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Par brigetoun, le 11/11/2009
Coma de
Pierre Guyotat
Cette langue dépasse mes pauvres forces; elle va plus vite que ma pauvre volonté. Elle me scandalise, me fait rougir, à d'autres moment rire, non d'une langue de fou, mais d'artiste trop fort pour l'être, humain, que je suis encore
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Par keisha, le 08/07/2012
Leçons sur la langue française de
Pierre Guyotat
J'ai suivi un ordre chronologique, ce qui me paraît naturel lorsqu'il s'agit de la langue: la langue est tout à fait mêlée à l'histoire. J'ai fait partir la langue française d'assez loin. J'ai été amené à lire des auteurs comme Tacite, tout en considérant aussi les autres civilisations, la civilisation chinoise entre autres. J'ai donné quelques fondements de cette langue, qui s'est formée entre le IXème et le XVIème siècle et dans laquelle nous vivons encore aujourd'hui, je ne sais pas pour combien de temps... J'étais donc obligé de fonder cette langue dans la langue latine. La langue latine, on la connaît, elle est bien identifiée. Je l'ai moi-même étudiée. On appelait cela, à l'époque où je faisais mes études, les humanités. On apprenait le latin, le grec. C'était un enseignement qui était assez proche de l'enseignement qui avait pu être donné cinquante, cent ans avant, et même du temps de Saint-Simon, dont je vais vous parler aujourd'hui.(etc etc)
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Par brigetoun, le 11/11/2009
Coma de
Pierre Guyotat
tremblant de tous mes os presque à cru maintenant.....
dans un village, où un surcroît d’épouvante m’a fait arrêter et descendre du car, m’asseoir sur un banc au milieu de la place centrale et de son cercle de réverbères voilés d’insectes, les voici qui bondissent de toutes les avenues convergentes
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Par zazimuth, le 05/02/2011
Pierre Guyotat
Les idéologues, ce sont ceux qui ne font pas de phrases interrogatives. Ceux dont le discours se plie à la logique de brièveté, de simplification extrême et d'infantilisation des médias.
(dans une interview pour Télérama n°3138)
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Par brigetoun, le 11/11/2009
Coma de
Pierre Guyotat
Toute ma joie de vivre se tient dans cette tension et ce va-et-vient, ce jeu intérieur entre un mal que je sais depuis l’enfance être celui de tous les humains à la fois, à savoir de n’être que cela, humain dans un monde minéral, végétal, animal, divin, et une guérison dont personne ne voudrait, qui me priverait, en cas de réussite, de tout courage, de tout désir, de tout plaisir d’aller toujours au delà; en avant - et dont par intérêt bien compris depuis longtemps, je ne veux pas
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Par brigetoun, le 11/11/2009
Coma de
Pierre Guyotat
Dans ce printemps qui ne l’est que pour les autres, le mot me déchire, d’autant que par moment, dans cette saison cruelle, je fais effort pour donner à ce que je vis, sinon un sens, du moins, pour moi-même, seul, pour ma conscience, une image un peu noble, et ainsi je m’efforce de hausser, d’élever ma détresse irrespectable à celle de Job, et je me vois plutôt sur son fumier que sur la couche d’un malade ordinaire auquel l’adjectif grabataire renvoie ; autant le substantif est beau, autant l’adjectif est laid. Pour moi, qui connais la valeur des mots, cette adjectivation est une réduction de ma souffrance d’alors, sa régulation, sa normalité hospitalière
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Par Grapheus, le 27/04/2009
Coma de
Pierre Guyotat
Je ne suis bien que lorsque je ne suis que ce qui est nécessaire pour être l'autre.
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Ashby : Suivi de Sur un cheval de
Pierre Guyotat
Moi je ne veux rien que vivre
Et je traverserai la vie sur un cheval
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Ashby : Suivi de Sur un cheval de
Pierre Guyotat
Notre vie était une continuelle invention de plaisirs nouveaux