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Le Grand Sommeil de
Raymond Chandler
Qu'est-ce que ça peut faire, où on vous met quand vous êtes mort? Dans un puisard dégueulasse ou dans un mausolée de marbre au sommet d'une grande colline? Vous êtes mort, vous dormez du grand sommeil... vous vous en foutez, de ces choses-là... le pétrole, l'eau, c'est de l'air et du vent pour vous... Vous dormez, vous dormez du grand sommeil, tant pis si vous avez eu une mort tellement moche... peu importe où vous êtes tombé...
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Par chartel, le 22/04/2011
Un tueur sous la pluie : Suivi de Bay City blues et de Déniche la fille de
Raymond Chandler
Son propre souffle était assez puissant pour repasser une chemise. [Bay City blues]
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Par chartel, le 28/07/2008
Le Grand Sommeil de
Raymond Chandler
-Je suis un flic, dit-il. Un flic tout ce qu’il y a d’ordinaire. Raisonnablement honnête. Aussi honnête qu’on peut l’espérer d’un homme vivant dans un monde où ce n’est plus de mise. C’est la principale raison pour lesquelles je vous ai demandé de venir ce matin. Je voudrais que vous en soyez convaincu. Etant un flic, je préfère que la loi triomphe. J’aimerais voir de belles canailles bien habillées comme Eddie Mars s’abîmer les ongles dans des carrières de cailloux à Folsom, côte à côte avec les petits minables des faubourg sous-alimentés qui se sont fait poirer à leur première casse et n’ont jamais eu de chance depuis. C’est ça que je voudrais. Vous et moi, nous avons vécu assez longtemps pour savoir que jamais je ne verrai ce jour-là. Ni dans cette ville, ni dans une ville moitié moins grande, ni dans le moindre recoin des florissants, vastes et verdoyants Etats-Unis d’Amérique. Nous ne dirigeons pas notre pays de cette façon-là.
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Par chartel, le 22/04/2011
Un tueur sous la pluie : Suivi de Bay City blues et de Déniche la fille de
Raymond Chandler
Pour moi, une émission publicitaire, c’est ce qui se rapproche le plus de la racine carrée de zéro. [Déniche la fille]
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Par chartel, le 22/04/2011
Un tueur sous la pluie : Suivi de Bay City blues et de Déniche la fille de
Raymond Chandler
J’étais le bon zigue qui tâchait de se débrouiller pour s’en tirer. Oui. J’étais un gars comme ça. J’étais content de me connaître. J’étais le genre de type qui arrachait à une vieille épave à moitié pourrie ses plus chers secrets pour gagner un pari de dix dollars. [Déniche la fille]
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Par chartel, le 22/04/2011
Un tueur sous la pluie : Suivi de Bay City blues et de Déniche la fille de
Raymond Chandler
Son œil de verre brillait d’un éclat fixe et c’était bien ce qui était en lui le plus vivant. [Un tueur sous la pluie]
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Par Piling, le 01/08/2008
Première phrase du livre
Un tueur sous la pluie de
Raymond Chandler
incipit :
Nous étions assis dans une chambre du Berglund. J'étais installé au bord du lit et Dravec dans le fauteuil. C'était ma chambre.
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Par chartel, le 09/10/2007
Un mordu de
Raymond Chandler
-Tourne-toi, mon pote.
Lentement j'obéis. Pendant que j'exécutais le mouvement, il glissa son pistolet dans une poche de sa veste et tendit la main vers sa hanche. Ce geste aurait dû me mettre sur mes gardes mais il n'en fut rien. Peut-être entendis-je le sifflement de la matraque. A coup sûr, j'en ressentis l'impact. Une large flaque d'obscurité s'étala à mes pieds. Je plongeai droit dedans et me mis à descendre, à descendre, à descendre...
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Par kounil98, le 11/07/2011
Le Grand Sommeil de
Raymond Chandler
Les premières phrases : Il était à peu près onze heures du matin, on arrivait à la mi-octobre et, sous le soleil voilé, l'horizon limpide des collines semblait prêt à accueillir une averse carabinée. Je portais mon complet bleu poudre, une chemise bleu foncé, une cravate et une pochette assorties, des souliers noirs et des chaussettes de laine noire à baguettes bleu foncé. J'étais correct, propre, rasé, à jeun et je m'en souciais comme d'une guigne. J'étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J'avais rendez-vous avec quatre millions de dollars.
