Au lendemain de mon anniversaire et au premier jour de cette cohabitation nouvelle avec Yôko, je redécouvris une sensation que je n'avais plus éprouvée depuis des mois : celle d'avoir envie de rentrer chez moi. Il est vrai que quelqu'un m'y attendait, même si ce quelqu'un n'était que virtuel et qu'en plus je souhaitais m'en débarrasser. Tout de même, cette sensation m'étonna.
« Ils ont osé!
Je ne les en aurais pas crus capables. Et pourtant ! Il a bien fallu que je me rende à l'évidence. Cette poupée gonflable au faciès japonais, dans son kimono blanc, assise sagement sur une chaise, les mains posées sur ses genoux, le dos bien droit et un demi-sourire aux lèvres m'était destinée. »
Les femmes aiment les types malheureux sans doute parce qu'elles ont le sentiment qu'elles pourront les aider, gagner leur reconnaissance et qu'ils ne pourront plus leur échapper. Leur but ne serait pas qu'ils les aiment mais qu'ils les jugent indispensables. Elles confondent besoin et amour.