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Par aleatoire, le 10/03/2012
Poèmes de Fresnes de
Robert Brasillach
Et ceux que l'on mène au poteau,
Dans le petit matin glacé,
Au front la pâleur des cachots,
Au coeur le dernier chant d'Orphée.
Tu leur tends la main sans un mot,
O mon frère au col dégrafé...
Chant pour André Chénier
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Le marchand d'oiseaux de
Robert Brasillach
Observateur de Paris, des marchés, de la vie.
“Le large choux aux grosses veines gonflées à éclater d’un sang vert et crayeux, les caisses de haricots roux, pleines d’un gravier rutilant, les pois cassés, les sacs qui sentent la toile et où la main plonge dans les lentilles crissantes, les bouquets de carottes taillées dans la brique, les tomates de la fin d’automne, crevées par endroits, talées de brun et de violet, au cœur fibreux, mais toutes giclantes encore d’un sang pâle, s’amoncellent sur des planches gluantes, devant la vitrine. […] Dans les vitrines, devant les boîtes de conserves en piles, où se reflète une lumière sourde, les gros plats de faïence blanche portent quelques mottes de beurre, où tous les jaunes se marient, jaune un peu vert, juste sous les boîtes, jaune paille, jaune cendré, jaune des cierges anciens, jaune des gants de marié, jaune frais, blanc à peine crémeux. Le Hollande couleur de pomme, fendu d’un coup et comme éclaté, montre sa chair épaisse à coté du gruyère huilé et suant sous sa croûte pareille au sol des basses-cours couvertes d’ordures. A ses cotés, le bleu d’Auvergne, granit à peine souillé, le Roquefort somptueux, rutilant de toutes les splendeurs vertes et bleues de la putréfaction, gras, beurré et déjà effrité en onctueux éboulements, - et le Gorgonzola blafard rongé de lèpres presque noires.”
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Par cathcor, le 20/05/2012
Anthologie de la poésie grecque de
Robert Brasillach
Ah! que ne suis-je ton miroir
Que toujours tu veuilles me voir!
Si je pouvais être ta robe
Afin que toujours tu me portes!
Je voudrais devenir cette onde
Où tu t'en viens baigner ton corps.
Je voudrais, mon amie, encor
Etre le parfum qui t'inonde,
La bandelette de tes seins,
Ou la perle à ton corps portée.
Je voudrais être la sandale
Et qu'au moins me foulent tes pieds.
ANACHREONTIQUES
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Oeuvres complètes : De Robert Brasillach... Édition annotée par Maurice Bardèche de
Robert Brasillach
“Je me suis trouvé là, dans ce Paris unique, dans cette ville des faubourgs et des cathédrales, dont la douce couleur grise est la couleur même de ma jeunesse. Il n’était besoin de rien d’autre. Il n’y a pas d’êtres ordinaires.”
“Je les regardais venir de loin, image populaire de la jeunesse, gênants enfants prêts à tirer les sonnettes et à réveiller les voisin, mais agréables à voir, somme toute, amusants et jeunes surtout, irrémédiablement et admirablement jeunes.”
“J’appris à m’intéresser à tous ces mythomanes de la culture gratuite que rassemble les bibliothèques municipales : ils étaient pareil à ceux que j’avais pu connaître en province, autrefois, et formaient bien, en effet, la province de Pari, cette province formée instruite par les instituteurs, illuminée par la naïve idée du progrès et qui épelle l’histoire de la civilisation humaine de Zola et de Romain Rolland. Autour de ce tapis vert, pareil aux tapis des casinos, où montent des rêves ingénus et parfois dangereux, se perpétue cette race qui ne sait lire que depuis Jule Ferry et qui se lève, à cinq heures, des yeux pâles et myopes sur la pendule, règle sa montre, et, songeant toujours à la République et au Peuple, va rejoindre au café les compagnons des parties de cartes, ou à la maison la femme acariâtre et fidèle.”
“Le matin gris n’apporterait pas la paix. Il devait venir cependant, comme chaque jour, avec son aube aigre, son froid mouillé, ses nuages déchiquetés au-dessus de l’orient, avec son soleil invisible à Paris et ses pas résonnants dans les rues désertes. Il vient donc blanchit le carreau sale, fit retourner sur leur couche trempée les malades dans leur sueur, les couples anciens dans leur rêves solitaires, arrêta le somnambule sur le bord du toit, décrocha le volet rouge du bistro fumeux, ouvrit l’œil du chat pelotonné. ”
“Je l’ignorais. Peut-être jamais plus. Peut-être jamais plus. Mais dans ce soir velouté, dans cet air savoureux comme le jus des premiers fruits, que m’importait ! La vie était auprès de moi, devant moi, et la vie était douce.”
