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Par moravia, le 20/05/2013
paroles de
Pierre Louÿs
Tout le monde n'a pas comme moi des cheveux assez longs pour s'essuyer la jouissance
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Par Bigmammy, le 25/06/2012
La femme et le pantin de
Pierre Louÿs
- Libre ! je suis libre de toi ! libre pour toute ma vie ! maîtresse de mon corps et de mon sang ! Oh ! n'essaie pas d'entrer, la grille est trop solide ! Mais reste encore un peu, je ne serais pas heureuse si je ne t'avais pas tout dit de ce que j'aai sue le coeur.
Elle avança encore et me parla tout près, la tête entre les ongles, avec un accent de férocité.
- Mateo, j'ai horreur de toi. Je ne trouverai jamais assez de mots pour te dire combien je te hais.
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Par Bigmammy, le 22/06/2012
Les chansons de bilitis de
Pierre Louÿs
CONSEILS À UN AMANT
Si tu veux être aimé d'une femme, ô jeune
ami, quelle qu'elle soit, ne lui dis pas que
tu la veux, mais fais qu'elle te voie tous les
jours, puis disparais, pour revenir.
Si elle t'adresse la parole, sois amoureux
sans empressement. Elle viendra d'elle-même
à toi. Sache alors la prendre de force, le
jour où elle entend se donner.
Quand tu la recevras dans ton lit, néglige
ton propre plaisir. Les mains d'une femme
amoureuse sont tremblantes et sans caresses.
Dispense-les d'être zélées.
Mais toi, ne prends pas de repos. Prolonge
les baisers à perte d'haleine. Ne la laisse
pas dormir, même si elle t'en prie. Baise
toujours la partie de son corps vers laquelle
elle tourne les yeux.
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Par Luniver, le 15/08/2012
Trois filles de leur mère de
Pierre Louÿs
Quand je les eus embrassées toutes avec divers attouchements que la morale chrétienne réprouve mais que les femmes nues accueillent assez bien [...]
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Par Nibelheim, le 22/02/2009
Les Aventures du Roi Pausole de
Pierre Louÿs
"Monsieur, l'homme demande qu'on lui fiche la paix ! Chacun est maître de soi-même, de ses opinions, de sa tenue et de ses actes, dans la limite de l'inoffensif. Les citoyens de l'Europe sont las de sentir à toute heure sur leur épaule la main d'une autorité qui se rend insupportable à force d'être toujours présente. Ils tolèrent encore que la loi leur parle au nom de l'intérêt public, mais lorsqu'elle entend prendre la défense de l'individu malgré lui et contre lui, lorsqu'elle régente sa vie intime, son mariage, son divorce, ses volontés dernières, ses lectures, ses spectacles, ses jeux et son costume, l'individu a le droit de demander à la loi pourquoi elle entre chez lui sans que personne l'ait invitée."
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Par Bigmammy, le 22/06/2012
Les Chansons de Bilitis : Pervigilium Mortis de
Pierre Louÿs
8 — LE REVEIL
Il fait déjà grand jour. Je devrais être
levée. Mais le sommeil du matin est doux et
la chaleur du lit me retient blottie. Je
veux rester couchée encore.
Tout a l'heure j'irai dans l'étable. Je
donnerai aux chevres de l'herbe et des
fleurs, et l'outre d'eau fraiche tirée du
puits, ou je boirai en même temps qu'elles.
Puis je les attacherai au poteau pour traire
leurs douces mamelles tièdes; et si les
chevreaux n'en sont pas jaloux, je sucerai
avec eux les tettes assouplies.
Amaltheia n'a-t-elle pas nourri Dzeus?
J'irai donc. Mais pas encore. Le soleil
s'est levé trop tôt et ma mere n'est pas
éveillée.
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Par Bilitis, le 18/10/2012
Les Chansons de Bilitis : Pervigilium Mortis de
Pierre Louÿs
11- IMPATIENCE
Je me jetai dans ses bras en pleurant, et longtemps elle sentit couler mes larmes chaudes sur son épaule, avant que ma douleur me laissât parler :
« Hélas ! je ne suis qu’une enfant ; les jeunes hommes ne me regardent pas. Quand aurai-je comme toi des seins de jeune fille qui gonflent la robe et tentent le baiser ?
« Nul n’a les yeux curieux si ma tunique glisse ; nul ne ramasse une fleur qui tombe de mes cheveux ; nul ne dit qu’il me tuera si ma bouche se donne à un autre. »
Elle m’a répondu tendrement : « Bilitis, petite vierge, tu cries comme une chatte à la lune et tu t’agites sans raison. Les filles les plus impatientes ne sont pas les plus tôt choisies. »
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Par Luniver, le 05/08/2012
Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation de
Pierre Louÿs
Quand monsieur votre père se présente dans la société qui vous entoure, ne dites pas: «Voilà le cocu!» ou, si vous le dites, dites-le tout bas.
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Les Chansons de Bilitis : Pervigilium Mortis de
Pierre Louÿs
Ouvre sur moi tes yeux si tristes et si tendres,
Miroirs de mon étoile, asiles éclairés,
Tes yeux plus solennels de se voir adorés,
Temple où le silence est le secret d’entendre.
Quelle île nous conçut des strophes de la mer ?
Onde où l’onde s’enroule à la houle d’une onde,
Les vagues de nos soirs expirent sur le monde
Et regonflent en nous leurs eaux couleur de chair.
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Aphrodite de
Pierre Louÿs
−oui... penses−tu que j'accepterai n'importe quel miroir d'argent, acheté à un marchand de Smyrne ou à
une courtisane inconnue ? Je veux celui de mon amie Bacchis qui m'a pris un amant la semaine dernière et
s'est moquée de moi méchamment dans une petite débauche qu'elle a faite avec Tryphéra, Mousarion et
quelques jeunes sots qui m'ont tout rapporté. C'est un miroir auquel elle tient beaucoup, parce qu'il a
appartenu à Rhodopis, celle qui fut esclave avec Aesope et fut rachetée par le frère de Sapphô. Tu sais que
c'est une courtisane très célèbre. Son miroir est magnifique. On dit que Sapphô s'y est mirée, et c'est pour cela
que Bacchis y tient. Elle n'a rien de plus précieux au monde ; mais je sais où tu le trouveras. Elle me l'a dit
une nuit, étant ivre. Il est sous la troisième pierre de l'autel. C'est là qu'elle le met tous les soirs quand elle sort
au coucher du soleil. Va demain chez elle à cette heure−là et ne crains rien : elle emmène ses esclaves.
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