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Par caro64, le 04/11/2010
Féroces de
Robert Goolrick
J'avais pensé que les démons reposeraient enfin. Je pensais que la rage et la haine que les hommes du Sud peuvent ressentir à l'égard de leur père, cette rage et cette haine si anciennes et si atroces qu'elles ne peuvent se décrire, je pensais que tout ce poids s'envolerait de mes épaules et que je serais libre.
Je ne l'ai pas été. Pas un jour. Pas une foutue heure.
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Par Moumoune, le 04/09/2010
Féroces de
Robert Goolrick
Mon père est mort parce qu'il buvait trop. Six ans auparavant, ma mère était morte parce qu'elle buvait trop. Il fut un temps où moi-même je buvais trop. Les chiens ne font pas des chats.
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Féroces de
Robert Goolrick
Je raconte cette histoire parce que je ne veux pas que l’on pense que j’ai foutu ma vie en l’air, consciencieusement, simplement parce que j’étais de mauvaise humeur.
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Féroces de
Robert Goolrick
Même au cœur de la nuit terrifiante, la vie tend vers la grâce et jamais cette grâce ne nous abandonne.
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Par silmaril, le 04/08/2011
Féroces de
Robert Goolrick
Ce que j'achetai ce jour-là ne changea strictement rien, et j'ai passé ma vie entière à en parcourir, des kilomètres à pied, à chercher une chose ou une autre, la chose qui ferait la différence entre ce que j'étais et ce que je voudrais être. [...] Quelque chose qui viendrait apaiser la terrible beauté et l'inconsolable tristesse de la vie. Je ne l'ai jamais trouvé. Je ne cesserai jamais de le chercher.
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Par caro64, le 04/11/2010
Féroces de
Robert Goolrick
Je pensais qu'il devait y avoir quelque chose que je pourrais faire, pour tout arranger. Je savais confusément que c'était ma faute, que je pourrais trouver la clef de leur tristesse et ouvrir la porte sur un monde radieux. Je savais qu'alors nous pourrions tous être heureux et pardonnés de cette honte de malheur.
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Une femme simple et honnête de
Robert Goolrick
Et il aimait sa femme. Elle était l'araignée splendide, fatale et insinuante qu'il avait attendu toute sa vie. Elle était l'ultime poignard planté dans son coeur. Il lui ouvrait sa chemise avec plaisir.
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Par caro64, le 04/11/2010
Féroces de
Robert Goolrick
Il existait une loi familiale qui dictait de ne pas parler de la famille à l'extérieur, de ne pas révéler la moindre fissure dans la façade, et j'avais violé cette loi.
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Par anyuka, le 18/02/2011
Féroces de
Robert Goolrick
On a tendance à vouloir aimer sa famille. En fait, on a même tendance à le faire.Même si l'on choisit de couper les liens avec tout ce qui avait été pour nous "chez nous", pour redéfinir l'espace dans lequel on vit, les émotions qui nous paraissent le plus naturelles, notre manière d'aimer, on reste hanté par un sentiment persistant de deuil et d'admiration à l'égard des êtres que l'on a connus en premier et le mieux. Même si on ne leur adresse plus jamais la parole, ils demeurent nos premiers et nos plus purs amours. Il y a, pour chacun de nous, une époque où ils signifiaient tout.
Parfois, cette époque dure toute notre vie. Elle est aussi éternelle que notre souffle. Elle ne s'altère ni ne meurt.
Parfois, elle prend fin à un âge très précoce. On n'y peut rien. Il arrive des choses.
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Par caro64, le 04/11/2010
Féroces de
Robert Goolrick
Comment ont-ils fait pour continuer, sachant ce qu'ils savaient, et chacun sachant ce que l'autre savait ?