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Par cathcor, le 21/05/2012
Anthologie de la poésie grecque de
Robert Brasillach
AU SOMMEIL
Sommeil ignorant de la peine,
O Sommeil, et de la douleur,
Souffle sur nous ta douce haleine,
Prince, ô prince des belles heures!
Sur ces paupières de malade,
Permets bien de garder encor
Toute cette douceur qui dort.
O Sommeil, toi qui sais guèrir
Toutes les peines des malades,
Hâte-toi de nous secourir.
Philoctète
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Le marchand d'oiseaux de
Robert Brasillach
Observateur de Paris, des marchés, de la vie. “Le large choux aux grosses veines gonflées à éclater d’un sang vert et crayeux, les caisses de haricots roux, pleines d’un gravier rutilant, les pois cassés, les sacs qui sentent la toile et où la main plonge dans les lentilles crissantes, les bouquets de carottes taillées dans la brique, les tomates de la fin d’automne, crevées par endroits, talées de brun et de violet, au cœur fibreux, mais toutes giclantes encore d’un sang pâle, s’amoncellent sur des planches gluantes, devant la vitrine. […] Dans les vitrines, devant les boîtes de conserves en piles, où se reflète une lumière sourde, les gros plats de faïence blanche portent quelques mottes de beurre, où tous les jaunes se marient, jaune un peu vert, juste sous les boîtes, jaune paille, jaune cendré, jaune des cierges anciens, jaune des gants de marié, jaune frais, blanc à peine crémeux. Le Hollande couleur de pomme, fendu d’un coup et comme éclaté, montre sa chair épaisse à coté du gruyère huilé et suant sous sa croûte pareille au sol des basses-cours couvertes d’ordures. A ses cotés, le bleu d’Auvergne, granit à peine souillé, le Roquefort somptueux, rutilant de toutes les splendeurs vertes et bleues de la putréfaction, gras, beurré et déjà effrité en onctueux éboulements, - et le Gorgonzola blafard rongé de lèpres presque noires.”
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Par cathcor, le 20/05/2012
Anthologie de la poésie grecque de
Robert Brasillach
Mon coeur, mon coeur, jouet de maux sans nombre,
Relève-toi, et résiste aux méchants.
Tes ennemis de pièges t'environnent,
Mais fais-leur face et lutte fermement.
Sache, vainqueur, dominer ta victoire,
Ne pas, vaincu, t'enfermer dans les pleurs,
Sans t'irriter quand vient une heure noire,
Sans démesure au milieu du bonheur.
Et sache bien que les choses humaines
Ne sont jamais que mouvance incertaine.
ARCHILOQUE
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Par moravia, le 18/04/2013
La conquérante de
Robert Brasillach
Le petit café où Brigitte et ses amis se trouvaient n'était d'ailleurs destiné à recevoir la visite des militaires que de façon assez brève, pour une raison simple : on n'y buvait point d'alcool.
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Présence de Virgile de
Robert Brasillach
‘’Le charme des souvenirs d’enfance est sans doute dans cette faculté d’étirer, d’étendre en tous sens, espace et temps, une journée de soleil, une aventure.’’
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Le marchand d'oiseaux de
Robert Brasillach
Amour du genre humain, détestation de la foule “Sous les lueurs violentes, les visages monstrueux de la foule aux mille rondeurs agitaient leurs paupières armées de cils, comme les amibes et les infusoires, palpitaient de leurs narines, de leurs pores souillés, animés d’une vie végétale plus obscure que celle des animaux imprécis que les savants recueillent des mers. Renversées sous le ciel, ces figures rondes se touchaient, par-dessus l’une l’autre passaient, se noyaient dans l’ombre inférieure, comme si elles eussent été indépendantes des corps auxquels elles appartenaient, et seulement agitées de vastes ressacs, de raz de marée qui les précipitaient tout à coup, amalgamées comme d’immenses bancs d’œufs de poissons, dans quelques Sargasse putréfiée, au coin d’un étalage ou d’un manège. Puis elles reprenaient leur terrible mouvement imprévisible, coulaient devant Marie en un flot parfaitement inexorable, agitées de doux mouvements rétractiles, portées par un gulf-stream brûlant.”
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