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Les héros de
Robert Cormier
- Des héros, il persifle, la voix âpre et amère, sans plus montrer le moindre signe d'ivresse. On n'était pas des héros. L'Etrangleur et son album! Il n'y a pas de héros dans son album, Francis. Y a que nous, les petits gars de Frenchtown. Avec leur épouvante, leur mal du pays, leurs crampes d'estomac, leurs vomissements. Sans rien de prestigieux comme dans les comptes-rendus des journaux et des actualités. On n'était pas des héros. On était là, c'est tout.
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Par castabea, le 19/03/2011
Les héros de
Robert Cormier
La raquette frappe la balle. Je n'essaie pas de la frapper de toutes mes forces ou de couper, mais tout simplement de la placer où je veux, sans effet, sans risque, et de jouer ensuite mon jeu de défense. Mon coeur battait calmement, mon corps était prêt à réagir. La balle m'est revenue. Je l'ai relancée ; elle m'est encore revenue, et je l'ai encore relancée. Cette fois, Larry LaSalle l'a placée sur l'arrête de la table, un coup pratiquement impossible à rattrapper et je la lui ai relancée à contre-pied. Le point pour moi. Le suivant pour lui. Le troisième pour moi. Le quatrième pour lui.
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Les héros de
Robert Cormier
C'est drôle que le coeur ne fasse pas de bruit quand il se brise
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Par castabea, le 19/03/2011
Les héros de
Robert Cormier
J'ai reculé jusqu'à la la façade d'un immeuble et, me faisant tout petit, je me suis approché de la porte vitrée d'un pub où j'ai vu, au milieu des affichettes vantant une pinte de bière ou un pâté de rognons, ce que l'enfant avait vu : ma figure. Pas du tout une figure, en fait : des narines pareilles au mufle d'une bête, des joues pelées, des gencives édentées, une bouche et une machoire soudées comme par d'invisibles agrafes
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Par zazimuth, le 26/09/2010
A la brocante du coeur de
Robert Cormier
Les cauchemars s'arrêtèrent au bout d'une semaine, à peu près, et Jason n'était pas certain qu'ils étaient de vrais cauchemars ou de simples mauvais rêves. Son père disait que les cauchemars étaient des rêves où on pensait qu'on était éveillé, et qu'il vous arrivait des choses épouvantables, et que vous n'aviez nulle part où vous réfugier. Les mauvais rêves n'étaient que des rêves qui étaient déplaisants. (p.149)
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Les héros de
Robert Cormier
Je m'appelle Francis Joseph Cassavant, je viens de rentrer à Frenchtown, le quartier français de Monument, la guerre est finie et je n'ai plus de visage.
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Par Ania-x, le 29/09/2010
Après la première mort de
Robert Cormier
Et suis-je citoyen quelque part?
Je suis un squelette entrechoquant ses os, un fantôme riant sous la cape vide de son linceul, un épouvantail dont la paille est noyée de sang.
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Par Ania-x, le 03/10/2010
Après la première mort de
Robert Cormier
Et je ferme la bouche, les lèvres serrées, afin que le cri que je garde en moi ne s'échappe pas et ne remplisse pas la pièce de son angoisse