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Par le_Bison, le 09/03/2013
Winter de
Rick Bass
Aujourd’hui, la matinée est venteuse et chaude, les herbes sont presque couchées à plat. Il n’y a rien de plus excitant que le vent. Si, un nouvel amour — et puis le vent. Mais le vent a toujours été là. Avant même de connaître l’amour, vous connaissiez le vent. Le vent était capable de vous griser quand vous étiez petit, et il le peut encore, et ne s’en privera pas.
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Par le_Bison, le 24/02/2013
Winter de
Rick Bass
Je crois à la vieille légende de Jim Bridger, à l’époque où il a passé l’hiver du côté de Yellowstone. Il est ensuite retourné dans l’est où il a raconté aux citadins de ces régions que quand les trappeurs essayaient de se parler, les mots gelaient en sortant de leur bouche ; ils ne pouvaient pas entendre ce qu’ils se disaient les uns aux autres, parce que les paroles gelaient dès la seconde où elles franchissaient leurs lèvres — si bien qu’ils étaient obligés de ramasser les mots gelés, de les rapporter autour du feu de camp le soir et de les décongeler, afin de savoir ce qui s’était dit dans la journée, en reconstituant les phrases mot par mot. Moi je peux imaginer qu’il fasse aussi froid.
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Par le_Bison, le 11/05/2012
Winter de
Rick Bass
...pour ce qui est de quitter certaines choses afin de pouvoir en examiner d'autres, Jim Harrison a trouvé une excellente formule : "Les bois peuvent être un peu étranges. Il faut longtemps pour avoir enfin l'impression d'être un homme des bois, mais ensuite, jamais plus on ne peut redevenir un homme des villes."
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Par Thyuig, le 05/09/2012
Winter de
Rick Bass
Je n'ai pas l'intention d'écumer. Je m'efforce de rester poli, respectueux, de ne pas hausser le ton. Calme. Façon chute de neige. Mais au-dedans, je suis en rage. Bien sûr que les futaies de pins vrillés, on peut y opérer des coupes sélectives. Mais les grands mélèzes, les derniers cèdres géants ? Alors qu'il en reste si peu, et qu'ils sont si importants pour la nature sauvage ?
Il y a des gens qui veulent du fric, d'autres qui veulent des caribous. Il faut bien prendre position et se ranger d'un côté ou de l'autre.
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Par emeralda, le 15/02/2011
Winter de
Rick Bass
C'est un pays de lenteur. Un pays d'il y a longtemps. On apprend plus facilement certaines choses quand on les regarde arriver au ralenti.
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Par zazy, le 10/07/2012
Nashville chrome de
Rick Bass
Le registre des graves et des notes hautes au son li lisse, si fluide. Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Pasty Cline, Buddy Holly et les Davis Sisters venaient les écouter. C’était un petit noyau dense ; les graines de ce qui deviendrait l’industrie multimilliardaire de la country de Nashville passaient par là, captivées par les Brown.
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Par vilvirt, le 16/02/2011
Winter de
Rick Bass
Cette vallée fourmille de mystère, de beauté, de secrets - et pourtant elle ne livre aucune réponse. Quelquefois, je crois que cet endroit - si haut dans les montagnes, au milieu de bois si touffus - est une sorte de marche menant au ciel, le dernier endroit par où l'on passe avant d'y arriver pour de bon.
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Par Thyuig, le 13/10/2012
Le journal des cinq saisons de
Rick Bass
Chaque matin, je prenais alors le chemin de la cabane, par tous les temps, et, installé à mon bureau devant la fenêtre, je regardais le marais, si près de la berge que les herbes ondoyantes venaient caresser la vitre. Ces hautes herbes formaient un océan, et ma cabane une péniche ou un bateau à l'ancre. Je restais longtemps à regarder par la fenêtre et à musarder plutôt qu'à écrire.
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Par feanora, le 02/08/2012
Le livre de Yaak : Chronique du Montana de
Rick Bass
A mesure que l'ordre et la logique fuient nos sociétés, je suis convaincu que l'art et la nature peuvent seuls remédier au déséquilibre troublant, au malaise de ce monde, que nous éprouvons dans chacun de nos nerfs et de nos sens sans pouvoir le nommer.
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Par Olaf, le 06/07/2011
Les derniers grizzlys de
Rick Bass
C'est une journée froide et claire. Les sentes de cerfs méandrent dans la riche prairie, les hautes herbes encore couchées là où les animaux sont passés ce matin. Le vent murmure doucement. Nous sommes loin des routes, des cabanes, de tout ce qui a pu être construit par la main de l'homme. Nous sommes aussi loin qu'il est possible de l'être du présent, dans ces montagnes du sud du Colorado.
Assis à la lumière froide du soleil, nous regardons la cheminée par laquelle nous sommes descendus, le filet d'eau bleue, la prairie en pente douce et la sombre paroi à pic au-dessus de nous. La seule pensée qui puisse venir dans de telles circonstances est "qu'il est bon d'être en vie".
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