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Critiques de Régine Pernoud


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    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 15/01/2014


    Visages de femmes au Moyen-âge Visages de femmes au Moyen-âge de Régine Pernoud

    S'il y a bien un cliché qui perdure, c'est celui qui réduit, dans l'Histoire, le rôle des femmes à néant. Pourtant, nous savons, à l'aide de textes et de différentes études, que celles-ci avaient une place importante et que, très souvent, c'était leur avis que l'on prenait, même si on ne le criait pas sur tous les toits pour ne pas s'attirer la honte de ses congénères masculins. Et inutile aux machos de tout poil de venir aboyer ici ! Je suis loin d'être une féministe telle que nous les voyons à l'heure actuelle. Pour autant, il est toujours agréable, quand même, de lire ce genre de chose et de redorer le statut féminin.

    Régine Pernoud livre tout d'abord un tableau socio-historique mettant en parallèle l'Antiquité et le Moyen Âge. Alors, je vais vous dire : le premier qui osera venir m'ânonner, la bouche en cœur, comme j'ai pu l'entendre (ou le voir) à plusieurs reprises, que les gens de l'Antiquité étaient plus civilisés que ceux de la période médiévale, je lui fais manger le livre, feuille par feuille (264 pages de papier bien épais, ça laisse à réfléchir !) La femme n'avait pas sa place dans la société gréco-romaine. Tout était géré à sa place, y compris ses biens et même parfois sa vie. Par qui ? Par le père puis par l'époux. Tout ceci va changer dès le haut Moyen Âge avec la christianisation et les Évangiles qui donnent à la femme un autre statut. Malheureusement, à partir du XVe siècle, on retrouve de l'intérêt pour l'Antiquité et son droit romain et... je ne vous fais pas un dessin... que pensez-vous qu'il arriva ? Il faudra attendre le XXe siècle pour que la femme puisse accéder à certains postes de l'institution.

    En parallèle, l'Historienne nous fait découvrir ou redécouvrir des femmes ayant joué un rôle majeur dans leur époque : Clotilde, Geneviève, Radegonde ou encore Hildegarde de Bingen. Je laisse le mot de la fin à Régine Pernoud :

    "Il n'était donc pas inutile de rappeler par le texte et par l'image la place tenue dans l'expression littéraire comme dans la vie artistique par les femmes de cette époque encore si mal connue que nous appelons le "Moyen Âge". (P256)


    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si%C3%A8cle...

    Critique de qualité ? (74 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par LydiaB, le 16/04/2012


    Hildegarde de Bingen Hildegarde de Bingen de Régine Pernoud

    Ce livre dormait dans ma bibliothèque depuis quelques années. A force de les entasser sur les étagères, j'avoue que je prends généralement mes lectures sur le haut de la pile, ce qui est un tort, j'en conviens aisément.

    Écrit par Régine Pernoud, cet essai permet d'en savoir plus sur cette femme du XIIe siècle qui cumula de nombreuses fonctions et qui fascine toujours autant. A la fois moniale, musicienne, écrivain, elle s'occupa de moultes choses qui paraissent primordiales à l'heure actuelle : environnement, diététique et, ce qui m'intéresse le plus, la médecine. Avec philosophie et sagesse, Hildegarde délivra des textes impressionnants par ses prises de position, ce qui ne lui valut pas que des amis. Ceci dit, sa place, sa fonction et son entourage (elle conseillait même le Pape) firent qu'elle se sortit toujours - ou presque - des mauvais pas. Comment cette femme si fragile physiquement, souvent atteinte par la maladie, réussit-elle être aussi forte moralement ? Comment ses visions furent-elles perçues par les hautes instances ? Voici tout ce que nous délivre ce livre.

    On a souvent décrié Régine Pernoud. Pourtant, celle-ci décrit le moyen âge de façon simple, claire, de manière à intéresser tous les publics. Elle s'est attachée à mettre en avant les femmes, leur rendant toute leur place dans l'Histoire. Dans cet ouvrage riche en détails, le lecteur pourra découvrir une femme qui a marqué l'époque médiévale et qui a apporté un tournant dans la philosophie et le mysticisme. On lit cet essai comme un roman. Vous pouvez donc voir à quel point la fluidité du style rend la lecture agréable.

