce livre à lire à tous les adolescents : son extrême humanité permet d'aborder cette période noire sans culpabilisation mais en pleine conscience et avec un réalisme constructeur du "jamais plus!". Le secret de l'Histoire et le secret familial ne font qu'un : quelle lourdeur pour un jeune né bien après la guerre. L'auteur s'en tire avec pudeur, respect, amour : le bien et le mal ne sont pas des opposés mais des faits réels dont il faut tirer les conséquences. Livre sépulture, ces morts deviennent un peu les nôtres et nous les tenons au chaud dans un coin de notre mémoire.
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Par zembla, le 15/04/2011
Un garçon singulier
de
Philippe Grimbert
Louis est un jeune étudiant dans cette France de l'après 68. Un jeune homme qui a du mal a trouver sa place et qui n'a que la solitude comme compagnie. Jusqu'au jour où il tombe sur une annonce qui l'intéresse. On y recherche une personne pour s'occuper d'un adolescent singulier. Louis décroche cet emploi qui au travers de sa rencontre avec Iannis le garçon autiste et d' Helena sa maman auteure de livre érotique va bouleverser sa vie et le métamorphoser.
Roman initiatique joliment écrit avec beaucoup de poésie. Le portrait de Iannis ce jeune autiste est très finement dépeint, on ressent beaucoup de tendresse pour ce personnage attachant. Très agréable a la lecture, il n'empêche qu'il laisse un goût d'invraisemblance et de superficialité. La faute a Louis, personnage falot dont les réactions sont souvent incompréhensibles, a la mère de Iannis qui rassemble tous les clichés de la femme cougar et a une fin qui tombe assez platement. Un livre qui affrontera difficilement l'épreuve du temps et qui risque de s'effacer rapidement de ma mémoire.
Ma note 5/10 pour ce livre qui manque de profondeur.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
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Par annie, le 26/08/2008
Un secret
de
Philippe Grimbert
Un livre exceptionnel !
Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère.
Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque.
Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer.
Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul.
Avec ce nouveau livre,
couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens
et
en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle,
il démontre avec autant de rigueur que d'émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dansl'exploration des secrets à l'œuvre dans nos vies.
Philippe Grimbert a précédemment publié trois essais :
Psychanalyse de la chanson (Les Belles Lettres 1996),
Pas de fumée sans Freud (Armand Colin 1999, Hachette Littérature 2001)
et Chantons sous la psy (Hachette Littérature 2002).
En lire plus...
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Par AmandineMM, le 13/01/2012
La mauvaise rencontre
de
Philippe Grimbert
Lorsque j’ai commencé ma lecture, j’ai immédiatement repensé à Un secret, publié cinq ans avant La mauvaise rencontre, mais que je n’ai lu qu’il y a quelques mois. Les thèmes me semblaient très proches : la psychanalyse, la façon dont le narrateur y arrive, le poids du passé et des secrets, le tout narré de façon à distiller le malaise et à susciter la curiosité du lecteur. Même si j’ai eu le sentiment que l’auteur avait commencé à trouver son style, à l’affirmer davantage que dans son second ouvrage, j’étais déçue qu’il n’ait pas su se renouveler au niveau thématique.
Malgré cette déconvenue, j’ai persisté et ai fini par me prendre dans le filet de cette intrigue, entre ses mailles finement tressées pour piéger le lecteur. Le malaise ambiant m’a gagnée et je tournais les pages avec inquiétude, craignant de découvrir la suite. Les actes manqués du narrateur, Loup, se succédaient, m’attachant à lui sans que j’y prête attention. Puis vint le moment de la révélation : elle m’a surprise, aucune de mes hypothèses ne s’est avérée juste, et l’histoire a pris un tournant tout à fait différent d’Un secret. Les indices étaient pourtant présents tout au long du roman, tissant leur toile insidieusement, secrètement, mais je n’ai rien vu venir. Enfin, la fin, assez ouverte, me laisse époustouflée par ce livre, par la façon dont Grimbert m’a menée jusqu’à cette conclusion inquiétante et cette question lancinante.
Une rencontre qui avait plutôt mal commencé, mais qui a finalement su me convaincre.
Lien : http://minoualu.blogspot.com/2012/01/la-mauvaise-rencontre-philippe-grimbert....
