Critiques de Richard Flanagan


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    • Livres 4.00/5
    Par Stemilou, le 31/12/2010


    Désirer Désirer de Richard Flanagan

    Désirer est un roman qui entrelace deux histoires, celle d’un Charles Dickens comédien et celle des aborigènes de la terre de Van Diemen. Le lien ? C’est une femme, Lady Jane et à travers elle il est surtout question d’une enfant Mathinna originaire de cette terre de guerriers qu’est la Tasmanie.

    Les époques et les lieux ne sont pas les mêmes, on est en Tasmanie en 1830 auprès d’un catéchiste qui converti les aborigènes et à Londres aux alentours de 1850 auprès de Dickens. D’un côté on parle de colonisation et de disparition d’un peuple, de l’autre on parle du fantasque Charles Dickens, de son besoin de reconnaissance et de triomphe, de son manque d’égard envers sa famille et sa recherche de bonheur.

    Ça peut paraître étrange et ça l’est car il n’y a pas vraiment de fil conducteur entre les différents chapitres, on passe de d’un récit à l’autre sans comprendre quel en est le but. Car le changement d’époque et de lieux au lieu de rythmer le récit le ralenti.
    Pourtant l’histoire est assez plaisante, faite de tragédies et de sentiments cachés (les mœurs de la société de cette époque préconisaient de ne rien laisser paraître), ce n’est seulement à la fin que l’on comprend le sens caché de ce roman pour lequel un effort a été nécessaire pour arriver au bout : la liberté avec tout ce que cela comprend : la liberté d’agir, d’aimer et de vivre. « Nous avons tous des sentiments et des désirs, mais seuls les sauvages acceptent de les assouvir »
    On garde la morale sauve au prix d’efforts terribles : « On peut avoir ce que l'on veut, mais on découvre qu'il y a toujours un prix à payer. La question est celle-ci : peux-tu payer ? »

    Cela dit je ne le regrette pas car ce que nous transmet l’auteur est très poignant, dénonciation du colonialisme, de la morale chrétienne et de la supposée supériorité de la race blanche. Malgré ses défauts ce roman est toutefois passionnant dans ce qu’il raconte un segment de vie d’un grand auteur, Dickens, et un pan de l’Histoire australienne.


    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-desirer-richard-flanagan-64058163.html

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par beeshop, le 19/12/2008


    La fureur et l'ennui La fureur et l'ennui de Richard Flanagan

    Sydney, post 11 septembre.





    Gina Davies alias la poupée est une danseuse nue au Chairman's Lounge, une fille un peu paumée qui grâce à son métier accumule petit à petit l’argent qui lui permettra de devenir propriétaire. Cet argent elle le garde chez elle dans une cache du plafond et aime se couvrir le corps avec, il lui manque encore quelques billets afin d’être entièrement recouverte et d’avoir enfin atteint son but.

    Un soir elle rencontre Tariq, il passe la nuit ensemble et au matin elle se réveille seule. Tariq à disparu et la vie de la poupée va basculer.



    Cinq bombes sont découvertes. Sur les écrans, la même image passe en boucle : un homme, une femme, Tariq et la Poupée, les deux principaux suspects...



    Les médias s’emballe, montent des images d’archives dont l’interprétation les rendent obscènes, interrogent ses amies, débattent sur des faits non avérés, fait monter l’angoisse et la psychose. Cette peur qui semble vouloir justifier tout les excès d’interprétation, d’accusation. L’opinion public à son bouc émissaire, sa coupable, son monstre, enfin un nom sur ce mot horrible : terroriste.

    La lutte antiterroriste post 11 septembre donne droit à tout les abus, la présomption d’innocence n’est plus qu’un lointain souvenir.



    La poupée n’a qu’un seul choix, la fuite. Comment expliquer son innocence quand votre sort est déjà scellé ? On l’a jeté pâture, même si certain semble commencer à douter de sa culpabilité les ordres sont clair, on ne recule pas. La population ne comprendrai pas mieux vaut un sacrifice pour donner l’impression que la situation est maîtrisée que reconnaître les erreurs, l’emballement médiatique. La population veut des coupables elle en aura.



    Ce livre est dérangeant, glaçant, il montre ce que l’angoisse, la peur du terrorisme, de l’autre, de la différence, le racisme peut induire. Nous assistons impuissant à l’amalgame terroriste – étranger – arabe – musulman, des dangers et de l’horreur que ce type de raccourci peut provoquer.



