La Molvanie : Le pays que s'il n'existait pas, faudrait l'inventer de
Santo Cilauro
Après la guerre, la Molvanie, sous tutelle soviétique, subit de longues années de privations. Le tournant eut lieu en 1982, au moment de la chute du célèbre Mur de Lutenblag, due moins à une réforme démocratique qu'à un défaut de construction. La disparition du symbole du joug communiste amena néanmoins la Molvanie à procéder à ses premières élections démocratiques, en 1983.
Elles furent remportées par le général Tzoric, ex-chef d'état major - victoire écrasante, au sens propre, puisqu'en pleine campagne électorale, les membres du parti d'opposition disparurent dans un effondrement. Tzoric et son Parti Rzelic restèrent au gouvernement jusqu'en 1989, avant d'être évincés par le tout nouveau Parti de la Paix, qui s'empressa de déclarer la guerre à la Slovaquie et à la Pologne. Une trêve fut finalement décidée. Malheureusement, ce fut le début d'une grave période de récession pour la Molvanie, qui atteignit son apogée avec la grève de Treize Ans, les ouvriers abandonnant leurs postes pendant 4745 jours pour protester contre les projets de réduction des primes de vacances.
En 1997, la Molvanie demanda à entrer dans l'Union européenne. Cependant, le processus d'intégration fut retardé, la Molvanie refusant l'accès aux inspecteurs spécialistes des armes biologiques.
Aujourd'hui, le pays oscille entre l'ancien et le nouveau monde. Membre à titre conditionnel de l'OTAN, la Molvanie est bien notée par le FMI, mais doit encore officiellement condamner l'envoi des sorcières au bûcher. Les carences en termes de services publiques, de santé et d'éducation sont préoccupantes, bien qu'il existe neuf chaînes de télévision publiques. Malgré ces contradictions - ou peut-être grâce à elles - les visiteurs sont chaque année plus nombreux à vouloir goûter les charmes de la Molvanie.
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