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Raymond Plante

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Note moyenne : 2.86/5 (sur 21 notes) Raymond Plante

Biographie et informations

Nationalité : Canada
Né(e) à : Montréal , le 26/06/1947
Mort(e) à : Montréal , le 15/02/2006

Biographie :

Raymond Plante fait des études universitaires en lettres à l'Université du Québec à Montréal. Sa passion pour l'écriture s'est développé assez tôt dans sa vie.

Outre son travail de romancier, il écrit depuis 1973 pour la radio et la télévision. À la radio, il a fourni des textes aux émissions Premières, Micro-Théâtre et La Feuillaison. Il a écrit plus de 1 000 textes télévisuels, soit pour des émissions pour enfants: Pop Citrouille, l'Ingénieux Don Quichotte et Minibus; soit pour les adultes: Poussière d'automne et le Cœur au mur. Il a aussi collaboré aux scénarios de la série du Tac au tac. Raymond Plante a déjà publié 32 livres et d'autres sont à venir.

Plusieurs de ces romans ont reçu des prix. Son premier La Débarque reçoit le Prix de l'Actuelle en 1974. En 1982, il obtient le Prix de l' A.C.E.L.F. ( association canadienne d'éducation de langue française ) pour La Machine à beauté et le Prix Belgo-québécois pour Monsieur Genou.

Il reçoit également le Prix de la littérature jeunesse du Conseil des Arts du Canada 1986 ainsi qu'un certificat d'honneur de l'IBBY 1988 ( international board on books for young people ) pour son roman Le Dernier des raisins. Ce roman obtient, de plus, la première place au Concours des livromaniaques de Communication-jeunesse en 1988.

Cette même année, il remporte le Prix Raymond Beauchemin de l' A.C.E.L.F. pour Le Roi de rien. En 1994, il reçoit le Prix 12/17 Brive pour son roman L'Étoile a pleuré rouge publié aux Éditions du Boréal. En 1995, il décroche le Prix M.Christie - 12 ans et plus - pour son roman L'Étoile a pleuré rouge.

Raymond Plante reçoit de nombreuses autres distinctions dont la personnalité de l'année 1993 de l'Association des Salons du Livre du Québec et auteur des textes de 3 chansons du disque Robin et Stella/ Les inséparables, Félix 1993 du meilleur disque pour enfants. Il a aussi reçu la Médaille d'or de la Culture française, remise par la Renaissance Française en 1997.

> lire la suite Source : felix.cyberscol.qc.ca
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Etiquettes

roman   chroniques   jeunesse   littérature jeunesse   drame   textes   moto   tendresse   noir et blanc   compassion   adolescents   emploi   tempête   imaginaire   psychologique   littérature jeunesse canadienne   amour   histoire d'amour   voyages   littérature québécoise  

Citations de Raymond Plante

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  • Par Cielvariable, le 21/05/2012

    Le dernier des raisins de Raymond Plante

    Plus jeune, j’étais content. Les vacances m’ennuyaient à la longue. Maintenant, c’est la même chose mais, pour la forme ou pour faire comme les autres, je joue l’écœuré. Si je m’amenais en hurlant : «Youppi ! les cours reprennent !», de quoi j’aurais l’air, hein ? Du dernier des concombres ! D’autant plus qu’ils ne débutent vraiment que la semaine prochaine. Aujourd’hui, nous venons chercher nos livres, notre horaire et nous faire photographier. C’est la routine du premier jour où on niaise à faire la queue d’une place à l’autre. Alors j’entre dans la polyvalente en traînant mes runningshoes sur le terrazzo bien ciré. À mes côtés, Luc voyage en solitaire. Il flotte. Il donne l’impression de naviguer une dizaine de centimètres au-dessus du sol. Il ne voit rien. Seul au monde ! Il lévite, comme si un gourou lui avait appris la manière. Il ne regarde personne mais il ne manque rien. Il épie tous ceux que nous croisons pour voir qui remarquera l’anneau de son oreille.

    D’abord, nous nous rendons à la cafétéria pour la photo. Il faut que notre tête apparaisse sur notre carte d’étudiant, parce que, sans carte, il paraît que nous ne sommes rien. Et paf ! En entrant dans la café, c’est arrivé. Paf ! Comme la foudre ! Le coup dans les côtes ! Le hurlement du système d’alarme !

