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Par dflasse, le 15/01/2009
Eureka Street de
Robert McLiam Wilson
Le problème avec le mensonge, c’est que si on vous croit, vous méprisez l’autre. Si on ne vous croit pas, vous vous méprisez.
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Par mariech, le 24/11/2011
La douleur de Manfred de
Robert McLiam Wilson
La première fois que Manfred frappa Emma , il eut le sentiment du début de quelque chose . Pour lui comme pour elle , ce fut comme si tous les deux tâtaient l'eau . Ils comprirent alors qu'il y avait plus à infliger et à supporter . Un nouveau secret s'ouvrit entre eux .
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Par mariech, le 24/11/2011
La douleur de Manfred de
Robert McLiam Wilson
Il ne désirait pas vraiment la mort , il mourrait d'envie d'être débarrassé de la vie .
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Par juliem, le 20/12/2011
Eureka Street de
Robert McLiam Wilson
A la maison, j'ai pris une douche, ignoré mon chat, mis mon costume et filé droit vers le supermarché. La fille qui avait le béguin pour moi y serait peut-être et je ne trouvais pas mieux. Je savais que j'étais triste, prêt à faire des courses dont je n'avais pas besoin pour retrouver une adolescente que je n'allais même pas draguer. J'étais triste, mais heureux ainsi.
J'ai racheté des champignons. Je n'arrivais pas à trouver autre chose. La fille qui avait le béguin pour moi n'était pas là. Mais je suis tombé amoureux. J'ai été servi par un gamin de dix-sept ans à l'ahurissante tignasse rousse et à l'acné invraisemblable, inégalable. C'était évidemment sa première semaine de boulot. Et il ne faisait rien correctement. Il marmonnait des paroles inaudibles et tout son visage rougissait au-dessus de son col de chemise. Il rougissait à la caisse, il rougissait devant les bananes, les baguettes et le fromage frais. Il rougissait infiniment plus que ma petite serveuse. Je ne crois pas qu'il rougissait à cause d'une quelconque passion pour moi. Quand il a tourné sa tête de rouquin, j'ai aperçu le sonotone niché juste derrière l'oreille, juste sous les cheveux. Ce gamin rougissait tout bonnement parce qu'il se considérait comme une mauvaise idée, une erreur colossale. Ça m'a donné envie d'embrasser son gros cou. Ça m’a donné envie de mourir d'amour.
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Par Forrest, le 12/02/2011
Ripley Bogle de
Robert McLiam Wilson
Page 186 : Leicester Square. Ce lieu est d'une excentricité monstrueuse. Partout, les cinémas avancent leurs formes anguleuses et des affiches géantes agressent l'oeil. Le minuscule rectangle d'herbe et d'arbres est délimité par des piquets au centre de ce capharnaüm, tel un patient attendant son lavement sur le trottoir. Des centaines d'étourneaux se réunissent au milieu des airs dans un tumulte tapageur ; les arbres filiformes ainsi que les bancs sont partout enduits de leur omniprésence noire et virevoltante. Il y a de la merde d'oiseau dans tout le secteur. Cette place est toute mouchetée d'excréments d'oiseaux britanniques et de culture yankee. Je crois que je préfère la contribution des volatiles.
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Par Forrest, le 12/02/2011
Ripley Bogle de
Robert McLiam Wilson
Page 269 : Nous autre Irlandais, nous sommes tous des putains d'imbéciles. Aucun autre peuple ne rivalise avec nous pour l'absurde sentimentalité dans laquelle nous nous vautrons. Nous et l'Ulster. Putains d'Irlandais chouchoutés par Dieu, ainsi qu'ils aimeraient le croire. Comme peuple, nous sommes une catastrophe ; comme nation, une honte ; comme culture, des casse-pieds... et pris individuellement, nous sommes souvent repoussants.
Mais nous aimons tout ça, nous autres Irlandais. C'est pour nous un vrai régal. Pires nous sommes, plus nous aimons ça. Nous adorons la vieille Irlande et elle nous adore.
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Par le_Bison, le 17/03/2012
Les dépossédés de
Robert McLiam Wilson
Ma première nuit à Londres, je l’ai passée à Nutfriars, le foyer de l’Armée du Salut. Plutôt horrible. Quatre-vingts personnes dans un dortoir. C’était répugnant. Une puanteur terrible. Au moins cinquante pour cent des gens présents étaient d’anciens pensionnaires d’hôpitaux psychiatriques jetés à la rue par les changements de la législation relative au traitement des maladies mentales. Peu importait leur état psychique, tous étaient traités de la même manière – c'est-à-dire mal. La nourriture était atroce. Je veux dire, vraiment atroce. L’endroit était crasseux. Des cafards partout. Tout bien pesé, il valait mieux dormir dehors. Au moins on conservait un peu de dignité et on risquait moins de se faire agresser par quelqu’un de très perturbé. Bref, le lendemain matin, j’ai pris mes cliques et mes claques. J’ai essayé de trouver un autre endroit pour dormir, mais en vain. Je suis allé à Lincoln’s Inn parce que c’était un endroit célèbre pour dormir à la belle étoile.
[…] C’était la fin de l’automne, presque l’hiver. Il faisait très froid et je crois que la température constitue le plus grand choc culturel qui soit. Il y avait beaucoup de gens – près de deux cents personnes certaines nuits. Parfois d’authentiques alcooliques mais pas seulement.
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Par mariech, le 21/06/2011
Eureka Street de
Robert McLiam Wilson
Vous avez vu les drapeaux , les inscriptions sur les murs et les fleurs sur le pavé. Voici une ville où les gens sont prêts à tuer pour quelques bouts de chiffon colorés. Telle sont les habitudes de deux populations dotées de différences nationales et religieuses remontant à quatre ou huit siècles.
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Par castabea, le 23/02/2011
Eureka Street de
Robert McLiam Wilson
Belfast - un simple fouillis de rues et quelques grotesques collines, un simple murmure de Dieu
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Par Alice5, le 23/02/2012
Eureka Street de
Robert McLiam Wilson
Toutes les histoires sont des histoires d'amour.
(1ère phrase du roman)