    Ce fut une très belle découverte pour moi et je ne peux que vous conseiller ce livre si vous vous intéressez aux grandes figures de l'Histoire.


    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si%C3%A8cle...

    Critique de qualité ? (44 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Ode, le 25/11/2012


    Aliénor d'Aquitaine Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud

    Bien avant la romance imaginée par Mireille Calmel, cette sérieuse biographie datant de 1965 réhabilitait déjà Aliénor d'Aquitaine. Et quel ahurissant destin que celui de cette femme, deux fois reine - de France pendant quinze ans aux côtés de Louis VII, puis d'Angleterre pendant plus de trente ans à la suite de son remariage avec Henri Plantagenêt - et mère de dix enfants, dont les fameux Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre...

    « Aliénor d'Aquitaine a été comparée tantôt à Messaline et tantôt à Mélusine. Inutile de s'appesantir sur Messaline, mais l'assimilation à Mélusine n'est guère plus sympathique : il s'agit de la femme-fée des légendes poitevines, que son époux, inquiet de ses disparitions mystérieuses, suit une nuit, et qu'il a la pénible surprise de retrouver changée en serpent » explique Régine Pernoud dans sa préface.

    Cette éminente médiéviste, connue pour ses recherches sur la condition féminine de l'époque, reconstitue la longue existence d'Aliénor d'Aquitaine (1122-1204) en s'attachant à déminer la réputation sulfureuse de celle-ci, tout en battant en brèche de nombreuses idées reçues sur le Moyen Âge.

    Ici, pas de sensualité ni de détails scabreux, mais un ouvrage historique de référence pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette figure exceptionnelle du XIIe siècle, injustement vilipendée par l'Histoire de France.

    Critique de qualité ? (29 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Sarindar, le 22/10/2014


    Jeanne d'Arc Jeanne d'Arc de Régine Pernoud

    Ce travail à quatre mains, réparti entre Régine Pernoud et Marie-Véronique Clin, a donné lieu à une biographie de Jeanne, l'héroïne et la femme dans l'accomplissement de sa mission, de 1429 à 1431, donc jusqu'à son procès et à son supplice : plus une biographie du personnage public qu'un suivi de parcours de la naissance à la mort. L'ouvrage démarre sur la rumeur qui précède l'entrée en scène effective de Jeanne : "On dit qu'une Pucelle...", et l'on voit se dérouler la geste de la jeune fille, jusqu'à ce que se produise ce qu'elle redoutait : "Ces Anglais me feront mourir". Heureusement, il y a un "après", et c'est le travail de "Charles le Victorieux", puis la relecture des événements et de tout le parcours de Jeanne, à la faveur du procès dit de réhabilitation (ou d'annulation du procès de condamnation).
    Une deuxième partie nous fait découvrir, de plus près, quelques contemporains de Jeanne, amis ou ennemis, parmi ceux qui ont joué un rôle significatif dans cette histoire ; elle est justement intitulée : "Les acteurs".
    La troisième partie - "Débats" - permet à Régine Pernoud de dire ce qu'il faut penser de certaines questions qui se sont posées au sujet de Jeanne, notamment en ce qui concerne son nom et ses origines (réelles pour l'historienne qui sait bien qu'elle fut fille de laboureur ou fantasmées pour ceux qui voulaient et veulent encore donner à la Pucelle des origines princières qu'elle n'eut pas), mais aussi de fournir des descriptions (Orléans au moment du siège) ou de développer des points factuels (la fameuse journée des Harengs, du 12 février 1429, qui vit les assiégés échouer dans leur tentative pour intercepter un convoi de ravitaillement destiné aux assiégeants anglais ; la capture de Jeanne devant Compiègne, le 23 mai 1430 ; etc.). Ici, il s'agit de synthèses rapides, qui permettent de se faire une idée générale grâce à quelques détails donnés, sans pour cela aller plus loin que des conclusions sommairement argumentées.
    Des annexes, appendices, une chronologie et une bibliographie complètent cet ensemble.
    C'est un ouvrage, qui fut utile, pour faire le point, lorsqu'il parut chez Fayard en 1986, mais qui appelait nécessairement de nouveaux travaux, car, depuis, la manière de répondre aux questions soulevées a évolué.
    François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)

    Critique de qualité ? (17 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Medusa, le 04/06/2014


    Hildegarde de Bingen Hildegarde de Bingen de Régine Pernoud

    En hommage à LydiaB...