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Par brigittelascombe, le 10/12/2011
La Petite Robe de Paul
de
Philippe Grimbert
Un roman comme je les aime, une trame psychologique très fouillée, l'amour d'un couple qui scelle les fragilités de chacun et un secret qui plane comme une plume d'ange, une aube d'enfant à la blancheur immaculée, celle, ici, de La petite robe de Paul.
Un registre émotionnel très riche et une histoire aussi forte que Un secret (couronné de lauriers et adapté au cinéma), munie d'un détonateur prêt à exploser.
Paul, très amoureux de sa femme, dont il a une grande fille indépendante à présent, éprouve un jour l'irrésistible envie d'acheter une robe de fillette "respirant la fraicheur" taille 6 ans. Pris de culpabilité, il la cache. S'en suit un malentendu lorsque sa femme la trouve: A-il une double vie? Elle se tait.
Cet achat anodin va bouleverser leur paisible existence en faisant ressurgir de douloureux souvenirs car chacun possède dans son enfance une fillette en robe blanche, plus une ébauche commune.
Et si cette robe était un linceul?
Seule une catharsis pourra dénouer les noeuds des fils enchevétrés du passé !
Un livre à tiroirs qui laisse la porte ouverte à plusieurs réflexions:Connait-on vraiment l'autre? Selon quels critères d'attachement se base la complicité d'un couple? L'amour de l'autre comble-t-il un manque? Les secrets de famille sont-ils toujours déstructurants?
Philippe Grimbert, l'un de mes auteurs préférés, écrit vrai et ses romans sonnent juste puisqu'il est psychanalyste.
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Par meyeleb, le 04/08/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
Grimbert a su parler d'une sombre époque en filigrane. Les personnages sont analysés avec finesse. On porte le secret avec eux... magnifique roman, et excellente adaptation cinéma !
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Par mondedereve, le 20/04/2010
Un secret
de
Philippe Grimbert
Un beau roman, qui traite à la perfection le sujet des secrets de famille, parfois lourds.
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Par Nanou2008, le 18/01/2009
Un secret
de
Philippe Grimbert
Un beau roman, sur une période qui m'intéresse particulièrement (la 2e guerre), mais qui étonnamment ne surpasse pas spécialement le film qui en a été tiré !
Reste une histoire belle et douloureuse sur ces secrets de famille que les enfants devinent bien souvent et sur ces tragédies de l'Histoire.
Ou comment la petite histoire (une histoire de jalousie et de rivalité) rencontre la grande Histoire (la déportation des juifs de France).
A noter aussi cette question du nom de famille qui, comme le reste, est maudit et nié.
Difficile peut-être de lire un livre après en avoir vu l'adaptation ciné...
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Par annie, le 26/08/2008
Un secret
de
Philippe Grimbert
les deux premiers chapitre...
CHAP1
Fils unique, j'ai longtemps eu un frère. Il fallait me croire sur parole quand je servais cette fable à mes relations de vacances, à mes amis de passage. J'avais un frère. Plus beau, plus fort. Un frère aîné, glorieux, invisible.
J'étais toujours envieux, en visite chez un camarade, quand s'ouvrait la porte sur un autre qui lui ressemblait quelque peu. Des cheveux en bataille, un sourire en coin qu'on me présentait en deux mots : "?Mon frère.?"
Une énigme, cet intrus avec lequel il fallait tout partager, y compris l'amour. Un vrai frère. Un semblable dans le visage duquel on se découvrait pour trait commun une mèche rebelle ou une dent de loup, un compagnon de chambrée dont on savait le plus intime, les humeurs, les goûts, les faiblesses, les odeurs.
Une étrangeté pour moi qui régnais seul sur l'empire des quatre pièces de l'appartement familial. Unique objet d'amour, tendre souci de mes parents, je dormais pourtant mal, agité par de mauvais rêves.
Je pleurais sitôt ma lampe éteinte, j'ignorais à qui s'adressaient ces larmes qui traversaient mon oreiller et se perdaient dans la nuit. Honteux sans en connaître la cause, souvent coupable sans raison, je retardais le moment de sombrer dans le sommeil.
Ma vie d'enfant me fournissait chaque jour des tristesses et des craintes que j'entretenais dans ma solitude. Ces larmes, il me fallait quelqu'un avec qui les partager.
