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Par Cath36, le 20/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
la métaphore du lac gelé m'amusa un instant. Nombreux étaient ceux qui ne vivaient qu'à la surface des choses. Leur masse obscurcit le plateau transparent de l'univers, puis leur point s'amenuise jusqu'à la disparition. D'autres sillages les remplacent, aussi rapides, ,aussi éphémères, dans l'éternelle répétition de la médiocrité.
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Par Cath36, le 19/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
A mesure que j'approchais, la villa doublait son image tangible d'un halo bruissant. Des conversations, des rires, glissaient dans l'air, s'évanouissaient, renaissaient ailleurs plus insistants, avant de fuir à nouveau. Des silhouettes coupaient ma route, d'autres m'accompagnaient. Je ne pouvais rien saisir de leurs ombres furtives ; je tendis la main vers une femme qu'un instant je crus reconnaître, qui me souriait, dont la voix mêlée à d'autres, prononçaient des paroles indistinctes.
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Par Cath36, le 19/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
Il me plaisait parfois de croire qu'une force supérieure instruisait mon parcours, qu'une solution s'imposerait, à condition d'avoir effectivement vécu chacune des prémisses de la démonstration. Aussi, écoutais-je sans résister ces consignes muettes m'invitant à choisir une route plutôt qu'une autre ; plus tard les raisons s'inscriraient dans une totalité éprouvée au-delà de l’intelligence, dans cette zone où l'être en son entier trouve une justification.
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Par Cath36, le 19/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
Je ne sais combien de jours je passai ainsi. Le monde, déplié par la main d'une enchanteresse, étincelait de brillances fragiles. Je découvrais, entre les lignes, un message inconnu. Derrière chaque chose, une voix liait la cause et l'effet, le grand et le petit ; cet ensemble jouissait, comme les pigments d'un peintre, d'un liant universel. La force qui unissait les pierres de l'édifice avait un nom, dont je refusais d'abord l'évidence.
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Par Cath36, le 19/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
Ces auteurs, ces peintres, ces musiciens, mais aussi tous ces paysages graves à force de luxuriance, excitaient en moi une intuition majeure, impossible à traduire, forte pourtant, aussi profonde que la certitude d'être au bon moment dans le seul lieu acceptable.
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Par Cath36, le 19/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
Il est bon de constater combien l'âge prépare à la mort. Privé de ses anciennes passions, libéré du désir et de ses attentes, pourquoi le monde ne deviendrait-il pas aussi doux que ce plaid posé sur mes genoux ?
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La Robe de
Robert Alexis
Surtout quoique vous voyiez, qui que vous reconnaissiez, n’en faites pas cas. Contentez-vous d’ouvrir les yeux. Il y a là un spectacle qui vous intéressera. Dès l’entrée, je sus que je pénétrais dans un univers hors du commun. Des femmes déguisées en homme, des hommes travestis en femme se tenaient par la main. Certains invités portaient des masques. La villa se composait d’une enfilade de pièces liées entre elles par un long couloir. Il y avait parfois tant de monde qu’on avançait à peine.
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Par Cath36, le 27/03/2011
La Robe de
Robert Alexis
-Chaque homme porte en soi son "point de retenue" ; voilà ce qu'il lui faut découvrir afin de se libérer.... Mais il est bien difficile, sans être aidé, de savoir ce qui nous retient. Certains souffrent de phobies, d'autres contractent tout leur être sur une attitude, une conviction, un idéal....D'abord comprendre ! Puis, se débarrasser...Pour cela la manière ne peut être que violente.
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Par Cath36, le 19/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
Le labyrinthe puisait vers sa béance les éléments du décor bucolique. Un instinct subtil commandait, sans en être conscient, une veille accrue par la présence d'un ennemi invisible. Des rouages grinçaient derrière une toile peinte en trompe-l'oeil, quelque chose de formidable plissait l'immense aquarelle du jardin comme une main tire à elle le drap qui sèche sur un fil.
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Par Cath36, le 19/03/2011
La Véranda de
Robert Alexis
L'inondation menaçait les berges accortes du fleuve. La mort veillait sous les rires d'un enfant. Je vis derrière tout ce qui existait l'ombre détachée de son double tragique, et ces ombres s'unissaient dans le seul monde possible, le reste n'étant qu'un leurre qu'on agite pour saisir une proie.