    Pourquoi Hildegarde de Bingen du-t-elle attendre Le 10 mai 2012, pour que le pape Benoît XVI étende le culte liturgique de sainte Hildegarde à l'Église universelle, dans un processus connu sous le nom de canonisation équipollente ?

    Au départ de cette ténébreuse affaire, l’imprésario d‘Hildegarde, Régine Pernod, aurait dépouillé ladite de Bingen de ses droits d’auteur pour les revendre à Christine von Pisang en échange du panneau volé du Triptyque des Van Eyck Brothers, groupe de Metal Hardpsichord et peintres du dimanche.

    Lesquels Van Eyck ne se remirent jamais de cette perte et finirent dans la gêne comme accordéonistes dans un cabaret de la Butte Montmarte, à ne pas confondre avec celui de Montmartre, le Boudin Rouge où Nicole Kidlam fit ses débuts à la scène par une fellation de 30 minutes vigoureusement applaudie, mais entraîna la fermeture du Boudin Rouge qui fut reconverti en cellule trotskyste sous les apparences d’une boucherie chevaline, le Creezy Horse.

    On sait que les Brothers, rebaptisés Chemical Velvet, créèrent une série de mangas, inspirés de la vie de Bernadette Soubirous, qui ne trouva jamais d’éditeur, ainsi qu’un remix country du Stabat Mater de Pergolèse qui n’eut qu’une seule représentation suite à une Kabbale orchestrée par l’Opus 666 Dei.

    Quant au procès en canonisation équipollente d’Hildegarde, gagné grâce à l’Evêque Cauchon qui avait fait acquitter O.G. Simpson, le prélat dut attendre le XXIème siècle pour que soient rédigés les droits sur la propriété intellectuelle afin de toucher ses honoraires.

    Entretemps Christine de Pinsang était morte de soif et Hildegarde noyée dans l’Incendie du Bazar de la Charité allumé par Marinus van der Lubbe.

    L’action de la justice fut du même coup éteinte.

    Se non è vero....



    Critique de qualité ? (17 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par umezzu, le 28/09/2014


    Aliénor d'Aquitaine Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud

    Régine Pernoud a écrit la biographie du plus beau et du plus complet personnage féminin du Moyen Age. L'histoire d'une femme du XII éme siècle, deux fois reine, bercée par les troubadours de la cour d'Aquitaine, qui suivra son premier mari jusqu'en croisade, pour mieux le quitter pour fonder une dynastie de rois d'Angleterre. A son nouvel époux elle offre tout le Sud Ouest de la France et leurs possessions cumulées enserrent le royaume de France. Mère politique, chef de guerre à l'occasion, elle va ensuite pousser ses fils contre leur père. Ce qui lui vaudra un long séjour en prison. Libérée lors de l'accession au trône de son fils préféré Richard cœur de Lion, Aliénor se retire en 1200 à l'abbaye de Fontevraud où elle finira ses jours.

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Sarindar, le 17/09/2014


    Aliénor d'Aquitaine Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud

    Au-delà des clichés : Sirène pour Louis VII le Jeune et Henry II Plantagenêt et mère-Louve pour ses jeunes louveteaux, Aliénor ou Eléonore d'Aquitaine (1122-1204) est la fille d'un grand seigneur du sud-ouest, attachée profondément à une terre, l'adepte et l'héritière d'une culture, mais aussi une femme qui se bat, parfois de manière désordonnée et sans le moindre scrupule, pour les causes qu'elle veut défendre et qui n'a de cesse de se faire connaître, pour le meilleur et pour le pire. Est-elle pour quelque chose dans l'horrible méfait commis à Vitry-en-Perthois en 1143, où une partie des habitants furent passés au fil de l'épée et où le reste de la population périt dans les flammes en croyant pouvoir trouver refuge dans une église que l'armee du roi de France n'hésita pas à incendier, tout cela pour faire un exemple dans la guerre que le Capétien dut livrer au belliqueux Thibaud de Champagne ? Des indices le laissent croire. Elle va suivre Louis VII dans la désastreuse croisade qui échouera en 1148 devant Damas. Puis en 1152, après avoir été répudiée par son époux, elle passera dans les bras d'Henry Plantagenêt qui deviendra roi d'Angleterre en 1154, et elle accroîtra ainsi les territoires contrôlés par ce dernier par le Poitou, la Guyenne et la Gascogne. Mais ce ne fut que pour se venger de Louis VII. Car l'harmonie ne régna pas dans le couple Aliénor-Henry, et la mère prit parti dans les différends que ses fils eurent avec leur père et qui se muèrent en révolte ouverte en 1173 et 1183. Jean Sans Terre fut l'un des plus turbulents, mais Richard, futur Richard Ier Cœur de Lion, ne fut pas en reste et battit son père en 1188 en s'alliant avec le roi de France, Philippe II Auguste.