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Par Saint-Luc, le 22/06/2011
Pepins c est mes oignons de
Raymond Chandler
Anna Halsey, c'est cent dix kilos de femme quadragénaire, sanglés dans un tailleur noir strict, un visage blet, des yeux en boutons de bottines noires et des joues qui font penser à de la graisse de rognon, tant pour la douceur que pour la teinte.
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Par Bruno19, le 10/02/2011
Un mordu de
Raymond Chandler
En sortant de l'hotel, je fus pris en filature, mais pas longtemps. Naturellement, le crime était trop rare dans ce petit trou si propre pour que les poulets soient de bons pisteurs.
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Par Yuko, le 10/01/2011
La Dame du lac de
Raymond Chandler
Le bureau du directeur était, comme c'est le devoir de tout bon bureau de directeur, long, sombre, tranquille et climatisé (...) Derace Kingsley s'introduisit vivement derrière huit cent $ de bureau directorial et applica son postérieur sur un grand fauteuil de cuir. (...)
- Je suis un homme d'affaires et je vais droit au but. D'après votre carte, vous êtes détective privé. Montrez-moi une pièce qui le prouve. (...) Je suppose que vous ferez l'affaire, mais ne jouez pas au plus fin avec moi. Et rappelez-vous qu'un homme que j'engage travaille pour moi. Il fait exactement ce que je lui dis et la ferme. Autrement, il est viré sans délai. Est-ce clair ? J'espère que je ne suis pas trop coriace pour vous.
-Puis-je réserver ma réponse là-dessus ? dis-je.
Il fronça les sourcils. (...)
- Quel est votre prix ?
- 25 $ par jour, plus les frais : huit cent au kilomètre pour ma voiture.
- Absurde. Beaucoup trop. 15 $ par jour, net. Bien suffisant. Je paierai les déplacements justifiés, mais pas vos petites balades. (...)
- Qu'est-ce que vous voulez au juste Monsieur Kingsley ? (...) D'abord, je m'occupe pas des divorces, dis-je. Et je demande 100 $ de provision aux étrangers.
- Bien, bien fit-il d'une voix subitement adoucie, bien, bien.
- Et quant à votre crainte d'être trop coriace pour moi, sachez que la plupart des clients commencent soit par pleurer dans mon giron, soit par me brailler aux oreilles qu'ils sont les patrons... Mais d'habitude, ils finissent tous par devenir très raisonnables - s'ils sont encore en vie.
- Bien, bien, dit-il à nouveau de la même voix douce. En perdez-vous beaucoup comme ça ?
- Pas s'ils me traitent correctement, dis-je.
- Prenez un cigare, proposa-t-il. (...) Je désire que vous retrouviez ma femme ; elle a disparu depuis un mois.
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Par Austral, le 19/09/2010
Le grand sommeil. La grande fenêtre. Fais pas ta rosière de
Raymond Chandler
Le canon me fixe d'un sale oeil. Je ne bouge pas.
- Si quelqu'un essaie de bousculer Linda, il faudra qu'il me bouscule d'abord, il lance d'un ton menaçant.
- ça ne sera pas difficile. Feriez bien de vous munir d'une autre pétoire... si vous voulez chasser autre chose que les mouches.
Il rempoche le petit pistolet, ramasse ses gants, me lance un regard mauvais et gagne la porte.
- Discuter avec vous, c'est perdre son temps. Vous ne pensez qu'à faire des mots.
(La grande fenêtre)
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Par Austral, le 19/09/2010
Le grand sommeil. La grande fenêtre. Fais pas ta rosière de
Raymond Chandler
Ses yeux bleus se glacèrent :
- Essaieriez-vous de m'apprendre mes devoirs, monsieur ?
- Non. Mais je m'amuse comme un petit fou à essayer de comprendre en quoi ils consistent.
(Le grand sommeil)