    Des questions demeurent, la surpuissance des médias est-elle au détriment de l’humain ? La peur du terrorisme justifie telle tout les moyens et le non respect des lois élémentaires de présomption d’innocence ?



    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2010/10/03/la-fureur-et-lennui-de-richar...

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par austen, le 27/02/2011


    Le livre de Gould : Roman en douze poissons Le livre de Gould : Roman en douze poissons de Richard Flanagan

    Ça y est j'ai arrêté.
    Je trouvais pourtant ce livre très beau avec un hippocampe en couverture: j'adore les hippocampes!! Et les couleurs différentes d'écriture: violet, marron.. et les poissons.

    Mais non. Je ne peux pas aller au delà de la page 127. Et c'est déjà pas mal que je sois allée jusque là. Avant-hier soir j'ai lu quelques dizaines de pages avant de m'endormir, et ma nuit a été peuplée de chairs sanglantes de gardiens monstrueux et de noyades.... Brrrrrr!!!

    C'est probablement un bon livre, mais d'une, je n'y comprends pas grand chose: l'écriture est trop tarabiscotée pour moi! Je dois relire certaines phrases trois à quatre fois avant de comprendre.
    Et ensuite, quand je comprends, c'est sombre, sanglant, gluant, sans espoir.

    Non, je ne finirai pas ce livre. Il restera en cours.
    Si quelqu'un le finit, je veux bien son opinion.

    Critique de qualité ? (1 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par LN, le 29/11/2010


    Désirer Désirer de Richard Flanagan

    Le portrait de Charles Dickens sonne plutôt juste et c’est avec intérêt que l’on suit son parcours, ses relations et discussions avec Wilkie Collins, ses difficultés conjugales, ses hésitations devant les affres de la création…

    - L’idée de départ était louable : montrer combien la frontière entre sauvagerie et civilisation est ténue...
    Ce que j’ai moins aimé :

    Le postulat de départ se perd dans des entrelacs de généralités :
    « Mais la marque de la civilisation et de la sagesse, c’était de vaincre le désir, de le nier et de l’écraser. Faute de qui on ne valait pas mieux que Michel l’Iroquois ou qu’un Esquimau » (p. 65)
    - Le résumé peu clair entremêlant époques et personnages est assez représentatif du roman. Le lecteur se perd facilement entre les différentes époques, avançant laborieusement dans sa lecture, qui, pourtant, semblait prometteuse…
    - Pour moi, ce fut une déception…



    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-desirer-de-richard-flanagan-6148387...

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    • Livres 4.00/5
    Par Hectorette, le 13/05/2010


    Dispersés par le vent Dispersés par le vent de Richard Flanagan

    L'histoire se déroule en Tasmanie île australienne située au sud-est du continent. Elle est décrite de manière à peu près aussi attrayante que les banlieues ouvrières du Nord de la France ou de l'Angleterre...Moi qui dois aller en Tasmanie en décembre prochain, le tableau dépeint par Flanagan n'est pas particulièrement réjouissant! Y sont arrivés en masse à la fin de la Seconde guerre mondiale des émigrants d'Europe de l'Est qui ont imaginé un Eldorado lointain. Parmi eux, Maria et Bojan Buloh, jeune couple slovène; il a trouvé un travail à Butlers George et participe à la construction d'un énorme barrage. Maria, elle, s'occupe de la maison, ou plutôt du taudis et de leur petite fille, Sonja. Jusqu'à ce qu'un soir d'hiver de 1954, Maria disparaisse alors que Sonja n'a que 3 ans. A partir de ce moment-là, la vie va changer pour Maria qui va passer de mains en mains chez des inconnus avant de rejoindre son père qui sombrera dans l'alcool. De miséreuse, leur vie devient véritablement misérable, pleine de violence et de désespoir jusqu'à ce que Sonja parte, à 16 ans et rompe avec ce père irrécupérable.

    35 ans plus tard, Sonja, qui vit désormais à Sydney, revient en Tasmanie; elle est enceinte et tente de retrouver ses racines, d'aimer son père et surtout de savoir pourquoi sa mère est partie.