    Une vie mouvementée donc que celle de la duchesse d'Aquitaine et reine d'Angleterre Aliénor. Elle est peinte merveilleusement dans la biographie que lui consacra Régine Pernoud, qui n'oublie pas de nous parler de cette femme qui sut aussi se cultiver, s'intéresser à la poésie de son temps et à la langue d'oc, dans laquelle divers auteurs s'exprimerent d'une manière de plus en plus raffinée dans la seconde moitié du XIIe siècle. Cette biographie d'Aliénor se lit facilement et avec plaisir. Elle n'a pas d'autre prétention.

    François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Jcequejelis, le 24/05/2012


    Les Templiers Les Templiers de Régine Pernoud

    Régine Pernoud cherche ici la vérité et ne s'occupe pas des légendes. Légendes soigneusement entretenues encore de nos jours par l'église pour ne pas désavouer les "juges" du Moyen Age. L'Ordre fût victime de l'orgueil d'un homme : le roi de France que l'on peut définir d'un mot plus contemporain : dictateur. Tout dans cette affaire ressemble aux procédés des staliniens (procès truqués) et des nazis (voir la Nuit des longs couteaux) ou encore de la Saint-Barthélémy.
    Ce texte reste un bon travail objectif.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Sarindar, le 05/08/2014


    La libération d' Orléans (8 mai 1429). La libération d' Orléans (8 mai 1429). de Régine Pernoud

    Le factuel, l'illustration par le texte, le rappel chronologique, la bibliographie : tout est bien construit et équilibré dans cet ouvrage de Régine Pernoud, qui a fait là œuvre d'historienne et écrit l'un de ses meilleurs ouvrages.
    La collection "Trente journées qui ont fait la France" ne pouvait pas ignorer l'événement du 8 mai 1429, qui signa l'échec de la tentative faite par les Anglais de s'emparer d'Orléans et de s'ouvrir la route de Bourges et d'Angers, ce qui eût porté un coup mortel au royaume de Bourges. Le retrait des Bourguignons, qui, malgré leur querelle avec le parti des Armagnacs, avaient promis aux habitants d'Orléans d'intercéder en leur faveur auprès des Anglais, fragilisa le dispositif de l'attaque, permettant bientôt à Jeanne la Pucelle d'insuffler aux troupes françaises le courage qui devait conduire à la prise de plusieurs des "Bastilles" qui constituaient la ligne d'encerclement : Saint-Loup, Saint-Jean-le-Blanc, les Augustins et le fort des Tourelles (ce dernier commandant le passage du pont sur la Loire, côté rive gauche du fleuve, un pont dont plusieurs arches avaient été détruites). La blessure reçue par la jeune fille à l'épaule ne ralentit pas le mouvement, et les habitants de la ville d'Orléans purent enfin respirer quand les Anglais levèrent le camp après avoir rassemblé toutes leurs forces encore disponibles, ce qui fit craindre un moment aux Français qu'une bataille rangée allait devoir être livrée. Celle-ci ne devait avoir lieu qu'un peu plus tard, le 18 juin 1429, à Patay.
    François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Jcequejelis, le 23/06/2012


    Pour en finir avec le Moyen Age Pour en finir avec le Moyen Age de Régine Pernoud