    Elle était là ! Là ! En plein cœur de la grande salle où tout le monde se reconnaissait et parlait en même temps. Là ! Comme un bout de vacances qui veut pas disparaître ! Là ! Les jambes étendues, le dos contre le bord d’une des longues tables, à parler avec Andréa Paradis et Stéphanie Lachapelle. Ce sont ses jambes que j’ai remarquées en premier... ses jambes parce que... parce qu’elle portait deux runningshoes de couleurs différentes. Une mauve avec des contours roses et l’autre carreautée. Si ça n’avait été que ses jambes... des jambes, j’en avais quand même déjà vues, mais il y avait le reste. J’aurais pu jurer qu’elle souriait pour le simple plaisir de montrer ses dents blanches et parfaites. Un sourire que les fabricants de dentifrice vont s’arracher pour leurs publicités. Des yeux bleus, grands comme des piscines, maquillés comme pour un party et qui pétillent... de quoi s’y noyer ou y fêter au champagne. Je suis un peu snob, je sais, je préfère le champagne à la bonne vieille bière. Et puis, ses cheveux... ses petits cheveux blonds, rouges et noirs... bon ! des cheveux de trois couleurs et de plusieurs longueurs différentes ! Des cheveux à faire redresser ceux de ma mère qui déteste les choses extravagantes et les gens qui veulent se faire remarquer. Pour cette raison, ma mère ne pète jamais en public. Elle m’a appris à en faire autant, ce qui est le premier principe de la bonne éducation selon elle et ma grand-mère. Tout d’un coup, j’avais le cœur dans les genoux... comme s'il avait pris l'ascenseur pour me laisser sans voix, le regard glauque, l'esprit comme des mains qui s'acharnent à saisir un savon de bande dessinée. Je ne regardais plus où j’allais, j’avançais. Normalement, j’aurais dû être aux côtés de Luc, mais le cave avait bifurqué, me laissant seul. Elle a bien vu que je ne pouvais plus la quitter des yeux. Et c’est ainsi qu’elle m’a dit tout simplement :

    Salut !

    Et que j’aurais voulu lui dire salut, moi aussi. Mais la voix m’a manqué. J’avais le cœur au fond des mes runnings, les orteils en nœuds, la langue comme une pâte molle dans ma bouche béante. Mon pied gauche a buté contre une table... oui, avec le bruit qu’il faut pour attirer l’attention d’une foule, je suis rentré directement dans une table. Un peu plus et je m’y serais étendu comme un cadavre fatigué. Du coup, le cœur m'est remonté aux oreilles, que je sentais rouges comme une crête de coq. J’ai réussi à rattraper mes lunettes avant qu’elles ne s’égarent trop loin et j’ai fait demi-tour. En deux ou trois secondes, qui m’ont semblé une éternité, une bonne douzaine de boutons m’ont poussé dans le dos. C’est là qu’ils se concentrent quand je suis nerveux, gêné ou fatigué. Là ou sur mon nez.
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  • Par Cielvariable, le 21/05/2012

    Le dernier des raisins de Raymond Plante

    Rien n’a d’allure. À la polyvalente, tout va tout croche, les cours, les profs, les étudiants, tout ! Luc me dit que c’est moi qui suis de travers, que tout est aussi normal que d’habitude. La seule chose, selon lui, qui ne tourne pas rond, c’est le moteur de sa moto. Il ne perd plus d’huile mais s’étouffe toujours autant. Luc ne pense qu’à sa moto.

    Moi, j’ai eu un regain de vie quand il a fallu inventer les surnoms des profs. Je suis devenu l’oiseau moqueur, j’ai eu l’air brillant. Les profs me trouvent étonnamment moins brillant que par les années passées. S’ils savaient que je suis le grand responsable de la plupart de leurs surnoms, ils me respecteraient davantage. En physique, Mme Dupras a tellement l’art de nous mélanger que je l’ai surnommée Blender ; Mister Zee, c’est Gerry Zabitowski, le prof d’anglais qui n’articule jamais ; le Bonhomme Irish est en éducation physique. Il s’appelle Gonthier et n’a rien d’irlandais sauf son petit pinch roux. Jacques Cartier nous enseigne l’histoire, c’est l’histoire du Québec et du Canada. Dans son cas, j’ai trouvé que c’était plus simple qu’il change de surnom à chaque cours. Il est donc à la fois Jacques Cartier, Champlain, Montcalm, Papineau, Chapais et les autres. C’est Moins-Cinq qui nous enseigne le français. Disons que là j’ai joué sur le physique parce que Mme Labelle a le cou un peu croche. Elle doit être une lointaine petite-fille de l’architecte qui a dessiné la tour de Pise. Bon. Les surnoms m’ont procuré une certaine notoriété. Les autres ont trouvé que j’avais l’imagination fertile.