CHAP2
Un jour enfin je n'ai plus été seul.
J'avais tenu à accompagner ma mère dans la chambre de service, où elle voulait faire un peu de rangement. Je découvrais sous les toits cette pièce inconnue, son odeur de renfermé, ses meubles bancals, ses empilements de valises aux serrures rouillées. Elle avait soulevé le couvercle d'une malle dans laquelle elle pensait retrouver les magazines de mode qui publiaient autrefois ses dessins.
Elle avait eu un sursaut en y découvrant le petit chien aux yeux de bakélite qui dormait là, couché sur une pile de couvertures. La peluche râpée, le museau poussiéreux, il était vêtu d'un manteau de tricot.
Je m'en étais aussitôt emparé et l'avais serré sur ma poitrine, mais j'avais dû renoncer à l'emporter dans ma chambre, sensible au malaise de ma mère qui m'incitait à le remettre à sa place.
La nuit qui a suivi je pressais pour la première fois ma joue mouillée contre la poitrine d'un frère. Il venait de faire son entrée dans ma vie, je n'allais plus le quitter.
De ce jour j'ai marché dans son ombre, flotté dans son empreinte comme dans un costume trop large. Il m'accompagnait au square, à l'école, je parlais de lui à tous ceux que je rencontrais.
A la maison j'avais même inventé un jeu qui me permettait de lui faire partager notre existence : je demandais qu'on l'attende avant de passer à table, qu'on le serve avant moi, que l'on prépare ses affaires avant les miennes au moment du départ en vacances.
Je m'étais créé un frère derrière lequel j'allais m'effacer, un frère qui allait peser sur moi, de tout son poids. - Copyright © Éditions Grasset & Fasquelle
*
Voir nouveautés ches l'éditeur : http://www.grasset.fr/nouveautes/nouveau.htm
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Par ancoline, le 24/11/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
Un jeune garçon voit bien que ses parents aimeraient qu’il soit différent. Ils ne s’occupent pas beaucoup de lui d’ailleurs. Ce sont des sportifs et lui est chétif. Leur vie tourne autour des activités sportives et lui est dispensé de sport à l’école. Quelle différence !
Alors il s’invente un frère qui a toute la force, même un peu trop, le courage, même un peu trop, que ses parents aiment d’un enfant pour qu’ils s’intéressent à lui.
En grandissant il remarque qu’autour de ce faux frère se portent des comportements étranges de ses parents, des membres de sa famille, des silences. Est-ce parce qu’ils ne veulent plus entendre parler de ce frère ? Est-ce parce que lui est si différent de ce frère ?
En sortant de l’école un jour, parce qu’il s’est battu, une amie de ses parents lui raconte qu’il a eu un frère effectivement, que son père a aimé ce premier enfant. De visite en visite, cette femme Louise va l’aider à reconstruire l’histoire de ses parents, de son frère. Elle va l’aider à mettre des mots sur les silences de ses parents.
Une histoire courte et émouvante par son réalisme.
La lecture est fluide et très imagée.
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Par Aurelivre, le 14/11/2011
Un secret
de
Philippe Grimbert
Récit autobiographique sur l'enfance de Philippe Grimbert.
Le personnage est un garçon perturbé qui s'invente un frere pour combler le vide qui semble le hanter. Il imagine l'histoire de la rencontre de ses parents sous fond de 2e guerre mondiale.
Un jour, on lui révèle un secret de famille qui va expliquer beaucoup de choses sur lui même.
Il retrace, aidé de Louise, la véritable histoire de sa famille. Il devient alors réellement quelqu'un, libéré du poid des secrets qui l'empechaient de grandir. Il va aussi libérer son père, sa famille.
C'est l'histoire boulversante d'une famille juive qui a vécue la 2e guerre mondiale et qui a tenté de faire face aux horreurs qui leurs sont arrivées et masquant la réalité.
C'est aussi une étude des réactions de l'homme face aux horreurs et aux catastrophes. Le livre évoque librement les pensées qui peuvent traverser l'esprit des hommes et qui peuvent parfois paraitrent déplacées, génantes, mais qui, dans le contexte, semblent compréhensibles.
Ce livre explique la vocation de P. Grimbert pour la psychanalyse.
Comme après chacun de ses livres, on sort boulversés, changés...
Lien : http://aurelivre.blogspot.com/