    Dernièrement le Louvre a fait une exposition de la Sainte Anne de Léonard de Vinci, restaurée. Elle a retrouvée toutes ses couleurs et l'on peut même maintenant voir le paysage qui avait pratiquement disparu.
    Régine Pernoud fait subir au Moyen-Age la même restauration. Elle le sort de l'ombre et ainsi découvrons-nous quantités d'événements et de mœurs que nous ne soupçonnions pas. Elle efface les "rajouts" de mensonges et de clichés laissés par les siècles. Si le Moyen-Age en sort rajeuni, dans sa vérité originelle, elle rend leurs biens aux autres périodes de l'histoire. L'esclavage c'est l'Antiquité, la Renaissance et l’époque moderne. Les procès de sorcellerie, c’est la Renaissance et la cour de Louis XIV, tout comme le recul du statut de la femme.
    « Pour en finir avec le Moyen Age » nous fait remettre en question non seulement nos idées acquises en classe ou aliieurs sur cette époque mais nous fait douter des historiens, et donc de l’enseignement de l’histoire en général. Puisqu’on nous a menti sur ce sujet pourquoi pas sur un autre ? Régine Pernoud nous donne une leçon de lucidité.

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Sarindar, le 11/09/2014


    La reine Blanche La reine Blanche de Régine Pernoud

    Tête politique, femme autoritaire, mère abusive et ultra-possessive, chrétienne dévote pleine de bons principes mais inflexible pour qui ne partageait pas la foi des Chrétiens : s'il y eut une Reine de Fer en France, sans avoir été jamais dénommée ainsi, ce fut bien cette femme qui vécut de 1188 à 1252 et qui, à la mort de son époux , Louis VIII dit le Lion, dut assurer la régence du royaume des lys jusqu'à la majorité de son fils Louis IX. Elle tint le gouvernail d'une main ferme, remettant à leur place les grands feudataires qui voulaient profiter de l'occasion pour faire entendre leurs revendications et, qui sait, mettre le roi sous tutelle, un peu comme cela s'était produit en Angleterre sous le règne de Jean Sans Terre. Elle fit rentrer, plus ou moins bien dans le rang, les Hugues de Lusigan, les Pierre Mauclerc de Bretagne, les Thibaud de Champagne, et forma son fils en lui apprenant à craindre Dieu et à reconnaître le visage du Christ à travers celui des pauvres miséreux et des malades.
    Intransigeante avec elle-même, elle le fut aussi avec les autres. Elle ne supporta pas de voir son fils devenir réellement amoureux de son épouse, Marguerite de Provence, et elle manifesta à l'égard de celle-ci une méfiance qui n'eut d'égale que sa jalousie. Régine Pernoud, qui a très bien campé le caractère fort et le port altier de cette femme, n'a peut-être pas assez montré combien elle craignait de voir son fils lui échapper et devenir l'objet des volontés de sa belle conjointe.

    C'est cependant à Blanche de Castille que Louis IX confia la gouvernance et régence du royaume lorsqu'il partit en croisade vers l'Egypte. Elle s'acquitta parfaitement de sa tâche mais mourut alors que son fils demeurait longuement en Terre Sainte en s'occupant de renforcer les défenses des places côtières du Levant. Il rentra pour reprendre en main les affaires du royaume après des années d'absence, et ne cessa plus de marcher sur les traces de sa mère, pratiquant une foi austère d'ascète, une charité exemplaire mais gouvernant son royaume avec la dureté d'un homme qui, à l'exemple de son grand-père Philippe II Auguste, eut à cœur de renforcer le pouvoir de la monarchie face aux grands seigneurs, n'hésitant pas parfois à les humilier et à rendre une justice punitive à leur endroit quand ils abusaient de leurs droits sur leurs sujets, façon de trancher qui semblait aller dans le sens de l'équité à l'égard des petites gens mais qui en réalité avait pour but de rabaisser les puissants pour mieux asseoir l'autorité souveraine du roi de France et de la dynastie capétienne : exigences que la défunte, Blanche de Castille, avait fait passer dans l'éducation de Louis IX avant tout le reste, avec celles de la foi chrétienne, et qui restèrent pour le roi des leçons de vie.
    Régine Pernoud a fait un bon travail de biographe, mais sans prétention de savantasse et sans alourdir son propos de notes trop érudites, si bien que son portrait de Blanche de Castille peut se lire comme un roman.
    Francois Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par barjabulette, le 15/06/2012


    La Femme au temps des cathédrales La Femme au temps des cathédrales de Régine Pernoud

    voici le livre complémentaire, à lire en parrallèle à Si je t'oublie Jérusalem.

