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La Paroi de
Pierre Moustiers
- Encore vingt minutes et c'est gagné.
- Vingt minutes
- Peut-être moins. Ne t'endors pas !
- Je ne m'endors pas... Philippe ?
- Oui.
- Tu vois le sommet ?
- Tout à l'heure, en tombant à la renverse, je l'ai vu.
- Comment est-il ?
- Il a une sale gueule... comme nous.
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Par Yuko, le 18/03/2011
Pierre Moustiers. La Paroi de
Pierre Moustiers
Une boule de feu crève le ciel qui se déchire dans une explosion assourdissante. L'air râpe la pierre en pétillant, tandis qu'un bloc se détache, au-dessous de la vire. On entend la roche qui plie, qui casse comme un essieu et qui bascule dans le vide (...) Philippe constate que ses mains tremblent, mais il attribue ce phénomène à des courbatures :
- C'est la fin du spectacle, dit-il. On a voulu nous impressionner.
Anthime se tourne vers lui spontanément et rit. Rien ne vaut l'humour bien placé. Il faut reconnaître, en toute justice, que ce jésuite a de bons côtés.
- Vous m'étonnez, dit-il.
- Chacun son tour.
- Oui, chacun son tour. On se trompe toujours un peu quand on est sûr de quelque chose.
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Par Yuko, le 18/03/2011
Pierre Moustiers. La Paroi de
Pierre Moustiers
Il s'interroge, en ce moment, sur le sentiment bizarre, inexplicable qui semble l'attacher à Philippe. Au fond, malgré tout ce qui les oppose, ne sont-ils pas en commun le mépris d'un certain bien-être et des contingences ? En dépit des apparences, Philippe n'est pas indifférent au massacre de la nature. Un technocrate serait-il sensible ? Anthime s'étonne de cette vague d'indulgence qui attaque son coeur à l'improviste ; indulgence à l'égard de Philippe mais encore à l'égard de tous les contemporains, de leurs idoles et de leurs théories. Mes griffes sont usées, pense-t-il. Mon intransigeance se rouille.
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Par latrace, le 27/05/2010
la grenade de
Pierre Moustiers
A tous moment, les mots peuvent devenir réalités. Il suffit de les aimanter, les rouler dans sa tête comme un noyau de pêche dans la bouche, les frotter patiemment les uns contre les autres jusqu’à ce qu’une force magnétique se dégage et produise les faits. Pour moi, agir et penser ne font qu’un. Il n’y a pas de frontière entre les deux verbes.
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Ce fils unique de
Pierre Moustiers
« Tout le monde sait que la tristesse donne du style. Le nihilisme aussi. »
« Je choisissais chaque mot et ma sincérité changeait de nature, devenait celle de la forme. Ce n’étaient plus les sentiments qui me tenaient en émoi, mais leur expression. Depuis, je me méfie de la littérature. »
« Quand on a des fautes à se reprocher, on éprouve la nécessité d’être injuste et de condamner quelqu’un, de préférence la victime. »
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Par zazy, le 09/07/2011
la grenade de
Pierre Moustiers
Mérite amplement le sobriquet que ses condisciples lui ont donné. Quel sobriquet ? demanda Virginie la gorge sèche. – Lahuri ! répondit Maurice sur un ton neutre. – Comment ? s’écria Virginie – Lahuri sans apostrophe, précisa Maurice
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Par latrace, le 27/05/2010
la grenade de
Pierre Moustiers
La matière inerte n’existe que dans notre tête. Elle s’appelle la routine.