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Par Mia, le 03/04/2010
Les variations Bradshaw de
Rachel Cusk
Il y a bien des années, Tonie est tombée amoureuse de la maison : elle en est tombée amoureuse puis, alors qu'elle apprenait à la connaître, l'amour s'est fractionné jusqu'au jour où le moindre fragment de savoir est devenu plus grand que la part d'affection qui lui était réservée. Voilà le sermon, la leçon à retenir : les faits survivent aux émotions, et le savoir est plus puissant que l'amour. Le nombre de choses à apprendre est infini, mais l'amour n'est qu'un espace à capacité limitée.
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Par 270778, le 10/06/2010
Arlington Park de
Rachel Cusk
Juliet Randall fouilla ses cheveux devant la glace et elle était là : une chose, une sorte de cafard, de sept centimètres de long et cinq de large, incrustée dans son cuir chevelu, agitant les pattes d'une manière triophale. Elle le montra à son mari. Regarde, dit-elle, regarde ! Elle pencha la tête en avant, tout en maintenant ses cheveux de côté. Benedict regarda. Oh, comme ça grattait ! Comme c'était dégoûtant ! Il n'y avait aps moyen de l'enlever ? Son mari ne paraissait pas le penser. Il était manifestement content que la bête n'ai pas décidé de faire son nid dans ses cheveux. Fais quelque chose! Juliet hurla, ou essaya de hurler, mais c'était un de ces rêves où on tente d'émettre un son et où on découvre soudain qu'on en est incapable. Elle se débattit dans son linceul de sommeil. Puis, dans un grand effort, elle le déchira et ouvrit les yeux.
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Par Mia, le 07/04/2010
Les variations Bradshaw de
Rachel Cusk
Elle est frappée à présent de constater que la vie n'est pas linéaire, qu'il ne s'agit ni d'un voyage ni d'un passage, mais d'un processus statique d'accumulation irréversible. La perspective change, se meut tel le soleil qui nous fait bénéficier de ses rayons avant de céder la place aux ténèbres. Le point de vue, la relation qu'une chose entretient avec une autre, les proportions d'ombre et de lumière, tout cela est modifié ; mais l'expérience elle-même est d'un bloc, cumulative et figée.
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Par line70, le 19/03/2011
Arlington Park de
Rachel Cusk
Elle se demanda si les livres qu'elle aimait la consolaient précisément parce qu'ils étaient les manifestations de son propre isolement. Ils étaient pareils à de petites lumières sur une étendue déserte, une lande: de loin ils semblaient serrés les uns contre les autres, innombrables, mais de près on voyait que des kilomètres et des kilomètres d'obscurité et de vide les séparaient.
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Par sylvie, le 29/10/2010
Arlington Park de
Rachel Cusk
Maintenant, des enfants plus âgés entraient dans le parc : des groupes de filles pubères avec de longues queues de cheval, de grands garçons maigres, la cravate de leur école défaite, des terminales parlant au téléphone. Leurs corps semblaient lutter contre leurs vêtements. Il faisait froid, mais la plupart portaient leurs manteaux et leurs chandails sur le bras, leurs chemises dépassant de la ceinture, le col déboutonné. C'était comme s'ils étaient faits d'une substance à laquelle les vêtements refusaient d'adhérer. Les filles poussaient des cris aigus, secouaient leurs cheveux et parlaient avec excitation tout en marchant. Elles criaient comme si tout les chatouillait; comme si le monde entier les chatouillait et assaillait leurs formes sensibles agitées de contorsions. Les terminales traînaient les pieds, dos voûté, et remuaient les lèvres, collés à leur portable.
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Egypt Farm de
Rachel Cusk
Un livre typiquement anglais, une chronique familiale douce-amère.
Michael, invité aux dix-huit de Caris Handbury, sœur de son ami Adam, découvre une famille atypique et qui le fascine. Ils habituent une grnade maision, étrangement appelée Egypt Farm.
plus d'une dizaine d'années après cette fête, Michael est mariée avec Rebecca. Ils ont un petit garçon de 3 ans nommé Hamish.
Rebecca et Hamish ont des sensibilités complétement opposées et n'arrivent plus à s'accorder ni même à communiquer.
C'est alors que Michael se rend compte qu'Adam habite à seulement une centaine de kilomètres de chez lui.
Il reprend contact et va aller passer une semaine à Egypt Farm avec son fils pour aider durant la période de l' agnelage.
Malheureusement, Michael va se rendre compte que la famille Handbury n'a vraiemnt rien à voir avec l'image qu'il en avait gardée.
En l'absence du chef de famille, les langues se délient, et les rancœurs et autre sentiments hostiles refont surface.
C'est un roman plein de finesse et d'humour.
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Par MissAlfie, le 26/07/2010
Arlington Park de
Rachel Cusk
Pendant un temps, [Juliet] avait attaché du prix à l'idée d'une maison, d'un mari et d'enfants, comme si ces choses étaient rares, comme si elles représentaient un nouveau raffinement de l'expérience humaine. Puis elle les avaient eues, et elles commença à sentir le plomb s'installer dans ses veines, un peu plus chaque jour. Le jour où elle avais compris que si elle n'allait pas acheter à manger il n'y aurait rien dans la maison ; le jour où Benedict était revenu du travail, une semaine après la naissance de Barnaby, et qu'elle avait compris qu'il faudrait qu'elle s'occupe de lui seule ; les fois innombrables où une tâche domestique lui était échue, de sorte qu'elle avait acquis de l'expérience et préféré s'en charger parce que c'était plus facile que de le demander à Benedict - tout cela était surprenant pour elle, scandaleux presque. Avec son sen sde la justice, elle s'était attendue à ce qu'à un certain moment le scandale soit découvert et qu'on en parle, mais tel ne fut évidemment pas le cas.
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Egypt Farm de
Rachel Cusk
La plupart des gens veulent rester assis dans leurs petites boîtes en brique rouge sur leur petite propriété devant leur télévision, ou n'importe où en voiture ou se bourrer de cochonneries, ou aller faire des courses - et je ne dis pas que c'est pire que ce que les gens ont toujours voulu faire. La différence est que maintenant tout leur est mâché.
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Par kundry, le 24/05/2011
Les variations Bradshaw de
Rachel Cusk
Ce livre m'est tombé des mains malgré une 4ème de couv' alléchante. L'ennui s'est vite installé car rien ne se dégage de cette histoire, de ces personnages, aucune empathie, aucune émotion, fût-elle littéraire ! Ceci est sans doute dû à la traduction qui rend le texte obscur, parfois abscons!
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Par enigma78, le 10/09/2011
Arlington Park de
Rachel Cusk
Quel sens cela avait-il? Elle ne voulait pas se taper des dîners pour huit et les servir ensuite. Elle ne voulait pas passer le beurre, ni débarrasser les amuses-gueules. Elle voulait vivre-vivre!