    Pendant que les seigneurs partaient en croisade, que faisaient leur femme ?

    Pensez vous qu'elles restaient sagement assises à se languir du retour de leur homme ?
    Si oui, alors il vous faut rapidement lire ce livre. On y cotoye Aliénor d'Aquitaine, Blanche de Castille, Jeanne d'Arc et bien d'autres. On s'aperçoit que la condition de la femme était plus égalitaire qu'à certaines époques plus récentes.

    le style de l'auteur est parfois un peu lourd mais très bien documenté, bien construit. Ce livre appelle à d'autres découvertes... biographies ainsi que d'autres essais sur le Moyen Âge.

    Critique de qualité ? (6 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Ubikson, le 18/05/2012


    Aliénor d'Aquitaine Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud

    Régine Pernoud nous conte les aventures d'Aliénor et force est de constater qu'une fois de plus, la réalité dépasse la fiction.

    Le style de Pernoud est clair et limpide, on y ressent l'amour qu'elle a pour cette période, et qu'elle nous communique aisément. Raconté à la manière d'un roman, Pernoud nous fait parcourir la vie de celle qui fut une grande Reine, et notamment grâce à qui le mythe de l'amour courtois et de la chevalerie est si souvent accolé au Moyen-Age.

    Et puis, on a dit tant de mal d'Aliénor d'Aquitaine, il fallait bien que quelqu'un lui rende hommage !

    Critique de qualité ? (5 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par sylvie2, le 15/11/2012


    Héloïse et Abélard Héloïse et Abélard de Régine Pernoud

    Il s'agit ici de l'histoire des deux grands amants Héloise et Abélard. Se retrouvant chacun dans un monastère, leur amour va se transformer en un amour spirituel à travers de longs échanges de lettres.

    Revisiter cette histoire sous la plume de Pernoud est un véritable régal.

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par Kyuss, le 03/02/2014


    Aliénor d'Aquitaine Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud

    Une excellente biographie qui témoigne d'un énorme travail de recherche. Régine Pernoud a de mon humble avis trouvé le meilleur moyen d'écrire un livre d'Histoire précis sans qu'il soi pour autant rébarbatif.
    Il y a un aspect romancé autour de ce personnage d'Aliénor d'Aquitaine, très bien choisi qui plus est, car il permet à Régine Pernoud de brasser quasiment un siècle d'Histoire de l'Europe Occidentale!
    Un livre qui plaira autant aux professionnels d'Histoire qu'aux amateurs. À noter pour ceux qui apprécieront particulièrement ce livre qu'il existe une suite consacrée à Blanche de Castille intitulée "La reine Blanche" qui n'est malheureusement plus éditée en neuf actuellement.

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par claudeparis936, le 02/11/2013


    Lumière du Moyen Age Lumière du Moyen Age de Régine Pernoud

    La vie quotidienne portait la marque d'une civilisation plus raffinée : l'hygiène était plus développée qu'au XVIIe siècle. La hiérarchie sociale reposait essentiellement sur des liens familiaux et il était beaucoup plus facile d'approcher Saint Louis que Louis XIV. Si les hommes avaient généralement l'autorité dans la famille, les femmes avaient des droits qu'elles n'avaient pas dans la société romaine et qu'elles ont reperdus dès le XVIe siècle.

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par archervert, le 10/03/2013


