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Pierre Mac Orlan

Pierre Mac Orlan

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Note moyenne : 3.75/5 (sur 60 notes) Pierre Mac Orlan

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Péronne , le 26/02/1882
Mort(e) à : Saint-Cyr-sur-Morin , le 27/06/1970

Biographie :

Pierre Mac Orlan, de son vrai nom Pierre Dumarchey , est un écrivain français, créateur d'une œuvre imposante, d'une grande homogénéité malgré la diversité des formes sous lesquelles elle se manifeste et des thèmes qu'elle aborde.

Il a un seul frère, qui deviendra légionnaire. Leur mère décède alors qu’ils sont encore très jeunes, et l’éducation de Pierre se poursuit à Orléans chez la famille de celle-ci, puis, vers 1898, au Havre, à l’Ecole Normale Supérieure.

En 1899, finalement peu attiré par le métier d’instituteur, il s’enfuit de l’Ecole Normale pour tenter une carrière d’artiste peintre - et de petits boulots - à Montmartre, qui sera son port d’attache, entre de multiples escales, jusqu’à 1912. Lorsqu’il a de l’argent, il y occupe une chambre à l’hôtel du Poirier, place Émile Goudeau.

De 1901 à 1904, il est correcteur d’imprimerie à Rouen, pour La Dépêche. Il habite rue des Charrettes. C’est dans les rues et les bars de Rouen qu’il rencontre le "fantastique social" et qu’il commence à signer des tableaux Mac Orlan (peu dissert sur son histoire familiale, il se découvre une grand-mère écossaise).

Après des séjours à Londres, au camp de Mourmelon (service militaire), en Belgique, en Italie, il retrouve Montmartre. Le cabaret Le lapin agile, à l’angle de la rue des Saules et de la rue Saint Vincent, l’accueille en compagnie de Max Jacob, Apollinaire, Carco, Dorgelès, Picasso, Vlaminck. La femme du patron, le "père Frédé", a eu une fille (Marguerite Luc) d’un premier mariage, qui va faire le bonheur de l’écrivain pendant cinquante-deux ans.

Il passe ses étés de 1911 à 1914 à Brigneau-en-Moëlan, un village proche de Lorient fréquenté par des peintres. Il échappe de peu à la mort sur le front de la "Grande guerre", qu’il termine comme correspondant en Europe du Nord, découvrant Hambourg, Kiel, Cologne et le romantisme allemand.

Il habite ensuite 10 rue du Ranelagh à Paris. C’est son premier réel appartement. Il y fait "salon littéraire", recevant Aragon, Malraux,…

C’est en 1927, année de Quai des Brumes et Sous la lumière froide (un autre de ses meilleurs romans, La Bandera, paraît après son reportage de 1930 à Alger et au Maroc sur les traces de la légion étrangère), que Mac Orlan décide de se retirer à Saint-Cyr-sur-Morin, achetant avec la dot de sa femme une ancienne fromagerie qui avait appartenu à Aristide Bruant et dans laquelle il vit jusqu’à sa mort en 1970.

> lire la suite Source : www.terresdecrivains.com
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U-713 de Gus Bofa & Pierre Mac Orlan aux Éditions Cornélius [Tout arrive sur France Culture] Extrait sonore de l'émission "Tout arrive" sur France Culture le 8 juin 2010 sur le livre "U-713 ou les gentilshommes d'infortune" édité par les Éditions Cornélius le 3 juin 2010.
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Citations de Pierre Mac Orlan

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  • Par leluez, le 16/05/2012

    Poésies documentaires complètes de Pierre Mac Orlan

    Un rat est venu dans ma chambre.
    Il a rongé la chandelle.
    Il a fait trembler la table branlante,
    Et renversé le pot à bière.
    Je l'ai pris dans mes bras blancs.
    Il était chaud comme un enfant.
    Je l'ai bercé tendrement
    Et je lui chantais doucement :
    "Dors mon rat, mon petit flic, mon petit agent
    Oh ne m'arrête pas ce soir sous la lune
    Ferme les yeux quand je serai là avec mon amant
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  • Par leluez, le 16/05/2012

    La lanterne sourde de Pierre Mac Orlan

    C’est donc à Rouen que je suis venu, assez mince de forme, chercher une aventure que mon imagination m’obligeait à tenir pour considérable. Je ne savais pas que j’écrirais un jour, mais je savais que, d’un hasard provoqué par un billet de chemin de fer, naîtrait le premier et définitif chapitre d’une histoire qui pourrait bien devenir la mienne. 
    Un port, discrètement lumineux, les rues où s’allongeait l’ombre de Stevenson, des voix de matelots incompréhensibles et des camarades séduisants m’attendaient dans cet espace lyrique contenu entre la place Henri- IV et la rue Grand- Pont.
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  • Par LiliGalipette, le 16/05/2012

    Marguerite de la nuit de Pierre Mac Orlan

    Une femme rousse aux cheveux courts, aux yeux violets, dont la robe verte paraissait fraîche comme une laitue.

