Citations de Robert O. Paxton
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Par chartel, le 27/10/2007
La France de Vichy, 1940-1944 de
Robert O. Paxton
Vichy n'est pas un petit pansement; c'est de la grande chirurgie. La France est le seul des pays occidentaux occupés à ne pas se contenter de s'administrer, elle fait une révolution intérieure de ses institutions et de ses valeurs morales.
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Par chartel, le 10/10/2007
Le Fascisme en action de
Robert O. Paxton
L'accession au pouvoir de Mussolini comme de Hitler n'était pas inévitable. L'examen attentif de la manière dont les dirigeants fascistes sont devenus l'un et l'autre chefs de gouvernement est un cas d'école en matière d'antidéterminisme. On peut tout à fait admettre que la légèreté des traditions libérales, l'industrialisation tardive, l'existence des élites pré-démocratiques, la force des poussées révolutionnaires, un mouvement de révolte contre l'humiliation nationale ont contribué à donner de l'ampleur à la crise et à réduire l'éventail des choix réalistes, en Allemagne et en Italie. Mais les dirigeants conservateurs rejetèrent les autres possibilités, comme gouverner en coalition avec la gauche modérée, par exemple, ou sous les pouvoirs d'exception du roi ou du président. Ils ont au contraire choisi les fascistes. Quant à eux, les fascistes ont su procéder à la "normalisation" indispensable pour accéder au partage du pouvoir.
Il n'y avait aucune nécessité pour que les choses prissent cette tournure.
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Par chartel, le 27/10/2007
La France de Vichy, 1940-1944 de
Robert O. Paxton
A Berlin, diplomates et militaires se moquent comme d'une guigne de la politique intérieure du gouvernement de Vichy, du moment qu'il maintient l'ordre et que les richesses françaises coulent à flots dans la machine de guerre allemande.
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Par chartel, le 27/10/2007
La France de Vichy, 1940-1944 de
Robert O. Paxton
Quand il cherchait la collaboration de 1940 à 1942, le gouvernement aurait pu être suivi par le gros de la population, si l'Allemagne avait fait un geste. Car la collaboration était intimement liée aux préoccupations du pays. [...] Un règlement définitif avec l'Allemagne répondait aux aspirations de la masse, qui préférait le retour à la normale, l'ordre social et la possibilité de réformes intérieures à une libération par les armes.
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Par chartel, le 27/10/2007
La France de Vichy, 1940-1944 de
Robert O. Paxton
La collaboration, ce ne fut pas une exigence allemande à laquelle certains Français ont répondu, par sympathie ou par ruse. Ce fut une proposition de la France, qu'Hitler repoussa en dernière analyse.
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Par chartel, le 27/10/2007
La France de Vichy, 1940-1944 de
Robert O. Paxton
La révolution nationale aura été un choix elle aussi. Les clauses de l'armistice n'exigeaient pas de la France un changement de constitution: les nazis ne souhaitaient pas du tout voir les Français imiter leur renouveau national. Au moment où l'armistice a été signé, l'objectif de Hitler n'était pas d'avoir à sa disposition une France nazifiée mais simplement une base sûre pour lancer l'assaut final contre l'Angleterre. Une autre option était possible pour le gouvernement Pétain, ce que beaucoup ont du mal à comprendre: ne s'occuper que des affaires courantes et renvoyer à la fin de la guerre une éventuelle réforme des institutions, choix qui a été fait dans les autres pays occupés d'Europe de l'Ouest.
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Par chartel, le 27/10/2007
La France de Vichy, 1940-1944 de
Robert O. Paxton
Aujourd'hui encore, on croît généralement, à tort, que Vichy n'avait le choix qu'entre la collaboration dans l'orbite allemande ou la résistance dans l'orbite des Alliés. Mon livre démontre au contraire (et cela m'a demandé bien du travail) que le principal objectif de Vichy a toujours été de trouver une troisième voie, celle d'Etat neutre au sein de l'Europe hitlérienne, et ensuite, quand la défaite allemande est entrée dans le champ du possible, celle d'arbitre entre les deux camps.
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Par Ecureuil, le 01/04/2009
The anatomy of fascism de
Robert O. Paxton
Fascism was the major political innovation of the twentieth century, and the source of much of its pain.
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Par chartel, le 10/10/2007
Le Fascisme en action de
Robert O. Paxton
La plupart des mouvements fascistes en étaient réduits à la propagande et aux gestes symboliques pour trouver une place dans le jeu politique.