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Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
Il se représenta lui-même, figé dans l'air, au bord de la falaise, comme Coyote dans le dessin animé, un pas après le sol ferme, juste avant le plongeon, la chute instantanée qui ne laissait que le panache du désastre.
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Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
Dans chaque parole que prononçaient ces gens si pauvres, si calomniés et maltraités, écrasés d'un mépris qu'on ne prenait même pas la peine de déguiser, il entendit comment ils parvenaient à supporter cette vie. Il comprit le pourquoi de leurs actions, il connut les passions qui bouillonnaient dans leur âme encore enchaînée par la société et par la loi, il vit leur liberté vide et épuisante, et le flot infini de leur allégresse.
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Par caro64, le 23/12/2012
Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
La vie a un charme qui jamais ne s’étiole. Même au cœur de la nuit terrifiante, la vie tend vers la grâce et jamais cette grâce ne nous abandonne.
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Par Ikebukuro, le 03/05/2012
Féroces de
Robert Goolrick
On ruine sa propre vie puis, très délicatement, on ruine la vie de ceux qui nous entourent.
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Par canel, le 25/03/2013
Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
[Etats-Unis, 1948]
Déjà à l'époque, il y avait des gens lassés de la vie à la campagne, au milieu d'objets qui avaient traversé les générations. Après la guerre, on voulait faire table rase. On aspirait au neuf, au moderne, et on sentait émerger un certain mépris pour ces existences passées dans la foi et la solitude, où pères et fils travaillaient la même terre, gravissaient les marches raides qu'avant eux leurs aïeux avaient gravies, parfois construites de leurs mains. (p. 107)
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Par silmaril, le 04/08/2011
Féroces de
Robert Goolrick
Ce que j'achetai ce jour-là ne changea strictement rien, et j'ai passé ma vie entière à en parcourir, des kilomètres à pied, à chercher une chose ou une autre, la chose qui ferait la différence entre ce que j'étais et ce que je voudrais être. [...] Quelque chose qui viendrait apaiser la terrible beauté et l'inconsolable tristesse de la vie. Je ne l'ai jamais trouvé. Je ne cesserai jamais de le chercher.
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Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
L'enfance est l'endroit le plus dangereux qui soit. Personne n'en sort indemne.
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Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
L’enfance est l’endroit le plus dangereux qui soit, personne n’en sort indemne dit Robert Goolrich, et il en sait quelque chose. L’univers littéraire de Goolrich est d’une noirceur qui fait mal. Il sait prendre le lecteur à contre pied. Il nous parle de la bonté, la seule chose qui compte et qui restera après nous, après notre départ. L’amour est une rédemption possible, mais il répare et tue dans le même mouvement, on ne sait jamais qui l’emportera, si la pulsion de vie ou la pulsion de mort.
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Par canel, le 31/03/2013
Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
Charlie n'avait jamais été très sensible au charme des enfants. Lorsqu'il rêvait d'un petit à lui, il pensait que c'était plus pour la continuité que pour sa compagnie. Charlie avait été un de ces gamins pour qui l'enfance est une prison dans laquelle il attendait impatiemment d'être adulte, d'être un homme, mais Sam [5 ans] commençait à le faire changer d'avis. Prisonnier de son passé d'enfant, Charlie n'avait jamais vraiment cessé d'en être un. Avec Sam, la conversation lui était naturelle, et Charlie lui racontait les endroits où il était allé et des gens qu'il avait connus, car il savait que Sam ne répéterait rien. Il lui expliquait bien que tout ce qu'il lui disait était privé, juste entre eux, en s'assurant que le petit comprenait le sens du terme. (p. 124-125)
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Par canel, le 25/03/2013
Arrive un vagabond de
Robert Goolrick
Tout souvenir est une fiction, gardez bien ça à l'esprit. Bien sûr, il y a des événements dont on est certain qu'ils ont eu lieu, sur lesquels on peut sans hésiter mettre une date et une heure, à la minute près, mais si on y réfléchit, ça concerne surtout ce qui arrive aux autres. (p. 13)