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  • Par Woland, le 03/09/2009

    Le Quai des brumes de Pierre Mac Orlan

    [...] ... Frédéric [le propriétaire du "Lapin Agile"] était descendu dans la petite salle. Sa femme s'occupait dans la cuisine et on entendait la bonne chanter en sourdine.

    Rabe fumait toujours. Il était descendu lui aussi et, par la petite fenêtre du comptoir, il regardait la rue, la silhouette torturée de l'acacia et la neige qui tourbillonnait et lâchait ses flocons silencieux en bataillons légers et hardis.

    Tout était blanc autour du petit cabaret et sur le toit des maisons et sur les arbres pétrifiés. On ne voyait même pas une trace de pas sur le sol. Tout le monde s'était enfermé chez soi et les plus inquiets, la tête raide sur l'oreiller, sentaient peser sur eux le mystique silence de la neige.

    L'armée blanche s'était lancée à la conquête de Paris. Elle s'immisçait avec perfidie dans les cheminées et dans le cou des agents de police immobiles dans leur capote noire. Mais elle ne pouvait rien contre la chaleur du petit feu, et rien contre ce fait que Jean Rabe venait de boire un café qui lui donnait un courage neuf. ... [...]
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  • Par Woland, le 03/09/2009

    Le Quai des brumes de Pierre Mac Orlan

    [...] ... - "Vous êtes tous des artistes (...)" dit l'homme, "moi, je ne suis pas artiste, je suis boucher aux environs de Paris, mais j'aime beaucoup les arts, la musique surtout, la grande musique même. J'aime particulièrement la musique religieuse. Ca m'élève l'âme et ça me pousse à toutes les extrémités. Nous avons tous une petite idée derrière la tête, tous, sans exception ; cette idée-là, nous la connaissons mal nous-mêmes, elle est comme un veau mort-né, un foetus, un poulet à ses débuts dans l'oeuf. Il faut éviter de trouver à ses dépens le produit qui donne à cette idée une vie normale et puissante, une puissance plus forte que celle que possède le boeuf dans sa tête et dans son cou. Une idée qui vous morcelle le raisonnement à coups de cornes. Voilà ce qu'il faut éviter de trouver. Pour les uns, c'est la femme, pour les autres, comme moi, c'est la musique qui donne de la volonté et du mouvement à cette arrière-pensée. Pour les plus vulgaires, c'est le sang. Le sang est un excellent révélateur de la force inconnue qui travaille le crâne des idiots. (...) Je tue tous les vendredis deux boeufs, deux veaux et trois moutons. Je connais la valeur du sang, ses reflets, son odeur et les idées qui se cognent les unes contre les autres entre les quatre murs de l'abattoir. C'est l'arrière-boutique de la pensée des hommes. Nous possédons tous, très loin dans l'arrière-boutique de notre pensée, un abattoir qui pue. Quelquefois, mais rarement, il sent bon. C'est également parce que nous possédons tous, vous le savez aussi bien que moi, un petit coin pour ranger ce qui reste d'un peu propre en nous-même. Il y a des souvenirs de famille" (il baissa la voix), "les enfants. De temps en temps, j'aime à regarder là-dedans. J'aime à mettre mes mains dans le linge propre et dans les fleurs desséchées qui sentent la tisane. J'ai besoin de fraîcheur dans mes mains quand je reviens de l'abattoir. ... [...]
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  • Par Woland, le 03/09/2009

    L'ancre de miséricorde de Pierre Mac Orlan

    [...] ... Je n'étais pas très éloigné de L'Ancre de Miséricorde [la boutique où M. Morgat vend des instruments de marine] lorsqu'un bruit timide de pas étouffés se révéla dans une ruelle toute proche. Par opportunité, la lune entra dans une masse de nuages sombres et l'obscurité devint épaisse. Je pus me glisser et m'accroupir derrière la borne d'une porte charretière. Mon mouvement me montra la qualité de mon instinct. Un gros homme, armé d'un pen-baz [= un gourdin, en breton], passa devant moi. Je ne pus distinguer ni son visage, ni la couleur et la forme de ses vêtements.

    Quand il eut dépassé la porte, je sortis tout doucement de ma cachette. L'homme avait dû s'arrêter, car je n'entendais plus rien. Je penchai un peu la tête et je vis l'énorme promeneur en contemplation devant la façade de L'Ancre de Miséricorde. Il regardait en l'air dans la direction de la fenêtre de ma chambre. Cela me donna beaucoup à penser. De toute évidence, le bonhomme s'intéressait à ma personne. Et ce fait n'était point pour me rassurer. Le promeneur nocturne prit tout son temps pour juger. Il ne gardait aucune précaution pour ne point se faire voir et continua sa route vers le quai en chantonnant. J'eus l'impression qu'il adressait la parole à une autre personne. Tout cela se passait trop loin de mes yeux et de mes oreilles pour que je puisse voir et entendre.