    J’avais cru oublier Anik, mais en la revoyant tous les jours, mon attirance pour elle n’a fait qu’augmenter. Et puis mon imagination fertile a justement élaboré un nouveau plan. Dans un cours de français, Moins-Cinq a proposé un travail en équipes. Il fallait analyser le contenu d’une annonce publicitaire. Une lumière s’est allumée au-dessus de ma tête. Je venais de trouver le moyen de percer la barrière qui me séparait d’Anik. Je me suis tourné vers elle et je lui ai dit :

    On fait équipe.

    Elle m’a répondu :

    O.k.

    C’est comme si elle avait accepté que je l’embrasse, je n’en revenais pas. Mais ça ne faisait pas soixante secondes que je planais au-dessus de ce que Moins-Cinq racontait devant la classe que j’ai eu un frisson. Andréa Paradis a demandé à Anik :

    Est-ce qu’on fait le travail ensemble ?

    J’attendais la réponse d’Anik. Elle s’est tourné vers Andréa pour lui chuchoter :

    Je vais travailler avec François.

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  • Par Cielvariable, le 21/05/2012

    Y a-t-il un raisin dans cet avion? de Raymond Plante

    J'ai le coeur tout mou. Battant, courant, fouinant, fouillant. J'ai le coeur d'un chien qui cherche. Il sent quelque chose tout près...de l'amour, du bonheur, n'importe quoi. J'ai le coeur-girouette, plein de vent, échevelé, cave, maniaque, aveuglé. J'ai le coeur en expédition. Je suis prêt à partir pour n'importe où. Je suis prêt à essayer la lune ou les temps futurs. Je suis même prêt à me transformer en homme-des-cavernes, en homme-grenouille ou en nouille.

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  • Par guynammedguy, le 25/02/2010

    L'étoile a pleuré rouge de Raymond Plante

    «Esther a repris sa course.
    Privée de musique, elle se sent hors de son élément naturel. Elle perçoit tout ce qu'elle n'a pas l'habitude d'entendre dans le cocon de ses écouteurs, ses pieds qui ne martèlent jamais le sol ainsi, mais lui procurent l'illusion de l'effleurrer, les voitures du boulevard Gouin et, encore plus loin, du boulevard Henri-Bourassa, la rivière des Prairies, sale et silencieuse au niveau du parc et... et ce cri!

    Elle a bien vu. L'homme, qui courait de plus en plus lourdement quelque deux cents mètres devant elle, s'est arrêté. Il s'est dirigé vers... Elle a tout juste discerné ce qui devait être le corps d'une femme,

    Ensuite est apparu ce mastodonte au crâne rasé. Vif comme un chat, il a surgi du buisson et a assené un coup de bâton de base-ball sur la cheville de l'homme. Pendant que la victime s'écroulait, l'autre, presque aussi costaud, l'a roué de coups.

    Enfin les deux plus maigres sortent à leur tour. Ce grand dégingandé, armé d'un bâton lui aussi, qui hésite, qui laisse l'autre le devancer, celui qui, un couteau à la main, amorce une danse sanglante, cruelle.

    Esther n'en peut plus. Elle se trouve maintenant à moins de cent mètres de la scène. Cela n'a rien d'un rêve, ce n'est même pas un cauchemar, c'est bien réel, une réalité qui brûle les yeux. Elle crie...de toutes ses forces, elle hurle.»

    pages 31- 31
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  • Par LaureConan, le 21/04/2012

    Elisa de noir et de feu de Raymond Plante

    Mais tout ce que je peux te conseiller, c'est que quelles que soient les images noires qui s'agiteront dans ta mémoire, souviens-toi que la vie, c'est devant. p.148

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