    La reine Blanche La reine Blanche de Régine Pernoud

    Un bon livre de vulgarisation sur la vie de Blanche de Castille. Une vie placée sous le signe de la transition. Transition entre deux des grands rois de France, son beau père, Philippe Auguste et son propre fils, Louis IX, Saint Louis.
    Arrivée à l'âge de 12 ans à la cour du roi Philippe Auguste, elle va voir son beau-père agrandir de façon significative le royaume de France, faire de Paris une des grandes villes d'Europe et donner une grande place à la Science. Marié à Louis VIII, celui-çi ne régnera que trois ans, entre 1223 et 1226, laissant à Blanche la responsabilité de son royaume qu'elle parviendra à maintenir uni, malgré les ambitions des barons. Son fils Louis IX sera couronné en 1234, mais Blanche restera la conseillère principale du roi et reprendra même les rênes du pouvoir lorsqu'il prendra la route des Croisades en 1247. Elle décédera en 1252, forçant son fils à revenir en France, pour y devenir l'un des souverains les plus populaire de France.
    Plus que la vie de Blanche, l'interessant finalement, c'est la personnalité de l'auteur. Regine Pernoud aura passé sa carrière à remettre en cause les idées reçues sur le Moyen-Age qui aurait été un age barbare et obscurantiste, mais qui finalement aura permis bien des avancées et surtout aura laissé une place bien plus importante qu'on l'imagine aux femmes. Une place qui, ironiquement, se réduira après... la Révolution française. Il n'y a qu'à voir d'ailleurs le sort réservé à Olympe de Gouges à cette époque et dont Benoite Groult (ou un nègre, vu comment elle maîtrisait mal son propre livre dans LA GRANDE LIBRAIRIE du 07/03/2013) vient de tirer un livre récent.
    Quand à LA REINE BLANCHE, on l'a dit, le travail de vulgarisation est très bien fait. On peut juste lui reprocher certaines parties un peu lourdes, notamment la partie sur le couronnement de Louis IX, qui se résument à l'énumération des comptes de l'époque. Mais le peu de documents d'époques et leur manque d'objectivité pour la plupart imposent sans doute d'exploiter au maximum ceux à disposition.

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par cathcor, le 03/04/2012


    Villa Paradis Villa Paradis de Régine Pernoud

    Villa Paradis , petite rue à Marseille , où vécut notamment Régine Pernoud est un livre agréable qui retrace sa vie difficile , enthousiaste , pleine de ren - contres variées et enrichissantes . Régine Pernoud (1909-1998) , tantôt ensei- gnante , tantôt archiviste , tantôt paysanne , tantôt historienne , tantôt chartiste, tantôt médiéviste de renommée internationale est la preuve qu'à force de travail , de ténacité , de rigueur , on peut arriver à un destin qui était loin d'être inscrit au départ . Livre plein de gaieté , d'optimisme , au travers duquel on rencontre des univers très différents .

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 02/06/2011


    Pour en finir avec le Moyen Age Pour en finir avec le Moyen Age de Régine Pernoud

    Un essai brillant et simple d'accès qui bouleverse bien des idées reçues sur ce qu'on a appris (et apprend encore) à l'école sur le Moyen-Age. Edifiant, instructif et de surcroît très plaisant à lire.

    Critique de qualité ? (2 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Xian_Moriarty, le 16/11/2014


    Pour en finir avec le Moyen Age Pour en finir avec le Moyen Age de Régine Pernoud

    Ah, le Moyen Âge, cette époque obscure peuplée d’illettrés ! Stop !!
    C’est bien ici ce que tient à nous dire Régine Pernoud.

    Parce que oui, même encore maintenant, bien que ce livre date de 1977, le Moyen Âge souffre d’une très mauvaise image, image encore plus dégradée par la TV et le cinéma. Mais cette période longue de 1000 ans n’a pas été uniforme et surtout, ce n’est pas cette période horrible.

    En 150 pages, l’auteure revient sur les aspects négatifs dont souffre le Moyen Âge et démonte, point par point, ces préjugés institués depuis l’école. Art, philo, etc.Au passage, Pernoud tape sur la Renaissance.
    Il y a un chapitre que j’ai beaucoup aimé : celui sur les femmes. En 20 pages, l’auteure vous démonte cette affirmation que le Moyen Âge est misogyne ! (enfin sauf pendant une courte période). Comme je l’ai dit plus haut, le Moyen Âge, c’est 1000 ans ! Et vous en conviendrez : nous vivons et pensons exactement comme en… 1014 !

    Ce livre se lit cependant avec un regard critique, il date de 1977 ! Il a presque 40 ans ! Ceci dit, les propos ne sont pas tous obsolètes.
    Cet ouvrage a aussi peut-être un défaut : il ne me semble pas forcément facile d’accès.
    Régine Pernoud mélange très bien anecdote personnelle, fait historique, argument pour la valorisation du Moyen Âge. En 150 pages, elle démontre très bien son propos et se permet même d’avoir un regard critique sur l’enseignement de cette période historique.

    Un classique qui mérite d’être lu, surtout pour le chapitre sur la place de la femme dans la société. Il remet les choses en place et rétablit une vérité souvent évincer par certains médias et même l’enseignement.

    PS : Le livre se trouve très facilement en occasion.

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