    Un peu déconcerté, je me dirigeai vers Kéravel. Des matelots ivres se battaient devant la porte d'un estaminet dont le patron armé d'une lardoire se découpait sur le fond lumineux de sa porte ouverte. Derrière les combattants, une bande de filles piaillantes réclamaient la garde. Les matelots se battaient consciencieusement, avec des "han" de boulangers pétrissant la pâte. ... [...]
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  • Par Woland, le 03/09/2009

    L'ancre de miséricorde de Pierre Mac Orlan

    [...] ... Encore une fois, je posai le pied sur le pavé de la rue de Siam que le brouillard de la nuit rendait plus glissant que des écailles de poisson. Le veilleur de nuit venait de passer et j'entendais encore au loin sa mélancolique plainte solennelle de vieux hibou. Il pouvait être onze heures. La rue était endormie.

    Un peu de lumière sourdait entre les volets du Brûlot Fournier [café très en vogue de la rue de Siam]. J'imaginais Mme et M. Poder [les propriétaires du café] comptant leurs écus dans la caisse décorée d'une plante exotique. Je sentais sur mes reins mon couteau dans son étui de cuir. Ce contact me donnait une grande confiance dans mes forces. Je respirais l'odeur grasse de la rue comme un conquérant. Mes poumons s'emplissaient d'un air de qualité martiale. Je commençais, à mon insu, à m'habituer aux aspects toujours mystérieux de la lune dont la lumière lugubre projetait sur les murs et la chaussée des ombres extravagantes.

    J'allais doucement le long des murs et, tous les dix pas, je m'arrêtais afin de prêter l'oreille aux bruits. Il me sembla bien entendre comme une faible rumeur dont je ne pouvais préciser ni la distance, ni l'emplacement. Il en était dans la nuit des voix comme des lumières. Je les croyais près de moi quand, au contraire, elles étaient encore loin. ... [...]
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  • Par Woland, le 03/09/2009

    L'ancre de miséricorde de Pierre Mac Orlan

    [...] ... Kéravel était le quartier pauvre qui s'étendait entre le bagne et la rue de Siam où nous logions. En empruntant, pour revenir, ces petites ruelles obscures et malodorantes, je désobéissais à mon père et à Marianne Tréviden, notre vieille servante, dont l'imagination peuplait ce quartier de mille démons à face humaine. En vérité, elle n'avait point tort. La proximité du bagne donnait à ces ruelles pavées d'immondices et bordées de cabarets mal famés un caractère assez dangereux dont je me souciais peu à cause de mon âge et grâce à une certaine hardiesse d'humeur qui me venait du frère de ma mère, décédée le jour même de ma naissance. Cet oncle avait commandé une compagnie d'un régiment de la défunte Compagnie des Indes jusqu'au jour où il avait trouvé la mort en combattant pour l'honneur de défendre nos possessions lointaines. Je gardais précieusement, dans une petite armoire, son hausse-col et sa cocarde : son épée, son fusil et son esponton étaient suspendus au-dessus de la cheminée de notre salle-à-manger. C'est, sans doute, le souvenir de cet oncle qui me poussa à étudier pour faire carrière, malgré ma roture, dans l'artillerie. ... [...]
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  • Par Saint-Luc, le 27/04/2011

    Le Quai des brumes de Pierre Mac Orlan

    Ludovic la saturait de force comme un redresseur de courant recharge une batterie d'accumulateurs. La jeune femme étuudiait le fonctionnement de cet appareil destiné à chauffer les lampes de sa volonté et de son imagination. Quand elle fut convaincue qu'un appareil de cette puissance pouvait se trouver partout, elle résolut de se libérer définitivement.

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  • Par Saint-Luc, le 27/04/2011

    Le Quai des brumes de Pierre Mac Orlan

    Il estimait peu la vie des autres et la sienne. Mais il respectait le sommeil, la faim et la soif qui rendent l'homme aussi simple, aussi violent et aussi pur qu'un animal quelconque. Rabe aimait les bêtes et les respectait également.

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Livres de Pierre Mac Orlan (42)

    • Le Quai des brumes
      2 critiques
      5 citations
    • L'ancre de miséricorde
      4 critiques
      3 citations
    • Les Clients du bon chien jaune
    • Le chant de l'equipage
      1 citations
    • A bord de l'Etoile matutine
      1 citations
    • La bandera
    • Quartier réservé
    • Marguerite de la nuit
      1 critique
      1 citations

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