    Un livre dense et extrêmement triste, limite glauque. Il n'y a presque aucun moment d'espoir dans cette histoire, à part peut-être sur la fin. Le style est assez alambiqué, très métaphorique qu'il m'a parfois relire plusieurs fois avant de saisir l'allusion (est-ce dû au style? à la traduction? à moi qui ne suis pas assez finaude?!...); heureusement, parfois l'écriture devient plus fluide, cela m'a permis de me rapprocher des protagonistes. Car j'ai effectivement eu du mal à m'attacher, Sonja m'est rarement apparue sympathique, son père nettement plus. Tout le long des presque 400 pages, j'ai donc alterné entre ennui, envie d'en savoir plus, impatience, sympathie ou incompréhension.

    Un passage qui m'a tout de même vraiment marquée et énormément touchée: le pourquoi de la disparition de Maria.



    Lien : http://lecturesdesophie.blogs.psychologies.com/mon_weblog/2006/05/disperss_pa...

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    • Livres 4.00/5
    Par Hectorette, le 13/05/2010


    La fureur et l'ennui La fureur et l'ennui de Richard Flanagan

    Une fois de plus,je lis un auteur australien pas gai; effectivement, à part Kenneth Cook, pour l'instant tous les livres d'écrivains australiens et néo-zélandais que j'ai découverts, sont plutôt du genre déprimants. Richard Flanagan ne fait donc pas exception à la règle. J'étais prévenue, puisque j'avais déjà lu de lui, et apprécié, Dispersés par le vent.

    Ce deux romans sont peu réjouissants, mettant en scène deux femmes aux destins tragiques. Certes les époques sont différentes, les lieux aussi (la Tasmanie pour Dispersés par le vent, Sydney pour La fureur et l'ennui) mais elles se ressemblent, en lutte contre les préjugés.

    L'héroïne ici, c'est la Poupée, stripteaseuse dans une boîte de nuit à la mode de Sydeny; elle se produit chaque soir afin d'entasser les dollars qui lui permettront de s'acheter un appartement, une vie normale et une dignité. Elle y est presque mais une seule aventure d'un soir va tout faire basculer. Il suffira d'une nuit passée avec un beau jeune homme soupçonné d'être un dangereux terroriste pour que les médias s'emballent et que la Poupée se retrouve traquée comme une bête sauvage. Aucune échappatoire possible, à part la mort. Mais la Poupée, bien que proie facile, est maligne et ne renonce pas si vite. Elle erre dans les rues de Sydney, pensant que tout ce battage médiatique autour d'elle, qu'on appelle désormais la Veuve noire, va se tasser; mais non, elle est partout, sur tous les écrans de télé, dans tous les postes de radio. Elle doit agir et va agir...

    Richard Flanagan a été inspiré, comme beaucoup, par le 11 septembre 2001, la paranoïa que cela a entraîné, ainsi que l'avidité de certains "journalistes" avides de scoops morbides.
    Pour tout dire, j'ai préféré Dispersés par le vent, moins actuel. Cela dit, une fois plongée dans le roman,celui-ci a rempli son contrat: l'affaire est bien menée, avec un bon rythme, des rebondissements bien que l'on sente que l'issue risque d'être fatale. Un roman efficace qui met en scène les travers du genre humain. Peu d'espoir, peu d'illusions: une fois que le lecteur a intégré ce principe, il peut lire avec "plaisir" l'épopée malheureuse de la Poupée.

    Richard Flanagan est donc pour moi, un écrivain à suivre; peut-être un jour écrira-t-il quelque chose de moins désespéré, ça pourrait être intéressant...


    Lien : http://leslecturesdesophie.blogspot.com/2010/05/la-fureur-et-lennui-richard-f...

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    • Livres 3.00/5
    Par aventuresheteroclites, le 07/11/2010


    La fureur et l'ennui La fureur et l'ennui de Richard Flanagan

    Je l’ai lu assez rapidement, ce qui est plutôt bon signe, mais l’ai trouvé inégal. Le titre français ne rend pas du tout justice au sujet du roman, cette descente aux enfers du personnage principal, attention aux attentes de lecture faussées (pourquoi certains traducteurs se croient obligés de changer le titre!).

    J'ai aimé la cavale de la Poupée dans Sydney est haletante, on la suit, on sent sa panique, sa course folle et le temps qui est compté. La construction en crescendo est réussie.


    Lien : http://aventuresheteroclites.wordpress.com/2010/11/07/richard-flanagan-la-fur...

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